La dynamique de la formation continue des enseignants à l'Université de Namur, carrefour entre recherche et terrain !
La Salle des Pros est avant tout un lieu à l’écoute des questions que les enseignants se posent dans le cadre de leur pratique.
A l'intersection entre les milieux de la pratique et de la recherche, elle traite des problématiques qui émergent du terrain par le biais de réflexions, d'échanges et de constructions communes.
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Formation continue : une carte à jouer pour l’université
Formation continue : une carte à jouer pour l’université
Le temps où l’on choisissait un métier une fois pour toutes et où l’expérience suffisait à gravir les échelons semble révolu. Désormais, se former tout au long de la vie est presque devenu une évidence. « Il y a clairement une évolution en ce sens, en particulier dans un contexte d’automatisation et d’intelligence artificielle qui rend d’autant plus importante l’acquisition de nouvelles compétences », commente Michel Ajzen, professeur au sein du Département Management à la Faculté Économie Management Communication SciencePo de l’UNamur et membre du Namur Digital Institute. « Et ce n’est pas une question de générations : qu’on ait 30, 40 ou 50 ans, ce besoin existe. »
Si de nombreuses entreprises mettent en place des formations à destination de leurs salariés, il semble par ailleurs que la « responsabilité de l’employabilité » ait progressivement basculé dans le chef des travailleurs, appelés à prendre davantage en main leur carrière. « Par le passé, le patron était perçu comme responsable du développement du travailleur, voire de son épanouissement, même parfois au-delà du travail », souligne Michel Ajzen. « Mais au fil du temps, cette responsabilité de l’employabilité s’est diluée. » Une tendance renforcée par les nouveaux « scripts de carrière », fortement basés sur la mobilité. « Quand je demande aux étudiants combien d’employeurs ils pensent avoir dans leur vie, la réponse est six en moyenne », poursuit l’enseignant. « Cela veut dire qu’avant même d’entrer dans le monde professionnel, ils ont dans l’idée qu’ils passeront d’un employeur à l’autre, ce qui peut pousser à se sentir “responsable” de sa carrière et donc potentiellement à suivre des formations de sa propre initiative. »
Tactiques de carrière
Se former d’accord, mais à quoi ? Et comment ? Comme l’analyse Michel Ajzen, ce choix relève en grande partie des « tactiques de carrière » adoptées par les travailleurs. « Selon les moments de la vie, ils pourront avoir des tactiques plutôt orientées vers l’emploi, avec l’objectif de s’assurer rapidement un travail alimentaire », explique-t-il.
« À d’autres moments, ils auront une tactique davantage orientée vers l’employabilité, avec l’idée d’acquérir au fil du temps des connaissances qui leur permettront de passer des paliers, qu’il s’agisse de mobilité verticale — au sein d’une même entreprise — ou horizontale — vers une autre entreprise ou un autre poste. Enfin, il y a la tactique “sens” : faire une formation qui les mènera vers un travail qui leur donnera encore plus envie de se lever le matin… »
Par ailleurs, les périodes de formation sont souvent perçues par les travailleurs comme une respiration : l’occasion de prendre du recul et de sortir « le nez du guidon », dans un quotidien professionnel souvent survolté. Un temps de « pause » aujourd’hui encadré par différents dispositifs. Ainsi, la loi du 3 octobre 2022 garantit aux employés du secteur privé un droit individuel à la formation, équivalent à 5 jours par an pour un temps plein. Cette formation peut être organisée par l’employeur ou laissée au libre choix des travailleurs (avec un droit de regard de l’employeur). « Certaines entreprises ne sont toutefois pas tenues de garantir ce droit à leurs travailleurs. C’est notamment le cas des entreprises qui comptent moins de dix membres du personnel », précise Charlotte Lambert, maître de conférences et spécialiste en droit social. « En droit social, il existe par ailleurs des conventions collectives de travail qui complètent la loi par secteur et peuvent prévoir davantage de jours de formation. »
CEP et crédit-temps
Lorsqu’un travailleur souhaite suivre une formation plus conséquente — par exemple un certificat universitaire dont la durée excède le plus souvent cinq jours par an —, il peut par ailleurs recourir à d’autres dispositifs lui permettant de sécuriser tout ou partie de sa rémunération. « Le congé éducation payé ou CEP, qui est une compétence régionale, permet de suivre une formation reconnue d’au moins 32 heures, en ce compris une formation initiale », explique Charlotte Lambert. « Le travailleur conserve sa rémunération, tandis que l’employeur est indemnisé par l’ONEM. »
L’autre option est le crédit-temps « avec motif formation » : ce dispositif régional qui existe uniquement dans le secteur privé permet de réduire ou suspendre temporairement son temps de travail sans porter atteinte à l’existence de son contrat. Dans ce cas, le travailleur reçoit directement une indemnisation de l’ONEM, sous réserve de certaines conditions d’âge et d’ancienneté. Le crédit-temps est par ailleurs limité à une durée de 36 mois. « Ces différents dispositifs ne sont pas nécessairement bien connus du public », commente Charlotte Lambert, « ce qui explique aussi que beaucoup de personnes se découragent de suivre une formation, notamment par peur de perdre leur emploi ou de devoir réduire leur temps de travail et, par conséquent, leur rémunération ». Par ailleurs, ils ne sont accessibles qu’aux travailleurs avec un statut relativement stable (CDI, CDD long…). « Des mécanismes spécifiques mais similaires existent dans le secteur public. Pour les indépendants, par contre, le recours à des congés payés ou des crédits-temps n’est pas possible. Ils doivent donc prendre eux-mêmes en charge le coût indirect de leur formation », précise encore la spécialiste en droit social.
Les super-héros de l’horaire décalé
Face au besoin de formation des travailleurs, les universités ont bien sûr un rôle à jouer. Le décret Paysage du 7 novembre 2013 stipule ainsi qu’elles sont habilitées à organiser des formations continues validées par l’ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur). « Au sens décrétal, la formation continue ne concerne pas les diplômes de bachelier ou de master, mais plutôt les certificats », précise Charlotte Lambert. Ainsi, pour éviter toute méprise, les étudiants doivent savoir qu’obtenir un certificat universitaire n’équivaut pas à décrocher un grade académique et ne donne donc pas droit aux mêmes prérogatives sur le marché du travail.
En revanche, il existe bel et bien la possibilité pour les travailleurs d’obtenir un diplôme de bachelier ou de master en horaire décalé, comme c’est le cas à la Faculté de droit de l’UNamur. « La particularité du bachelier — puis idéalement du master — universitaire, c’est qu’il s’agit d’une véritable remise à zéro », appuie Mathieu Rolain, coordinateur pédagogique de ce programme et chercheur au Centre Vulnérabilités & Sociétés (V&S) de l’Institut Transitions). « Souvent, c’est une reconversion professionnelle complète et parfois même la réalisation d’un rêve : certains ont 50 ans et vont commencer le barreau… ». En bloc 1 de la Faculté de droit en horaire décalé, on compte chaque année quelque 50 à 60 inscrits : 10 à 15 d’entre eux seront diplômés en bloc 3. « Ce sont des étudiants extrêmement solidaires, qui s’échangent leurs notes et se soutiennent quand l’un d’entre eux est en train de flancher », observe le coordinateur.
