Colloque international - Mémoire(s) et concurrence politique dans le monde romain (IIIe s. av. - IVe s. ap.)
L’étude des phénomènes mémoriels dans les sociétés antiques est un domaine de recherche en développement depuis les années 1990, particulièrement dynamique au cours de la dernière décennie. La prise de conscience de l’impact de la mémoire, du fait de sa plasticité, sur les acteurs sociaux et politiques des mondes anciens ouvre de nouvelles perspectives d’analyse de phénomènes et évènements attestés. Le colloque propose d’étudier le recours à la mémoire et à ses dynamiques spécifiques en contexte de concurrence politique, dans des sphères variées et en épousant un cadre chronologique large, du IIIe siècle av. J.-C. au IVe ap. J.-C., avec l’objectif d’encourager le dialogue entre spécialistes respectifs.Organisateurs : Simon Lambert (Aspirant F.R.S.-FNRS), Pierre Assenmaker (Professeur, UNamur) et Françoise Van Haeperen (Professeure ordinaire, UCLouvain)Infos et inscriptions : simon.lambert@unamur.be
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Colloque international - Beyond the State: New Perspectives on the Conceptual Relationships Between Constitution and Society
Constitutionalism, understood as a means of establishing a political autonomous from society, is seen as having constructed the opposition between the State and society. At the same time, the concept of constitutionalism is increasingly being used to describe other forms of social power and normativity – such as the economy, finance, digital, technologies, media, environment – even though the concrete and theoretical implications of these shifts have not always been fully clarified. More recent trends have emerged within the framework of socio-constitutionalism or societal constitutionalism to challenge the reduction of constitutional issues to state-individual relations, acknowledging the complexity of power. Despite their heterogeneity in assumptions, as well as in their descriptive, normative, and theoretical dimensions, these approaches have contributed to renew the inquiry into the relationship between constitution and society. The purpose of the conference is to assess the current boundaries of constitutionalism and to explore theoretical proposals seeking to overcome them. These approaches raise several fundamental questions: What role should be granted to social actors and sectors within constitutionalism? How can their normative autonomy be acknowledged while also regulating their private power and expansionist tendencies? To what extent do these transformations challenge traditional forms of politics? At what cost might the relationship between constitution and society be reconsidered today?
Programme
29 janvier9:00 Welcome9:30-10:00 Introduction: Manon Altwegg-Boussac (Paris-Est Creteil University/IUF) and Sabina Tortorella (MSCA/University of Namur)From State to Society: New Challenges for ConstitutionalismChair: Isabelle Aubert (Paris Panthéon-Sorbonne University)10:00-10:30 Thomas Boccon-Gibod (Grenoble Alpes University): Relationships between Constitution and Society10:30-11:00 Simone Mao Zhenting (Harvard University): Constitutionalising Society in an Age of Fragmented Authority: From State-Centrism to Social Constitutional Norms11:00-11:30 Discussion11:30-12:00 Coffee Break12:00-12:30 Angelo Jr Golia (Luiss Guido Carli): Societal Constitutionalism and General Theory of Law (beyond the State): Norm, Order, Interpretation12:30-12:45 Discussion12:45-14:30 LunchMoving Beyond the Nation-State: Theoretical PerspectivesChair: Eleonora Bottini (Sciences Po)14:30-15:00 Jean-François Kervégan (Paris Panthéon-Sorbonne University): Politics below and beyond the State: Schmitt and Kojève in Comparative Perspective15:00-15:30 Paul Linden-Retek (University at Buffalo School of Law): Postnational Society and its Law15:30-16:00 Discussion16:00-16:30 Coffee BreakNew Conceptual Tools: Alterity and DerogationChair: Eleonora Bottini (Sciences Po)16:30-17:00 Horatia Muir Watt (Sciences Po): On the Borderline (and beyond the State): Ontologizing Alterity on the Terms of the Law17:00-17:30 Raffaele Bifulco (Luiss Guido Carli): Derogation as Legal Response to Social Differentiation17:30-18:00 Discussion18:00 Dinner30 janvier9:00 WelcomeMapping Sectoral Constitutions: Case StudiesChair: Sabina Tortorella (MSCA/University of Namur)9:30-10:00 Francesco Martucci (Panthéon-Assas University): Trust and Distrust. State, Society and Money at the Digital Era10:00-10:30 Nefeli Lefkopoulou (Sciences Po): Exploring