La Faculté de philosophie et lettres vous propose d'étudier les productions de l’esprit humain en quête de sens et de valeurs, en se souciant de restituer les œuvres, documents et courants de pensée dans leur contexte et leur évolution. Un vaste patrimoine à découvrir !
Les études
Vous disposez d'une curiosité pour les langues et les œuvres dans leurs diversité culturelle et temporelle ainsi que d'un intérêt pour la réflexion et l'analyse ? Vous serez alors séduits par l'offre d'enseignement proposée par la Faculté de philosophie et lettres. Bacheliers, masters de spécialisation, doctorats ou formations continues, la Faculté de philosophie et lettres propose un grand nombre de formations, quel que soit votre profil !
La recherche
La recherche en Faculté de philosophie et lettres est très diversifiée et veut jeter un regard neuf sur les productions culturelles d’hier et d’aujourd’hui. Des projets scientifiques de dimension nationale et internationale en font un des axes portant du rayonnement de la faculté en Belgique et à l'étranger. Soucieuse de garder un contact avec les enseignements dispensés dans les différentes sections de la faculté, la recherche est développée surtout au niveau des départements.
Service à la société
Les enseignants et chercheurs de la Faculté de philosophie et lettres contribuent à développer le dynamisme culturel de la Cité. Par des activités culturelles, des publications, des formations mais aussi par des interventions sur demande, leur travail s'inscrit régulièrement dans le contexte économique et social de la société civile.
Organisation
La Faculté de philosophie et lettres est organisée afin de gérer ses missions d'enseignement, de recherche et de service à la société. Elle dispose de services communs à toute la faculté. Elle compte 6 départements qui sont le reflet de ses différents enseignements, très variés, et tournés vers hier, aujourd'hui et demain.
À la une
Actualités
Médecine et littérature : quand les mots soignent aussi
Médecine et littérature : quand les mots soignent aussi
Le 21 février dernier, l’Université de Namur a accueilli le colloque « Médecine et littérature », organisé par le groupe d’histoire de la médecine et des sciences de la santé, avec le soutien de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Près de 70 participants se sont réunis dans les locaux de la Faculté de médecine pour une journée de réflexion particulièrement ouverte et stimulante, consacrée aux liens profonds et anciens entre pratiques médicales et création littéraire.
Tout au long de la journée, le colloque a exploré la manière dont les récits, les figures médicales et l’expérience de la maladie nourrissent l’écriture littéraire, mais aussi la pensée et la pratique médicales. Plusieurs interventions ont montré combien la médecine peut être envisagée comme une discipline profondément narrative, où l’écoute, l’interprétation et la transmission jouent un rôle central. La littérature, quant à elle, s’est emparée de thèmes tels que la maladie, l’addiction, la souffrance ou le soin, offrant des regards sensibles et critiques sur l’expérience humaine de la vulnérabilité.
Le dialogue entre disciplines s’est révélé particulièrement fécond. D’une part, des médecins sont devenus de grands écrivains ; d’autre part, l’écriture et la lecture sont au cœur des avancées de la science médicale et peuvent aussi revêtir un pouvoir thérapeutique en soi.
Les disciplines des lettres et de la médecine, représentées notamment par Simon Absil, Yves Poumay, Elisabeth Leijnse, Emma‑Louise Silva et Anne Roekens, ont démontré combien elles gagnent à être croisées, tant dans la recherche que dans la formation des futurs professionnels de la santé.
La journée s’est conclue par une visite du laboratoire d’anatomie, suivie d’une présentation virtuelle des ouvrages précieux de la BUMP en lien avec la médecine.
William Lejeune : un premier pas entre deux rives de l’Atlantique
William Lejeune : un premier pas entre deux rives de l’Atlantique
Fruit du jumelage historique entre les villes de Namur et de Lafayette, la collaboration entre l’UNamur et l’University of Louisiana at Lafayette a pris une nouvelle dimension académique ces dernières années. Officialisé en 2022 par la signature d’un accord-cadre, ce partenariat a donné naissance à un programme de mobilité visant à renforcer l’usage du français et la francophonie au sein des deux universités. En 2026, cette coopération trouve une incarnation concrète avec l’arrivée à Namur de William Lejeune, inscrit en deuxième année d’orthophonie et premier étudiant cajun à bénéficier de ce dispositif, soutenu notamment par une bourse de la Fondation Lafayette. Entre découverte culturelle, défis linguistiques et ambitions académiques, il raconte son expérience de l’autre côté de l’Atlantique.
