A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université. 

Tout au long du mois de mars 2026, une série de portraits de femmes de l’université est visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.  

Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences

Photo de Justine Bodart

Un parcours construit pas à pas

Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline. Son master, axé sur la recherche et enrichi d’un stage de quatre mois à l’étranger, confirme cette inclination et lui donne envie d’aller plus loin. 

Elle évoque une discussion déterminante avec sa promotrice, qui l’amène à postuler pour un assistanat, un rôle où elle trouve l’équilibre parfait entre enseignement et recherche. 

« Aujourd’hui, après deux ans d’assistanat, je peux dire que mon intérêt pour la recherche s’est construit au fil du temps, grâce à mes études et à mes expériences. » 

Un avenir à définir, mais avec le spatial en ligne de mire

Dans le cadre de son doctorat, elle travaille en mécanique céleste et s’intéresse aux exoplanètes, ces planètes situées en dehors de notre système solaire. Son objectif : comprendre leur évolution sur le long terme et leur stabilité, qu’il s’agisse de collisions, d’éjections ou d’autres dynamiques possibles. 

Une discipline qui lui permet de combiner ses deux passions : les mathématiques et le spatial. 

« Les mathématiques pures m’attirent moins, mais tout ce qui touche au spatial, et en particulier à la mécanique céleste, me passionne. » 

En troisième année de doctorat, elle préfère avancer étape par étape. 

« Je ne planifie jamais très loin. J’ai, par exemple, décidé assez tard de postuler pour un assistanat. »

 Pour l’après‑thèse, rien n’est arrêté : elle verra si elle souhaite poursuivre dans la recherche ou se tourner vers un autre horizon. Seule certitude : elle veut rester dans le domaine spatial, sous une forme encore à définir. 

La science pour toutes : un message de confiance

Lorsqu’elle évoque la question du genre, elle répond sans hésiter : elle n’a jamais rencontré de difficultés particulières, ni pendant ses études ni au début de sa carrière. 

« Je ne me suis jamais sentie illégitime. Dans ma promotion, il y avait autant de femmes que d’hommes même si les mathématiques restent souvent perçues comme un domaine masculin. » 

Elle nuance toutefois son propos lorsqu’elle évoque ses expériences à l’international. Lors de conférences, la présence féminine se fait plus rare.

« Ça fait toujours plaisir de croiser d’autres femmes, parce que la parité est loin d’être acquise. » 

Au sein de l’université, en revanche, elle ne dit pas avoir ressenti d’obstacles liés à son genre. 

Aux jeunes filles qui envisagent une carrière similaire, elle adresse un message simple et encourageant : 

« Il ne faut vraiment pas hésiter. Les études en mathématiques et en sciences sont accessibles à toutes et la question du genre n’a rien à voir avec l’intérêt pour les sciences. Je me suis toujours dit que j’étais aussi légitime que n’importe qui d’autre. » 

Des propos recueillis par quatre étudiantes de l’UNamur : Mara Carpentier, Zoé Degraeve, Anaëlle Gonon et Nina Weber. 

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Séphora Boucenna doyenne faculté des sciences éducation et formation

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Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

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Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres

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