Dans la même optique, l’UNamur a à cœur d’adapter au mieux ses dispositifs à ce public. « Beaucoup ont des responsabilités familiales et vivent parfois très loin de Namur », poursuit Mathieu Rolain. « Tous nos cours sont donc enregistrés et mis en ligne. Nous leur donnons aussi accès aux parkings du personnel, nous leur communiquons très en avance les dates d’examens… On essaie de leur montrer qu’on les soutient, qu’on les comprend. » Car pour ces adultes à la vie professionnelle et personnelle bien remplie, (re) commencer des études universitaires « en cours du soir » exige une discipline et une détermination hors du commun, de même que le soutien inconditionnel de l’entourage. « J’ai vraiment beaucoup d’admiration pour eux », s’enthousiasme Mathieu Rolain. « Pour moi, ce sont des super-héros. On a eu des médecins spécialistes qui venaient après leur journée, des parents solos… Ce sont des profils très atypiques, avec des parcours brillants. C’est aussi un public très exigeant, qui vous attend au tournant, ce qui pour nous, enseignants, est très stimulant. » Car en ouvrant ses portes à un public expérimenté, le monde universitaire continue lui aussi de se former.
L’UNamur, pionnière dans la formation continuée des enseignants
Depuis les années 80, l’Université de Namur se distingue par son expertise dans la formation continuée des enseignants, à la fois dans ses aspects didactiques et psychopédagogiques.
« C’est la Faculté de philosophie et lettres qui avait au départ entamé ce travail pour proposer ce qu’on appelait à l’époque des “recyclages” aux professeurs de français », commente Sandrine Biémar, coordinatrice du centre de formation continuée des enseignants de la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FaSEF), enseignante et membre de l'Institut de Recherche en Didactiques et Éducation (IRDENa). « Ensuite, des formations plus générales sur les aspects psychopédagogiques ont suivi : elles ont été prises en charge initialement par le Département éducation et technologies, aujourd’hui devenu la FaSEF. De même, dans les années 90, la Faculté des sciences et la Faculté des sciences économiques ont développé leur propre centre de formation continuée des enseignants. » Ces quatre centres de formation continuée des enseignants sont désormais réunis dans la « Salle des Pros ».
Si le décret du 17/06/2021 (Livre 6 du Code de l’enseignement) formalise les droits et devoirs des membres du personnel de l’enseignement en termes de formation continue, celle-ci est loin d’être une nouveauté pour la profession.
« Le métier est tellement complexe, soumis à tellement de changements, notamment au niveau des programmes et des méthodes pédagogiques, qu’il est important pour l’enseignant d’inscrire son parcours dans une continuité », insiste Sandrine Biémar. « C’est pourquoi, dès la formation initiale, nous informons les étudiants de ces possibilités de formation continuée. »
Avec pour objectif de former des « praticiens réflexifs », capables de remettre en question leurs propres pratiques pour les réguler et les faire évoluer au fil du temps.
« Nous essayons de rapprocher le monde de la recherche du monde de la pratique : que nous puissions informer les enseignants des nouvelles études, mais qu’ils puissent aussi nous informer de ce qui se passe sur le terrain, poursuit la coordinatrice. La Salle des Pros constitue cet espace d’ouverture vers le monde. »
La Salle des Pros
La dynamique de la formation continue des enseignants à l'Université de Namur, carrefour entre recherche et terrain !
La Salle des Pros est avant tout un lieu à l’écoute des questions que les enseignants se posent dans le cadre de leur pratique. A l'intersection entre les milieux de la pratique et de la recherche, elle traite des problématiques qui émergent du terrain par le biais de réflexions, d'échanges et de constructions communes.
Différenciation et langue de scolarisation
Outre les formations obligatoires et gratuites qu’elle dispense en tant qu’ « opérateur de formation » pour les enseignants, l’UNamur propose aussi plusieurs certificats autour de thématiques spécifiques. « Les enseignants viennent suivre volontairement ces certificats, en plus de leur formation obligatoire et en-dehors de leurs heures de cours, et prennent les frais à leur charge », précise Sandrine Biémar. Parmi les thématiques qui suscitent un intérêt croissant dans le monde enseignant, citons les pratiques de différenciation pédagogique. « Au quotidien, les enseignants sont face à des groupes d’élèves où chacun a des besoins différents, apprend à des rythmes différents », détaille la coordinatrice. « Or il existe toute une série de méthodologies qui permettent de tenir compte de ces différences, ce qui constitue un enjeu aujourd’hui très important, surtout avec la mise en place du tronc commun. » Les formations autour de la langue de scolarisation, centrales pour lutter contre les inégalités, se sont aussi largement développées. « Nous sensibilisons les enseignants au fait qu’ils utilisent un langage propre à l’école — "asseyez-vous", "prenez votre cahier", "analysez", "coloriez" — et que ce langage doit être explicité. Il faut dire aux élèves dans quel but on leur fait faire telle ou telle chose. » Enfin, l’IA constitue sans surprise l’une des nouvelles thématiques dans la formation continue des enseignants, mais aussi d’autres publics (managers, décideurs, etc.). Une nouvelle micro-formation universitaire en intelligence artificielle est ainsi proposée depuis début 2026.
Les atouts d'une formation à horaire décalé / adapté
- Diplôme identique : Le diplôme décerné est le même qu'en horaire de jour.
- Expérience valorisée : Une valorisation des acquis antérieurs est assurée.
- Horaires : Un calendrier et des horaires adaptés à un public adulte.
- Accès : Un campus facilement accessible, tant en train qu'en voiture.
- Organisation : Une dizaine d’heures de cours par semaine.
Nos programmes à horaire décalé /adapté
Bacheliers
- Droit
- Économie et gestion
- Informatique
Masters
- Économie et gestion
- Enseignement (section 4 et 5)
- Informatique
Masters de spécialisation
Cet article est tiré de la rubrique "Enjeux" du magazine Omalius #41 (Juin 2026).
Analyse paysagère : trois questions pour comprendre ce concept clé du développement territorial
Analyse paysagère : trois questions pour comprendre ce concept clé du développement territorial
Comment mieux comprendre le paysage qui nous entoure ? Depuis plus de dix ans, l’UNamur propose une formation continuée en analyse paysagère. En quoi consiste ce concept ? Quels sont ses objectifs ? Et comment pratique-t-on l’analyse paysagère ? Réponses avec Corentin Fontaine, Coordinateur et Formateur pour « Les Ateliers du Paysage » organisés par le centre de formation continuée en sciences et mathématiques de l’UNamur (CeFoSciM).
Qu’entend-t-on par l’analyse paysagère ?
Qu’il soit remarquable ou ordinaire, urbain ou rural, le paysage constitue non seulement une composante essentielle de la qualité de notre espace de vie mais il est aussi un atout majeur pour le développement d’une région sur le plan économique, social et culturel. L’analyse paysagère c’est une démarche qui permet donc de mieux appréhender le territoire que nous occupons. C’est comprendre comment nos espaces de vie se sont organisés par le passé pour contribuer aujourd’hui à les construire et à les développer pour demain. Dans ce concept, nous nous plaçons dans un continuum spatio-temporel, avec une analyse rétrospective et prospective : je regarde le paysage aujourd’hui, j’identifie ce qui a amené nos prédécesseurs à le façonner tel qu’il se présente, j’imagine ensuite le paysage de demain, éclairé par les enjeux de société actuels.
