Appels FNRS 2024 : Focus sur l’Institut PaTHs
Deux chercheurs de l’Institut Patrimoines, Transmissions, Héritages (PaTHs) viennent d’obtenir des financements du F.R.S – FNRS à la suite des appels dont les résultats ont été publiés en décembre 2024. L’institut PaTHs est une fédération de centres et de groupes de recherche qui ont vu le jour dans et autour de la Faculté de philosophie et lettres. L’institut se distingue par la mise en exergue des démarches d’analyse critique des « traces » du passé (écrites, matérielles, monumentales, paysagères, visuelles, sonores…), jusqu’à placer la « trace » elle-même au cœur du questionnement scientifique.
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Démocratie, 2500 ans, recherche public(s) désespérément
Et si par le débat et la confrontation, nous pouvions faire advenir ensemble de nouveaux communs, politiques, parce que pensés et décidés ensemble, dans un théâtre, comme il y a 2500 ans ?Une philosophe, Barbara Stiegler, et un historien, Christophe Pébarthe, décident de faire de la démocratie un spectacle. Ils la mettent en mots. Ils la jouent comme elle se joue dans leur propre vie, privée, professionnelle, intellectuelle et militante.Discours, dialogues, débats contradictoires entre eux constituent autant d’occasions de comprendre la nature de la prétention contenue dans ce concept politique inventé par des Athéniens : démocratie, dêmos/kratos, pouvoir du peuple sur lui-même. Ils confrontent leurs réflexions aux bruits médiatiques, à ce sens commun dont la musique lancinante finit le plus souvent par faire oublier aux citoyens leur légitime désir de se gouverner eux-mêmes.Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe partagent avec l’auditoire, en lui adressant cette première question qui ouvrait les assemblées athéniennes: «Qui veut prendre la parole ?».Les départements de philosophie et d'histoire, les instituts ESPHIN et PaTHs, en collaboration avec le CAL (Centre d'Action Laïque) de Namur, vous offrent la possibilité d'assister gratuitement à ce spectacle des questions essentielles. Inscription est obligatoire : contact@laicite.com ou 081 73 01 31GRATUITLe spectacle sera suivi d’un drink.
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Femmes et extrême droite
Cette journée d’étude vise à croiser la question du genre à l’étude, historique et contemporaine, de l’extrême droite. Dans un premier temps, la matinée sera consacrée à l’examen des modes d’intégration des femmes dans les mouvements de résistance en province de Namur pendant la Seconde Guerre mondiale. Comment expliquer l’invisibilisation des résistantes ? Quels rôles (traditionnels ou disruptifs) ont-elles joués dans la lutte contre le nazisme ? Comment retrouver leurs traces ? La mémoire collective de la résistance tend-t-elle à gommer les femmes ? Quelles initiatives mémorielles sont susceptibles de redonner une visibilité à ces actrices de l’ombre ? La seconde partie de la journée abordera, pour sa part, les rapports entre les extrêmes droites actuelles et la question du genre. Quelle est la position (plus ou moins explicite) des discours extrémistes à l’égard de la condition féminine et/ou de l’électorat féminin ? Comment la rhétorique de l’extrême droite conjugue-t-elle virilisme et question du genre ? Comment des femmes participent-elles à la visibilisation, voire à la banalisation, de l’extrême droite ? La présence d’un nombre croissant de dirigeantes participe-t-elle au polissage du positionnement des extrêmes droites ? La journée se clôturera par une table-ronde qui permettra de croiser les interventions des deux parties thématiques.
