Discours de la Rectrice, Annick Castiaux, lors de la visite de Sa Majesté le Roi à l’Université de Namur, le 6 mai 2026
Sire, Bienvenue à l’Université de Namur. Merci de l’honneur que vous faites à nos trois institutions partenaires dans la formation des futurs enseignants : la Haute École Namur Liège Luxembourg (l’Henallux), représentée notamment par son Directeur-Président Benoit Dujardin, l’Institut Royal de Musique et de Pédagogie (l’IMEP), représentée par son directeur Guido Jardon, et l’Université de Namur, que j’ai le plaisir de représenter. Toute une série de collègues et d’étudiants de nos trois institutions se sont aussi joints à nous aujourd’hui. Lorsque nous avons discuté de votre venue avec le Lieutenant-Général Hart et son équipe, ils nous ont exprimé le souhait du Palais que la rencontre ne concerne pas uniquement l’université, mais mette en exergue des activités associant étudiants de l’université et de hautes écoles. C’est ainsi que nous avons proposé de vous parler de la nouvelle mouture de la formation des futurs enseignants et d’y associer également l’IMEP qui, avec l’Henallux et l’UNamur, forme les futurs enseignants de musique. Pour nos trois institutions, former les enseignants qui accompagneront demain les élèves depuis les maternelles jusqu’à la fin du secondaire est un engagement sociétal. Comme vous le savez peut-être, Sire, notre enseignement belge est profondément inégalitaire. Nous qui accueillons les étudiants à la sortie du secondaire pour un parcours d’enseignement supérieur, nous le constatons depuis longtemps : nous faisons face à une grande disparité de préparation de ces jeunes qui n’arrivent pas dans l’enseignement supérieur avec les mêmes chances de réussite. Selon l’étude PISA de 2018, en Belgique, les jeunes issus des milieux socio-économiques les moins favorisés accusaient en moyenne un retard d’apprentissage de 3 années scolaires par rapport à ceux issus des milieux les plus favorisés. Des chercheurs ont utilisé les données de PISA pour construire un indice d’inégalité scolaire selon lequel ils ont classé les pays européens. La Flandre s’y classe 2ème et la Fédération Wallonie-Bruxelles, 5ème ! Il est des classements dans lesquels on préférerait ne pas bien performer… Ce système scolaire profondément inégalitaire contribue à perpétuer les inégalités de notre société, alors que l’école devrait donner à chacun, d’où qu’il vienne, quelle que soit son origine socio-économique, les meilleures chances dans la vie. Nous ne pouvons évidemment pas baisser les bras face à ce constat, face à cette image maussade. De nombreux changements sont en route. Le Pacte pour un Enseignement d’excellence, lancé en 2017, est un premier pilier de la transformation de l’enseignement obligatoire. Notre université s’est considérablement impliquée dans les travaux qui ont amené à ces réformes, y apportant les compétences de nos chercheurs en pédagogie, en accompagnement de la réussite, en orientation scolaire ou dans les domaines d’apprentissage qui compose le tronc commun. Ce tronc commun est un élément central du pacte : il fixe un parcours d’apprentissage solide et commun à tous les élèves, de la 1ère maternelle à la 3ème secondaire afin de garantir l’acquisition de compétences essentielles dans 5 grands domaines qui associent matières classiques (comme le français, les mathématiques ou les sciences) avec des aptitudes plus techniques et manuelles ou une éducation artistique et culturelle ainsi que dans 3 domaines plus transversaux, comme la créativité, l’esprit d’entreprendre ou la capacité à poser des choix. La Réforme de la Formation Initiale des Enseignants, ou la RFIE, comme on l’appelle, est un deuxième pilier de cette transformation. Depuis son entrée en application, il y a 3 ans, elle exige que tous les futurs enseignants obtiennent un master en enseignement, qu’ils enseignent en maternelle, en primaire ou en secondaire. Est-ce à dire que l’on considère que les enseignants actuels ne sont pas suffisamment compétents, pas suffisamment investis ou qu’ils seraient responsables des inégalités de notre système éducatif ? Certainement pas… Mais le métier d’enseignant s’est considérablement complexifié. Nombre de jeunes enseignants, faute d’une bonne préparation aux enjeux multiples de leur métier, le quittent à peine arrivés. Selon les chiffres de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2018, après une année d’enseignement, 10% des enseignants du fondamental et 26% des enseignants du secondaire avaient jeté l’éponge. Et après cinq années, ces chiffres montaient à 24% pour le fondamental et à 44% pour le secondaire… En cause également