De la méfiance envers les sciences
Pour sa conférence inaugurale, le centre SPiN (Science & Philosophy in Namur) s'entourera d’une juriste et chercheuse au Centre de Bioéthique de l’Université de Namur, Claire Rommelaere, et d’une philosophe des sciences de l’Université de Montréal, Aude Bandini, afin de porter un regard critique sur le thème de la “méfiance envers les sciences”. L’urgence d’aborder cette thématique s’impose à notre époque où, en dépit d’un taux de confiance envers les sciences globalement stable, les repères du débat public demeurent fréquemment brouillés par la désinformation.Ayant la chance de pouvoir observer les philosophes des sciences dans leur habitat naturel depuis près de quinze ans, Claire Rommelaere partagera ses réflexions sur la question de savoir s’il faut ou non se fier à celles et ceux qui pensent les sciences.De son côté, Aude Bandini se confrontera à un problème majeur que nous sommes tous amenés à rencontrer à l'heure où la masse des connaissances disponibles est telle qu'il est impossible de les acquérir par soi-même. En effet, le caractère socialement distribué de la connaissance ne nous laisse généralement pas d'autre choix que de nous en remettre, y compris sur des questions très importantes (comme la santé), à l'autorité d'experts. Or, lorsque l'on s'en remet ainsi à autrui et que l'on suit des recommandations dont, en raison de notre ignorance, nous n'avons pas les moyens d'évaluer le bien-fondé, nous nous plaçons dans une relation de "dépendance épistémique" qui entre en tension avec nos aspirations à l'autonomie intellectuelle, et nous force à nous poser une question dont la réponse pourrait s'avérer insupportable : l'autonomie intellectuelle n'est-elle rien de plus qu'un mythe ?Conférence animée par la journaliste Maïté Warland.Programme :17h30-18h30 | Drink au Quai 22 (Rue du Séminaire 22 à 5000 Namur)18h30 | Claire RommelaereDe la méfiance envers les philosophes des sciences19h | Aude BandiniL'autonomie intellectuelle face à l'autorité de la science : un casse-tête pour l'épistémologie socialeInscriptions pour le 16 avril au plus tard.Gratuit.
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Ce que l’Anthropocène fait à la philosophie de l’histoire
Colloque organisé par Louis Carré (UNamur), Igor Krtolica (Université Picardie Jules Vernes), Sébastien Laoureux (UNamur) et Jean-Baptiste Vuillerod (UNamur) Afin de clore le projet de recherche « Ce que l’Anthropocène fait au temps. Recherche philosophique sur les historicités et récits de la crise environnementale » (PDR FNRS, 2022-2025), ce colloque souhaite interroger la transformation des problématiques de la philosophie de l’histoire à l’aune de la question écologique contemporaine. Dans une démarche qui vise à la fois à prendre en compte la spécificité du contemporain et à faire dialoguer le diagnostic sur le présent avec une perspective historiographique plus large, il s’agit, d’une part, de discuter ce que devient la philosophie de l’histoire à l’âge de l’Anthropocène, et, d’autre part, de questionner en retour la possibilité de relire les philosophies de l’histoire des XVIIIe et XIXe siècles à partir des enjeux actuels. Notre point de départ est le double constat d’une crise des philosophies de l’histoire et, en même temps, d’une réinvention de celles-ci. D’un côté, la question écologique prolonge et accentue la crise profonde qui avait touché les philosophies de l’histoire à la suite des événements tragiques du XXe siècle : l’impossibilité de croire de manière naïve au progrès et à toute forme de téléologie historique, la problématisation d’une confiance exacerbée dans la capacité de la technique et de la science à émanciper l’humanité, le refus d’un temps homogène et vide qui néglige la diversité des rythmes et des temporalités historiques. De l’autre, les imaginaires de la catastrophe écologique font resurgir des motifs typiques de la philosophie de l’histoire, qui se retrouvent aussi bien dans les croyances technophiles de la géoingénierie que dans les horizons dystopiques et survivalistes d’un effondrement inéluctable – et l’on peut en outre se demander si même les débats autour de la légitimité du concept d’Anthropocène, aussi bien dans son acception géologique que dans ses usages plus populaires, ne dépendent pas également de philosophies de l’histoire implicites.Programme Jeudi 12 mars 11h-13h30 « Nature, histoire, géographie » Stefanie Buchenau (Université Paris 8) : « Géographie et philosophie de l’histoire chez Kant »Grégory Quenet (Université UVSQ-Paris