Raconte-nous ton histoire, qu’est ce qui t’a mené jusqu’à l’UNamur ?
J’étudie l’orthophonie en faculté de « liberal arts » (ici, philosophie et lettre) au sein de l’University of Louisiana.
J’ai appris là-bas que la ville de Lafayette et celle de Namur étaient jumelées. Ce lien a joué un rôle décisif dans ma décision de partir en échange, car il a rendu l’organisation du séjour beaucoup plus simple. Grâce au CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane), j’ai pu obtenir une bourse sans laquelle je n’aurais probablement jamais pu venir étudier à Namur.
Après 11h de vol, je suis arrivé en Belgique fin janvier où je resterai jusqu’à la fin du mois de juin pour passer mes examens.
Comment te sens-tu après ces premiers jours de cours ?
Je trouve les professeurs et les élèves très bienveillants. Ils sont aussi compréhensifs de ma situation et du fait que le français n’est pas ma langue maternelle. Ils sont présents pour moi si j'en ai besoin, pour m'aider, parler plus lentement ou encore répondre à mes questions. Je ressens leur volonté de me proposer l’expérience la plus agréable possible.
En revanche, je rencontre encore des difficultés à comprendre le français, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de suivre des cours dans lesquels j’ai déjà des connaissances approfondies, comme la linguistique générale par exemple.
Les cours sont d’ailleurs assez différents de ceux des États-Unis. Là-bas, ils ont lieu plusieurs fois par semaine selon un horaire fixe. Ici, ils sont souvent regroupés en une seule séance et l’horaire peut changer en fonction des semaines. C’était un peu surprenant au début, mais on s’y habitue vite.
En parlant de différences, lesquelles t’ont le plus marqué depuis ton arrivée ?
D’abord, la ville est accessible pour les piétons. Aux USA, c’est très compliqué de se déplacer sans voitures et les transports publics doivent être améliorés. Ici, les transports en commun sont disponibles dans toutes les villes, même dans les régions les plus rurales, comme celle d’où je viens.
J’ai aussi été surpris par le fait que les magasins ne soient pas ouverts toute la nuit. En Louisiane, et même partout aux USA, les magasins sont ouverts 24h/24. C’est étrange pour moi, tout comme le fait qu’il n’existe pas vraiment de magasin dans lesquels il est possible de trouver absolument tout. Chez moi, il existe une chaîne d'hypermarchés proposant une offre massive à prix réduits. Dans ce magasin tu peux trouver, des vêtements, de la nourriture, … à peine quelques rayons plus loin.
Cependant, il existe aussi des similitudes entre la Louisiane et la Belgique. Par exemple, la culture francophone reste marquée en Louisiane, un peu comme le Wallon ici dans le sud de la Belgique.
À ton avis, en quoi cet échange va-t-il enrichir ton parcours et ta formation, au-delà de ce que t’offrait la Louisiane ?
En tant qu’étudiant en orthophonie, il faut que j’obtienne un diplôme de master. Le problème, c’est qu’accéder à une Université qui propose cette formation aux États-Unis, ce n’est pas évident car c’est un milieu très compétitif. En plus de développer mes compétences linguistiques, je pense que cet échange va me permettre de me démarquer des autres étudiants. Actuellement, je parle anglais, français et un petit peu espagnol et portugais. J'espère que ces capacités m’offriront un réel avantage pour être accepté dans cette école.
À la fin de ton séjour, qu’aimerais-tu avoir accompli ?
J’aimerais pouvoir voyager énormément. Pour le moment, j’ai déjà visité Dinant et Bruxelles, mais je souhaite découvrir encore beaucoup d’autres destinations européennes.
Quand je parle à mes amis ou mes colocataires, je leur dis souvent que je voudrais aller au Portugal. Ils me répondent à chaque fois que c’est loin mais ça ne l’est pas pour moi, au contraire, c’est juste à côté. En Louisiane, je fais 40 minutes de trajet juste pour aller à l'université de Lafayette. Ici, après 40 minutes de route, je suis déjà presque arrivé à Bruxelles ! Les Européens n’ont pas la même notion des distances que les Américains.
