La collaboration avec Rachel Kranton a représenté, à bien des égards, l’aboutissement du parcours intellectuel de George Akerlof. L’« économie de l’identité » a rassemblé des thèmes présents depuis des décennies : les attentes sociales, les croyances collectives, les normes, les institutions. Les frontières entre l’économie, la sociologie, la psychologie et les sciences politiques sont souvent moins rigides que ne le laissent entendre les institutions universitaires. Le comportement humain ne respecte pas les frontières disciplinaires.
« Ce que les gens pensent devoir faire influence ce qu’ils font réellement. »
George Akerlof
Ce qui ressort en fin de compte des réflexions de George Akerlof, c’est une idée simple mais puissante : l’économie est une science des personnes avant d’être une science des marchés. Les marchés, les institutions et les politiques comptent. Mais la compréhension du comportement humain reste essentielle.
Ce principe est au cœur de l’identité du CRED. Qu’il s’agisse d’étudier la pauvreté, les inégalités entre les sexes, le développement des marchés, les institutions publiques ou l’action collective, le centre cherche à comprendre comment les résultats économiques sont façonnés par les interactions entre les individus, les communautés et les institutions. Ce faisant, il s’inscrit dans une tradition de recherche alliant rigueur analytique et préoccupation profonde pour les problèmes du monde réel.
Pour George Akerlof, l’objectif de l’économie a toujours été de mieux comprendre la société et d’améliorer le bien-être humain. Pour le CRED, cette ambition reste aujourd’hui plus que jamais d’actualité.