Aussi, dès le premier quadrimestre de leur troisième bachelier, en 2026, les étudiants sélectionnés s'envoleront pour une des universités membres du réseau. « Une vingtaine de destinations, qui ne sont traditionnellement pas accessibles lors d'un échange classique, en Asie du Sud-Est, aux États-Unis ou en Amérique du Sud, sont d'ores et déjà disponibles pour les étudiants. Et d’autres propositions de destinations sont encore à venir », ajoute-t-elle.
« J'ai tout de suite été attiré par les nombreuses destinations possibles », s'enthousiasme Arnaud Pirson, étudiant en ingénieur de gestion, sélectionné pour cette première aventure. « Et le cours de citoyenneté globale, tout comme la mission de citoyenneté, m'ont semblé d'excellents moyens de nouer de nombreux contacts, notamment en dehors de l'université, ce qui a motivé ma décision d’y postuler. »
Cette mission de citoyenneté est un autre point clé du programme MAGIS. En plus de suivre les cours de leur université d'accueil durant un semestre, les étudiants devront, en effet, consacrer plusieurs heures par semaine à une mission d’engagement citoyen. « Il s'agit de la troisième composante de ce programme qui constitue une réelle valeur ajoutée pour les étudiants », indique Julie Masset. « Cela leur donne l'occasion de s'engager dans la communauté qu'ils rejoignent. Certaines universités proposent du soutien scolaire par exemple, ou de s'impliquer dans une construction utile à la communauté. »
« Avant l’intégration du programme MAGIS par l’UNamur, l'un de nos étudiants avait rejoint l'Université Creighton dans le Nebraska, aux États-Unis », se souvient Isabella Fontana. « Il était parti deux semaines au sein d'un camp de migrants mexicains à la frontière sud du pays, une expérience qui avait, d’après lui, changé sa vie. »
« Pour les étudiants étrangers qui viendront à l'UNamur dans le cadre de cet échange, nous sommes actuellement en contact avec plusieurs organisations comme la Croix-Rouge, ou un kot à projet qui travaille avec les sans-abris, afin de nouer des partenariats », ajoute la directrice.