L’Institut de recherche Transitions réunit des chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales pour étudier les grandes mutations qui traversent nos sociétés contemporaines. Face aux multiples tensions environnementales, démocratiques, économiques, sanitaires ou encore sociales, nos modèles de développement, nos institutions et nos façons de vivre ensemble sont remis en question. 

Les recherches de l’Institut se concentrent sur des domaines d’importance critique tels que l’environnement, la politique, le droit, la justice, la cohésion sociale, le système alimentaire, le développement, l’éducation, les vulnérabilités, etc. S’appuyant sur des approches critiques et mobilisant des perspectives disciplinaires, interdisciplinaires et transdisciplinaires, l’institut Transitions vise à améliorer la compréhension des enjeux contemporains tout en participant activement à certaines dynamiques de changement sur le terrain. 

Grâce à leurs expertises reconnues aux niveaux national et international (F.R.S.-FNRS, Union européenne, État fédéral, Région wallonne, etc.), les membres de l’Institut Transitions développent des projets de recherche  fondamentale  mais également des projets recherches-action  au service de la société.

Logo de l'Institut Transitions

L’institut s’organise actuellement autour de quatre grands entités :

  • Le pôle Transformations Démocratiques s’attache aux évolutions des systèmes politiques, de la représentation électorale, des modes de participation citoyenne et de la légitimité démocratique (Membres permanents: Arthur Borriello, Jérémy Dodeigne et Vincent Jacquet).
  • Le pôle Transformations Territoriales et Environnementales propose une lecture systémique des liens entre humains et nature, en promouvant des approches participatives et ancrées localement pour accompagner les transformations socio-écologique à l’échelle des territoires (Membres permanents: Nicolas Dendoncker et Johan Yans).
  • Le pôle Transitions et Âges de la Vie s'intéresse aux recompositions des parcours de vie, en mettant en lumière les effets des politiques publiques sur les fragilités individuelles et collectives (Membre permanent : Nathalie Burnay).
  • Le centre Vulnérabilités et Sociétés examine, à travers une approche interdisciplinaire, les formes contemporaines de vulnérabilités au sein de l’entreprise, de l’État et de la famille et les transformations du droit engendrées par ces déplacements (Membres permanents : Géraldine Mathieu, Stéphanie Wattier, Marc Nihoul, Nathalie Basecqz et Pauline Colson).

Les pôles et centres de recherche

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Différents paysages
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À la une

Actualités

Projet SUSCARE : et si « prendre soin » était la solution à la crise du travail ?

Sociologie
Gestion

Intensification des rythmes de travail, déséquilibre vie pro-perso, contrôle accru des performances… le monde du travail traverse des mutations profondes. Comment, dans ce contexte, permettre aux individus de s’engager et de s’épanouir durablement dans leur activité professionnelle ? Un nouveau projet de recherche ARC baptisé « SUSCARE » propose une solution originale : remettre le concept de care au cœur des pratiques organisationnelles.

Michel Ajzen et Nathalie Burnay

Porté par les professeurs Nathalie Burnay (sociologie) et Michel Ajzen (management) de la Faculté Economie Management Communication sciencesPo (EMCP) de l’Université de Namur, ce projet interdisciplinaire vise à conceptualiser l'éthique du care – « prendre soin » en français – au sein des organisations et les conditions de sa mise en œuvre pour favoriser la soutenabilité au travail. 

« On assiste depuis plusieurs années à une transformation profonde du travail, qui s’accompagne d’une dégradation des conditions de celui-ci mais aussi d’une quête de sens. De plus en plus de travailleurs, qualifiés ou non, ne se contentent plus d’un emploi : ils cherchent un job qui a du sens et qui leur correspond. » - Nathalie Burnay, Professeure à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l'institut Transitions.

L’éthique du care comme levier d’un travail soutenable

Face à ce constat, le duo de chercheurs explore la piste du care comme levier de soutenabilité au travail, soit les conditions de vie et de travail permettant aux individus de s’engager durablement dans une vie professionnelle prolongée.

« L’éthique du care est concept émergent en management, parfois galvaudé sous le terme de "bienveillance". Notre objectif est de poser un regard critique et rigoureux sur ce concept en s’appuyant sur la littérature et les données empiriques. » - Michel Ajzen, Professeur en management des organisations et de l’innovation.

Une méthodologie en plusieurs étapes

Le projet SUScare s’étalera sur 5 ans et s’articulera autour de plusieurs étapes : 

  1. Un état des lieux de la littérature scientifique pour mieux appréhender la notion de travail soutenable dans un monde en transformation ;
  2. Un diagnostic chiffré visant à mesurer l’état de la soutenabilité actuel du travail dans les entreprises belges ; 
  3. Des entretiens approfondis pour comprendre comment travailleurs et managers perçoivent l’enjeu du care au travail ;
  4. Une étude de cas visant à étudier à quelles conditions le care peut devenir un pilier de la soutenabilité au travail.

Pour mener à bien ces travaux, Nathalie Burnay et Michel Ajzen s’entoureront d’une équipe pluridisciplinaire composée de deux doctorants – l’un en sociologie et l’autre en management – ainsi que d’un post doctorant en sciences sociales. 