Je me réjouis de découvrir plein d’autres choses à Namur, en Belgique et partout en Europe.
Tu es le premier étudiant louisianais à venir sur notre campus, ressens-tu une certaine responsabilité à ce sujet ?
Oui et j’espère franchement que mon expérience donnera envie à d’autres étudiants de tenter la même aventure dans les années à venir, y compris à ceux qui n’apprennent pas le français dans le cadre de leurs études.
Un échange de ce genre est toujours intéressant, que ce soit à Namur, dans d’autres pays francophones d’Europe ou même au Québec.
Les programmes de mobilité à l’UNamur
Crédit photos : NEW ASBL.
Femmes de l’université 2026
Femmes de l’université 2026
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)
Un parcours atypique et évolutif
Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass).
Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique.
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui.
Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Les archives du Moyen Âge central sous la loupe de Jean-François Nieus
Les archives du Moyen Âge central sous la loupe de Jean-François Nieus
Jean-François Nieus, maître de recherche F.R.S-FNRS depuis près de 20 ans à l’UNamur, se présente volontiers comme un « chasseur de documents ». Passionné par les mystères du Moyen Âge, il explore une époque encore marquée par les zones d’ombre et les clichés. Son principal terrain d’étude ? Les pratiques documentaires de l’aristocratie du Nord de la France et des anciens Pays-Bas méridionaux, qui lèvent le voile sur les rouages politiques, sociaux et culturels à l’œuvre entre le XIᵉ et le XIIIᵉ siècles.
«J’ai du mal à définir précisément mon domaine de recherche car je m’intéresse à beaucoup de choses ! Mais s’il y a un fil conducteur, c’est le contact avec le document
Un fil que Jean-François Nieus tire depuis une vingtaine d’année et qui s’inscrit dans la dynamique de recherche sur les usages de l’écrit, qui érige le document en objet d’histoire à part entière. Cette approche, développée depuis quelques décennies, éclaire la société médiévale sous toutes ses dimensions : culturelles, bien sûr, mais aussi sociales, politiques, économiques et religieuses. « L’écrit est rare au début du Moyen Âge. Il gagne progressivement en importance dans les pratiques sociales, avec un palier très net aux XIIe et XIIIe siècles – donc durant le Moyen Âge central – où l’on se met à écrire beaucoup plus et où l’on diversifie les formats et les fonctions de l’écrit », explique-t-il.
Des sources rares et précieuses
Jean-François Nieus s’intéresse en particulier aux productions documentaires associées à l’exercice du pouvoir princier et à la gestion seigneuriale, à l’intérieur d’un espace qui s’étend du monde anglo-normand aux Pays-Bas méridionaux. Les archives princières et nobiliaires sont essentielles pour comprendre les rapports de domination à l’âge dit « féodal », celui des principautés territoriales et de la seigneurie châtelaine, mais aussi les questions d’identité familiale et de lignage qui sont au cœur des préoccupations de l’aristocratie. « Après le milieu du XIIe siècle, la plupart des familles nobles commencent à tenir des archives, d’abord faites de quelques chartes reçues, mais bientôt enrichies de leurs propres productions administratives. Si la majorité de ces fonds laïques ont aujourd’hui disparu, des indices prouvent leur existence », détaille-t-il. Les aléas de l’histoire des grandes familles et la Révolution française ont en effet contribué à un phénomène de déperdition des fragiles documents, si bien qu’il ne reste aujourd’hui qu’une poignée d’archives des XIIe-XIIIe siècles.
Celles étudiées par Jean-François Nieus couvrent néanmoins une large palette typologique : ce sont tout à la fois des « chartriers » (ensembles de chartes originales), des « cartulaires » (recueils de copies de chartes), des « formulaires » (recueils de modèle de chartes et de lettres), des « censiers » (descriptions des biens et revenus relevant d’une seigneurie), des listes de vassaux et de fiefs, des comptabilités, etc.
