Andreagiovanni Reina, de l’Université de Constance, Marco Dorigo et Raina Zakir, de l’Université Libre de Bruxelles, et Timoteo Carletti, de l’UNamur, ont cherché à comprendre comment des robots peuvent parvenir à se mettre d’accord lorsqu’ils reçoivent des informations contradictoires. Et pour trouver une solution, les chercheurs se sont tournés vers la nature et vers une championne de la décision collective : l’abeille.
En effet, lorsqu’une colonie doit trouver un nouvel endroit où installer son nid, des abeilles partent explorer les environs et reviennent défendre différents lieux. Celles qui soutiennent un endroit peuvent alors envoyer un signal pour freiner les abeilles qui en défendent un autre. Peu à peu, certaines options sont abandonnées et la colonie finit par se mettre d’accord sur une seule destination.
Les chercheurs ont reproduit cette logique chez les robots. Lorsqu’un robot reçoit une information contraire à son choix actuel, il ne change pas immédiatement d’avis. Il passe d’abord par un court moment d’hésitation, durant lequel il ne soutient plus aucune option, avant de pouvoir faire un nouveau choix. Cette petite hésitation fait toute la différence. Même lorsque certaines informations sont fausses ou peu fiables, les robots parviennent généralement à se mettre d’accord plus rapidement et plus clairement.