Les résultats de cette recherche prendront notamment la forme d’un livre blanc à destination des managers et d’une journée d’étude avec des professionnels en ressources humaines.

Projet d'Action Concertée de Recherche

Financés par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), les projets ARC sont des projets d'Action Concertée de Recherche qui visent à développer des centres d'excellence universitaires ou interuniversitaires dans des axes de recherche fondamentale et, si possible, qui mènent des recherches fondamentales et appliquées de manière intégrée et visent à valoriser économiquement et socialement les résultats de la recherche. Elles sont attribuées sur la base de l'excellence académique des candidats, de la valeur ajoutée de chaque groupe de recherche pour atteindre les objectifs du projet de recherche, des compétences complémentaires des équipes de recherche et de la méthodologie du programme de recherche proposé. Leur durée est généralement de 4 à 5 ans. Dans le cas d'un projet interuniversitaire, chaque équipe est soutenue financièrement par sa propre institution.

Dix ans du Centre Vulnérabilités et Sociétés Penser le droit au plus près des réalités humaines

Droit

Créé il y a une dizaine d’années au sein de la Faculté de droit de l’UNamur, le Centre Vulnérabilités et Sociétés (V&S) s’est imposé comme un espace de recherche et de réflexion engagé sur les situations de vulnérabilité contemporaines. Né de la fusion de deux centres existants (PROJUCIT et Droits fondamentaux et lien social), il s’est progressivement structuré autour d’un objectif clair : analyser la manière dont le droit appréhende les réalités vécues par les personnes affectées par la pauvreté, la précarité, les discriminations ou dont les droits fondamentaux risquent d’être compromis.

Photo d'une personne feuilletant le livre "Combattre les violences sexuelles"

Plutôt que de chercher à définir abstraitement la vulnérabilité, le Centre a fait le choix de s’intéresser avant tout aux personnes vulnérables et aux contextes dans lesquels elles évoluent. Femmes, enfants, personnes âgées, victimes, personnes en situation de handicap ou appartenant à des minorités de genre… constituent ainsi le cœur des préoccupations scientifiques du Centre. « Nous partons toujours du terrain, des expériences vécues, pour interroger ensuite le droit et sa capacité à protéger, réparer ou prévenir », explique Stéphanie Wattier, co-directrice du Centre.

Stéphanie Wattier - Centre Vulnérabilités et Sociétés - Faculté de droit de l'UNamur
Stéphanie Wattier, co-directrice du Centre Vulnérabilités et Sociétés (V&S)

Un centre ancré dans l’interdisciplinarité et les transitions sociétales

Depuis son intégration dans l’Institut de recherche Transitions en 2024, le Centre V&S a renforcé son ADN interdisciplinaire. Si le droit reste son point d’ancrage, le dialogue avec d’autres disciplines (philosophie, histoire, sciences politiques, géographie, etc.) est essentiel. « Le droit est indispensable pour structurer la société, mais il arrive souvent trop tard. Il doit être nourri par les analyses sociologiques, anthropologiques ou médicales pour réellement faire évoluer les normes », souligne Stéphanie Wattier.

Cette ouverture permet aux 47 chercheurs du Centre V&S de mieux saisir la complexité des phénomènes étudiés et d’éviter une approche purement normative. Elle favorise également des collaborations riches avec des partenaires extérieurs : associations de terrain, ONG, institutions publiques, magistrates et magistrats, avocates, avocats ou encore les responsables politiques. Ces échanges constants alimentent les recherches et renforcent leur impact sociétal.

Colloques et ouvrages : faire dialoguer droit et terrain

Chaque année, le Centre programme un colloque autour d’une thématique fédératrice, choisie en fonction des enjeux sociétaux contemporains. Ces rencontres constituent un temps fort de dialogue entre chercheuses, chercheurs, actrices et acteurs de terrain. Elles donnent souvent lieu à la publication d’ouvrages collectifs, conçus comme des outils de réflexion et d’action.

À l’occasion de son dixième anniversaire, le Centre a organisé un colloque consacré à un sujet à la fois sensible et essentiel : « Combattre les violences sexuelles ». Ce choix s’est imposé naturellement. « Beaucoup d’entre nous travaillaient, de près ou de loin, sur cette thématique. Et malgré leur ampleur, les violences sexuelles restent encore trop peu traitées en sciences juridiques », explique la co-directrice du Centre.

Combattre les violences sexuelles : une posture engagée

Le colloque anniversaire a rassemblé juristes, associations spécialisées (« Briser le silence » et « Lawyers Victims Assistance »), chercheuses et chercheurs d’autres disciplines, magistrates, magistrats, avocates, avocats, actrices et acteurs institutionnels. Cette diversité reflète la philosophie du Centre : croiser les regards pour mieux comprendre et agir. Les échanges ont porté sur une analyse juridique des violences sexuelles subies par différents publics, notamment les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les victimes de conflits armés ; mais également sur les lieux où elles se manifestent, qu’il s’agisse de la sphère familiale, numérique ou institutionnelle comme l’Église catholique, l’enseignement supérieur ou le monde médical.