Jean-François Nieus mène également des travaux d’édition critique. Il publiera bientôt les archives de la famille de Béthune (actuel Pas-de-Calais), ainsi que celles d’une petite abbaye liée à ces seigneurs, Saint-Jean-Baptiste de Chocques, dont il reconstitue le fonds mutilé à la Révolution française.
Un travail patient et minutieux de découverte, de déchiffrement, d’étude et de publication de sources parfois très dispersées, qui contribue à restituer la mémoire d’une époque et à enrichir la documentation accessible aux chercheurs.
Aux sources de l’imaginaire chevaleresque
A côté des écrits administratifs, Jean-François Nieus se passionne aussi pour une science auxiliaire de l’histoire : la « sigillographie », l’étude des sceaux. Ces petites galettes de cire annexées aux documents officiels constituent en effet une fenêtre inédite sur les représentations culturelles de l’époque. Elles montrent notamment comment s’impose, après 1066, sous l’influence de Guillaume le Conquérant, une image nouvelle : celle du chevalier sur sa monture lancée au galop, arme au poing. Ce motif, tout à fait neuf à cette période, se diffuse rapidement parmi les princes et la noblesse, devenant un marqueur fort de la chevalerie.
En suivant cette évolution, Jean-François Nieus retrace également la diffusion des armoiries – l’héraldique –, qu’il voit naître au début du XIIe siècle dans le nord de la France et l’espace anglo-normand. Sceaux équestres, signes héraldiques et rites chevaleresques comme les tournois composent ainsi une communauté culturelle qui s’invente et s’affirme dans cet espace.
Dépasser les clichés sur le Moyen Âge
Si le Moyen Âge fascine tant Jean-François Nieus, c’est sans doute pour son étrangeté : un monde très éloigné du nôtre, souvent déformé par les stéréotypes. « C’est une période difficile à vulgariser car elle est extrêmement différente de la nôtre, même si, en réalité, nous lui devons beaucoup. De plus, sa perception est entachée de nombreux clichés et le grand public porte encore sur elle un regard très négatif, reflété dans le langage courant par le sinistre adjectif ‘moyenâgeux’ », observe le chercheur.
Les causes de cette conception si négative ? Le regard porté par les intellectuels des époques suivantes, qui y ont vu l’origine de tous les archaïsmes qu’ils souhaitaient combattre. Les historiens du XIXe siècle, qui ont donné à la discipline son assise scientifique, ont eux aussi transmis des interprétations erronées, que la recherche contemporaine corrige petit à petit.
Bio express :
Historien formé à Namur et Louvain-la-Neuve, Jean-François Nieus est maître de recherche du F.R.S.-FNRS et professeur à l’UNamur depuis 2006. Il préside le centre « Pratiques médiévales de l’écrit » (PraME), intégré à l’institut « Patrimoines, Transmissions, Héritages » (PaTHs).
Jean-François Nieus a participé à l’épisode 1 de la saison 3 du documentaire « Batailles de légende », portant sur la grande bataille de Bouvines, entre le roi de France Philippe Auguste et une coalition réunie par le roi d'Angleterre Jean sans Terre (1214).
Médecine et littérature : quand les mots soignent aussi
Médecine et littérature : quand les mots soignent aussi
Le 21 février dernier, l’Université de Namur a accueilli le colloque « Médecine et littérature », organisé par le groupe d’histoire de la médecine et des sciences de la santé, avec le soutien de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Près de 70 participants se sont réunis dans les locaux de la Faculté de médecine pour une journée de réflexion particulièrement ouverte et stimulante, consacrée aux liens profonds et anciens entre pratiques médicales et création littéraire.
Tout au long de la journée, le colloque a exploré la manière dont les récits, les figures médicales et l’expérience de la maladie nourrissent l’écriture littéraire, mais aussi la pensée et la pratique médicales. Plusieurs interventions ont montré combien la médecine peut être envisagée comme une discipline profondément narrative, où l’écoute, l’interprétation et la transmission jouent un rôle central. La littérature, quant à elle, s’est emparée de thèmes tels que la maladie, l’addiction, la souffrance ou le soin, offrant des regards sensibles et critiques sur l’expérience humaine de la vulnérabilité.
Le dialogue entre disciplines s’est révélé particulièrement fécond. D’une part, des médecins sont devenus de grands écrivains ; d’autre part, l’écriture et la lecture sont au cœur des avancées de la science médicale et peuvent aussi revêtir un pouvoir thérapeutique en soi.