Quels sont les objectifs de cette méthode ?
C’est de parvenir à outiller avec une démarche scientifique divers acteurs du territoire, comme les professionnels de l’aménagement du territoire et du développement territorial, pour leur permettre de mieux comprendre nos espaces de vie actuels et se projeter dans leur évolution. Par exemple l’analyse peut servir dans des projets ciblés et individuels, comme la construction ou la rénovation de maison unifamiliale, ou de projets plus collectifs, comme la valorisation patrimoniale d’un quartier. Leur implantation contribue à une modification continue des paysages, qu’ils soient en territoire urbain ou rural. Prendre en compte et comprendre cet impact, grâce à l’analyse paysagère, participe à leur intégration parmi l’existant et facilite leur acceptation. Cela peut servir aussi dans des projets plus globaux comme la mise en piétonnier d’un centre-ville. Là aussi l’analyse paysagère sert de boite à outils, en fournissant une série de techniques pour participer à la compréhension des enjeux qui induisent ce changement territorial. Au-delà des enjeux de gestion, une formation en analyse paysagère peut aussi servir aux acteurs du tourisme et du patrimoine. Ils disposent alors d’éléments complémentaires à leur formation de base pour amplifier leurs récits de guide nature ou de guide touristique par exemple.
Concrètement quels sont ces outils ? Comment « fait-on » de l’analyse paysagère ?
Il y a en réalité plusieurs procédés à associer et qui gravite autour de deux outils centraux : l’analyse cartographique et la visite de terrain. Le paysage doit avant tout être étudié sur place. Il faut aussi pouvoir rencontrer les personnes ressources du territoire analysé parce qu’ils en sont une mémoire locale vivante. Par ailleurs, il y a un important travail de recherche historique. Dans l’analyse paysagère, nous sommes donc dans une discipline à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines : géographie, urbanisme, histoire, géologie, politique, agronomie, sociologie, biologie ; …
La formation en analyse paysagère de l’UNamur
Découvrez-la en images !
9 modules d’ateliers : une formation alliant pratique de terrain et théorie
Le CEFOSCIM propose une formation « sur mesure » avec une formule souple, présentant 9 modules distincts, de trois journées chacun, mettant tantôt l’accent sur les paysages ruraux, tantôt sur les paysages urbains, tout en gardant la complexité du système « territoire » comme fil d’Ariane.
Les Ateliers comptent de 3 à 4 journées complètes, essentiellement sur le terrain. Ces journées sur le terrain se déroulent généralement de 9h à 18h. Des moments de théorie et d’exercices de restructuration sont distillés parmi les activités de terrain.
Chaque atelier compte une journée de théorie, organisées à Namur de 9h à 17h.
Le prochain atelier sera consacré aux « paysages de l’après pétrole » et se tiendra les 22,23 et 24 mai 2025. L’organisation en format compact (3 jours d’affilée plutôt que 3 vendredi d’affilée) permettra d’inviter plusieurs intervenants spécialisés en prospective territoriale, dont un collectif français interdisciplinaire.
À la découverte de la ville de Namur à travers des parcours urbains
À la découverte de la ville de Namur à travers des parcours urbains
Namur, une ville capitale née au confluent de la Sambre et de la Meuse, au cœur de la Wallonie. Son histoire, sa géographie, ou encore son architecture font d’elle une ville attractive et un lieu idéal pour permettre aux élèves en étude du milieu de l’enseignement secondaire de découvrir le territoire urbain.
Initier à la lecture et à l'interprétation d'un territoire urbain fait partie des nombreux objectifs du CEFOSCIM, le centre de Formation Continuée en Sciences et Mathématique de l'UNamur. Pour cela, une équipe de passionnés a développé les « Parcours urbains », un outil de lecture des paysages urbains ludique, à destination des enseignants en étude du milieu et de leur classe de 1e et 2e secondaire.
Pour cela, neuf parcours dans le centre-ville de Namur ont été créés. Ces itinéraires illustrent les différentes phases d’urbanisation dans laquelle la ville s’est construite. Ce dispositif permet d'utiliser le paysage comme porte d'entrée privilégiée des apprentissages des six piliers du cours d'EDM, à savoir habiter, circuler, consommer, se cultiver, produire et vivre en société.
Découvrez ce dispositif en images
En pratique, comment cela fonctionne ?
Une fois l’activité présentée par le professeur, les élèves sont invités à découvrir leur carnet de terrain et les cartes du parcours avec le trajet qu’ils devront suivre dans Namur.
Une fois que les élèves ont reçu les instructions et consignes de sécurité, ils peuvent se rendre dans la ville par groupe de quatre, en totale autonomie. Accompagnés d’un guide et d’un référentiel, ils vont pouvoir découvrir la ville, tout en endossant des rôles bien précis : l’élève GPS gérera l’itinéraire et la lecture de la carte, le secrétaire lira les questions et complètera le carnet de terrain, le photographe prendra les photos requises et l’horloge veillera au timing de la sortie.
Durant une heure, les élèves auront l’occasion d’analyser l’architecture des bâtiments, leur fonctionnalité, la disposition des rues, la circulation, les usagers présents (piétons, vélos…) dans les différents quartiers, le vocabulaire urbain… Mais ils seront aussi amenés à réfléchir sur l’avenir de la ville en termes de développement durable.
De retour en classe, c’est l’heure du débriefing. Chaque groupe raconte son expérience vécue sur le terrain. Les enseignants leur proposent alors d’aller plus loin grâce à une mise en situation. Ainsi, les élèves sont amenés à réaliser une brochure pour un office de tourisme contenant un itinéraire de promenade commenté. Ces apprentissages impliquent l’élève et lui permettent de développer son autonomie, la recherche d’information, sa structuration et sa communication. Ces quatre points forment les piliers des compétences d’un cours d’étude du milieu.
« Les enseignants sont séduits par la démarche », se réjouit Christian Jacques, formateur au CEFOSCIM et collaborateur didactique au Département de géographie. « Grâce à ce dispositif, ils ont la possibilité de sortir sur leur terrain avec leur classe et réaliser une activité où leurs élèves sont en totale autonomie. On leur offre une activité préparée et des outils pour aller plus loin sur la thématique de l’analyse des paysages urbains. »
Les avantages de ces parcours sont nombreux : l’expérience par les sens, confronter l’élève au réel, ancrer les apprentissages dans sa mémoire sensorielle, les responsabiliser. Les sorties sur le terrain sont aussi l’occasion de pousser les jeunes à redécouvrir le milieu au travers de problématiques actuelles et de créer du lien entre eux. Les parcours urbains s’inscrivent dans la pédagogie actuelle et active et placent l’élève au cœur de son apprentissage.
Une activité proposée par le CEFOSCIM
Centre de Formation Continuée en Sciences et Mathématique de l'Université de Namur (CEFOSCIM) regroupe les activités des différents départements de la Faculté des sciences.
Depuis 2008, leur domaine d'activité principal est la mise en place de formations continues dédiées aux enseignants du secondaire. Le CEFOSCIM couvre toutes les matières scientifiques enseignées (chimie, biologie, physique, mathématique et géographie) dans le respect des programmes. Fort de son expérience, il a également développé des outils pédagogiques uniques !