De ces travaux est né un ouvrage collectif publié chez Larcier, intitulé « Combattre les violences sexuelles ». Le choix du titre n’est pas anodin. « Nous avons voulu adopter une posture clairement engagée. Le rôle de la doctrine juridique n’est pas seulement de décrire le droit, mais aussi de mettre en lumière des phénomènes trop longtemps tus ou banalisés », expliquent Stéphanie Wattier et Géraldine Mathieu, coordinatrices de l'ouvrage et codirectrices du Centre.

La publication met en évidence deux constats majeurs : les femmes et les enfants demeurent les principales victimes de violences sexuelles, et le droit, s’il est indispensable, reste insuffisant à lui seul. Les contributions soulignent les difficultés liées à la preuve, à la réparation des préjudices corporels et psychologiques, mais également les limites d’une réponse exclusivement pénale.

Prévenir pour mieux protéger

Au fil des colloques et des publications du Centre, qu’il s’agisse des violences de genre au prisme du droit ou du droit des personnes intersexes, un fil conducteur se dessine : la conviction que la prévention est essentielle. « Sanctionner ne suffit pas. Il faut agir en amont, sensibiliser, former, changer les mentalités. Le droit peut accompagner ces évolutions, mais il ne peut pas tout », insiste Stéphanie Wattier.

C’est précisément cette articulation entre droit, réalités de terrain et prévention qui fait la force du Centre Vulnérabilités et Sociétés depuis dix ans. En donnant la parole aux victimes, aux personnes de terrain et aux chercheuses et chercheurs, il contribue à faire évoluer les normes, les pratiques et, progressivement, la société elle-même. Après dix ans d’existence, le Centre poursuit son ambition : mettre le droit au service des personnes, pour qu’il devienne un véritable levier de protection, de reconnaissance et de transformation sociale.

Cet article est tiré de la rubrique "L'expert" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

cover-magazine-omalius-avril-2026

Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières

Sciences humaines et sociales
Sociologie

Nathalie Burnay, professeure ordinaire à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l’institut Transitions, vient d’obtenir un prestigieux financement WelCHANGE du F.R.S-FNRS pour son projet de recherche interdisciplinaire dédié à l’allongement des carrières. Un enjeu de société au cœur de l’actualité, qu’elle porte en collaboration avec une équipe de démographes de l’UCLouvain.

Visuel article sur Nathalie Burnay avec la chercheuse en photo et les logos du FNRS et de Transitions

Intitulé ACAPARES, ce projet de recherche vise à analyser l’allongement des carrières sous le prisme des parcours de vie des travailleurs et des inégalités auxquelles ils sont confrontés. En collaboration avec le géographe Thierry Eggerickx de l’UCLouvain, Nathalie Burnay cherche à mieux comprendre les freins et les limites de l’allongement des carrières, tel qu’il est encouragé par les autorités publiques.

Image
Nathalie Burnay

Avec ce projet, nous mettons en commun les forces de nos disciplines respectives :  l’analyse des représentations sociales d’une part et la reconstruction des parcours de vie dans une perspective démographique d’autre part. 

Nathalie Burnay Professeure à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l'institut Transitions

Une recherche en trois temps

Concrètement, ce projet, qui s’étend de 2026 à 2030, s’articulera autour de trois axes complémentaires : 

  • Le premier volet analysera les stéréotypes sociaux qui pèsent sur les travailleurs de plus de 50 ans. Pour ce faire, l’équipe s’appuiera sur une vaste enquête quantitative, calquée sur l’enquête CAPA de 2004, déjà supervisée par Nathalie Burnay. L’objectif ? Comparer l’évolution de ces représentations des travailleurs âgés dans un même contexte et sur base du même protocole. Une démarche inédite !
  • Le deuxième volet s’intéressera à la santé des travailleurs âgés. A la lumière de données quantitatives, il s’agira d’observer comment l’état de santé des travailleurs – et notamment des malades de longue durée – influe sur la poursuite ou l’interruption de l’activité professionnelle en fin de carrière.
  • Enfin, le troisième volet interrogera l’influence de l’activité professionnelle sur l’espérance de vie en bonne santé. Les périodes de chômage, d’inactivité ou les conditions de travail plus pénibles seront ainsi passées au crible par les chercheurs.

Pour mener à bien ces recherches, Jean-Paul Sanderson (démographe post-doctorant) a récemment rejoint l’UNamur.

Une thématique au cœur des travaux de Nathalie Burnay

L’analyse des parcours de vie sous l’angle du travail traverse les recherches de Nathalie Burnay. Elle aborde ainsi ces problématiques à partir d’une analyse des politiques sociales, de l’évolution des conditions de travail et des transformations normatives du monde contemporain. En 2023, elle a ainsi obtenu un financement F.R.S-FNRS pour le projet BRIDGE-EXT, consacré au travail post-retraite à travers une étude comparative de différents régimes d’États-providence. Nathalie Burnay vient également d’obtenir un financement ARC (Actions de Recherche Concertées) avec Michel Ajzen (Faculté EMCP) pour le projet « SUSCARE », consacré aux transformations du travail, aux conditions de sa soutenabilité, tant pour les travailleurs que pour les managers.

