Créées en 1933, les Chaires Francqui visent à favoriser les échanges entre universités et à mettre en valeur l’excellence académique. Chaque année, des universités belges invitent des professeurs issus d’autres institutions à donner une série d’environ dix heures de cours, précédée d’une leçon inaugurale ouverte à un public plus large. 

Cette année, la KU Leuven a choisi d’inviter Catherine Guirkinger, professeure d’économie à l’Université de Namur. “Ce qui m'intéresse, c'est la façon dont les arrangements au sein des couples et des familles se recomposent quand le monde autour d'eux change, et ce que ces recompositions changent pour chacun de leurs membres.” “ Ses travaux, menés principalement en Afrique subsaharienne mais aussi en Europe, combinent enquêtes de terrain, expériences et données historiques. 

Une leçon inaugurale et trois cours avancés

La Chaire Francqui débutera par une leçon inaugurale intitulée Economic Change and the Family: Adjustment and Resistance, suivie de trois cours plus techniques destinés aux étudiant·es en master de recherche et en doctorat. Catherine Guirkinger y montrera comment les changements économiques, les lois ou les normes sociales peuvent influencer les décisions prises au sein des ménages. “On ne peut pas ignorer la façon dont les choses se passent à l’intérieur de la famille : toutes politique est en quelque sorte filtrée par celle-ci”, souligne-t-elle. 

Elle s’appuiera notamment sur ses recherches consacrées au divorce, aux violences domestiques, à la prise de décision dans les couples et à l’influence de l’environnement économique sur les familles. Ces cours seront également l’occasion d’échanger avec des étudiant·es déjà engagé·es dans la recherche. “On peut aller plus loin avec un tel public”, souligne Catherine Guirkinger. “C’est toujours très stimulant”.  

Une nouvelle occasion de rapprocher l’UNamur et la KU Leuven

Cette Chaire Francqui s’inscrit aussi dans une relation déjà existante entre l’UNamur et la KU Leuven. Les économistes des deux universités ont notamment collaboré dans le cadre d'un projet EOS (Excellence of Science), le programme de recherche conjoint du FNRS et du FWO. Catherine Guirkinger garde un très bon souvenir de cette expérience : “Ce programme a donné lieu à des échanges scientifiques très riches. Cette chaire est une belle occasion de les prolonger.” 

Sa présence à Leuven offrira ainsi une nouvelle occasion de faire circuler les idées, de partager les recherches menées à Namur et de prolonger les collaborations entre les deux institutions. Félicitations à Catherine Guirkinger pour cette belle distinction !