le manque de reconnaissance du métier et la précarité des situations professionnelles de début de carrière. Face à ces causes-là, nous, institutions d’enseignement supérieur, ne pouvons pas faire grand-chose, si ce n’est plaider pour une plus grande valorisation de ce métier essentiel pour la société et une plus grande stabilité des contrats de début de carrière. Mais par contre, nous avons une responsabilité : celle de former au mieux nos étudiants pour qu’ils appréhendent la plus grande partie des facettes de leur futur métier et soient ainsi préparés aussi bien que possible à accomplir leur mission d’enseignant. Dans ce but, nous associons dans les formations la transmission des résultats des recherches les plus récentes en sciences de l’éducation, en pédagogie, en psychologie, en sociologie, en didactique, en dynamique de groupe, à des pratiques de terrain aussi diversifiées que possible, sur lesquelles nous amenons les étudiants à réfléchir et à échanger ensemble. Ces échanges d’expérience contribuent à forger leur réflexivité mais aussi à adopter une vision collective de ce métier encore trop souvent vécu dans la solitude. C’est cela la force d’un partenariat entre université, haute école et école supérieure des arts. Faire dialoguer recherche et pratique au bénéfice de nos étudiants, en intégrant, dans une perspective d’amélioration continue et d’innovation, les nouveaux enjeux de l’école qui sont aussi les enjeux de la société. Je pense notamment à l’impact de l’intelligence artificielle, au développement de l’esprit critique face aux fake news, à l’inclusion dans une société de plus en plus diversifiée ou au changement climatique, thèmes qui seront abordés par les étudiants dans les ateliers qui vont suivre. Intégrer ces dimensions dans l’enseignement dès la maternelle est devenu indispensable. Sire, nous le savons, notre monde vit une époque troublée. La démocratie est menacée dans des pays où on l’imaginait inébranlable. Lors de notre rentrée académique de septembre, le Père Provincial des jésuites, Thierry Dobbelstein, mettait en évidence les 3P qui la menacent : populisme, polarisation, post-vérité. Il soulignait l’importance de l’enseignement supérieur et de la recherche pour faire face à ces menaces. Ce combat ne commence pas aux portes de l’enseignement supérieur : il commence à l’école. Dans un article de 2007 (Glaeser et al. 2007), des chercheurs mettaient en évidence pourquoi la démocratie a besoin de l’éducation : Parce qu’elle est un déterminant de la culture citoyenne, l’éducation amenant une plus grande participation aux activités sociales ; Parce que les études historiques mettent en évidence que plus d’éducation mène à plus de démocratie, même si l’inverse n’est pas vrai ; Parce que l’école joue un rôle de socialisation propice à la solidarité et à l’engagement citoyen ; Parce que l’éducation est essentielle pour exercer des choix démocratiques. Martin Lipset, grand sociologue et politologue américain considéré comme un des principaux théoriciens de la démocratie, le disait déjà en 1959 :« Si nous ne pouvons dire qu’un plus haut niveau d’éducation est une condition suffisante pour la démocratie, les preuves à notre disposition suggèrent qu’il s’agit sans doute d’une condition nécessaire. » Merci donc, Sire, de vous intéresser à notre projet pour l’éducation, pour les enseignantes et enseignants de demain, pour la société. Je tiens à remercier les équipes de nos trois institutions qui ont travaillé d’arrache-pied pendant plusieurs années pour mettre en place ce projet pédagogique important. Merci tout particulier à celles et ceux, enseignants, étudiants, personnel de support, qui se sont mobilisés ces dernières semaines, dans un délai très court, pour rendre cette visite aussi intéressante que possible. J’espère, Sire, qu’au terme de votre visite, vous partagerez notre enthousiasme ! Enfin, je voudrais clôturer ce mot d’introduction en rendant hommage aux étudiantes et étudiants de nos institutions qui s’engagent dans ce parcours : votre engagement au service de l’éducation contribuera à une société plus juste, plus soutenable et plus démocratique. Ce sont elles et eux qui prendront bientôt le relais dans les activités qui vous seront proposées, car, Sire, vous avez souhaité avant tout rencontrer nos étudiantes et étudiants. Mais avant que nous les accompagnions à l’étage pour la présentation de leurs projets, je vous propose de regarder une courte vidéo dans laquelle interviennent les doyenne et vice-doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation, faculté que nous avons créée à l’occasion de la mise en œuvre de la RFIE.