Découvrez le Pôle Transitions et Ages de la Vie

Le pôle « Transitions et âges de la vie » de l’Institut de recherche Transitions rassemble des chercheuses et chercheurs venus d’horizons disciplinaires différents qui analysent à la fois les transformations normatives qui affectent les parcours de vie et les transitions des âges de la vie. Le pôle est particulièrement reconnu pour ses travaux sur le vieillissement, le sens du travail et la relation d’aide, notamment à travers la notion de care

FNRS, la liberté de chercher

Chaque année, le F.R.S.-FNRS lance des appels pour financer la recherche fondamentale.  Il a mis en place une gamme d'outils permettant d’offrir à des chercheurs, porteurs d’un projet d’excellence, du personnel scientifique et technique, de l’équipement et des moyens de fonctionnement.

Logo FNRS

28 nouveaux projets de recherche financés grâce au FNRS

Prix

Le F.R.S.-FNRS vient de publier les résultats de ses différents appels 2025. Il s’agit des appels « Crédits & Projets » et « WelCHANGE » ainsi que les appels « FRIA » (Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture) et « FRESH » (Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines) visant à soutenir des thèses de doctorat. Résultats pour l’UNamur ? 28 projets sélectionnés témoignant de la qualité et de la richesse de la recherche à l’UNamur. 

Logo FNRS

L’appel « Crédits & Projets » a permis d’obtenir 12 financements pour de nouveaux projets ambitieux. Parmi ceux-ci, notons deux financements « équipement », huit financements « crédits de recherche (CDR) », deux financements « projets de recherche (PDR) » dont un en collaboration avec l’ULB. L’appel de soutien à la recherche doctorale FRIA financera onze bourses de doctorat et l’appel FRESH, trois. 

Deux prestigieux Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) ont également été obtenus.  Ce financement de 3 ans permet de soutenir de jeunes chercheurs permanents désireux de développer un programme de recherche original et novateur en acquérant leur autonomie scientifique au sein de leur département.  

Signalons également les deux projets financés dans le cadre de l’appel « WelCHANGE » ; instrument de financement de projets de recherche ayant des impacts sociétaux potentiels, portés par une promotrice principale ou un promoteur principal relevant des Sciences Humaines et Sociales.

Les résultats en détail

Appel Equipement  

  • Xavier De Bolle, Institut Narilis, Co-promoteur en collaboration avec l’UCLouvain
  • Luca Fusaro, Institut NISM 

Appel Crédits de recherche (CDR) 

  • Marc Hennequart, Institut NARILIS
  • Nicolas Gillet, Institut NARILIS
  • Jean-Yves Matroule, Institut NARILIS
  • Patricia Renard, Institut NARILIS
  • Francesco Renzi, Institut NARILIS
  • Stéphane Vincent, Institut NISM
  • Laurence Meurant, Institut NaLTT
  • Emma-Louise Silva, Institut NaLTT  

Appel Projets de recherche (PDR) 

  • Jérémy Dodeigne, Institut Transitions, Co-promoteur en collaboration avec l’ULB
  • Luc Henrard, Institut NISM; Co-promoteur: Yoann Olivier, Institut NISM 

Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture (FRIA)

  • Emma Bongiovanni - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM
  • Simon Chabot - Promotrice : Carine Michiels, Institut Narilis ; Co-promotrice : Anne-Catherine Heuskin, Institut Narilis
  • Lee Denis - Promotrice : Muriel Lepère, Institut ILEE
  • Maé Desclez - Promoteur : Johan Yans, Institut ILEE ; Co-promoteur : Hamed Pourkhorsandi (Université de Toulouse)
  • Pierre Lombard - Promoteur : Benoît Muylkens, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Amandine Pecquet - Promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Kilian Petit - Promoteur : Henri-François Renard, Institut Narilis ; Co-promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Simon Rouxhet - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM ; Co-promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis
  • William Soulié - Promoteur : Yoann Olivier, Institut NISM
  • Elisabeth Wanlin - Promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Laura Willam - Promoteur : Frédérik De Laender, Institut ILEE 

Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines (FRESH) 

  • Louis Droussin - Promoteur : Arthur Borriello, Institut Transitions ; Co-promoteur : Vincent Jacquet, Institut Transitions
  • Nicolas Larrea Avila - Promoteur : Guilhem Cassan, Institut DeFIPP
  • Victor Sluyters – Promotrice : Wafa Hammedi, Institut NADI
  • Amandine Leboutte - Co-promotrice : Erika Wauthia (UMons) ; Co-promoteur : Cédric Vanhoolandt, Institut IRDENa.

Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) 

  • Charlotte Beaudart, Institut Narilis
  • Eli Thoré Institut ILEE 

Appel WelCHANGE  

  • Nathalie Burnay Institut Transitions, en collaboration avec l’UCLouvain
  • Catherine Guirkinger Institut DeFIPP

Félicitations à tous et toutes ! 

Projet SUSCARE : et si « prendre soin » était la solution à la crise du travail ?

Sociologie
Gestion

Intensification des rythmes de travail, déséquilibre vie pro-perso, contrôle accru des performances… le monde du travail traverse des mutations profondes. Comment, dans ce contexte, permettre aux individus de s’engager et de s’épanouir durablement dans leur activité professionnelle ? Un nouveau projet de recherche ARC baptisé « SUSCARE » propose une solution originale : remettre le concept de care au cœur des pratiques organisationnelles.