Les disciplines des lettres et de la médecine, représentées notamment par Simon Absil, Yves Poumay, Elisabeth Leijnse, Emma‑Louise Silva et Anne Roekens, ont démontré combien elles gagnent à être croisées, tant dans la recherche que dans la formation des futurs professionnels de la santé.
La journée s’est conclue par une visite du laboratoire d’anatomie, suivie d’une présentation virtuelle des ouvrages précieux de la BUMP en lien avec la médecine.
William Lejeune : un premier pas entre deux rives de l’Atlantique
William Lejeune : un premier pas entre deux rives de l’Atlantique
Fruit du jumelage historique entre les villes de Namur et de Lafayette, la collaboration entre l’UNamur et l’University of Louisiana at Lafayette a pris une nouvelle dimension académique ces dernières années. Officialisé en 2022 par la signature d’un accord-cadre, ce partenariat a donné naissance à un programme de mobilité visant à renforcer l’usage du français et la francophonie au sein des deux universités. En 2026, cette coopération trouve une incarnation concrète avec l’arrivée à Namur de William Lejeune, inscrit en deuxième année d’orthophonie et premier étudiant cajun à bénéficier de ce dispositif, soutenu notamment par une bourse de la Fondation Lafayette. Entre découverte culturelle, défis linguistiques et ambitions académiques, il raconte son expérience de l’autre côté de l’Atlantique.
Raconte-nous ton histoire, qu’est ce qui t’a mené jusqu’à l’UNamur ?
J’étudie l’orthophonie en faculté de « liberal arts » (ici, philosophie et lettre) au sein de l’University of Louisiana.
J’ai appris là-bas que la ville de Lafayette et celle de Namur étaient jumelées. Ce lien a joué un rôle décisif dans ma décision de partir en échange, car il a rendu l’organisation du séjour beaucoup plus simple. Grâce au CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane), j’ai pu obtenir une bourse sans laquelle je n’aurais probablement jamais pu venir étudier à Namur.
Après 11h de vol, je suis arrivé en Belgique fin janvier où je resterai jusqu’à la fin du mois de juin pour passer mes examens.
Comment te sens-tu après ces premiers jours de cours ?
Je trouve les professeurs et les élèves très bienveillants. Ils sont aussi compréhensifs de ma situation et du fait que le français n’est pas ma langue maternelle. Ils sont présents pour moi si j'en ai besoin, pour m'aider, parler plus lentement ou encore répondre à mes questions. Je ressens leur volonté de me proposer l’expérience la plus agréable possible.
En revanche, je rencontre encore des difficultés à comprendre le français, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de suivre des cours dans lesquels j’ai déjà des connaissances approfondies, comme la linguistique générale par exemple.
Les cours sont d’ailleurs assez différents de ceux des États-Unis. Là-bas, ils ont lieu plusieurs fois par semaine selon un horaire fixe. Ici, ils sont souvent regroupés en une seule séance et l’horaire peut changer en fonction des semaines. C’était un peu surprenant au début, mais on s’y habitue vite.
En parlant de différences, lesquelles t’ont le plus marqué depuis ton arrivée ?
D’abord, la ville est accessible pour les piétons. Aux USA, c’est très compliqué de se déplacer sans voitures et les transports publics doivent être améliorés. Ici, les transports en commun sont disponibles dans toutes les villes, même dans les régions les plus rurales, comme celle d’où je viens.
J’ai aussi été surpris par le fait que les magasins ne soient pas ouverts toute la nuit. En Louisiane, et même partout aux USA, les magasins sont ouverts 24h/24. C’est étrange pour moi, tout comme le fait qu’il n’existe pas vraiment de magasin dans lesquels il est possible de trouver absolument tout. Chez moi, il existe une chaîne d'hypermarchés proposant une offre massive à prix réduits. Dans ce magasin tu peux trouver, des vêtements, de la nourriture, … à peine quelques rayons plus loin.
Cependant, il existe aussi des similitudes entre la Louisiane et la Belgique. Par exemple, la culture francophone reste marquée en Louisiane, un peu comme le Wallon ici dans le sud de la Belgique.