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Les études en information et communication
Publicités, réseaux sociaux, radio, télévision, presse écrite, plateformes numériques … les moyens de communication sont multiples et prennent aujourd’hui une place très importante dans notre quotidien. Mais comment ces médias fonctionnent-ils ? Comment les informations circulent-elles dans la société actuelle ? Et comment peut-on communiquer de façon à la fois efficace et créative, mais aussi critique et responsable ? En devenant des professionnels de la communication et du journalisme au service des médias, des entreprises et des associations, vous apprenez à décoder ces messages et à vous faire entendre dans cette abondance d’information.
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Les études en sciences Po
Comment les États et les citoyens peuvent-ils agir face à la menace climatique ? Pourquoi l’extrême droite gagne-t-elle les élections ? Quels sont les modes de résolution des conflits armés ? L’Union européenne a-t-elle un avenir après le Brexit ? Les sciences politiques fournissent des clés d’analyse pour étudier ces enjeux. Le bachelier en sciences politiques est une formation de pointe pour celles et ceux qui souhaitent comprendre les transformations des sociétés contemporaines et devenir acteurs dans les ONG, les gouvernements, les entreprises, les institutions européennes et internationales.
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Les membres du NaDI-CeRCLe
Découvrez les membres internes et les membres associés de NaDI-CeRCLe.
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Les études en langues et lettres anciennes et modernes (latin-français)
De l’héritage d’une civilisation à la fondation de notre culture Le bachelier en langues et lettres anciennes et modernes s’inscrit à la croisée de deux domaines complémentaires — le latin et le français — et les étudie dans une perspective linguistique et littéraire. Le programme vous donne accès, en langue originale, à des textes fondateurs de notre culture, de l’Antiquité à la Renaissance, en latin, et du Moyen Âge à l’Époque Contemporaine, en français.
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Chaires Francqui en Faculté de droit
La Faculté de droit de l’Université de Namur (UNamur) s’inscrit de longue date dans la dynamique d’excellence académique et de coopération interuniversitaire promue par la Fondation Francqui.À travers l’accueil de professeurs belges et internationaux et l’invitation de ses propres enseignants-chercheurs dans d’autres universités, la Faculté de droit participe activement au rayonnement des Chaires Francqui, véritables vecteurs d’échanges scientifiques, de débats intellectuels et de valorisation de la recherche de haut niveau.Cette page présente le cadre général des Chaires Francqui, ainsi que l’historique des professeurs invités à la Faculté de droit de l’UNamur et des professeurs de l’UNamur invités dans d’autres institutions universitaires.
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Contact
L'équipe du Confluent des Savoirs est à votre écoute.
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Rentrée académique 2026-2027
14 septembre 2026
Au programme pour tous et toutes09h00 | Accueil au Pedro Arrupe (Rue de Bruxelles, 67 - 5000 Namur).11h00 | Célébration de la rentrée à la Cathédrale Saint-Aubain (Place Saint-Aubain - 5000 Namur) puis accueil des étudiants par les Cercles.