Michel Ajzen et Nathalie Burnay

Porté par les professeurs Nathalie Burnay (sociologie) et Michel Ajzen (management) de la Faculté Economie Management Communication sciencesPo (EMCP) de l’Université de Namur, ce projet interdisciplinaire vise à conceptualiser l'éthique du care – « prendre soin » en français – au sein des organisations et les conditions de sa mise en œuvre pour favoriser la soutenabilité au travail. 

« On assiste depuis plusieurs années à une transformation profonde du travail, qui s’accompagne d’une dégradation des conditions de celui-ci mais aussi d’une quête de sens. De plus en plus de travailleurs, qualifiés ou non, ne se contentent plus d’un emploi : ils cherchent un job qui a du sens et qui leur correspond. » - Nathalie Burnay, Professeure à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l'institut Transitions.

L’éthique du care comme levier d’un travail soutenable

Face à ce constat, le duo de chercheurs explore la piste du care comme levier de soutenabilité au travail, soit les conditions de vie et de travail permettant aux individus de s’engager durablement dans une vie professionnelle prolongée.

« L’éthique du care est concept émergent en management, parfois galvaudé sous le terme de "bienveillance". Notre objectif est de poser un regard critique et rigoureux sur ce concept en s’appuyant sur la littérature et les données empiriques. » - Michel Ajzen, Professeur en management des organisations et de l’innovation.

Une méthodologie en plusieurs étapes

Le projet SUScare s’étalera sur 5 ans et s’articulera autour de plusieurs étapes : 

  1. Un état des lieux de la littérature scientifique pour mieux appréhender la notion de travail soutenable dans un monde en transformation ;
  2. Un diagnostic chiffré visant à mesurer l’état de la soutenabilité actuel du travail dans les entreprises belges ; 
  3. Des entretiens approfondis pour comprendre comment travailleurs et managers perçoivent l’enjeu du care au travail ;
  4. Une étude de cas visant à étudier à quelles conditions le care peut devenir un pilier de la soutenabilité au travail.

Pour mener à bien ces travaux, Nathalie Burnay et Michel Ajzen s’entoureront d’une équipe pluridisciplinaire composée de deux doctorants – l’un en sociologie et l’autre en management – ainsi que d’un post doctorant en sciences sociales. 

Les résultats de cette recherche prendront notamment la forme d’un livre blanc à destination des managers et d’une journée d’étude avec des professionnels en ressources humaines.

Projet d'Action Concertée de Recherche

Financés par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), les projets ARC sont des projets d'Action Concertée de Recherche qui visent à développer des centres d'excellence universitaires ou interuniversitaires dans des axes de recherche fondamentale et, si possible, qui mènent des recherches fondamentales et appliquées de manière intégrée et visent à valoriser économiquement et socialement les résultats de la recherche. Elles sont attribuées sur la base de l'excellence académique des candidats, de la valeur ajoutée de chaque groupe de recherche pour atteindre les objectifs du projet de recherche, des compétences complémentaires des équipes de recherche et de la méthodologie du programme de recherche proposé. Leur durée est généralement de 4 à 5 ans. Dans le cas d'un projet interuniversitaire, chaque équipe est soutenue financièrement par sa propre institution.

Dix ans du Centre Vulnérabilités et Sociétés Penser le droit au plus près des réalités humaines

Droit

Créé il y a une dizaine d’années au sein de la Faculté de droit de l’UNamur, le Centre Vulnérabilités et Sociétés (V&S) s’est imposé comme un espace de recherche et de réflexion engagé sur les situations de vulnérabilité contemporaines. Né de la fusion de deux centres existants (PROJUCIT et Droits fondamentaux et lien social), il s’est progressivement structuré autour d’un objectif clair : analyser la manière dont le droit appréhende les réalités vécues par les personnes affectées par la pauvreté, la précarité, les discriminations ou dont les droits fondamentaux risquent d’être compromis.

Photo d'une personne feuilletant le livre "Combattre les violences sexuelles"

Plutôt que de chercher à définir abstraitement la vulnérabilité, le Centre a fait le choix de s’intéresser avant tout aux personnes vulnérables et aux contextes dans lesquels elles évoluent. Femmes, enfants, personnes âgées, victimes, personnes en situation de handicap ou appartenant à des minorités de genre… constituent ainsi le cœur des préoccupations scientifiques du Centre. « Nous partons toujours du terrain, des expériences vécues, pour interroger ensuite le droit et sa capacité à protéger, réparer ou prévenir », explique Stéphanie Wattier, co-directrice du Centre.

Stéphanie Wattier - Centre Vulnérabilités et Sociétés - Faculté de droit de l'UNamur
Stéphanie Wattier, co-directrice du Centre Vulnérabilités et Sociétés (V&S)

Un centre ancré dans l’interdisciplinarité et les transitions sociétales

Depuis son intégration dans l’Institut de recherche Transitions en 2024, le Centre V&S a renforcé son ADN interdisciplinaire. Si le droit reste son point d’ancrage, le dialogue avec d’autres disciplines (philosophie, histoire, sciences politiques, géographie, etc.) est essentiel. « Le droit est indispensable pour structurer la société, mais il arrive souvent trop tard. Il doit être nourri par les analyses sociologiques, anthropologiques ou médicales pour réellement faire évoluer les normes », souligne Stéphanie Wattier.

