2 000 langues utilisent les mêmes schémas d’économie lexicale – une étude publiée dans Nature Human Behaviour
Jamie Wright, un chercheur du Namur Digital Institute de l’UNamur, a participé à une étude menée par l’Université Pompeu Fabra (UPF) de Barcelone, et publiée dans la prestigieuse revue Nature Human Behaviour. Cette étude montre que les langues du monde entier tendent à privilégier l'économie lexicale, en réutilisant des mots pour désigner différents concepts lorsque cela n'entraîne pas de confusion dans la communication.
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Pourquoi les randonnées en montagne nous ressourcent : une recherche menée par l'UNamur et l'Université de Bourgogne livre des réponses
Fruit d'une collaboration avec Isabelle Frochot de l'Université Bourgogne Europe, une étude à laquelle a participé Alain Decrop, professeur de marketing au sein de la Faculté EMCP, montre que la montagne favorise une véritable reconnexion à soi, aux autres et à son environnement. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la prestigieuse revue Recherche et Applications en Marketing (RAM).
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Une nouvelle spin-off wallonne (UNamur / UCLouvain/ WEL Research Institute) développe un spray nasal pour prévenir les infections respiratoires virales
Créée conjointement par l’Université de Namur et l’UCLouvain, la spin-off Intercept Bio entend franchir une nouvelle étape dans la prévention des infections respiratoires virales. Issue des recherches menées par les équipes du professeur Stéphane Vincent, au Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, et du professeur David Alsteens, au Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain, et Investigateur au WEL Research Institute, la jeune société développe un spray nasal conçu pour agir dès la porte d’entrée des virus respiratoires : les voies nasales.
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Win4Doc | Produire des protéines thérapeutiques dans le lait de chèvre
À l’Université de Namur, une thèse menée par Fabian Delhalle, avec le soutien du SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc, explore une piste innovante pour produire des protéines d’intérêt thérapeutique. En collaboration avec Bio-Sourcing et le Centre wallon de Recherches agronomiques, ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de lactation chez la chèvre afin d’optimiser une production biopharmaceutique plus accessible, plus flexible et plus respectueuse de l’environnement.
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Des plantes contre la stéatose du foie, un projet HEPATANT !
À l’UNamur, la recherche ne reste pas confinée aux laboratoires. De la physique aux sciences politiques, en passant par la robotique, la biodiversité, le droit, l’IA et la santé, les chercheurs collaborent chaque jour avec de nombreux acteurs de la société. Objectif ? Transformer les idées en solutions concrètes pour répondre aux enjeux actuels.
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Win4Doc | Automatiser la production de radiotraceurs pour l’imagerie médicale
À l’UNamur, une thèse menée par Juliette Liégeois, avec le soutien du SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc, vise à moderniser la production automatisée de radiotraceurs utilisés notamment pour diagnostiquer certains cancers et d’autres maladies. Baptisé SMART, le projet est développé en collaboration avec Synlock, une entreprise qui conçoit des automates de synthèse destinés aux laboratoires académiques et industriels.
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Wafa Hammedi : L’impact comme boussole
Entre recherche, enseignement et transmission, Wafa Hammedi, professeure à la Faculté Économie Management Communication sciencesPo (EMCP), trace un parcours guidé par ses convictions. Loin des clichés de performance habituellement associés au marketing, elle défend une recherche engagée au service de la société, de l'équité et de l'inclusion.
