Ce que l’Anthropocène fait à la philosophie de l’histoire
Colloque organisé par Louis Carré (UNamur), Igor Krtolica (Université Picardie Jules Vernes), Sébastien Laoureux (UNamur) et Jean-Baptiste Vuillerod (UNamur) Afin de clore le projet de recherche « Ce que l’Anthropocène fait au temps. Recherche philosophique sur les historicités et récits de la crise environnementale » (PDR FNRS, 2022-2025), ce colloque souhaite interroger la transformation des problématiques de la philosophie de l’histoire à l’aune de la question écologique contemporaine. Dans une démarche qui vise à la fois à prendre en compte la spécificité du contemporain et à faire dialoguer le diagnostic sur le présent avec une perspective historiographique plus large, il s’agit, d’une part, de discuter ce que devient la philosophie de l’histoire à l’âge de l’Anthropocène, et, d’autre part, de questionner en retour la possibilité de relire les philosophies de l’histoire des XVIIIe et XIXe siècles à partir des enjeux actuels. Notre point de départ est le double constat d’une crise des philosophies de l’histoire et, en même temps, d’une réinvention de celles-ci. D’un côté, la question écologique prolonge et accentue la crise profonde qui avait touché les philosophies de l’histoire à la suite des événements tragiques du XXe siècle : l’impossibilité de croire de manière naïve au progrès et à toute forme de téléologie historique, la problématisation d’une confiance exacerbée dans la capacité de la technique et de la science à émanciper l’humanité, le refus d’un temps homogène et vide qui néglige la diversité des rythmes et des temporalités historiques. De l’autre, les imaginaires de la catastrophe écologique font resurgir des motifs typiques de la philosophie de l’histoire, qui se retrouvent aussi bien dans les croyances technophiles de la géoingénierie que dans les horizons dystopiques et survivalistes d’un effondrement inéluctable – et l’on peut en outre se demander si même les débats autour de la légitimité du concept d’Anthropocène, aussi bien dans son acception géologique que dans ses usages plus populaires, ne dépendent pas également de philosophies de l’histoire implicites.Programme Jeudi 12 mars 11h-13h30 « Nature, histoire, géographie » Stefanie Buchenau (Université Paris 8) : « Géographie et philosophie de l’histoire chez Kant »Grégory Quenet (Université UVSQ-Paris Saclay) : « Genres de vie, entre Vidal de la Blache et Marc Bloch, une alternative à la classe écologique ? »Jean-Baptiste Vuillerod (UNamur) : « Alexander von Humboldt et Carl Ritter : naissance de la géographie scientifique et philosophie de l’histoire en Allemagne » 14h30-17h00 « Rompre (avec) l'histoire » Jeanne Etelain (Université Paris Nanterre - MO.CO. ESBA) : « Ce que l’Anthropocène fait à l’espace : vers une philosophie de la géographie ? »Louis Carré (UNamur) : « Les vestiges de la nature : archéologie de l'actualisme en histoire et en géologie »Frédéric Monferrand (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : « Révolution : politique et histoire à l'heure de l'Anthropocène »Vendredi 13 mars 10h30-13h00 : « Échelles de temps » Nicolas Schroeder (ULB) : Des “racines historiques de notre crise écologique” : Anthropocène et Histoire du Moyen Âge »Igor Krtolica (Université de Picardie Jules Verne, IUF) : « De la microstoria à la Big History, combien d’histoires ? »Sébastien Laoureux (UNamur) : « Du global au planétaire, et retour. Quelle philosophie de l’histoire chez Chakrabarty ? » 14h-16h : « Le choc de l'Anthropocène » Perrine Wilhelm (Université Paris 8) : « Günther Anders et les dévorations du monde : une critique culturelle du phagocène »Laëtitia Riss (UNamur) : « De l’apocalypse au globocide : Anders, penseur de l’Anthropocène » Plus d'infos sur le site du Centre ARCADIE
Voir le contenu
Savoir et vérité : la formation universitaire à l’époque de la post-vérité
Après s'être intéressée à la problématique des « Communs », de la gestion des « biens communs » , de la « santé comme bien commun », la Chaire s’arrête cette année sur la problématique du « savoir » comme « bien commun » et du rôle que l’Université est appelée à jouer dans la création et la transmission du savoir. Comme son titre — « Université et société. Que peut le savoir pour le bien commun ? » — le montre, la valeur et le sens que la société accorde au savoir, encore plus dans une perspective universelle, ne va pas de soi. Séance inaugurale de la Chaire le 19 février à 18h30 à l'Auditoire S01 (Faculté des sciences, Rue Grafé 2)