Cette ouverture permet aux 47 chercheurs du Centre V&S de mieux saisir la complexité des phénomènes étudiés et d’éviter une approche purement normative. Elle favorise également des collaborations riches avec des partenaires extérieurs : associations de terrain, ONG, institutions publiques, magistrates et magistrats, avocates, avocats ou encore les responsables politiques. Ces échanges constants alimentent les recherches et renforcent leur impact sociétal.

Colloques et ouvrages : faire dialoguer droit et terrain

Chaque année, le Centre programme un colloque autour d’une thématique fédératrice, choisie en fonction des enjeux sociétaux contemporains. Ces rencontres constituent un temps fort de dialogue entre chercheuses, chercheurs, actrices et acteurs de terrain. Elles donnent souvent lieu à la publication d’ouvrages collectifs, conçus comme des outils de réflexion et d’action.

À l’occasion de son dixième anniversaire, le Centre a organisé un colloque consacré à un sujet à la fois sensible et essentiel : « Combattre les violences sexuelles ». Ce choix s’est imposé naturellement. « Beaucoup d’entre nous travaillaient, de près ou de loin, sur cette thématique. Et malgré leur ampleur, les violences sexuelles restent encore trop peu traitées en sciences juridiques », explique la co-directrice du Centre.

Combattre les violences sexuelles : une posture engagée

Le colloque anniversaire a rassemblé juristes, associations spécialisées (« Briser le silence » et « Lawyers Victims Assistance »), chercheuses et chercheurs d’autres disciplines, magistrates, magistrats, avocates, avocats, actrices et acteurs institutionnels. Cette diversité reflète la philosophie du Centre : croiser les regards pour mieux comprendre et agir. Les échanges ont porté sur une analyse juridique des violences sexuelles subies par différents publics, notamment les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les victimes de conflits armés ; mais également sur les lieux où elles se manifestent, qu’il s’agisse de la sphère familiale, numérique ou institutionnelle comme l’Église catholique, l’enseignement supérieur ou le monde médical.

De ces travaux est né un ouvrage collectif publié chez Larcier, intitulé « Combattre les violences sexuelles ». Le choix du titre n’est pas anodin. « Nous avons voulu adopter une posture clairement engagée. Le rôle de la doctrine juridique n’est pas seulement de décrire le droit, mais aussi de mettre en lumière des phénomènes trop longtemps tus ou banalisés », expliquent Stéphanie Wattier et Géraldine Mathieu, coordinatrices de l'ouvrage et codirectrices du Centre.

La publication met en évidence deux constats majeurs : les femmes et les enfants demeurent les principales victimes de violences sexuelles, et le droit, s’il est indispensable, reste insuffisant à lui seul. Les contributions soulignent les difficultés liées à la preuve, à la réparation des préjudices corporels et psychologiques, mais également les limites d’une réponse exclusivement pénale.

Prévenir pour mieux protéger

Au fil des colloques et des publications du Centre, qu’il s’agisse des violences de genre au prisme du droit ou du droit des personnes intersexes, un fil conducteur se dessine : la conviction que la prévention est essentielle. « Sanctionner ne suffit pas. Il faut agir en amont, sensibiliser, former, changer les mentalités. Le droit peut accompagner ces évolutions, mais il ne peut pas tout », insiste Stéphanie Wattier.

C’est précisément cette articulation entre droit, réalités de terrain et prévention qui fait la force du Centre Vulnérabilités et Sociétés depuis dix ans. En donnant la parole aux victimes, aux personnes de terrain et aux chercheuses et chercheurs, il contribue à faire évoluer les normes, les pratiques et, progressivement, la société elle-même. Après dix ans d’existence, le Centre poursuit son ambition : mettre le droit au service des personnes, pour qu’il devienne un véritable levier de protection, de reconnaissance et de transformation sociale.

Cet article est tiré de la rubrique "L'expert" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

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Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières

Sciences humaines et sociales
Sociologie

Nathalie Burnay, professeure ordinaire à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l’institut Transitions, vient d’obtenir un prestigieux financement WelCHANGE du F.R.S-FNRS pour son projet de recherche interdisciplinaire dédié à l’allongement des carrières. Un enjeu de société au cœur de l’actualité, qu’elle porte en collaboration avec une équipe de démographes de l’UCLouvain.

Visuel article sur Nathalie Burnay avec la chercheuse en photo et les logos du FNRS et de Transitions

Intitulé ACAPARES, ce projet de recherche vise à analyser l’allongement des carrières sous le prisme des parcours de vie des travailleurs et des inégalités auxquelles ils sont confrontés. En collaboration avec le géographe Thierry Eggerickx de l’UCLouvain, Nathalie Burnay cherche à mieux comprendre les freins et les limites de l’allongement des carrières, tel qu’il est encouragé par les autorités publiques.

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Nathalie Burnay

Avec ce projet, nous mettons en commun les forces de nos disciplines respectives :  l’analyse des représentations sociales d’une part et la reconstruction des parcours de vie dans une perspective démographique d’autre part. 

