La résistance aux antibiotiques est l’un des grands défis de santé publique. Certaines bactéries produisent des enzymes, appelées bêta-lactamases, capables de rendre inefficaces des antibiotiques très utilisés, comme les bêta-lactamines. Parmi elles, les résistances aux carbapénèmes, souvent réservés aux infections graves, sont particulièrement préoccupantes.
Identifier rapidement ces résistances est essentiel pour adapter le traitement, éviter l’usage inutile d’antibiotiques de dernier recours et limiter la propagation de bactéries résistantes dans les milieux de soins.
L’objectif de STABLE2 est de réduire le délai entre le prélèvement d’un échantillon et l’obtention d’un diagnostic. « Pour y parvenir, le projet combine chimie de synthèse, électrochimie et microbiologie. Il vise à concevoir des molécules analogues aux bêta-lactamines, puis à mesurer leur transformation lorsqu’elles entrent en contact avec les enzymes responsables de certaines résistances », explique la doctorante Jozie Tientcheu.
Cette transformation peut générer un signal électrochimique mesurable. À terme, cette approche pourrait contribuer au développement de tests plus rapides, plus ciblés et mieux adaptés aux besoins des laboratoires et du monde hospitalier.