Ses recherches portent plus particulièrement sur les maladies vectorielles, c’est-à-dire transmises par des organismes comme les moustiques. Parmi elles figurent notamment la malaria et la dengue. Pour mieux comprendre leur répartition géographique, la chercheuse croise différents facteurs susceptibles d’influencer leur transmission. L’environnement joue évidemment un rôle, puisqu’il détermine notamment les endroits où les moustiques peuvent se développer, mais il ne suffit pas à expliquer la propagation d’une maladie.
“J’adopte une vision assez systémique. Nous allons nous intéresser à l’environnement, mais également aux comportements humains, à la mobilité, etc.” Une partie de ses recherches porte ainsi sur l’impact des transformations rapides de nos environnements, comme l’urbanisation rapide du continent africain, sur les maladies transmises par les moustiques.
Des travaux qui viennent aujourd’hui de bénéficier d’une importante reconnaissance. Catherine Linard profitera pendant trois ans d’un mandat de la Fondation Francqui. Son dossier a d’abord été sélectionné par le Conseil de recherche de l’UNamur avant d’être retenu par la Fondation.