Plus d'infos sur la Chaire
Voir le contenu
Qu’est-ce qu’une université ? Origine et histoire d’une institution « millénaire »
Après s'être intéressée à la problématique des « Communs », de la gestion des « biens communs » , de la « santé comme bien commun », la Chaire s’arrête cette année sur la problématique du « savoir » comme « bien commun » et du rôle que l’Université est appelée à jouer dans la création et la transmission du savoir. Comme son titre — « Université et société. Que peut le savoir pour le bien commun ? » — le montre, la valeur et le sens que la société accorde au savoir, encore plus dans une perspective universelle, ne va pas de soi. Plus d'infos à venir bientôt...
Voir le contenu
Université et société : faut-il former des techniciens ou des citoyens ?
Après s'être intéressée à la problématique des « Communs », de la gestion des « biens communs » , de la « santé comme bien commun », la Chaire s’arrête cette année sur la problématique du « savoir » comme « bien commun » et du rôle que l’Université est appelée à jouer dans la création et la transmission du savoir. Comme son titre — « Université et société. Que peut le savoir pour le bien commun ? » — le montre, la valeur et le sens que la société accorde au savoir, encore plus dans une perspective universelle, ne va pas de soi. Plus d'infos à venir bientôt...
Voir le contenu
Savoir et bien commun : comment gérer une université pour servir le bien commun ?
Après s'être intéressée à la problématique des « Communs », de la gestion des « biens communs » , de la « santé comme bien commun », la Chaire s’arrête cette année sur la problématique du « savoir » comme « bien commun » et du rôle que l’Université est appelée à jouer dans la création et la transmission du savoir. Comme son titre — « Université et société. Que peut le savoir pour le bien commun ? » — le montre, la valeur et le sens que la société accorde au savoir, encore plus dans une perspective universelle, ne va pas de soi. Plus d'infos à venir bientôt...
Voir le contenu
Lunch de la philo | Boris Tilquin, scénariste
Après un bachelier en Philosophie à Namur, Boris Tilquin travaille comme chef décorateur avant d'intégrer un bachelier de montage à l'IAD à Louvain-La-Neuve, de collaborer à l'écriture avec plusieurs réalisateurs et d'intégrer un master en Ecriture de scénario à l'IAD. Il sort en 2016 et travaille directement comme scénariste sur une série télévisée et plusieurs films de cinéma. Il est également Vice Président de l'Association des Scénaristes entre 2018 et 2023 et membre effectif de la Commission du film du Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie Bruxelles de 2020 à 2025. À partir de 2020, il transmet son expérience de scénariste à des étudiants dans des conférences et des cours du soir. En 2023, il intègre le Master en Cultures et pensées cinématographiques pour revenir dans cette faculté de Philosophie de Namur... qu'il est décidément difficile de quitter !Sandwich offert sous condition d'inscription avant le lundi 31/10 à l'adresse : laetitia.riss@unamur.be
Voir le contenu
Collège Belgique | Être ou ne pas être dans l'anthropocène
En avril 2024, les instances officielles de l’Union Internationale des Sciences Géologiques (IUGS) entérinaient la décision de ne pas considérer l’Anthropocène - cet âge nouveau dans l’histoire de la Terre, qui verrait les activités des sociétés humaines modifier de fond en comble un ensemble de cycles géobiochimiques - comme la dernière époque en date sur l’échelle des temps géologiques. Si l’annonce du verdict a pu surprendre, voire scandaliser, bon nombre de savants et le grand public, ses attendus avaient des racines bien plus profondes. En amont de la récente décision, le débat avait fait rage parmi la communauté des géologues et des stratigraphes de savoir si l’Anthropocène était à prendre comme un « évènement », s’inscrivant dans la longue durée, ou, au contraire, comme une « époque », inédite et sans précédent. Il s’agira, lors de ce cours-conférence, de mettre à plat la controverse scientifique, en en interrogeant, depuis une perspective philosophique, les enjeux épistémologiques, mais aussi politiques. Le principal de ces enjeux étant de déterminer ce que signifie, sur le plan de l’histoire de la Terre, comme sur celui de l’histoire humaine, un changement d’époque.Evènement gratuit.