Le centre organise également des formations continues (animaux de laboratoire, biosécurité, ateliers du paysage, etc.) et des certificats d'université (CUBEA) destinés à d'autres publics.
La Salle des Pros, partenaire des acteurs de l’enseignement, est inaugurée
La Salle des Pros, partenaire des acteurs de l’enseignement, est inaugurée
Une inauguration importante ce mercredi 17 mai à l'UNamur : la salle des pros ! Elle regroupe les quatre centres de formations continuées spécialisés dans le secteur de l’enseignement afin de renforcer leurs collaborations, leur approche transversale et leur visibilité. Chaque centre conserve cependant son autonomie et son ancrage facultaire afin de préserver ses spécificités et de maintenir un lien étroit avec la recherche et la formation initiale des enseignants.
Active dans le domaine de la formation continuée depuis 1977, l’Université de Namur accorde une importance particulière aux acteurs de l’éducation et de l’enseignement. Depuis de nombreuses années, le CEDOCEF, le CEDES, le CEFOSCIM et le CEFOPEF (voir ci-dessous) leur proposent diverses activités : des formations continuées, des conférences, des outils pédagogiques, etc.
Des collaborations ponctuelles entre les centres se développaient depuis une dizaine d’années au sein d’un pôle qui regroupait les directeurs des centres. La Salle des Pros existait, elle aussi, au sein du CEFOPEF. Lieu d’échanges à l'intersection entre la pratique et la recherche, elle proposait des conférences sur des problématiques pédagogiques transversales.
Aujourd’hui, en se regroupant physiquement et structurellement au sein de la Salle des Pros, les quatre centres franchissent une étape supplémentaire dans leur dynamique d’échanges et de réseautage. Ils visent ainsi à mettre en place des formations continuées toujours plus qualitatives, transversales et innovantes.
Concrètement, les équipes des centres sont maintenant installées dans le bâtiment du Business and Learning Center de l’Université, situé au numéro 5 de la rue Godefroid à Namur. Elles y accueillent désormais leurs publics et y organisent une part importante de leurs activités. Les enseignants, les directeurs d’écoles, les accompagnateurs pédagogiques, les formateurs d’enseignants s’y côtoient plus aisément. Plus accessible, et plus visible, la Salle des Pros favorisera sans nul doute une nouvelle dynamique de collaboration.
La Salle des Pros, le nouveau partenaire des acteurs de l'éducation
Cet article a été réalisé pour la rubrique "Tomorrow learn" du magazine Omalius #26 de septembre 2022 et mis à jour le 17 mai 2023, à l'occasion de l'inauguration officielle de la salle des pros, puis le 25 mai.
Spécificité et autonomie des centres
Au sein de la Salle des Pros, les quatre centres restent autonomes afin de préserver leurs spécificités. « Chacun, en raison de son histoire, a développé des activités dans des niches différentes. Le CEDOCEF est par exemple reconnu comme un acteur essentiel de la recherche en didactique du français grâce à ses publications telles que la collection “Diptyque” », explique David Vrydaghs, directeur du centre. De son côté, le CEFOSCIM se distingue entre autres par son expertise en analyse paysagère qui a débouché sur la création de deux observatoires du paysage et d’un certificat d’université dans ce domaine spécifique. Le CeDES est, quant à lui, reconnu pour sa plateforme numérique proposant de multiples ressources pédagogiques et didactiques largement utilisées par les enseignants des sciences économiques et sociales. En ce qui concerne le CEFOPEF, il se démarque par sa transversalité et ses actions avec des publics variés dont les cadres de l’enseignement et de l’accompagnement, ainsi que par sa volonté d’impliquer des acteurs de terrain dans ses activités.
La recherche, l’atout des centres de formation continuée
En préservant leur autonomie, les centres entendent aussi garder leur ancrage facultaire. « Cet ancrage est essentiel parce qu’il nous permet de maintenir un lien fort avec la recherche. Toutes les actions que nous menons se nourrissent des réflexions issues de travaux de recherche en didactique ou en psychopédagogie », souligne Sandrine Biémar, directrice du CEFOPEF. « Nous avons aussi la chance de pouvoir nous appuyer sur l’institut IRDENA (Institut de Recherche en Didactiques et Éducation) dont nous faisons partie » remarque Philippe Snauwaert, directeur du CEFOSCIM.
De la recherche au terrain et inversement !
Les formations continuées offrent aux chercheurs l’opportunité de diffuser plus largement les résultats de leurs travaux. Le CEFOSCIM a par exemple présenté lors du récent Congrès des sciences pour les professeurs, un nouvel outil développé par leurs chercheurs « HEREDITY Challenge » . De même, le CEDOCEF et le CEFoPEF intègrent dans leur certificat en « différenciation et langues de scolarisation » des contenus issus des travaux de recherche financés par la FWB qui ont été menés en 2019-2020 en collaboration avec des écoles de l’enseignement primaire et secondaire.
« Cet échange permanent avec les acteurs de terrain nous permet aussi d’identifier un certain nombre de besoins émergents et d’essayer d’y répondre de la meilleure façon. Nous nous sommes par exemple aperçus que les professeurs ne maitrisent pas toujours tous les enjeux, toutes les difficultés, des médias tels que les sites internet, le cinéma, les séries télévisées, lorsqu’ils les utilisent dans leurs classes. Et quand ils les perçoivent, ils ne sont pas toujours en mesure de les traiter. Ils reviennent alors vers nous avec des questions. C’est la raison pour laquelle, le CEDOCEF a souvent proposé ces dernières années, des formations continuées sur le cinéma en particulier, mais aussi sur les séries, la bande dessinée ou encore les ressources internet », explique David Vrydaghs.
Avec « La Salle des Pros », l’Université de Namur étoffe donc son offre de formation continuée à destination des acteurs de l’éducation et de l’enseignement. Elle favorise l’approche transversale des différents centres, tout en maintenant leur ancrage facultaire, indispensable pour préserver leur lien étroit avec la recherche et la formation initiale des enseignants. Elle deviendra certainement un lieu incontournable pour de nombreuses écoles et enseignants, surtout dans le contexte actuel marqué par la mise en place du pacte d’excellence et la réforme de la formation initiale.
Les quatre centres de la Salle des Pros
Le CeDES diffuse de multiples ressources pédagogiques et didactiques à destination des enseignants de sciences économiques, de gestion et de sciences sociales (enseignement de transition et qualifiant) : revue de presse, dossiers thématiques, séquences d’apprentissage, etc. Il propose également des formations en présentiel à l’intention de ce public.
Le CEFOSCIM organise des formations pour les professeurs du secondaire, en chimie, biologie, physique, mathématiques ou géographie, mais également des formations continues en gestion animalière et des certificats d’université.
Le CEFOPEF propose à un large public (enseignants, directeurs, conseillers pédagogiques, PMS, éducateurs, gestionnaires de formation, accompagnateurs…) des activités sur des thématiques psychopédagogiques comme par exemple, la différenciation, la mise en place de dynamiques collaboration, la gestion des émotions dans l’apprentissage (etc.) Différents dispositifs combinant échanges et analyses de pratiques, formations et accompagnement, sont proposés aux acteurs de l’enseignement.
Omalius
Cet article est tiré du magazine Omalius #26 (septembre 2022).