Saclay) : « Genres de vie, entre Vidal de la Blache et Marc Bloch, une alternative à la classe écologique ? »Jean-Baptiste Vuillerod (UNamur) : « Alexander von Humboldt et Carl Ritter : naissance de la géographie scientifique et philosophie de l’histoire en Allemagne » 14h30-17h00 « Rompre (avec) l'histoire » Jeanne Etelain (Université Paris Nanterre - MO.CO. ESBA) : « Ce que l’Anthropocène fait à l’espace : vers une philosophie de la géographie ? »Louis Carré (UNamur) : « Les vestiges de la nature : archéologie de l'actualisme en histoire et en géologie »Frédéric Monferrand (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : « Révolution : politique et histoire à l'heure de l'Anthropocène »Vendredi 13 mars 10h30-13h00 : « Échelles de temps » Nicolas Schroeder (ULB) : Des “racines historiques de notre crise écologique” : Anthropocène et Histoire du Moyen Âge »Igor Krtolica (Université de Picardie Jules Verne, IUF) : « De la microstoria à la Big History, combien d’histoires ? »Sébastien Laoureux (UNamur) : « Du global au planétaire, et retour. Quelle philosophie de l’histoire chez Chakrabarty ? » 14h-16h : « Le choc de l'Anthropocène » Perrine Wilhelm (Université Paris 8) : « Günther Anders et les dévorations du monde : une critique culturelle du phagocène »Laëtitia Riss (UNamur) : « De l’apocalypse au globocide : Anders, penseur de l’Anthropocène » Plus d'infos sur le site du Centre ARCADIE
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Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières
Nathalie Burnay, professeure ordinaire à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l’institut Transitions, vient d’obtenir un prestigieux financement WelCHANGE du F.R.S-FNRS pour son projet de recherche interdisciplinaire dédié à l’allongement des carrières. Un enjeu de société au cœur de l’actualité, qu’elle porte en collaboration avec une équipe de démographes de l’UCLouvain.
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Quand les mèmes d’internet deviennent un objet de recherche
Nés sur Internet, les mèmes font partie intégrante de la culture numérique. Ces images, souvent humoristiques, combinent texte et visuel pour faire passer un message. À l’UNamur, Lieven Vandelanotte, professeur de langue et linguistique anglaises et linguistique générale à la Faculté de philosophie et lettres, s’y est intéressé d’un point de vue linguistique. Dans son nouvel ouvrage, coécrit avec Barbara Dancygier de la University of British Columbia, il décrypte comment ces créations jouent avec les mots, les images et la grammaire.
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Grande Conférence Namuroise (GCN) | Rencontre avec Caroline De Mulder
De roman en roman, Caroline De Mulder arpente les territoires sombres de l'âme humaine avec acuité. Lauréate du prix Victor Rossel pour son premier roman Ego Tango, elle s’est imposée comme une figure incontournable de la littérature belge francophone. Professeure de lettres et romancière, elle conjugue rigueur intellectuelle et audace narrative.Son dernier roman, La pouponnière d’Himmler, nous plonge dans l’univers glaçant des « Lebensborn » (maternité nazies), révélant avec finesse les contradictions d’un système de sélection génétique obsédé par la vie… mais qui alimente une idéologie visant la mort. Le destin de ces enfants mâles si choyés n’est-il pas de mourir glorieusement pour l’Allemagne ? À travers une écriture immersive et fine, Caroline de Mulder reste au plus près des flux de pensée de ses personnages tout en faisant éprouver puissamment le hors-champ et en suggérant toute la complexité de l’époque.Caroline De Mulder viendra partager son parcours, ses inspirations et les coulisses de ses œuvres lors d’une rencontre exceptionnelle. Une occasion unique de dialoguer avec une autrice qui interroge notre histoire et notre humanité avec force et subtilité.La conférence aura lieu de 18h30 à environ 20h30 et sera suivie d'un drink.
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Fonder, bâtir, prier. Aux origines des abbayes de moniales cisterciennes dans les Pays-Bas méridionaux (XIIIe siècle)
Le succès du monachisme cistercien féminin dans les Pays-Bas méridionaux au XIIIe siècle – plus d’une quarantaine de maisons dans les diocèses de Liège et de Cambrai – est un puissant révélateur des aspirations d’une société en transformation, qui s’enthousiasme pour les nouvelles formes de spiritualité et de vie religieuse. Pour autant, le phénomène reste étonnamment peu étudié, malgré la richesse des sources archéologiques et historiques.