Plus d'infos sur le site de l'Académie Royale
Voir le contenu
Démocratie, 2500 ans, recherche public(s) désespérément
Et si par le débat et la confrontation, nous pouvions faire advenir ensemble de nouveaux communs, politiques, parce que pensés et décidés ensemble, dans un théâtre, comme il y a 2500 ans ?Une philosophe, Barbara Stiegler, et un historien, Christophe Pébarthe, décident de faire de la démocratie un spectacle. Ils la mettent en mots. Ils la jouent comme elle se joue dans leur propre vie, privée, professionnelle, intellectuelle et militante.Discours, dialogues, débats contradictoires entre eux constituent autant d’occasions de comprendre la nature de la prétention contenue dans ce concept politique inventé par des Athéniens : démocratie, dêmos/kratos, pouvoir du peuple sur lui-même. Ils confrontent leurs réflexions aux bruits médiatiques, à ce sens commun dont la musique lancinante finit le plus souvent par faire oublier aux citoyens leur légitime désir de se gouverner eux-mêmes.Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe partagent avec l’auditoire, en lui adressant cette première question qui ouvrait les assemblées athéniennes: «Qui veut prendre la parole ?».Les départements de philosophie et d'histoire, les instituts ESPHIN et PaTHs, en collaboration avec le CAL (Centre d'Action Laïque) de Namur, vous offrent la possibilité d'assister gratuitement à ce spectacle des questions essentielles. Inscription est obligatoire : contact@laicite.com ou 081 73 01 31GRATUITLe spectacle sera suivi d’un drink.
Voir le contenu
Une mission exploratoire pour tisser des liens avec le Sénégal
Une délégation de l’Université de Namur a participé à une mission exploratoire à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, au Sénégal. L’objectif : découvrir les recherches menées sur le terrain, rencontrer les chercheurs de l’UCAD et initier de futures collaborations entre les deux institutions.
Voir le contenu
L’eau, un bien commun à préserver
A quelques jours de la Journée mondiale de l’eau et du Printemps des Sciences 2025, nous vous invitons à une conférence inaugurale sur la thématique de l’eau comme bien commun. Dans une société marquée par les crises et les dérèglements climatiques, réaffirmer la place de l’eau comme “bien commun” pourrait être une voie prometteuse pour mieux préserver ce patrimoine collectif si précieux.4 expert·e·s aux profils variés viendront partager leurs perspectives pour éclairer cet enjeu crucial.Au programme :Mots d’introduction et de bienvenue : Adrien Dolimont, Ministre-Président de la Wallonie et Ministre en charge de la Recherche Annick Castiaux, Rectrice de l’Université de NamurNicolas Velings, Directeur du Département des Sciences, des Technologies et du Vivant de la Haute Ecole Louvain en Hainaut et Président de Synhera Table-ronde animée par Anne-Sophie Bruyndonckx, avec :Nicolas Brasero, Coordinateur du Contrat de Rivière Haine ASBLAurore Degré, Professeure de physique des sols et d’hydrologie et Vice-Doyenne à l’Enseignement à l'ULiège – Gembloux Agro-Bio TechPatrick Kestemont, Professeur ordinaire de la Faculté des Sciences de l'UNamur, Directeur du laboratoire de Physiologie et Toxicologie Environnementale, Institut de Recherche Life, Earth & EnvironmentLaura Rizzerio, Philosophe, Professeure à l'UNamur, Directrice du Centre Universitaire Notre-Dame de la Paix et membre de l'Institut ESPHINEchanges avec le publicLe Printemps des Sciences est LE rendez-vous incontournable de la culture scientifique et technologique (STEM) en Wallonie et à Bruxelles. L’édition 2025, qui se déroulera du 24 au 30 mars 2025, a pour thème “Eau-rêka”.