Formation continue : une carte à jouer pour l’université
Formation continue : une carte à jouer pour l’université
Le temps où l’on choisissait un métier une fois pour toutes et où l’expérience suffisait à gravir les échelons semble révolu. Désormais, se former tout au long de la vie est presque devenu une évidence. « Il y a clairement une évolution en ce sens, en particulier dans un contexte d’automatisation et d’intelligence artificielle qui rend d’autant plus importante l’acquisition de nouvelles compétences », commente Michel Ajzen, professeur au sein du Département Management à la Faculté Économie Management Communication SciencePo de l’UNamur et membre du Namur Digital Institute. « Et ce n’est pas une question de générations : qu’on ait 30, 40 ou 50 ans, ce besoin existe. »
Si de nombreuses entreprises mettent en place des formations à destination de leurs salariés, il semble par ailleurs que la « responsabilité de l’employabilité » ait progressivement basculé dans le chef des travailleurs, appelés à prendre davantage en main leur carrière. « Par le passé, le patron était perçu comme responsable du développement du travailleur, voire de son épanouissement, même parfois au-delà du travail », souligne Michel Ajzen. « Mais au fil du temps, cette responsabilité de l’employabilité s’est diluée. » Une tendance renforcée par les nouveaux « scripts de carrière », fortement basés sur la mobilité. « Quand je demande aux étudiants combien d’employeurs ils pensent avoir dans leur vie, la réponse est six en moyenne », poursuit l’enseignant. « Cela veut dire qu’avant même d’entrer dans le monde professionnel, ils ont dans l’idée qu’ils passeront d’un employeur à l’autre, ce qui peut pousser à se sentir “responsable” de sa carrière et donc potentiellement à suivre des formations de sa propre initiative. »
Tactiques de carrière
Se former d’accord, mais à quoi ? Et comment ? Comme l’analyse Michel Ajzen, ce choix relève en grande partie des « tactiques de carrière » adoptées par les travailleurs. « Selon les moments de la vie, ils pourront avoir des tactiques plutôt orientées vers l’emploi, avec l’objectif de s’assurer rapidement un travail alimentaire », explique-t-il.
« À d’autres moments, ils auront une tactique davantage orientée vers l’employabilité, avec l’idée d’acquérir au fil du temps des connaissances qui leur permettront de passer des paliers, qu’il s’agisse de mobilité verticale — au sein d’une même entreprise — ou horizontale — vers une autre entreprise ou un autre poste. Enfin, il y a la tactique “sens” : faire une formation qui les mènera vers un travail qui leur donnera encore plus envie de se lever le matin… »
Par ailleurs, les périodes de formation sont souvent perçues par les travailleurs comme une respiration : l’occasion de prendre du recul et de sortir « le nez du guidon », dans un quotidien professionnel souvent survolté. Un temps de « pause » aujourd’hui encadré par différents dispositifs. Ainsi, la loi du 3 octobre 2022 garantit aux employés du secteur privé un droit individuel à la formation, équivalent à 5 jours par an pour un temps plein. Cette formation peut être organisée par l’employeur ou laissée au libre choix des travailleurs (avec un droit de regard de l’employeur). « Certaines entreprises ne sont toutefois pas tenues de garantir ce droit à leurs travailleurs. C’est notamment le cas des entreprises qui comptent moins de dix membres du personnel », précise Charlotte Lambert, maître de conférences et spécialiste en droit social. « En droit social, il existe par ailleurs des conventions collectives de travail qui complètent la loi par secteur et peuvent prévoir davantage de jours de formation. »
CEP et crédit-temps
Lorsqu’un travailleur souhaite suivre une formation plus conséquente — par exemple un certificat universitaire dont la durée excède le plus souvent cinq jours par an —, il peut par ailleurs recourir à d’autres dispositifs lui permettant de sécuriser tout ou partie de sa rémunération. « Le congé éducation payé ou CEP, qui est une compétence régionale, permet de suivre une formation reconnue d’au moins 32 heures, en ce compris une formation initiale », explique Charlotte Lambert. « Le travailleur conserve sa rémunération, tandis que l’employeur est indemnisé par l’ONEM. »
L’autre option est le crédit-temps « avec motif formation » : ce dispositif régional qui existe uniquement dans le secteur privé permet de réduire ou suspendre temporairement son temps de travail sans porter atteinte à l’existence de son contrat. Dans ce cas, le travailleur reçoit directement une indemnisation de l’ONEM, sous réserve de certaines conditions d’âge et d’ancienneté. Le crédit-temps est par ailleurs limité à une durée de 36 mois. « Ces différents dispositifs ne sont pas nécessairement bien connus du public », commente Charlotte Lambert, « ce qui explique aussi que beaucoup de personnes se découragent de suivre une formation, notamment par peur de perdre leur emploi ou de devoir réduire leur temps de travail et, par conséquent, leur rémunération ». Par ailleurs, ils ne sont accessibles qu’aux travailleurs avec un statut relativement stable (CDI, CDD long…). « Des mécanismes spécifiques mais similaires existent dans le secteur public. Pour les indépendants, par contre, le recours à des congés payés ou des crédits-temps n’est pas possible. Ils doivent donc prendre eux-mêmes en charge le coût indirect de leur formation », précise encore la spécialiste en droit social.
Les super-héros de l’horaire décalé
Face au besoin de formation des travailleurs, les universités ont bien sûr un rôle à jouer. Le décret Paysage du 7 novembre 2013 stipule ainsi qu’elles sont habilitées à organiser des formations continues validées par l’ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur). « Au sens décrétal, la formation continue ne concerne pas les diplômes de bachelier ou de master, mais plutôt les certificats », précise Charlotte Lambert. Ainsi, pour éviter toute méprise, les étudiants doivent savoir qu’obtenir un certificat universitaire n’équivaut pas à décrocher un grade académique et ne donne donc pas droit aux mêmes prérogatives sur le marché du travail.
En revanche, il existe bel et bien la possibilité pour les travailleurs d’obtenir un diplôme de bachelier ou de master en horaire décalé, comme c’est le cas à la Faculté de droit de l’UNamur. « La particularité du bachelier — puis idéalement du master — universitaire, c’est qu’il s’agit d’une véritable remise à zéro », appuie Mathieu Rolain, coordinateur pédagogique de ce programme et chercheur au Centre Vulnérabilités & Sociétés (V&S) de l’Institut Transitions). « Souvent, c’est une reconversion professionnelle complète et parfois même la réalisation d’un rêve : certains ont 50 ans et vont commencer le barreau… ». En bloc 1 de la Faculté de droit en horaire décalé, on compte chaque année quelque 50 à 60 inscrits : 10 à 15 d’entre eux seront diplômés en bloc 3. « Ce sont des étudiants extrêmement solidaires, qui s’échangent leurs notes et se soutiennent quand l’un d’entre eux est en train de flancher », observe le coordinateur.