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Soutenance publique de thèse de doctorat en informatique - Pierre Poitier
Résumé
Le deep learning occupe aujourd'hui une place centrale dans la vie quotidienne et nous a fourni des outils numériques puissants, tels que les traducteurs automatiques, les assistants vocaux et les modèles de langage (LLMs).Les communautés sourdes, en revanche, ne bénéficient que très peu de ces avancées. Les langues des signes sont des langues naturelles à part entière, mais elles ne disposent pas de forme écrite d'usage courant.En effet, les grands corpus textuels et les modèles pré-entraînés qui rendent ces outils possibles pour les langues orales n'ont donc pas d'équivalent direct. En conséquence, le traitement des langues des signes est freiné par deux problèmes liés : une pénurie persistante de données annotées et un manque d'outils pour analyser les langues elles-mêmes. Cette thèse se concentre sur une composante de la chaîne de traitement des langues des signes qui a reçu comparativement peu d'attention : la segmentation des langues des signes, c'est-à-dire le découpage temporel d'une vidéo continue en langage des signes en unités de signe individuelles. La segmentation se situe entre la vidéo brute et presque toutes les tâches symboliques qui s'appuient sur elle, et reste pourtant mal comprise. L'objectif de ce travail est double : faire progresser la tâche de segmentation elle-même, et transformer la recherche en traitement des langues des signes en outils utilisables par la communauté sourde, avec la langue des signes de Belgique francophone (LSFB) comme cadre principal. La contribution centrale de cette thèse est un ensemble de modèles de segmentation. Nous étudions d'abord des approches fondées sur les réseaux de neurones récurrents et montrons que leur principale difficulté réside dans la modélisation des transitions entre les signes, ces brefs mouvements ambigus qui séparent un signe du suivant et que l'on confond facilement avec les signes eux-mêmes. Ce constat motive le framework Hydra, une nouvelle approche qui détecte chaque signe comme une unité entière plutôt que de décider, frame par frame, si un signe est en cours de production. Concrètement, au lieu de classifier chaque frame, le modèle prédit la distance entre chaque frame et les frontières de signe les plus proches, ce qui le rend moins sensible aux régions ambiguës et améliore les résultats de manière constante par rapport aux méthodes antérieures. Autour de cette contribution centrale, nous présentons d'autres contributions : un dictionnaire langue des signes vers le français qui reconnaît les signes à partir d'une simple webcam, des travaux connexes sur la reconnaissance de signes isolés, et une plateforme collaborative qui collecte de nouvelles données, de nouveaux signes en LSFB, comme effet secondaire d'un usage quotidien. Ensemble, ces contributions réduisent l'écart entre la recherche en traitement des langues des signes et les communautés sourdes.
Jury
Prof. Benoit Frénay - Université de Namur, BelgiqueProf. Anthony Cleve - Université de Namur, BelgiqueProf. Katrien Beuls - Université de Namur, BelgiqueProf. Barbara Hammer - Bielefeld University, AllemagneProf. Michèle Gouiffès - Université Paris-Saclay, FranceDr Mathieu De Coster - Ghent University, Belgique
Je m'inscris à la défense de thèse de Pierre Poitier
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Catherine Linard lauréate du mandat de Professeur de Recherche Francqui-Collen pour ses recherches sur la propagation des maladies infectieuses
Catherine Linard, chercheuse du Département de géographie de l’UNamur, a été récompensée pour ses travaux à la croisée de la géographie et de l’épidémiologie. Ce mandat Francqui-Collen lui permettra, dès septembre et pendant trois ans, d’être déchargée de la majeure partie de ses enseignements afin de se consacrer davantage à ses recherches sur l’influence des changements environnementaux sur propagation des maladies infectieuses.
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Une recherche de l'UNamur rend les outils de l'intelligence artificielle plus fiables
Des chercheurs de l'UNamur ont développé une nouvelle méthode qui a permis de découvrir 32 bugs jusqu'alors invisibles dans certaines des bibliothèques logicielles les plus utilisées pour entraîner les modèles d'intelligence artificielle. Née d'un mémoire de master, cette recherche a déjà conduit à des corrections dans plusieurs logiciels utilisés par des millions de développeurs à travers le monde.
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Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences biologiques - Karim Bouhjar
Résumé
Head and neck squamous cell carcinoma (HNSCC) is a heterogeneous malignancy in which human papillomavirus (HPV) status strongly influences therapeutic response. HPV+ tumors generally show greater sensitivity to treatment, whereas HPV- tumors are associated with poorer prognosis and increased resistance. This thesis investigated how HPV status shapes cellular adaptation to therapeutic stress, with a particular focus on therapy-induced senescence (TIS), autophagy and MMS19.HPV- HNSCC cells developed a senescence-like phenotype following cisplatin or x-ray irradiation, whereas HPV+ cells showed limited induction. Silencing of the viral oncogenes E6 and E7 in HPV+ cells increased this phenotype, indicating that HPV actively modulates treatment-induced cellular responses. Proteomic analyses further identified autophagy- and lysosome-related pathways as major features distinguishing HPV- from HPV+ cells. Autophagy inhibition predominantly impaired proliferation and clonogenic survival in HPV- cells, supporting an HPV-dependent autophagy–senescence axis involved in treatment adaptation.The second part of this thesis identified MMS19, a component of the cytosolic iron–sulfur cluster assembly machinery, as a potential determinant of HPV- HNSCC resistance. MMS19 was associated with poorer clinical outcome, while its silencing impaired proliferation and clonogenic survival, particularly in HPV- cells.Together, these findings identify autophagy-dependent remodeling and MMS19-associated genome maintenance as potential vulnerabilities contributing to therapeutic resistance in HPV- HNSCC.
