Tout au long de la journée, le colloque a exploré la manière dont les récits, les figures médicales et l’expérience de la maladie nourrissent l’écriture littéraire, mais aussi la pensée et la pratique médicales. Plusieurs interventions ont montré combien la médecine peut être envisagée comme une discipline profondément narrative, où l’écoute, l’interprétation et la transmission jouent un rôle central. La littérature, quant à elle, s’est emparée de thèmes tels que la maladie, l’addiction, la souffrance ou le soin, offrant des regards sensibles et critiques sur l’expérience humaine de la vulnérabilité. 

Le dialogue entre disciplines s’est révélé particulièrement fécond. D’une part, des médecins sont devenus de grands écrivains ; d’autre part, l’écriture et la lecture sont au cœur des avancées de la science médicale et peuvent aussi revêtir un pouvoir thérapeutique en soi.

Les disciplines des lettres et de la médecine, représentées notamment par Simon Absil, Yves Poumay, Elisabeth Leijnse, Emma‑Louise Silva et Anne Roekens, ont démontré combien elles gagnent à être croisées, tant dans la recherche que dans la formation des futurs professionnels de la santé.

La journée s’est conclue par une visite du laboratoire d’anatomie, suivie d’une présentation virtuelle des ouvrages précieux de la BUMP en lien avec la médecine.