À ton avis, en quoi cet échange va-t-il enrichir ton parcours et ta formation, au-delà de ce que t’offrait la Louisiane ?
En tant qu’étudiant en orthophonie, il faut que j’obtienne un diplôme de master. Le problème, c’est qu’accéder à une Université qui propose cette formation aux États-Unis, ce n’est pas évident car c’est un milieu très compétitif. En plus de développer mes compétences linguistiques, je pense que cet échange va me permettre de me démarquer des autres étudiants. Actuellement, je parle anglais, français et un petit peu espagnol et portugais. J'espère que ces capacités m’offriront un réel avantage pour être accepté dans cette école.
À la fin de ton séjour, qu’aimerais-tu avoir accompli ?
J’aimerais pouvoir voyager énormément. Pour le moment, j’ai déjà visité Dinant et Bruxelles, mais je souhaite découvrir encore beaucoup d’autres destinations européennes.
Quand je parle à mes amis ou mes colocataires, je leur dis souvent que je voudrais aller au Portugal. Ils me répondent à chaque fois que c’est loin mais ça ne l’est pas pour moi, au contraire, c’est juste à côté. En Louisiane, je fais 40 minutes de trajet juste pour aller à l'université de Lafayette. Ici, après 40 minutes de route, je suis déjà presque arrivé à Bruxelles ! Les Européens n’ont pas la même notion des distances que les Américains.
Je me réjouis de découvrir plein d’autres choses à Namur, en Belgique et partout en Europe.
Tu es le premier étudiant louisianais à venir sur notre campus, ressens-tu une certaine responsabilité à ce sujet ?
Oui et j’espère franchement que mon expérience donnera envie à d’autres étudiants de tenter la même aventure dans les années à venir, y compris à ceux qui n’apprennent pas le français dans le cadre de leurs études.
Un échange de ce genre est toujours intéressant, que ce soit à Namur, dans d’autres pays francophones d’Europe ou même au Québec.
Les programmes de mobilité à l’UNamur
Crédit photos : NEW ASBL.
Femmes de l’université 2026
Femmes de l’université 2026
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
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Un parcours atypique et évolutif
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Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique.
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui.
Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Les archives du Moyen Âge central sous la loupe de Jean-François Nieus
Les archives du Moyen Âge central sous la loupe de Jean-François Nieus
Jean-François Nieus, maître de recherche F.R.S-FNRS depuis près de 20 ans à l’UNamur, se présente volontiers comme un « chasseur de documents ». Passionné par les mystères du Moyen Âge, il explore une époque encore marquée par les zones d’ombre et les clichés. Son principal terrain d’étude ? Les pratiques documentaires de l’aristocratie du Nord de la France et des anciens Pays-Bas méridionaux, qui lèvent le voile sur les rouages politiques, sociaux et culturels à l’œuvre entre le XIᵉ et le XIIIᵉ siècles.
«J’ai du mal à définir précisément mon domaine de recherche car je m’intéresse à beaucoup de choses ! Mais s’il y a un fil conducteur, c’est le contact avec le document
Un fil que Jean-François Nieus tire depuis une vingtaine d’année et qui s’inscrit dans la dynamique de recherche sur les usages de l’écrit, qui érige le document en objet d’histoire à part entière. Cette approche, développée depuis quelques décennies, éclaire la société médiévale sous toutes ses dimensions : culturelles, bien sûr, mais aussi sociales, politiques, économiques et religieuses. « L’écrit est rare au début du Moyen Âge. Il gagne progressivement en importance dans les pratiques sociales, avec un palier très net aux XIIe et XIIIe siècles – donc durant le Moyen Âge central – où l’on se met à écrire beaucoup plus et où l’on diversifie les formats et les fonctions de l’écrit », explique-t-il.
