Lorsque Laurence Mettewie évoque les projets menés avec ses étudiants, les exemples s’enchaînent et la passion se lit immédiatement dans ses paroles. “Je suis toujours étonnée et émerveillée de tout ce que nos étudiants sont capables de faire”, raconte-t-elle. “Quand on leur donne à la fois un cadre, de l’autonomie et des responsabilités, ils sont capables de se surpasser.” 

Une proximité avec les étudiants qu’elle entend conserver alors qu’un nouveau chapitre de son parcours a commencé. Arrivée à l’UNamur en 2004, après une première carrière dans l’enseignement et une thèse à la VUB, Laurence Mettewie y enseigne la langue et la linguistique néerlandaises. Après avoir été coordinatrice Erasmus de la Faculté pendant plus de quinze ans et directrice du Département de langues et littératures germaniques, elle est désormais la nouvelle doyenne de la Faculté de philosophie et lettres. 

 

Quel a été votre parcours avant de devenir doyenne ?

Avant l’université, j’ai eu l’occasion d’enseigner le néerlandais à des publics très différents. Cette expérience m’a énormément apporté et continue encore aujourd’hui à nourrir ma manière d’enseigner.  

Depuis, j’ai poursuivi mes recherches en linguistique appliquée en lien étroit avec l’enseignement du néerlandais, de la linguistique et du multilinguisme et parallèlement été coordinatrice Erasmus de la Faculté. Je me suis investie dans différentes commissions, dans l’Institut NaLTT et assuré la direction du département. C’est ce mélange d’expériences dans l’enseignement, la recherche et le service à la société qui me permet aujourd’hui de me sentir prête à assumer cette nouvelle fonction. 

Quelles seront vos priorités en tant que doyenne ?

Je souhaite contribuer à ce que la Faculté, dans toute sa diversité, reste un lieu épanouissant pour toutes et tous, avec une attention au bien-être et à l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. J’espère aussi pouvoir soutenir une Faculté audacieuse et engagée sur le plan scientifique, pédagogique et sociétal. 

Elle doit rester accessible aux étudiants. Nous devons les accompagner vers la réussite tout en les stimulant pour qu’ils puissent se dépasser et croire en eux. Par ailleurs, il nous faudra mieux valoriser tout ce que nous faisons. Nos formations, nos recherches et nos services à la société sont extrêmement riches, mais les publics extérieurs imaginent rarement tout ce qui se passe dans une Faculté de philosophie et lettres.

Qu’est-ce qui vous inspire dans votre manière de travailler ?

Le travail en équipe. Une petite idée peut progressivement devenir un magnifique projet d’enseignement, culturel ou scientifique. Quand on réfléchit ensemble et qu’on partage le travail, on devient plus efficace et plus créatif. On trouve des solutions auxquelles on n’aurait probablement jamais pensé seul devant son ordinateur. 

Un dernier conseil à adresser aux collègues de l’UNamur ?

Osez, engagez-vous, dialoguez. Laissez votre porte ouverte pour pouvoir échanger avec des collègues de toutes les fonctions. Et rêvez ! 

Sans oublier de veiller à votre équilibre entre vie privée et vie professionnelle. C’est aussi comme cela que l’on peut être meilleur dans l’un comme dans l’autre.