Jury
Prof. Anne-Catherine HEUSKIN (UNamur), PrésidenteProf. Carine MICHIELS (UNamur), SecrétaireProf. Francis RODIER (UMontreal)Prof. Yves POUMAY (UNamur)Prof. Anabelle DECOTTIGNIES (UCLouvain)Prof. Marc THERRIEN (UMontreal)Prof. Sue YOM (UCSF)
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Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences biomédicales et pharmaceutiques - Nicolas HALLOIN
RésuméLe vieillissement de la population s’accompagne d’une augmentation de la prévalence des maladies neurodégénératives, parmi lesquelles figurent les tauopathies. Cette famille de pathologies, qui comprend notamment la maladie d’Alzheimer, est caractérisée par la délocalisation, l’hyperphosphorylation et l’accumulation de la protéine Tau sous une forme pathologique, conduisant à une dysfonction puis à une mort neuronale au sein du système nerveux central. De nombreuses études menées chez l’Homme et dans différents modèles animaux ont mis en évidence une association entre les traumatismes crâniens répétés et le développement d’une tauopathie spécifique, l’encéphalopathie traumatique chronique. Cette maladie neurodégénérative progressive est attribuée à l’exposition répétée à des impacts sur la tête générant des forces d’accélération-décélération au niveau cérébral.Bien que le cerveau et la moelle épinière partagent de nombreuses caractéristiques cellulaires et tissulaires, les conséquences des traumatismes médullaires sur le développement des tauopathies demeurent largement inexplorées. Afin d’étudier cette question, un nouveau modèle murin de traumatismes médullaires légers répétés a été développé chez la souris PS19, un modèle transgénique de tauopathie reproduisant plusieurs caractéristiques de la démence fronto-temporale. Deux contusions médullaires de faible intensité (30 kDynes), espacées de trois semaines, ont été réalisées à l’âge de deux mois afin d’évaluer leur impact sur l’évolution de la pathologie à long terme.Bien que ces traumatismes n’induisent ni déficit clinique immédiat, ni lésions tissulaires détectables, ni perte neuronale, ils provoquent une réponse gliale marquée ainsi que des dommages neuronaux et axonaux, objectivés par l’augmentation des concentrations circulantes de chaînes légères de neurofilaments. Le suivi longitudinal des animaux révèle une apparition plus précoce des déficits moteurs et sensitifs, associée à une dégradation accélérée de leur état de santé général.À court terme (3,5 mois), aucune aggravation de la tauopathie n’a été observée. En revanche, à l’âge de 6,5 mois, une augmentation significative de la densité des formes hyperphosphorylées de Tau, détectées par les anticorps pTau(Ser202/Thr205) et pTau(Ser422), a été mise en évidence à proximité de l’épicentre de la lésion chez les animaux contusionnés. À 9 mois, cette exacerbation de la pathologie s’était propagée le long de l’axe rostro-caudal, entre les segments médullaires C2 et C7, ainsi qu’au niveau du thalamus. Si les traumatismes médullaires n’ont pas modifié l’agrégation de la protéine Tau, des analyses in vitro ont montré que la fraction protéique insoluble extraite de la moelle épinière des animaux contusionnés possédait un pouvoir de recrutement supérieur.Bien qu’aucun lien de causalité direct n’ait pu être établi, les analyses histologiques, biochimiques et transcriptomiques suggèrent l’implication de la microglie, de la signalisation des interférons de type I et de la voie MAP kinase p38 dans la stimulation de l’hyperphosphorylation de Tau.Dans leur ensemble, ces résultats mettent en évidence un rôle jusqu’alors largement sous-estimé des traumatismes médullaires légers comme facteur favorisant le développement et la progression des tauopathies. Ils renforcent également les données de la littérature suggérant que la neuroinflammation, et plus particulièrement l’activation microgliale ainsi que la signalisation des interférons de type I, contribue à l’aggravation de ces pathologies. Enfin, ce travail souligne l’importance d’un suivi à long terme des individus exposés à des traumatismes médullaires, même de faible intensité, en raison du risque potentiel accru de développer des maladies neurodégénératives impliquant la protéine Tau.JuryProf. Pascal KIENLEN-CAMPARD (UCLouvain)Prof. Karelle LEROY (ULB)Prof. Aurélie LADANG (ULiège)Prof. Charles NICAISE (UNamur)Prof. Patsy RENARD (UNamur), présidenteProf. Laurence RIS (UMons)
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