Dans la même optique, l’UNamur a à cœur d’adapter au mieux ses dispositifs à ce public. « Beaucoup ont des responsabilités familiales et vivent parfois très loin de Namur », poursuit Mathieu Rolain. « Tous nos cours sont donc enregistrés et mis en ligne. Nous leur donnons aussi accès aux parkings du personnel, nous leur communiquons très en avance les dates d’examens… On essaie de leur montrer qu’on les soutient, qu’on les comprend. » Car pour ces adultes à la vie professionnelle et personnelle bien remplie, (re) commencer des études universitaires « en cours du soir » exige une discipline et une détermination hors du commun, de même que le soutien inconditionnel de l’entourage. « J’ai vraiment beaucoup d’admiration pour eux », s’enthousiasme Mathieu Rolain. « Pour moi, ce sont des super-héros. On a eu des médecins spécialistes qui venaient après leur journée, des parents solos… Ce sont des profils très atypiques, avec des parcours brillants. C’est aussi un public très exigeant, qui vous attend au tournant, ce qui pour nous, enseignants, est très stimulant. » Car en ouvrant ses portes à un public expérimenté, le monde universitaire continue lui aussi de se former.
L’UNamur, pionnière dans la formation continuée des enseignants
Depuis les années 80, l’Université de Namur se distingue par son expertise dans la formation continuée des enseignants, à la fois dans ses aspects didactiques et psychopédagogiques.
« C’est la Faculté de philosophie et lettres qui avait au départ entamé ce travail pour proposer ce qu’on appelait à l’époque des “recyclages” aux professeurs de français », commente Sandrine Biémar, coordinatrice du centre de formation continuée des enseignants de la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FaSEF), enseignante et membre de l'Institut de Recherche en Didactiques et Éducation (IRDENa). « Ensuite, des formations plus générales sur les aspects psychopédagogiques ont suivi : elles ont été prises en charge initialement par le Département éducation et technologies, aujourd’hui devenu la FaSEF. De même, dans les années 90, la Faculté des sciences et la Faculté des sciences économiques ont développé leur propre centre de formation continuée des enseignants. » Ces quatre centres de formation continuée des enseignants sont désormais réunis dans la « Salle des Pros ».
Si le décret du 17/06/2021 (Livre 6 du Code de l’enseignement) formalise les droits et devoirs des membres du personnel de l’enseignement en termes de formation continue, celle-ci est loin d’être une nouveauté pour la profession.
« Le métier est tellement complexe, soumis à tellement de changements, notamment au niveau des programmes et des méthodes pédagogiques, qu’il est important pour l’enseignant d’inscrire son parcours dans une continuité », insiste Sandrine Biémar. « C’est pourquoi, dès la formation initiale, nous informons les étudiants de ces possibilités de formation continuée. »
Avec pour objectif de former des « praticiens réflexifs », capables de remettre en question leurs propres pratiques pour les réguler et les faire évoluer au fil du temps.
« Nous essayons de rapprocher le monde de la recherche du monde de la pratique : que nous puissions informer les enseignants des nouvelles études, mais qu’ils puissent aussi nous informer de ce qui se passe sur le terrain, poursuit la coordinatrice. La Salle des Pros constitue cet espace d’ouverture vers le monde. »
La Salle des Pros
La dynamique de la formation continue des enseignants à l'Université de Namur, carrefour entre recherche et terrain !
La Salle des Pros est avant tout un lieu à l’écoute des questions que les enseignants se posent dans le cadre de leur pratique. A l'intersection entre les milieux de la pratique et de la recherche, elle traite des problématiques qui émergent du terrain par le biais de réflexions, d'échanges et de constructions communes.
Différenciation et langue de scolarisation
Outre les formations obligatoires et gratuites qu’elle dispense en tant qu’ « opérateur de formation » pour les enseignants, l’UNamur propose aussi plusieurs certificats autour de thématiques spécifiques. « Les enseignants viennent suivre volontairement ces certificats, en plus de leur formation obligatoire et en-dehors de leurs heures de cours, et prennent les frais à leur charge », précise Sandrine Biémar. Parmi les thématiques qui suscitent un intérêt croissant dans le monde enseignant, citons les pratiques de différenciation pédagogique. « Au quotidien, les enseignants sont face à des groupes d’élèves où chacun a des besoins différents, apprend à des rythmes différents », détaille la coordinatrice. « Or il existe toute une série de méthodologies qui permettent de tenir compte de ces différences, ce qui constitue un enjeu aujourd’hui très important, surtout avec la mise en place du tronc commun. » Les formations autour de la langue de scolarisation, centrales pour lutter contre les inégalités, se sont aussi largement développées. « Nous sensibilisons les enseignants au fait qu’ils utilisent un langage propre à l’école — "asseyez-vous", "prenez votre cahier", "analysez", "coloriez" — et que ce langage doit être explicité. Il faut dire aux élèves dans quel but on leur fait faire telle ou telle chose. » Enfin, l’IA constitue sans surprise l’une des nouvelles thématiques dans la formation continue des enseignants, mais aussi d’autres publics (managers, décideurs, etc.). Une nouvelle micro-formation universitaire en intelligence artificielle est ainsi proposée depuis début 2026.
Les atouts d'une formation à horaire décalé / adapté
- Diplôme identique : Le diplôme décerné est le même qu'en horaire de jour.
- Expérience valorisée : Une valorisation des acquis antérieurs est assurée.
- Horaires : Un calendrier et des horaires adaptés à un public adulte.
- Accès : Un campus facilement accessible, tant en train qu'en voiture.
- Organisation : Une dizaine d’heures de cours par semaine.
Nos programmes à horaire décalé /adapté
Bacheliers
- Droit
- Économie et gestion
- Informatique
Masters
- Économie et gestion
- Enseignement (section 4 et 5)
- Informatique
Masters de spécialisation
Cet article est tiré de la rubrique "Enjeux" du magazine Omalius #41 (Juin 2026).
Analyse paysagère : trois questions pour comprendre ce concept clé du développement territorial
Analyse paysagère : trois questions pour comprendre ce concept clé du développement territorial
Comment mieux comprendre le paysage qui nous entoure ? Depuis plus de dix ans, l’UNamur propose une formation continuée en analyse paysagère. En quoi consiste ce concept ? Quels sont ses objectifs ? Et comment pratique-t-on l’analyse paysagère ? Réponses avec Corentin Fontaine, Coordinateur et Formateur pour « Les Ateliers du Paysage » organisés par le centre de formation continuée en sciences et mathématiques de l’UNamur (CeFoSciM).
Qu’entend-t-on par l’analyse paysagère ?
Qu’il soit remarquable ou ordinaire, urbain ou rural, le paysage constitue non seulement une composante essentielle de la qualité de notre espace de vie mais il est aussi un atout majeur pour le développement d’une région sur le plan économique, social et culturel. L’analyse paysagère c’est une démarche qui permet donc de mieux appréhender le territoire que nous occupons. C’est comprendre comment nos espaces de vie se sont organisés par le passé pour contribuer aujourd’hui à les construire et à les développer pour demain. Dans ce concept, nous nous plaçons dans un continuum spatio-temporel, avec une analyse rétrospective et prospective : je regarde le paysage aujourd’hui, j’identifie ce qui a amené nos prédécesseurs à le façonner tel qu’il se présente, j’imagine ensuite le paysage de demain, éclairé par les enjeux de société actuels.
Quels sont les objectifs de cette méthode ?