Nathalie Burnay Professeure à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l'institut Transitions

Une recherche en trois temps

Concrètement, ce projet, qui s’étend de 2026 à 2030, s’articulera autour de trois axes complémentaires : 

  • Le premier volet analysera les stéréotypes sociaux qui pèsent sur les travailleurs de plus de 50 ans. Pour ce faire, l’équipe s’appuiera sur une vaste enquête quantitative, calquée sur l’enquête CAPA de 2004, déjà supervisée par Nathalie Burnay. L’objectif ? Comparer l’évolution de ces représentations des travailleurs âgés dans un même contexte et sur base du même protocole. Une démarche inédite !
  • Le deuxième volet s’intéressera à la santé des travailleurs âgés. A la lumière de données quantitatives, il s’agira d’observer comment l’état de santé des travailleurs – et notamment des malades de longue durée – influe sur la poursuite ou l’interruption de l’activité professionnelle en fin de carrière.
  • Enfin, le troisième volet interrogera l’influence de l’activité professionnelle sur l’espérance de vie en bonne santé. Les périodes de chômage, d’inactivité ou les conditions de travail plus pénibles seront ainsi passées au crible par les chercheurs.

Pour mener à bien ces recherches, Jean-Paul Sanderson (démographe post-doctorant) a récemment rejoint l’UNamur.

Une thématique au cœur des travaux de Nathalie Burnay

L’analyse des parcours de vie sous l’angle du travail traverse les recherches de Nathalie Burnay. Elle aborde ainsi ces problématiques à partir d’une analyse des politiques sociales, de l’évolution des conditions de travail et des transformations normatives du monde contemporain. En 2023, elle a ainsi obtenu un financement F.R.S-FNRS pour le projet BRIDGE-EXT, consacré au travail post-retraite à travers une étude comparative de différents régimes d’États-providence. Nathalie Burnay vient également d’obtenir un financement ARC (Actions de Recherche Concertées) avec Michel Ajzen (Faculté EMCP) pour le projet « SUSCARE », consacré aux transformations du travail, aux conditions de sa soutenabilité, tant pour les travailleurs que pour les managers.

Découvrez le Pôle Transitions et Ages de la Vie

Le pôle « Transitions et âges de la vie » de l’Institut de recherche Transitions rassemble des chercheuses et chercheurs venus d’horizons disciplinaires différents qui analysent à la fois les transformations normatives qui affectent les parcours de vie et les transitions des âges de la vie. Le pôle est particulièrement reconnu pour ses travaux sur le vieillissement, le sens du travail et la relation d’aide, notamment à travers la notion de care

FNRS, la liberté de chercher

Chaque année, le F.R.S.-FNRS lance des appels pour financer la recherche fondamentale.  Il a mis en place une gamme d'outils permettant d’offrir à des chercheurs, porteurs d’un projet d’excellence, du personnel scientifique et technique, de l’équipement et des moyens de fonctionnement.

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28 nouveaux projets de recherche financés grâce au FNRS

Prix

Le F.R.S.-FNRS vient de publier les résultats de ses différents appels 2025. Il s’agit des appels « Crédits & Projets » et « WelCHANGE » ainsi que les appels « FRIA » (Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture) et « FRESH » (Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines) visant à soutenir des thèses de doctorat. Résultats pour l’UNamur ? 28 projets sélectionnés témoignant de la qualité et de la richesse de la recherche à l’UNamur. 

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L’appel « Crédits & Projets » a permis d’obtenir 12 financements pour de nouveaux projets ambitieux. Parmi ceux-ci, notons deux financements « équipement », huit financements « crédits de recherche (CDR) », deux financements « projets de recherche (PDR) » dont un en collaboration avec l’ULB. L’appel de soutien à la recherche doctorale FRIA financera onze bourses de doctorat et l’appel FRESH, trois. 

Deux prestigieux Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) ont également été obtenus.  Ce financement de 3 ans permet de soutenir de jeunes chercheurs permanents désireux de développer un programme de recherche original et novateur en acquérant leur autonomie scientifique au sein de leur département.  

Signalons également les deux projets financés dans le cadre de l’appel « WelCHANGE » ; instrument de financement de projets de recherche ayant des impacts sociétaux potentiels, portés par une promotrice principale ou un promoteur principal relevant des Sciences Humaines et Sociales.

Les résultats en détail

Appel Equipement  

  • Xavier De Bolle, Institut Narilis, Co-promoteur en collaboration avec l’UCLouvain
  • Luca Fusaro, Institut NISM 

Appel Crédits de recherche (CDR) 

  • Marc Hennequart, Institut NARILIS
  • Nicolas Gillet, Institut NARILIS
  • Jean-Yves Matroule, Institut NARILIS
  • Patricia Renard, Institut NARILIS
  • Francesco Renzi, Institut NARILIS
  • Stéphane Vincent, Institut NISM
  • Laurence Meurant, Institut NaLTT
  • Emma-Louise Silva, Institut NaLTT  

Appel Projets de recherche (PDR) 

  • Jérémy Dodeigne, Institut Transitions, Co-promoteur en collaboration avec l’ULB
  • Luc Henrard, Institut NISM; Co-promoteur: Yoann Olivier, Institut NISM 

Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture (FRIA)