Des sources rares et précieuses
Jean-François Nieus s’intéresse en particulier aux productions documentaires associées à l’exercice du pouvoir princier et à la gestion seigneuriale, à l’intérieur d’un espace qui s’étend du monde anglo-normand aux Pays-Bas méridionaux. Les archives princières et nobiliaires sont essentielles pour comprendre les rapports de domination à l’âge dit « féodal », celui des principautés territoriales et de la seigneurie châtelaine, mais aussi les questions d’identité familiale et de lignage qui sont au cœur des préoccupations de l’aristocratie. « Après le milieu du XIIe siècle, la plupart des familles nobles commencent à tenir des archives, d’abord faites de quelques chartes reçues, mais bientôt enrichies de leurs propres productions administratives. Si la majorité de ces fonds laïques ont aujourd’hui disparu, des indices prouvent leur existence », détaille-t-il. Les aléas de l’histoire des grandes familles et la Révolution française ont en effet contribué à un phénomène de déperdition des fragiles documents, si bien qu’il ne reste aujourd’hui qu’une poignée d’archives des XIIe-XIIIe siècles.
Celles étudiées par Jean-François Nieus couvrent néanmoins une large palette typologique : ce sont tout à la fois des « chartriers » (ensembles de chartes originales), des « cartulaires » (recueils de copies de chartes), des « formulaires » (recueils de modèle de chartes et de lettres), des « censiers » (descriptions des biens et revenus relevant d’une seigneurie), des listes de vassaux et de fiefs, des comptabilités, etc.
Jean-François Nieus mène également des travaux d’édition critique. Il publiera bientôt les archives de la famille de Béthune (actuel Pas-de-Calais), ainsi que celles d’une petite abbaye liée à ces seigneurs, Saint-Jean-Baptiste de Chocques, dont il reconstitue le fonds mutilé à la Révolution française.
Un travail patient et minutieux de découverte, de déchiffrement, d’étude et de publication de sources parfois très dispersées, qui contribue à restituer la mémoire d’une époque et à enrichir la documentation accessible aux chercheurs.
Aux sources de l’imaginaire chevaleresque
A côté des écrits administratifs, Jean-François Nieus se passionne aussi pour une science auxiliaire de l’histoire : la « sigillographie », l’étude des sceaux. Ces petites galettes de cire annexées aux documents officiels constituent en effet une fenêtre inédite sur les représentations culturelles de l’époque. Elles montrent notamment comment s’impose, après 1066, sous l’influence de Guillaume le Conquérant, une image nouvelle : celle du chevalier sur sa monture lancée au galop, arme au poing. Ce motif, tout à fait neuf à cette période, se diffuse rapidement parmi les princes et la noblesse, devenant un marqueur fort de la chevalerie.
En suivant cette évolution, Jean-François Nieus retrace également la diffusion des armoiries – l’héraldique –, qu’il voit naître au début du XIIe siècle dans le nord de la France et l’espace anglo-normand. Sceaux équestres, signes héraldiques et rites chevaleresques comme les tournois composent ainsi une communauté culturelle qui s’invente et s’affirme dans cet espace.
Dépasser les clichés sur le Moyen Âge
Si le Moyen Âge fascine tant Jean-François Nieus, c’est sans doute pour son étrangeté : un monde très éloigné du nôtre, souvent déformé par les stéréotypes. « C’est une période difficile à vulgariser car elle est extrêmement différente de la nôtre, même si, en réalité, nous lui devons beaucoup. De plus, sa perception est entachée de nombreux clichés et le grand public porte encore sur elle un regard très négatif, reflété dans le langage courant par le sinistre adjectif ‘moyenâgeux’ », observe le chercheur.
Les causes de cette conception si négative ? Le regard porté par les intellectuels des époques suivantes, qui y ont vu l’origine de tous les archaïsmes qu’ils souhaitaient combattre. Les historiens du XIXe siècle, qui ont donné à la discipline son assise scientifique, ont eux aussi transmis des interprétations erronées, que la recherche contemporaine corrige petit à petit.
Bio express :
Historien formé à Namur et Louvain-la-Neuve, Jean-François Nieus est maître de recherche du F.R.S.-FNRS et professeur à l’UNamur depuis 2006. Il préside le centre « Pratiques médiévales de l’écrit » (PraME), intégré à l’institut « Patrimoines, Transmissions, Héritages » (PaTHs).
Jean-François Nieus a participé à l’épisode 1 de la saison 3 du documentaire « Batailles de légende », portant sur la grande bataille de Bouvines, entre le roi de France Philippe Auguste et une coalition réunie par le roi d'Angleterre Jean sans Terre (1214).
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