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Journée annuelle de la recherche
Au programme
14h00 | Conférence principale sur l'utilisation de l'IA dans la recherche - Hugues BERSINI, professeur à l’Université libre de Bruxelles : "Can science be just data driven ?" 15h00 | Exposés de chercheurs de l'UNamur15h00 | Catherine Guirkinger : Use of AI in an economic history project15h15 | Nicolas Roy (PI : Alexandre Mayer) : L'IA au service de l'innovation en photonique et optique : révéler les secrets des parchemins par la classification des espèces animales15h25 | Nemanja Antonic (PI : Elio Tuci) : An in silico representation of C. elegans collective behaviour15h35 | Nicolas Franco : The benefits and dangers of “predicting the future” with covid-like machine learning models 15h45 | Michel Ajzen : Implications managériales et humaines de l’IA dans les organisations 15h55 | Robin Ghyselinck (PI : Bruno Dumas) : Deep Learning for endoscopy: towards next generation computer-aided diagnosis16h05 | Auguste Debroise (PI : Guilhem Cassan) : LLMs pour mesurer l'importance des stéréotypes au sein des représentations de genre dans les films hollywoodiens16h15 | Gabriel Dias De Carvalho : Pratiques d’apprentissage en physique à l’aide des IA génératives16h25 | Sébastien Dujardin (PI : Catherine Linard) : Where Geography meets AI: A case study on mapping online flood conversations16h35 | Jeremy Dodeigne : LLMs in SHS: revolutionary tools in a Wild West Territory? Reflections on costs, transparency and open science16h45 | Antoinette Rouvroy : Governing AI in Democracy17h00 | Conférence principale sur l'éthique et les lignes directrices à prendre en compte lors de l'utilisation de l'IA dans le cadre de projets de recherche et de la rédaction d’articles de recherche - Bettina BERENDT, professeure à la KU Leuven18h00 | Benoît Frenay et Michaël Lobet : Création d'un comité scientifique IA à l'UNamur18h10 | DrinkUne attestation de présence, valant pour 0,5 crédit de formation doctorale transversale, sera délivrée sur demande. Contact : secretariat.adre@unamur.beCet évènement est gratuit mais l’inscription est obligatoire.
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Un nouvel élan pour les sciences humaines et sociales à l’UNamur
A l’UNamur une nouvelle plateforme dédiée à la recherche en sciences humaines et sociales (SHS) voit le jour. Objectif ? Offrir aux chercheuses et chercheurs en SHS, un soutien méthodologique adapté à leurs besoins et renforcer l’excellence en SHS à l’UNamur. Cette plateforme, SHS Impulse, fournira divers services tels qu’un apport financier pour des formations, de la consultance, des accès à des ressources, ou encore des achats de logiciels en cofinancement.
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Légitimité des gouvernants et responsabilité des citoyens : autour du bonum commune médiéval
Présentation
S’il est une notion qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est bien celle de bien commun. Ce concept éminemment actuel, dans une société pourtant de plus en plus égocentrée, où les intérêts individuels supplantent bien souvent ceux de la collectivité, se diffuse tant au sein du milieu académique qu’auprès des acteurs du monde politique, économique, agricole, ou humanitaire. Les travaux d’Elinor Ostrom, ou plus récemment de Jean Tirole, tous deux prix Nobel d’économie, ont concentré le débat sur la question des biens communs, des problématiques qui entourent la gestion de ces ressources, qu’elles soient matérielles ou non. Or, les crises politiques, la montée des extrêmes et les guerres actuelles soulignent la nécessité d’envisager également le volet éthico-politique du bien commun, dans la double relation qu’il implique entre les gouvernants et les gouvernés. En la matière, l’époque médiévale, et plus particulièrement la période des 13e-15e siècles, caractérisés par la redécouverte de la pensée d’Aristote, s’avère particulièrement riche d’enseignements. À la fois critère de légitimité du prince et source de responsabilité des citoyens, le bien commun (bonum commune), compris comme fin ultime de tout individu inscrit au sein d’une communauté, fonde toute la société politique. À travers différents cas concrets, nous verrons ce que faire communauté veut dire au Moyen Âge et en quoi l’expérience médiévale peut refonder notre rapport individuel et collectif à la politique.
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Clausewitz : vivre et penser la guerre
Résumé
Carl von Clausewitz (1780-1831) est incontestablement, avec Sun Tzu, le plus invoqué des penseurs sur la guerre et la stratégie. Son oeuvre majeure, Vom Kriege (De la guerre) est abordée dans toutes les écoles militaires du monde, comme dans tous les départements d’étude des relations internationales. Cette oeuvre n’est cependant pas née tout d’un coup, elle est le fruit d’une vie dans l’armée prussienne à l’époque des guerres napoléoniennes et d’une pensée qui s’est affinée au fur et à mesure des événements dramatiques de cette époque.Bruno Colson est professeur ordinaire émérite de l’Université de Namur. La plupart de ses ouvrages portent sur les guerres napoléoniennes, dont Leipzig. La bataille des Nations, 16-19 octobre 1813 (Paris, Perrin, 2013, Prix Premier Empire 2013 de la Fondation Napoléon), et Clausewitz (Paris, Perrin, 2016, Prix littéraire du Cercle royal gaulois, Bruxelles, 2018). Bruno Colson est l'un des six éditeurs de la Cambridge History of the Napoleonic Wars (3 vol., Cambridge University Press, 2022-2023).
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