Acquis d'apprentissage

À l’issue de cette unité d’enseignement, l’étudiant·e sera capable d’analyser une problématique d’écologie appliquée en mobilisant des concepts et méthodes issus de l’écologie scientifique. Il ou elle pourra identifier et analyser les différentes composantes du risque environnemental, notamment l’exposition et la vulnérabilité des espèces et des écosystèmes, et comparer différentes approches permettant d’évaluer cette vulnérabilité.

L’étudiant·e sera également capable de rechercher et synthétiser des informations scientifiques, d’appliquer des outils quantitatifs tels que les modèles de distribution des espèces (Species Distribution Models, SDMs), de proposer et discuter des mesures de gestion ou de restauration, et de communiquer les résultats de son analyse de manière scientifique, à l’écrit comme à l’oral.

Objectifs

Le cours vise à montrer comment les concepts et méthodes de l’écologie peuvent être mobilisés pour répondre à des problèmes environnementaux concrets. Une attention particulière est portée à l’évaluation de la vulnérabilité de la biodiversité face aux changements environnementaux et aux différentes manières de traduire les connaissances scientifiques en outils d’aide à la décision, de gestion et de restauration.

Le cours vise également à confronter les étudiant·es à la pratique de l’écologie appliquée à travers des études de cas, des exercices quantitatifs, des excursions et des échanges avec des acteurs de la recherche et de la conservation.

Contenu

Le cours aborde l’évaluation des risques environnementaux pour la biodiversité, en distinguant notamment les notions d’aléa, d’exposition et de vulnérabilité. La vulnérabilité est étudiée à travers la sensibilité des organismes aux changements environnementaux et leur capacité à y répondre, notamment par l’acclimatation, l’adaptation ou les changements de distribution.

Différentes manières de quantifier la vulnérabilité sont abordées, telles que les changements de distribution, les changements démographiques ou le risque d’extinction. Le cours présente et compare plusieurs approches d’évaluation, notamment les approches corrélatives, mécanistes et basées sur les traits. Une attention particulière est accordée aux modèles de distribution des espèces (SDMs) et à leur utilisation pour étudier les réponses potentielles des espèces aux changements environnementaux.

Ces éléments sont replacés dans un contexte d’écologie appliquée, de conservation et de restauration de la biodiversité, notamment à travers des études de cas et des problématiques réelles.

Table des matières

  1. Écologie appliquée et risques environnementaux

  2. Aléa, exposition et vulnérabilité

  3. Sensibilité et capacité de réponse des organismes

  4. Évaluation de la vulnérabilité de la biodiversité

  5. Changements de distribution et de populations

  6. Approches corrélatives, mécanistes et basées sur les traits

  7. Modèles de distribution des espèces (SDMs)

  8. Application à des problématiques environnementales concrètes

  9. Conservation, gestion et restauration écologique

  10. Études de cas et applications professionnelles

Exercices

Les exercices sont organisés autour de deux composantes complémentaires.

Un travail d’écologie appliquée permet aux étudiant·es d’étudier une problématique environnementale concrète. À partir d’informations scientifiques, de données et d’échanges avec différents intervenants, ils analysent le problème, évaluent la vulnérabilité écologique et examinent différentes pistes de gestion, d’adaptation ou de restauration. Le travail aboutit à une présentation orale suivie de questions.

Des travaux pratiques sur les modèles de distribution des espèces (SDMs) permettent aux étudiant·es de mettre en relation des données de distribution d’espèces et des variables environnementales, de construire et d’interpréter des modèles de distribution et d’en discuter les possibilités d’application et les limites. Ces travaux donnent lieu à un rapport scientifique.

Les deux excursions complètent ces exercices en présentant des exemples concrets de recherche écologique, de gestion de la biodiversité et de restauration écologique.

Méthodes d'enseignement

Le cours combine des enseignements théoriques, un apprentissage par problèmes, des travaux pratiques et des excursions. Les étudiant·es travaillent sur une problématique d’écologie appliquée qu’ils analysent progressivement à partir de la littérature scientifique, de données et d’informations provenant notamment d’acteurs du monde professionnel. Des moments d’échange et de suivi permettent de discuter de l’avancement du travail et des choix réalisés.

Des travaux pratiques sont consacrés aux modèles de distribution des espèces (SDMs) et à leur utilisation dans un contexte d’écologie appliquée.

Deux excursions permettent de confronter les notions étudiées à des applications concrètes de l’écologie. Elles permettent notamment aux étudiant·es de découvrir des approches de recherche expérimentale, de gestion de la biodiversité et de restauration écologique, et d’échanger avec des scientifiques et des acteurs de terrain.

La présence aux travaux pratiques et excursions est obligatoire. Seules les absences dûment justifiées sont admises. Toute incompatibilité d’horaire doit être signalée au début de l’année académique, avant le mois d’octobre. Une absence non justifiée à une activité obligatoire entraîne l’impossibilité de présenter l’évaluation correspondante.

Méthode d'évaluation

L’évaluation comporte deux parties :

  • Présentation orale suivie de questions : 70 %

  • Rapport sur les travaux pratiques consacrés aux modèles de distribution des espèces (SDMs) : 30 %

La présentation orale porte sur le travail réalisé autour d’une problématique d’écologie appliquée. Elle évalue notamment la capacité de l’étudiant·e à analyser et synthétiser une problématique scientifique, à justifier ses choix, à mobiliser la littérature pertinente et à répondre aux questions.

La note finale correspond à la moyenne pondérée des deux parties. Pour réussir l’unité d’enseignement, l’étudiant·e doit avoir présenté les deux parties et obtenu une note strictement supérieure à 0/20 dans chacune d’elles. Une note de 0/20 à l’une des deux parties entraîne automatiquement une note finale de 0/20 pour l’ensemble de l’unité d’enseignement, indépendamment de la note obtenue dans l’autre partie.

En cas d’échec à l’unité d’enseignement, toute partie réussie peut faire l’objet d’une dispense lors d’une session ultérieure de la même année académique. Les dispenses et notes partielles ne sont pas reportées à l’année académique suivante.

La décision de « signer » une évaluation, c’est-à-dire de ne pas la présenter, peut être prise séparément pour chacune des deux parties. Elle entraîne une note de 0/20 pour cette partie et donc une note finale de 0/20 pour l’ensemble de l’unité d’enseignement. La demande doit obligatoirement être introduite via SIGALE et confirmée par e-mail à l’assistant·e. Ces deux démarches sont requises.

Sources, références et supports éventuels

Les supports de cours, articles scientifiques, données, protocoles et ressources nécessaires aux travaux sont mis à disposition des étudiant·es via les outils institutionnels. Les étudiant·es sont également amené·es à rechercher et mobiliser de manière autonome la littérature scientifique pertinente pour analyser la problématique étudiée et préparer leur présentation.

Des ressources et données provenant d’institutions scientifiques, d’organismes publics et d’acteurs de la conservation et de la gestion de l’environnement peuvent également être utilisées en fonction des études de cas abordées au cours.

Langue d'enseignement

Français