C’est de parvenir à outiller avec une démarche scientifique divers acteurs du territoire, comme les professionnels de l’aménagement du territoire et du développement territorial, pour leur permettre de mieux comprendre nos espaces de vie actuels et se projeter dans leur évolution. Par exemple l’analyse peut servir dans des projets ciblés et individuels, comme la construction ou la rénovation de maison unifamiliale, ou de projets plus collectifs, comme la valorisation patrimoniale d’un quartier. Leur implantation contribue à une modification continue des paysages, qu’ils soient en territoire urbain ou rural. Prendre en compte et comprendre cet impact, grâce à l’analyse paysagère, participe à leur intégration parmi l’existant et facilite leur acceptation. Cela peut servir aussi dans des projets plus globaux comme la mise en piétonnier d’un centre-ville. Là aussi l’analyse paysagère sert de boite à outils, en fournissant une série de techniques pour participer à la compréhension des enjeux qui induisent ce changement territorial. Au-delà des enjeux de gestion, une formation en analyse paysagère peut aussi servir aux acteurs du tourisme et du patrimoine. Ils disposent alors d’éléments complémentaires à leur formation de base pour amplifier leurs récits de guide nature ou de guide touristique par exemple.
Concrètement quels sont ces outils ? Comment « fait-on » de l’analyse paysagère ?
Il y a en réalité plusieurs procédés à associer et qui gravite autour de deux outils centraux : l’analyse cartographique et la visite de terrain. Le paysage doit avant tout être étudié sur place. Il faut aussi pouvoir rencontrer les personnes ressources du territoire analysé parce qu’ils en sont une mémoire locale vivante. Par ailleurs, il y a un important travail de recherche historique. Dans l’analyse paysagère, nous sommes donc dans une discipline à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines : géographie, urbanisme, histoire, géologie, politique, agronomie, sociologie, biologie ; …
La formation en analyse paysagère de l’UNamur
Découvrez-la en images !
9 modules d’ateliers : une formation alliant pratique de terrain et théorie
Le CEFOSCIM propose une formation « sur mesure » avec une formule souple, présentant 9 modules distincts, de trois journées chacun, mettant tantôt l’accent sur les paysages ruraux, tantôt sur les paysages urbains, tout en gardant la complexité du système « territoire » comme fil d’Ariane.
Les Ateliers comptent de 3 à 4 journées complètes, essentiellement sur le terrain. Ces journées sur le terrain se déroulent généralement de 9h à 18h. Des moments de théorie et d’exercices de restructuration sont distillés parmi les activités de terrain.
Chaque atelier compte une journée de théorie, organisées à Namur de 9h à 17h.
Le prochain atelier sera consacré aux « paysages de l’après pétrole » et se tiendra les 22,23 et 24 mai 2025. L’organisation en format compact (3 jours d’affilée plutôt que 3 vendredi d’affilée) permettra d’inviter plusieurs intervenants spécialisés en prospective territoriale, dont un collectif français interdisciplinaire.
À la découverte de la ville de Namur à travers des parcours urbains
À la découverte de la ville de Namur à travers des parcours urbains
Namur, une ville capitale née au confluent de la Sambre et de la Meuse, au cœur de la Wallonie. Son histoire, sa géographie, ou encore son architecture font d’elle une ville attractive et un lieu idéal pour permettre aux élèves en étude du milieu de l’enseignement secondaire de découvrir le territoire urbain.
Initier à la lecture et à l'interprétation d'un territoire urbain fait partie des nombreux objectifs du CEFOSCIM, le centre de Formation Continuée en Sciences et Mathématique de l'UNamur. Pour cela, une équipe de passionnés a développé les « Parcours urbains », un outil de lecture des paysages urbains ludique, à destination des enseignants en étude du milieu et de leur classe de 1e et 2e secondaire.
Pour cela, neuf parcours dans le centre-ville de Namur ont été créés. Ces itinéraires illustrent les différentes phases d’urbanisation dans laquelle la ville s’est construite. Ce dispositif permet d'utiliser le paysage comme porte d'entrée privilégiée des apprentissages des six piliers du cours d'EDM, à savoir habiter, circuler, consommer, se cultiver, produire et vivre en société.
Découvrez ce dispositif en images
En pratique, comment cela fonctionne ?
Une fois l’activité présentée par le professeur, les élèves sont invités à découvrir leur carnet de terrain et les cartes du parcours avec le trajet qu’ils devront suivre dans Namur.
Une fois que les élèves ont reçu les instructions et consignes de sécurité, ils peuvent se rendre dans la ville par groupe de quatre, en totale autonomie. Accompagnés d’un guide et d’un référentiel, ils vont pouvoir découvrir la ville, tout en endossant des rôles bien précis : l’élève GPS gérera l’itinéraire et la lecture de la carte, le secrétaire lira les questions et complètera le carnet de terrain, le photographe prendra les photos requises et l’horloge veillera au timing de la sortie.
Durant une heure, les élèves auront l’occasion d’analyser l’architecture des bâtiments, leur fonctionnalité, la disposition des rues, la circulation, les usagers présents (piétons, vélos…) dans les différents quartiers, le vocabulaire urbain… Mais ils seront aussi amenés à réfléchir sur l’avenir de la ville en termes de développement durable.
De retour en classe, c’est l’heure du débriefing. Chaque groupe raconte son expérience vécue sur le terrain. Les enseignants leur proposent alors d’aller plus loin grâce à une mise en situation. Ainsi, les élèves sont amenés à réaliser une brochure pour un office de tourisme contenant un itinéraire de promenade commenté. Ces apprentissages impliquent l’élève et lui permettent de développer son autonomie, la recherche d’information, sa structuration et sa communication. Ces quatre points forment les piliers des compétences d’un cours d’étude du milieu.
« Les enseignants sont séduits par la démarche », se réjouit Christian Jacques, formateur au CEFOSCIM et collaborateur didactique au Département de géographie. « Grâce à ce dispositif, ils ont la possibilité de sortir sur leur terrain avec leur classe et réaliser une activité où leurs élèves sont en totale autonomie. On leur offre une activité préparée et des outils pour aller plus loin sur la thématique de l’analyse des paysages urbains. »
Les avantages de ces parcours sont nombreux : l’expérience par les sens, confronter l’élève au réel, ancrer les apprentissages dans sa mémoire sensorielle, les responsabiliser. Les sorties sur le terrain sont aussi l’occasion de pousser les jeunes à redécouvrir le milieu au travers de problématiques actuelles et de créer du lien entre eux. Les parcours urbains s’inscrivent dans la pédagogie actuelle et active et placent l’élève au cœur de son apprentissage.
Une activité proposée par le CEFOSCIM
Centre de Formation Continuée en Sciences et Mathématique de l'Université de Namur (CEFOSCIM) regroupe les activités des différents départements de la Faculté des sciences.
Depuis 2008, leur domaine d'activité principal est la mise en place de formations continues dédiées aux enseignants du secondaire. Le CEFOSCIM couvre toutes les matières scientifiques enseignées (chimie, biologie, physique, mathématique et géographie) dans le respect des programmes. Fort de son expérience, il a également développé des outils pédagogiques uniques !
Le centre organise également des formations continues (animaux de laboratoire, biosécurité, ateliers du paysage, etc.) et des certificats d'université (CUBEA) destinés à d'autres publics.
La Salle des Pros, partenaire des acteurs de l’enseignement, est inaugurée
La Salle des Pros, partenaire des acteurs de l’enseignement, est inaugurée
Une inauguration importante ce mercredi 17 mai à l'UNamur : la salle des pros ! Elle regroupe les quatre centres de formations continuées spécialisés dans le secteur de l’enseignement afin de renforcer leurs collaborations, leur approche transversale et leur visibilité. Chaque centre conserve cependant son autonomie et son ancrage facultaire afin de préserver ses spécificités et de maintenir un lien étroit avec la recherche et la formation initiale des enseignants.