Voir le contenu
Le spatial, entre rêve et enjeu stratégique
L’espace est devenu le lieu d’importants enjeux économiques et stratégiques. Membre de l’Alliance européenne UNIVERSEH, l’UNamur explore cette thématique spatiale dans ses différents départements, de la physique à la géologie, en passant par les mathématiques, l’informatique ou la philosophie. Sans oublier de s’adresser au grand public, que les étoiles font toujours rêver...
Voir le contenu
Actualité et usages contemporains de la philosophie pratique hégélienne
Séminaire de recherche co-organisé par Louis Carré et Sabina Tortorella dans le cadre des activités de l’Institut Esphin, du Département de philosophie, et du Centre Arcadie ainsi que du projet Marie Skłodowska-Curie SOCIAL Ce séminaire se propose d’explorer les usages contemporains de la pensée pratique de Hegel ainsi que d’en interroger la pertinence et l’héritage. Des thèmes centraux dans les débats philosophiques récents, tels que la globalisation, la race, le féminisme ou l’anthropocène, ainsi que les défis contemporains auxquelles la réflexion philosophique se trouve confrontée – comme la justice sociale et la transition écologique, la souveraineté de l’Etat face aux marchés internationaux et à l’émergence de sujets supranationaux, ou encore la crise de la démocratie face à la montée du populisme et au retour de la guerre – peuvent solliciter une mobilisation de la pensée hégélienne. L’objectif de ce séminaire n’est pas nécessairement de proposer une lecture strictement historico-philosophique de la pensée hégélienne, mais plutôt de chercher à porter Hegel au-delà de Hegel lui-même, en engageant une réflexion sur des problématiques qui trouvent en lui une première formulation, mais qui se sont développées bien au-delà de son cadre conceptuel, ou encore en interrogeant ses concepts à partir de perspectives qui ne se revendiquent pas nécessairement de l’hégélianisme. Cette approche vise ainsi à faire dialoguer la pensée de Hegel avec d’autres traditions philosophiques et courants de philosophie politique afin d’interroger sa capacité à éclairer certains enjeux majeurs de notre époque. En mettant en question son actualité et ses limites, ce séminaire entend examiner ce que la philosophie pratique hégélienne peut encore nous apporter aujourd’hui et comment elle permet d’interroger nos propres problèmes sous un angle renouvelé. Si elle ne peut pas probablement fournir des solutions toutes faites, elle peut en revanche nous aider, peut-être, à poser les bonnes questions et à penser autrement les tensions de notre époque.Chiara Magni (Università degli Studi Roma Tre) interviendra sur le thème : « Quel droits pour l'accusé et pour la personne condamnée ? Poursuite pénale et dignité humaine à la lumière de la philosophie pratique de Hegel »Lien pour assiter au séminaire en ligne Contact : sabina.tortorella@unamur.beThis project has received funding from the European Union’s Horizon Europe research and innovation programme under the Marie Skłodowska-Curie grant agreement No 101150961.
Voir le contenu