MSFE (Master de spécialisation en formation d’enseignants)
15 septembre Séance d’accueil : de 18h10 à 19h10, au B&LC, salle MEUSE, rue Godefroid, 5 - 5000 Namur. Toutes les personnes intéressées par le programme, en cours d’inscription ou déjà inscrites y sont bienvenues. Le MSFE est un programme de 60 crédits, proposé en horaire décalé, principalement les mardi et jeudi (en soirée) et samedi toute la journée. Ce master de spécialisation vise en particulier les futurs (ou actuels) formateurs de Hautes Écoles et d’Écoles Supérieures des Arts, en charge des UE liées à la didactique, la pédagogie et la formation à et par la pratique dans les programmes de master en enseignement section 1, 2, 3, 4 et 5, qui devront disposer de ce diplôme dans les six ans à dater de la première désignation dans une fonction pour laquelle ce master est exigé. Il intéressera également, dans le cadre de leur développement professionnel, tous les formateurs d’enseignants en formation continue, qu’ils exercent leur mission au sein des organismes de formation continue interréseaux ou des réseaux, ou comme indépendants.Toute information sur le programme Horaire : disponible sur https://horaires.unamur.be, onglet Etudiant/Faculté des sciences de l’éducation/MSFE Contact : gaelle.chapelle@unamur.be et secretariat.fasef@unamur.be
CAPAES
15 septembre Séance d’accueil : de 19h10 à 22h10, au B&LC, salle SAMBRE, rue Godefroid, 5 - 5000 Namur. Le CAPAES est organisé en horaire décalé les mardi et jeudi (en soirée). Le CAPAES s’adresse uniquement aux enseignants en fonction dans une haute-école ou dans l’enseignement supérieur de promotion sociale pour qui l’obtention d’un titre pédagogique approprié à l’enseignement supérieur est une nécessité. Toute information sur le programme Horaire : disponible sur https://horaires.unamur.be, onglet Etudiant/Faculté des sciences de l’éducation/CAPAES Contact : gaelle.chapelle@unamur.be et secretariat.fasef@unamur.be
MAPEMASS (Master de spécialisation en accompagnement des professionnels)
15 septembreSéance d’accueil : de 18h10 à 21h10, salle L33 (bâtiment de la Faculté de Philosophie et Lettres,1 rue Joseph Grafé, 5000 - Namur).Toutes les personnes intéressées par le programme, en cours d’inscription ou déjà inscrites y sont bienvenues.Le MAPEMASS est un programme de 60 crédits, proposé en horaire décalé, principalement les mardi et jeudi (en soirée) et samedi toute la journée.Le Master de spécialisation en accompagnement des professionnels de l'éducation, du management, de la santé et de l'action sociale (MAPEMASS) offre une formation originale et poursuit l’ambition de proposer aux formateurs, aux responsables d’équipe, aux conseillers, aux responsables RH, etc. de se former à l’accompagnement des équipes et des professionnels qui les composent. Toute information sur le programmeHoraire : disponible sur https://horaires.unamur.be, onglet Etudiant/Faculté des sciences de l’éducation/MAPEMASSContact : sephora.boucenna@unamur.be et secretariat.fasef@unamur.be
Masters en Enseignement (sections 4 et 5)
(date à confirmer) 14 septembre de 12h40 à 14h, local BN141.
Et avant la rentrée ?
Mettez tous les atouts de votre côté, participez aux cours préparatoires !Les cours préparatoires vous permettent de découvrir l’enseignement universitaire en révisant les matières indispensables à votre future formation.Exclusivement destinés aux élèves qui terminent leurs études en 2026, ces cours préparatoires, programmés entre la mi-août et début septembre, sont adaptés à chaque programme universitaire.En savoir plus sur les horaires des différentes sessions et s'inscrire aux cours préparatoires...
Pour bien vivre votre rentrée à l'Université, participez aux journées d'accueil !Les journées d'accueil auront lieux le 10 et le 11 septembre 2026.Au programme : une visite du campus et de la ville, une foire aux kots à projets (KàPs), des ateliers thématiques (droits étudiants, outils numériques, budget, engagement étudiant, sport...), un barbecue et une équipe super motivée pour vous faire découvrir la vie sur le campus universitaire !Jeudi 10 : 7h30 - Accueil des étudiants ; 8h30-12h40 - Ateliers destinés aux étudiants ; 12h40 - Diner - Barbecue proposé sur inscriptions (3,60€ par pain-saucisse / pain-falafel) et Bar tenu par l'AGE ; 14h00-18h00 - Salon des kots-à-projet ; 20h30-01h00 - Bunker réservé aux primo-arrivantsVendredi 11 : 08h30-12h30 - Ateliers destinés aux étudiants ; 12h30 - Diner ; 14h00 - Selon les facultés : prise en charge par les facultés ou libre.Réservé aux primo-arrivants - Les informations seront envoyées après l'inscription à l'UNamur.
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4 mai 2019 | Journée d'étude de la FaSEF
Comment réussir le pari d'une formation commune, ambitieuse, pluridisciplinaire et préparant au monde de demain ?
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Séminaires de l'IRDENa
L'institut IRDENa propose à ses membres ainsi qu’à ses invités de présenter l'état de leur recherche en didactiques et en éducation sur des questions vives et cela tout au long de l'année.Ces séminaires sont organisés une fois par mois et ont généralement lieu sur le temps de midi. Nous vous attendons nombreux pour ces moments d'échange, de débat et de partage, le tout dans un climat bienveillant.
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