Le projet en quelques mots
Depuis le début des années 2000, une volonté croissante se fait jour au cœur de la forêt : la rendre plus accueillante pour la nature. Cela passe notamment par des mesures de sauvegarde des arbres morts ou sénescents ainsi que par la préservation des arbres d’intérêt biologique.
Cet intérêt pour les arbres morts ou vieillissants et notamment pour les très gros arbres, qu’ils soient debout ou couchés, s’explique par la concentration de micro-habitats naturels qu’ils génèrent. On estime que minimum 25 % de la biodiversité forestière est directement dépendante de ces éléments.
Actuellement, en Wallonie, on trouve globalement 10 m³ de bois mort par hectare. Selon de nombreuses études, il en faudrait au minimum trois fois plus pour promouvoir efficacement la biodiversité forestière. Cet objectif est totalement réalisable et compatible avec des objectifs de production.
Encore aujourd’hui la perception humaine du bois mort est négative. Sa présence fait désordre et/ou sale et on associe par erreur la mort d’un arbre à la fin de toute vie. Au contraire, un vieil arbre qui finit par mourir entretient le cycle vital de la forêt en permettant de fertiliser le sol et en accueillant un incroyable cortège d’êtres vivants. Il est donc essentiel pour l’avenir de nos écosystèmes boisés d’ouvrir les yeux sur toute cette vie et sur l’incroyable beauté des arbres morts.
Il est temps de regarder les arbres morts et d’intérêt biologique pour mieux percevoir leur beauté et avoir envie de les préserver ! C’est l’objectif de ce projet.
Vitrines wallonnes de la Forêt vivante
De la forêt brabançonne au massif ardennais, du bosquet périurbain à la futaie profonde, du bois communal à la petite propriété privée, les vitrines wallonnes de la forêt vivante se retrouvent un peu partout. Avec à chaque fois, un contexte, une histoire et des motivations différentes. À chaque fois aussi, un impact favorable majeur sur la biodiversité forestière.
Ces vitrines sont là pour vous inspirer, alors profitez-en !