Au programme
Jeudi 11 décembre 20259h30 : Accueil10h00 : Introduction par le comité organisateur du colloqueSession 1 – Présidence : Marie-Élisabeth Henneau (Université de Liège)10h30 : Alexis Grélois (Université de Rouen-Normandie, GRHis) – L’appartenance des moniales à l’ordre cistercien (XIIe-XIIIe siècle) : faux débats et vraies questions11h30 : Pause-café11h45 : Michel Dubuisson (Abbaye de Villers asbl), Patrice Gautier (Musées royaux d’Art et d’Histoire), Louise Hardenne (Musées royaux d’Art et d’Histoire) – L’abbaye de La Cambre dans la filiation villersoise12h35 : Pause repasSession 2 – Présidence : Jeroen Deploige (Universiteit Gent)13h40 : Marie-Christine Laleman (Ville de Gand), Els De Paermentier (Universiteit Gent) – L’abbaye de la Byloque à Gand : entre mémoire archéologique et richesse d’archives14h30 : Pierre-Hugues Tilmant (SPW, AWaP), Marie Verbeek (SPW, AWaP), Sarah Cremer (Institut royal du Patrimoine artistique), Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur/Archives de l’État à Namur) – Dossier de fondation de l’abbaye Notre-Dame du Vivier : l’archéologie permet-elle de lever un coin du voile ?15h20 : Pause-café15h40 : François De Vriendt (Société des Bollandistes) – Mémoire et dévotion dans les communautés féminines du Hainaut et du Namurois. Quelle place pour les figures et les traditions locales ?16h30 : Robin Moens (FWO/KU Leuven) – (Que) des murs spirituels ? La spiritualité des mulieres religiosae clôturées dans et hors de l’espace monastique17h20 : fin de la première journée18h00 : verre de l’amitié offert par le SPWVendredi 12 décembre 2025Session 3 – Présidence : Geneviève Laurent (SPW, AWaP)9h00 : Philippe Mignot (SPW, AWaP) – L’abbaye de Clairefontaine : données archéologiques sur les origines9h50 : Vincent Debonne (Vlaamse Overheid–Agentschap Onroerend Erfgoed), Robin Moens (FWO/KU Leuven) – Des sœurs un peu plus lentes que nous le pensions. L’abbaye cistercienne du Val-des-Vierges près d’Audenarde10h40 : Pause-café11h00 : visite de l’ancienne abbaye Notre-Dame du Vivier, en compagnie des archéologues de l’AWaP12h00 : pause repasSession 4 – Présidence : Mathieu Piavaux (Université de Namur)13h00 : Virginie Boulez (SPW, AWaP), Alain Marchandisse (FNRS/Université de Liège) – La Paix-Dieu 1240-1244. Fondation d’une abbaye de cisterciennes sous l’épiscopat de Robert de Thourotte. Dialogue des sources historiques et archéologiques13h50 : Marie Demelenne (Musée royal de Mariemont), Patrice Gautier (Musées royaux d’Art et d’Histoire), Jean-François Nieus (FNRS/Université de Namur) – L’ermite, la dame et les clercs. Aux origines de l’abbaye de L’Olive (Morlanwelz)14h40 : pause-café15h00 : Emmanuel Bodart (Archives de l’État à Namur) – L’abbaye de Félixpré près de Givet. Nouvelles révélations sur sa fondation et sa dotation (1246-1266)15h30 : Paul Lambrechts (Herita vzw) – L’abbaye d’Herkenrode, un millénaire d’histoire : comment interpréter mythes, fouilles et sources, et comment les incorporer dans un projet pour l’avenir ?16h00 : Benoît Rouzeau (Université de Picardie Jules Verne, Trame UR 4284/ LAMOP UMR 858) – Conclusions générales16h30 : fin du colloqueProgramme au format PDF
Comité organisateur
Aurore Carlier - Société archéologique de NamurPatrice Gautier - Musées royaux d’Art et d’HistoireXavier Hermand - Université de NamurFiona Lebecque - Société archéologique de NamurJean-François Nieus - FNRS/Université de NamurMatthieu Pignot - FNRS/Université de NamurNicolas Ruffini-Ronzani - Université de Namur/Archives de l’ÉtatPierre-Hugues Tilmant - SPW, AWaPMarie Verbeek - SPW, AWaP
Informations pratiques
Le comité organisateur des journées d’étude tient à remercier les propriétaires de l’abbaye Notre-Dame du Vivier pour leur accueil et la mise à disposition des locaux.Autour de ces Journées d’étude gravite une multitude d’évènements consacrés à l’Abbaye Notre-Dame du Vivier de Marche-les-Dames. Pour en savoir plus, consultez le programme sur www.lasan.be
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