Constitutional Narratives in Meta’s Oversight Board: Replicating or Renewing Traditional Constitutionalism?10:30-11:00 Discussion11:00-11:30 Coffee Break11:30-12:00 Manuela Niehaus (University of Administrative Sciences Speyer): Global Climate Constitutionalism beyond the State?12:00-12:30 Mathilde Laporte (Pau University): The Debated Protection of Constitutional Rights within Social Orders beyond the State. The Example of Gated Communities12:30-13:00 Discussion13:00-14:30 LunchCritical Insights: Take the Leap?Chair: Manon Altwegg-Boussac (Paris-Est Creteil University/IUF)14:30-15:00 Chris Thornhill (University of Birmingham): The Military in Sociological Constitutionalism15:00-15:15 Discussion15:15-15:45 Coffee Break15:45-16:15 Jörn Reinhardt (Fulda University of Applied Sciences): Regression and Progress in Constitutionalism beyond the State16:15-16:45 Martin Loughlin (LSE): The Concept of Constitution16:45-17:15 Discussion17:15 Cocktail
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Les désirs guerriers de la modernité
Après une présentation de l'ouvrage, Déborah V. Brosteaux sera interrogée par Thibault De Meyer et Vivien Giet.Entrée libre. Bienvenue à toutes et tous.Présentation du livreFace aux guerres dans lesquelles les pays d’Europe sont impliqués, nous oscillons en permanence entre anesthésie et frénésie. Certaines situations guerrières donnent lieu à un échauffement affectif, un « regain » d’énergies psychiques et sociales, tandis que d’autres sont à peine nommées, reléguées au loin. Cette enquête philosophique creuse l’ambivalence de nos rapports à la guerre, inscrite au coeur de l’histoire sensible de la modernité.Inspiré des écrits de Walter Benjamin, de W. G. Sebald ou encore de Klaus Theweleit, l’ouvrage explore ces affects guerriers à travers le XXe siècle, et interroge leur héritage : la froideur de la mise à distance, le déni des ruines après 1945, le désir d’intensification de l’expérience de soi, qui mobilise les imaginaires en 1914-1918 et s’engloutit dans les tranchées… voire mute en passions fascistes qui se nourrissent activement de la dévastation.Déborah V. Brosteaux prend au sérieux ces désirs, y compris dans leurs attraits. Et se demande : quelles transformations affectives activer pour résister aux mobilisations guerrières ?
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Rencontre avec Bart Van Loo
En 2020, lorsque paraît Les Téméraires, Quand la Bourgogne défiait l'Europe, le public découvre le souffle épique et érudit de Bart Van Loo. L'auteur, passionné d'histoire et de culture françaises, y retrace la foisonnante saga des Ducs de Bourgogne et met du même coup en perspective un millénaire d'histoire européenne.Avec Le tour de la Grande Bourgogne, Bart Van Loo poursuit l'aventure de manière peu académique. C'est à pied qu'il va cette fois arpenter les territoires bourguignons, passant de la Belgique aux Pays-Bas, puis descendant vers Dijon, la Bourgogne, la Franche-Comté et la Suisse. Son périple met en lumière les traces du passé, les chefs-d'oeuvre artistiques, les péripéties d'un État qui, s'il fut éphémère, n'en a pas moins laissé une empreinte profonde sur la France, la Belgique et les Pays-Bas. Le tour de la Grande Bourgogne est traduit par Isabelle Rosselin et Emmanuelle Tardif.L'entretien avec Bart Van Loo sera mené par Axel Tixhon, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Namur et par Anouk Delcourt, libraire.La rencontre aura lieu dans l'Auditoire L12 de la Faculté de Philosophie et Lettres, Rue de Bruxelles 61 à Namur.La participation est gratuite mais la réservation indispensable: info@librairiepointvirgule.be
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William Lejeune : un premier pas entre deux rives de l’Atlantique
Fruit du jumelage historique entre les villes de Namur et de Lafayette, la collaboration entre l’UNamur et l’University of Louisiana at Lafayette a pris une nouvelle dimension académique ces dernières années. Officialisé en 2022 par la signature d’un accord-cadre, ce partenariat a donné naissance à un programme de mobilité visant à renforcer l’usage du français et la francophonie au sein des deux universités. En 2026, cette coopération trouve une incarnation concrète avec l’arrivée à Namur de William Lejeune, inscrit en deuxième année d’orthophonie et premier étudiant cajun à bénéficier de ce dispositif, soutenu notamment par une bourse de la Fondation Lafayette. Entre découverte culturelle, défis linguistiques et ambitions académiques, il raconte son expérience de l’autre côté de l’Atlantique.