  • Emma Bongiovanni - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM
  • Simon Chabot - Promotrice : Carine Michiels, Institut Narilis ; Co-promotrice : Anne-Catherine Heuskin, Institut Narilis
  • Lee Denis - Promotrice : Muriel Lepère, Institut ILEE
  • Maé Desclez - Promoteur : Johan Yans, Institut ILEE ; Co-promoteur : Hamed Pourkhorsandi (Université de Toulouse)
  • Pierre Lombard - Promoteur : Benoît Muylkens, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Amandine Pecquet - Promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Kilian Petit - Promoteur : Henri-François Renard, Institut Narilis ; Co-promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Simon Rouxhet - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM ; Co-promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis
  • William Soulié - Promoteur : Yoann Olivier, Institut NISM
  • Elisabeth Wanlin - Promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Laura Willam - Promoteur : Frédérik De Laender, Institut ILEE 

Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines (FRESH) 

  • Louis Droussin - Promoteur : Arthur Borriello, Institut Transitions ; Co-promoteur : Vincent Jacquet, Institut Transitions
  • Nicolas Larrea Avila - Promoteur : Guilhem Cassan, Institut DeFIPP
  • Victor Sluyters – Promotrice : Wafa Hammedi, Institut NADI
  • Amandine Leboutte - Co-promotrice : Erika Wauthia (UMons) ; Co-promoteur : Cédric Vanhoolandt, Institut IRDENa.

Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) 

  • Charlotte Beaudart, Institut Narilis
  • Eli Thoré Institut ILEE 

Appel WelCHANGE  

  • Nathalie Burnay Institut Transitions, en collaboration avec l’UCLouvain
  • Catherine Guirkinger Institut DeFIPP

Félicitations à tous et toutes ! 

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Événements

28
2026

Séminaire "Methods" | Approches computationnelles du changement sémantique

Séminaire

Séminaire "Methods" | Approches computationnelles du changement sémantique

Pédagogie
Langues
Intelligence artificielle
28
2026 12:45 - 14:00
Université de Namur - rue de Bruxelles, 61 - 5000 Namur
Personne de contact :  Santos Nelson

"Methods" est une série de séminaires organisés par l'Institut Transitions de l'Université de Namur dans le but de favoriser la collaboration interdisciplinaire et l'échange de connaissances. Tous les séminaires se déroulent sous forme hybride.

Oratrice : Barbara McGilivray - Senior Lecturer in Digital and Computational Humanities at King's College London

Le changement sémantique, c'est-à-dire l'évolution du sens des mots au fil du temps, offre des informations cruciales sur les processus historiques, culturels et linguistiques. La langue agit comme un miroir des changements sociétaux, reflétant l'évolution des valeurs, des normes et des progrès technologiques. Comprendre comment le sens des mots évolue nous permet de retracer ces transformations et d'acquérir une compréhension plus approfondie de notre passé lointain et récent.

Ce séminaire explore la manière dont les méthodes computationnelles révolutionnent notre capacité à analyser le changement sémantique dans les textes historiques, relevant ainsi un défi majeur dans le domaine des humanités numériques. Si les méthodes computationnelles avancées nous permettent d'analyser de vastes ensembles de données et de mettre au jour des modèles auparavant inaccessibles, rares sont les algorithmes de traitement du langage naturel qui tiennent pleinement compte de la nature dynamique du langage, en particulier de la sémantique, qui est essentielle pour la recherche en sciences humaines. À mesure que les systèmes d'IA se développent pour mieux comprendre le contexte historique et la dynamique du langage, l'annotation et l'interprétation humaines restent essentielles pour saisir les nuances du langage et son contexte culturel.

Dans cette présentation, je montrerai comment les approches computationnelles et centrées sur l'humain peuvent être combinées efficacement pour examiner le changement sémantique et ses liens avec les développements culturels et technologiques. Je présenterai des exemples illustrant comment le changement sémantique peut être analysé à travers les dimensions temporelles, culturelles et textuelles.

Les séminaires "Methods"

Le séminaire sur les méthodes est une série de séminaires organisés à l'Université de Namur dans le but de favoriser la collaboration interdisciplinaire et l'échange de connaissances. Tous les séminaires se déroulent sous forme hybride.

Cette série de séminaires se concentre sur les approches méthodologiques avancées, en particulier dans les domaines du traitement du langage naturel (NLP), de l'intelligence artificielle (IA), de l'analyse vidéo et d'images, et de l'analyse multimodale.

Pour rester informé des détails des prochains séminaires, merci de vous inscrire à notre liste de diffusion ci-dessous.

28
2026

Colloque - Violences intrafamiliales : comprendre, nommer, agir. Une approche interdisciplinaire et systémique

Congrès / Colloque / Conférence
Congrès / Colloque / Conférence
-
Faculté de droit Institut

Colloque - Violences intrafamiliales : comprendre, nommer, agir. Une approche interdisciplinaire et systémique

28
2026 08:45 - 17:30
Faculté de droit - Auditoire D01 - Rue Grandgagnage - 5000 Namur
S'inscrire à l'événement

Organisé par l’Unité « Droits de l’enfant », en collaboration avec le Service Marchois d’Aide aux Justiciables (SMAJ), ce colloque réunira professeurs, chercheurs, magistrats, avocats, cliniciens et praticiens autour d’un enjeu majeur : mieux identifier, comprendre et traiter les violences intrafamiliales sous toutes leurs formes.

Affiche événement

Organisé par l'Unité « Droits de l’enfant » du centre Vulnérabilités & Sociétés.

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