Active dans le domaine de la formation continuée depuis 1977, l’Université de Namur accorde une importance particulière aux acteurs de l’éducation et de l’enseignement. Depuis de nombreuses années, le CEDOCEF, le CEDES, le CEFOSCIM et le CEFOPEF (voir ci-dessous) leur proposent diverses activités : des formations continuées, des conférences, des outils pédagogiques, etc.
Des collaborations ponctuelles entre les centres se développaient depuis une dizaine d’années au sein d’un pôle qui regroupait les directeurs des centres. La Salle des Pros existait, elle aussi, au sein du CEFOPEF. Lieu d’échanges à l'intersection entre la pratique et la recherche, elle proposait des conférences sur des problématiques pédagogiques transversales.
Aujourd’hui, en se regroupant physiquement et structurellement au sein de la Salle des Pros, les quatre centres franchissent une étape supplémentaire dans leur dynamique d’échanges et de réseautage. Ils visent ainsi à mettre en place des formations continuées toujours plus qualitatives, transversales et innovantes.
Concrètement, les équipes des centres sont maintenant installées dans le bâtiment du Business and Learning Center de l’Université, situé au numéro 5 de la rue Godefroid à Namur. Elles y accueillent désormais leurs publics et y organisent une part importante de leurs activités. Les enseignants, les directeurs d’écoles, les accompagnateurs pédagogiques, les formateurs d’enseignants s’y côtoient plus aisément. Plus accessible, et plus visible, la Salle des Pros favorisera sans nul doute une nouvelle dynamique de collaboration.
La Salle des Pros, le nouveau partenaire des acteurs de l'éducation
Cet article a été réalisé pour la rubrique "Tomorrow learn" du magazine Omalius #26 de septembre 2022 et mis à jour le 17 mai 2023, à l'occasion de l'inauguration officielle de la salle des pros, puis le 25 mai.
Spécificité et autonomie des centres
Au sein de la Salle des Pros, les quatre centres restent autonomes afin de préserver leurs spécificités. « Chacun, en raison de son histoire, a développé des activités dans des niches différentes. Le CEDOCEF est par exemple reconnu comme un acteur essentiel de la recherche en didactique du français grâce à ses publications telles que la collection “Diptyque” », explique David Vrydaghs, directeur du centre. De son côté, le CEFOSCIM se distingue entre autres par son expertise en analyse paysagère qui a débouché sur la création de deux observatoires du paysage et d’un certificat d’université dans ce domaine spécifique. Le CeDES est, quant à lui, reconnu pour sa plateforme numérique proposant de multiples ressources pédagogiques et didactiques largement utilisées par les enseignants des sciences économiques et sociales. En ce qui concerne le CEFOPEF, il se démarque par sa transversalité et ses actions avec des publics variés dont les cadres de l’enseignement et de l’accompagnement, ainsi que par sa volonté d’impliquer des acteurs de terrain dans ses activités.
La recherche, l’atout des centres de formation continuée
En préservant leur autonomie, les centres entendent aussi garder leur ancrage facultaire. « Cet ancrage est essentiel parce qu’il nous permet de maintenir un lien fort avec la recherche. Toutes les actions que nous menons se nourrissent des réflexions issues de travaux de recherche en didactique ou en psychopédagogie », souligne Sandrine Biémar, directrice du CEFOPEF. « Nous avons aussi la chance de pouvoir nous appuyer sur l’institut IRDENA (Institut de Recherche en Didactiques et Éducation) dont nous faisons partie » remarque Philippe Snauwaert, directeur du CEFOSCIM.
De la recherche au terrain et inversement !
Les formations continuées offrent aux chercheurs l’opportunité de diffuser plus largement les résultats de leurs travaux. Le CEFOSCIM a par exemple présenté lors du récent Congrès des sciences pour les professeurs, un nouvel outil développé par leurs chercheurs « HEREDITY Challenge » . De même, le CEDOCEF et le CEFoPEF intègrent dans leur certificat en « différenciation et langues de scolarisation » des contenus issus des travaux de recherche financés par la FWB qui ont été menés en 2019-2020 en collaboration avec des écoles de l’enseignement primaire et secondaire.
« Cet échange permanent avec les acteurs de terrain nous permet aussi d’identifier un certain nombre de besoins émergents et d’essayer d’y répondre de la meilleure façon. Nous nous sommes par exemple aperçus que les professeurs ne maitrisent pas toujours tous les enjeux, toutes les difficultés, des médias tels que les sites internet, le cinéma, les séries télévisées, lorsqu’ils les utilisent dans leurs classes. Et quand ils les perçoivent, ils ne sont pas toujours en mesure de les traiter. Ils reviennent alors vers nous avec des questions. C’est la raison pour laquelle, le CEDOCEF a souvent proposé ces dernières années, des formations continuées sur le cinéma en particulier, mais aussi sur les séries, la bande dessinée ou encore les ressources internet », explique David Vrydaghs.
Avec « La Salle des Pros », l’Université de Namur étoffe donc son offre de formation continuée à destination des acteurs de l’éducation et de l’enseignement. Elle favorise l’approche transversale des différents centres, tout en maintenant leur ancrage facultaire, indispensable pour préserver leur lien étroit avec la recherche et la formation initiale des enseignants. Elle deviendra certainement un lieu incontournable pour de nombreuses écoles et enseignants, surtout dans le contexte actuel marqué par la mise en place du pacte d’excellence et la réforme de la formation initiale.
Les quatre centres de la Salle des Pros
Le CeDES diffuse de multiples ressources pédagogiques et didactiques à destination des enseignants de sciences économiques, de gestion et de sciences sociales (enseignement de transition et qualifiant) : revue de presse, dossiers thématiques, séquences d’apprentissage, etc. Il propose également des formations en présentiel à l’intention de ce public.
Le CEFOSCIM organise des formations pour les professeurs du secondaire, en chimie, biologie, physique, mathématiques ou géographie, mais également des formations continues en gestion animalière et des certificats d’université.
Le CEFOPEF propose à un large public (enseignants, directeurs, conseillers pédagogiques, PMS, éducateurs, gestionnaires de formation, accompagnateurs…) des activités sur des thématiques psychopédagogiques comme par exemple, la différenciation, la mise en place de dynamiques collaboration, la gestion des émotions dans l’apprentissage (etc.) Différents dispositifs combinant échanges et analyses de pratiques, formations et accompagnement, sont proposés aux acteurs de l’enseignement.
Omalius
Cet article est tiré du magazine Omalius #26 (septembre 2022).
Événements
Atelier de la Salle des Pros | Les groupes sanguins
Atelier du mercredi - Salle des Pros
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Atelier de la Salle des Pros | Un « haie » - cosystème au service de la biodiversité
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Atelier de la Salle des Pros | Heredity Challenge et l'IA
Atelier du mercredi - Salle des Pros
Public-cible : Professeurs de sciences du secondaire inférieur.
Contact
La Salle des Pros - salle-des-pros@unamur.be
UNamur - BLC, rue Godefroid, 5 - 5000 Namur