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Médecine et littérature : quand les mots soignent aussi
Le 21 février dernier, l’Université de Namur a accueilli le colloque « Médecine et littérature », organisé par le groupe d’histoire de la médecine et des sciences de la santé, avec le soutien de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Près de 70 participants se sont réunis dans les locaux de la Faculté de médecine pour une journée de réflexion particulièrement ouverte et stimulante, consacrée aux liens profonds et anciens entre pratiques médicales et création littéraire.
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Quand la photographie interroge les enjeux (géo)politiques, économiques et environnementaux du nucléaire
Entre risques de « globocide » et gestion millénaire des déchets, le nucléaire cristallise les angoisses de notre époque tout en restant largement invisible dans le débat public. Porté par une recherche FNRS menée par Danielle Leenaerts, chargée de cours au Département d’archéologie et sciences de l’art, un projet tripartite comprenant exposition, livre et journée d’étude interdisciplinaires, offre une plongée inédite dans la représentation du nucléaire par des artistes belges et internationaux.
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(Faire) face au nucléaire - journée d'étude
Matinée (9h30-12h30) Modérateur : Thibault DE MEYER (philosophe, UNamur)Approches pluridisciplinaires de la réalité nucléaireIntroduction 9h30 (Danielle LEENAERTS)9h40 : Giacomo LOPOPOLO (doctorant, Physique, UNamur)De l’atome à l’énergie nucléaire.Dans cette présentation, nous reprendrons les bases de l’énergie nucléaire. Pour comprendre son origine, nous repartirons du modèle de l’atome. Nous verrons alors que la radioactivité provient des noyaux (atomiques) instables. Ensuite, les différents types de désintégrations radioactives seront abordés ainsi que leurs propriétés générales. Une fois ces bases posées, nous constaterons que la radioactivité est partout autour de nous, c’est la « radioactivité naturelle ». Enfin, nous (re)découvrirons comment les physiciens des années 30 ont compris tout le potentiel de l’énergie nucléaire.10h05 : Julien COLAUX (physicien, UNamur)Le nucléaire : entre défis, sécurité et bénéfices.Cette présentation explore le fonctionnement des centrales nucléaires et leurs principales technologies, en comparant la sûreté des REP (Belgique) avec les vulnérabilités des RBMK (Tchernobyl). Elle aborde la gestion des déchets radioactifs, la place du nucléaire dans le mix énergétique belge et illustre les bénéfices de la radioactivité, notamment en médecine, industrie et recherche.10H30 : Martin DENOUN (postdoctorant, Sociologie, ULiège)Perceptions nucléaires. Des photons aux fissures, retour quelques régimes de perceptibilité en milieu nucléaire.A partir de deux exemples, nous proposerons de parcourir quelques régimes de perceptibilité en milieu nucléaire. Souvent problématisés comme invisibles, les rayonnements ont pourtant fait l’objet d’intenses efforts de mises en visibilité. Le premier cas sera celui, entre 1905 et 1945 des impressions sur papier et pellicule photographique. Le second concernera des fissures millimétriques découvertes sur l’ensemble des réacteurs français à partir de 2021.10h55-11h15 : Pause11h15 : Christine BERGÉ (anthropologue, EHESS, Paris)Fin de vie d'une centale nucléaire. Culture industrielle, vertige mémorielUne centrale nucléaire est un objet vulnérable. La décision de démanteler accentue cette vulnérabilité en provoquant des paradoxes. L'objet industriel passe d'une histoire de production à une histoire inversée, qui n'est pas celle de la destruction : méthodiquement, il faut morceler et archiver ce qui vivait comme un tout organique. La culture de la production s'ouvre vers le deuil, puis vers le "retour d'expérience", et invente une mémoire confrontée à l'irreprésentable.11h40 : Laetitia RISS (doctorante, Philosophie, UNamur)La lumière aveuglante de la bombe. Günther Anders, penseur de l’âge atomiqueLe flash de la bombe nucléaire est sans équivalent dans l’histoire : il éblouit d’une lumière d’anéantissement. Cette contribution propose ainsi de montrer en quoi l'entrée dans « l’âge atomique » bouleverse la philosophie qui doit désormais penser depuis un inquiétant clair-obscur, à l'instar de ce que suggère le premier philosophe de la bombe : Günther Anders. 12h05-12h30 : Discussion Après-midi (14h30-17h30) Modératrice : Danielle LEENAERTS (historienne de l’art, UNamur-ULB)Les artistes et la question nucléaire14h30 : Galia ACKERMAN (chercheuse émérite, Histoire, Université de Caen) Tchernobyl et l'expression artistiqueLa catastrophe de Tchernobyl et la liquidation de ses conséquences, ainsi que le sort des populations déplacées, ont généré une riche production artistique : des photos, des œuvres d'art, des livres (documents et fiction), des spectacles, des films, mais aussi des graffitis ou des dessins d'enfants. Il sera également question d’un gigantesque travail des ethnographes ukrainiens et biélorusses qui ont sillonné la zone contaminée pour récupérer des objets de culture populaire abandonnés et collecter le folklore des populations déplacées. Les artistes présenteront chacun leur travail en rapport au nucléaire :15h : Anaïs TONDEUR (artiste, Paris)15h20 : Cécile MASSART (artiste, Bruxelles)15h40 : Jacqueline SALMON (photographe, Paris)16h-16h20 : pause16h20 : Lucas CASTEL (photographe, Bruxelles)16h40 : Alain DE HALLEUX (cinéaste, Bruxelles)17h-17h30 : Discussion et clôture18h30 : vernissage de l’exposition (Faire) face au nucléaire, Le Delta, Namur
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Ce que l’Anthropocène fait à la philosophie de l’histoire
Colloque organisé par Louis Carré (UNamur), Igor Krtolica (Université Picardie Jules Vernes), Sébastien Laoureux (UNamur) et Jean-Baptiste Vuillerod (UNamur) Afin de clore le projet de recherche « Ce que l’Anthropocène fait au temps. Recherche philosophique sur les historicités et récits de la crise environnementale » (PDR FNRS, 2022-2025), ce colloque souhaite interroger la transformation des problématiques de la philosophie de l’histoire à l’aune de la question écologique contemporaine. Dans une démarche qui vise à la fois à prendre en compte la spécificité du contemporain et à faire dialoguer le diagnostic sur le présent avec une perspective historiographique plus large, il s’agit, d’une part, de discuter ce que devient la philosophie de l’histoire à l’âge de l’Anthropocène, et, d’autre part, de questionner en retour la possibilité de relire les philosophies de l’histoire des XVIIIe et XIXe siècles à partir des enjeux actuels. Notre point de départ est le double constat d’une crise des philosophies de l’histoire et, en même temps, d’une réinvention de celles-ci. D’un côté, la question écologique prolonge et accentue la crise profonde qui avait touché les philosophies de l’histoire à la suite des événements tragiques du XXe siècle : l’impossibilité de croire de manière naïve au progrès et à toute forme de téléologie historique, la problématisation d’une confiance exacerbée dans la capacité de la technique et de la science à émanciper l’humanité, le refus d’un temps homogène et vide qui néglige la diversité des rythmes et des temporalités historiques. De l’autre, les imaginaires de la catastrophe écologique font resurgir des motifs typiques de la philosophie de l’histoire, qui se retrouvent aussi bien dans les croyances technophiles de la géoingénierie que dans les horizons dystopiques et survivalistes d’un effondrement inéluctable – et l’on peut en outre se demander si même les débats autour de la légitimité du concept d’Anthropocène, aussi bien dans son acception géologique que dans ses usages plus populaires, ne dépendent pas également de philosophies de l’histoire implicites.Programme Jeudi 12 mars 11h-13h30 « Nature, histoire, géographie » Stefanie Buchenau (Université Paris 8) : « Géographie et philosophie de l’histoire chez Kant »Grégory Quenet (Université UVSQ-Paris Saclay) : « Genres de vie, entre Vidal de la Blache et Marc Bloch, une alternative à la classe écologique ? »Jean-Baptiste Vuillerod (UNamur) : « Alexander von Humboldt et Carl Ritter : naissance de la géographie scientifique et philosophie de l’histoire en Allemagne » 14h30-17h00 « Rompre (avec) l'histoire » Jeanne Etelain (Université Paris Nanterre - MO.CO. ESBA) : « Ce que l’Anthropocène fait à l’espace : vers une philosophie de la géographie ? »Louis Carré (UNamur) : « Les vestiges de la nature : archéologie de l'actualisme en histoire et en géologie »Frédéric Monferrand (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : « Révolution : politique et histoire à l'heure de l'Anthropocène »Vendredi 13 mars 10h30-13h00 : « Échelles de temps » Nicolas Schroeder (ULB) : Des “racines historiques de notre crise écologique” : Anthropocène et Histoire du Moyen Âge »Igor Krtolica (Université de Picardie Jules Verne, IUF) : « De la microstoria à la Big History, combien d’histoires ? »Sébastien Laoureux (UNamur) : « Du global au planétaire, et retour. Quelle philosophie de l’histoire chez Chakrabarty ? » 14h-16h : « Le choc de l'Anthropocène » Perrine Wilhelm (Université Paris 8) : « Günther Anders et les dévorations du monde : une critique culturelle du phagocène »Laëtitia Riss (UNamur) : « De l’apocalypse au globocide : Anders, penseur de l’Anthropocène » Plus d'infos sur le site du Centre ARCADIE
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Documentaire "La fabuleuse histoire de l'argent"
Le documentaire d'Arte, "La Fabuleuse Histoire de l'argent", est une série en quatre épisodes qui retrace l'histoire de l'argent, de l'invention de la monnaie à la dématérialisation des paiements avec le Bitcoin. Il explore comment l'argent a façonné les empires, l'économie mondiale et le cours de l'histoire humaine. Avant-première : 1er épisode "Et l’homme inventa la monnaie".Nombre de places limité - Réservation souhaitée : christophe.flament@unamur.be
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Romain Gary : de l'humanisme à l'écologie
Dans le cadre de son séminaire, le Centre Arcadie aura le plaisir de recevoir Igor Krtolica pour une séance consacrée à son ouvrage Romain Gary. De l'humanisme à l'écologie, Gallimard, 2025.Maître de conférences en philosophie à l'Université de Picardie Jules-Verne, membre junior de l'Institut universitaire de France, Igor Krtolica est l'auteur (outre l’ouvrage qui sera discuté) de Gilles Deleuze (PUF, coll. « Que sais-je ? », 2015), de Gilles Deleuze et Félix Guattari : Une philosophie des devenirs-révolutionnaires (Éditions Amsterdam, 2024) et d'un commentaire d'un extrait des Racines du ciel de Romain Gary intitulé Antifascisme, humanisme et écologie (PUF, coll. « Classiques de l'écologie », 2025).Après une présentation de l'ouvrage, Igor Krtolica sera interrogé par Jean-Baptiste Vuillerod et Thibault De Meyer.Entrée libre. Bienvenue à toutes et tous.Présentation du livre 1956 : le prix Goncourt est attribué aux Racines du ciel, roman dont le héros, Morel, se bat contre l’extermination des éléphants dans une Afrique en lutte pour son indépendance. Romain Gary le présente comme le premier roman écologique. L’écologie lui permet de résoudre la contradiction politique insoutenable dans laquelle se débat l’Occident après guerre : impossibilité de croire en l’homme, impossibilité de renoncer à y croire. Comment continuer à donner un sens à l’idée de civilisation ? Le maintien de l’idéal humaniste suppose d’en passer par un combat dont l’homme n’est plus le centre. Tel est le paradoxe ici exploré. Cet essai littéraire et philosophique montre toute la complexité de la pensée de Romain Gary, son ironie et son humour permanents, ses contradictions, son rejet de tout dogmatisme. Et sa modernité : en avance sur son temps, le romancier anticipe les controverses qui animent la pensée écologique contemporaine, où l’humain n’est qu’une partie de la nature mais où la nature devient elle-même inséparable de l’histoire, de la société et de la politique. Cette synthèse inédite de l’œuvre de Romain Gary est une analyse originale de la tension entre engagement humaniste et cause écologique.
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Zones : terre, sexes et science-fiction
Dans le cadre de son séminaire, le Centre Arcadie aura le plaisir de recevoir Jeanne Etelain pour une séance consacrée à son ouvrage Zones. Terre, sexes et science-fiction, Flammarion, 2025.Jeanne Etelain, titulaire d'un doctorat de la New York University et de l'université Paris-Nanterre, enseigne la philosophie et la théorie contemporaine à l'École supérieure des Beaux-Arts de Montpellier.Après une présentation de l'ouvrage, Jeanne Etelain sera interrogée par Ludovic Dubois, Nathalie Grandjean et Sébastien Laoureux.Entrée libre. Bienvenue à toutes et tous.Présentation du livre Zone : ce terme omniprésent reste pourtant insaisissable. Dans une enquête conceptuelle étonnante à la croisée de la géographie, de la psychanalyse et de la science-fiction, Jeanne Etelain explore la façon dont la "zone" est devenue centrale pour comprendre l'espace, dans le contexte contemporain de crise des conditions d'habitabilité de la planète. La zone apparaît dès lors comme une modalité spatiale défiant les catégories habituelles, nous confrontant à la puissance d'agir de l'espace, qu'il s'agisse de la nature, de la Terre ou du corps.
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