La Faculté de philosophie et lettres vous propose d'étudier les productions de l’esprit humain en quête de sens et de valeurs, en se souciant de restituer les œuvres, documents et courants de pensée dans leur contexte et leur évolution. Un vaste patrimoine à découvrir !
Bienvenue à la Faculté de philosophie et lettres
La Doyenne, Laurence Mettewie, vous souhaite la bienvenue en vidéo !
Les études
Vous disposez d'une curiosité pour les langues et les œuvres dans leurs diversité culturelle et temporelle ainsi que d'un intérêt pour la réflexion et l'analyse ? Vous serez alors séduits par l'offre d'enseignement proposée par la Faculté de philosophie et lettres. Bacheliers, masters de spécialisation, doctorats ou formations continues, la Faculté de philosophie et lettres propose un grand nombre de formations, quel que soit votre profil !
La recherche
La recherche en Faculté de philosophie et lettres est très diversifiée et veut jeter un regard neuf sur les productions culturelles d’hier et d’aujourd’hui. Des projets scientifiques de dimension nationale et internationale en font un des axes portant du rayonnement de la faculté en Belgique et à l'étranger. Soucieuse de garder un contact avec les enseignements dispensés dans les différentes sections de la faculté, la recherche est développée surtout au niveau des départements.
Service à la société
Les enseignants et chercheurs de la Faculté de philosophie et lettres contribuent à développer le dynamisme culturel de la Cité. Par des activités culturelles, des publications, des formations mais aussi par des interventions sur demande, leur travail s'inscrit régulièrement dans le contexte économique et social de la société civile.
Organisation
La Faculté de philosophie et lettres est organisée afin de gérer ses missions d'enseignement, de recherche et de service à la société. Elle dispose de services communs à toute la faculté. Elle compte 6 départements qui sont le reflet de ses différents enseignements, très variés, et tournés vers hier, aujourd'hui et demain.
À la une
Événements
Le partage du ciel et de la terre sous le Haut-Empire : l'empereur et Jupiter, astre et dieu souverain.
Conférence du centre "Fontes Antiquitatis" de l'Institut PaTHs.
Morgane Chaignon consacre sa recherche doctorale à la place de la cosmographie (la science de la description de l'univers) dans l'idéologie impériale et dans la construction du charisme du prince. Comment l’empereur, son entourage ou les élites de l’Empire ont-ils exprimé le pouvoir impérial par rapport à la description de l’univers, et quelles places a-t-on attribuées à la figure du prince et à l’Empire romain au sein de l’organisation cosmique ? Sous le Haut-Empire (Ier-IIe s. apr. J.-C.) se développe dans le discours sur le pouvoir impérial le parallélisme entre le monde des dieux et le monde des hommes. La conférence investiguera ce sujet en étudiant le rapprochement entre le prince et Jupiter.
Deleuze, le cinéma et la guerre
Séminaire du Centre Arcadie avec Stanislas de Courville
Dans le cadre de son séminaire, le Centre Arcadie de l'Institut ESPHIN organise une séance avec Stanislas de Courville consacrée à son ouvrage L'Écran des siècles. Deleuze, le cinéma et la guerre, Mimesis, 2025.
Stanislas de Courville est actuellement chercheur postdoctoral au Centre Arcadie (Institut Esphin). Chargé de cours auprès des départements d'études cinématographiques des universités Paris 8 et Aix-Marseille. Intervenant pour le département Analyse et culture cinématographique de la Femis. Membre associé des laboratoires ESTCA (Paris 8) et IRPhiL (Lyon 3).Spécialiste en esthétique, théorie et histoire du cinéma, ses travaux portent notamment sur la pensée deleuzienne du cinéma, les rapports entre cinéma et histoire, et le cinéma soviétique et post-soviétique.
Après une présentation de l'ouvrage, Stanislas de Courville sera interrogée par Déborah V. Brosteaux, Dagmara Osmayeva, Vivien Giet et Sébastien Laoureux.
Présentation de l’ouvrage
Si Gilles Deleuze ouvre son diptyque consacré au cinéma, constitué de L’Image-mouvement et de L’Image-temps, en insistant sur le fait qu’il n’écrit pas ici une « histoire » du septième art mais plutôt « une taxinomie, un essai de classification des images et des signes », il a souvent été souligné combien c’est un événement historique qui paraît servir d’articulation entre les deux tomes et les régimes d’images correspondants. C’est la Seconde Guerre mondiale, en effet, qui semble marquer le passage entre l’« image-mouvement » et l’« image-temps », malgré les déclarations d’intention du philosophe. L’hésitation que l’on peut mettre au jour entre taxinomie et histoire dans le diptyque est loin d’être anodine, puisqu’elle en perturbe profondément l’économie générale. Revenant aux sources théoriques et filmiques de la pensée de Deleuze, cet ouvrage cherche à interroger l’affirmation d’une rupture de l’« histoire » du cinéma se produisant avec la Seconde Guerre mondiale, et à déterminer le type d’histoire dont il s’agit dans ce cas ici. En son centre, se trouve l’idée d’une compromission du septième art dans la propagande, particulièrement celle du régime nazi dont la fusion avec sa propre mise en scène nous laisserait, selon Hans-Jürgen Syberberg et Deleuze après lui, aux prises avec un Hitler comme « cinéaste ». Un « mythe négatif » du dictateur, dont l’ombre porterait après-guerre sur l’ensemble des images filmiques, qui s’avérera être aussi, en définitive, celui du cinéma dit « moderne ».
Entrée libre. Bienvenue à toutes et tous !
Soutenance publique de thèse de doctorat en informatique - Liesbet De Vos
SignFCG : A Framework for Operationalising Sign Language Constructions in Computational Construction Grammar.
Abstract
Les langues des signes expriment le sens à travers des productions manuelles et non manuelles qui sont produites de manière séquentielle et simultanée, ce qui fait qu’elles difèrent structurellement des langues vocales. Cependant, de nombreuses théories linguistiques restent biaisées en faveur des structures des langues vocales. Une exception à cela est la grammaire de constructions, une théorie linguistique qui analyse les langues à travers leurs associations de forme et de sens, lesquelles peuvent impliquer des articulations manuelles et non manuelles et combiner des structures spécifiques et schématiques. Bien que la grammaire de constructions soit de plus en plus utilisée pour décrire théoriquement les constructions des langues des signes, les implémentations computationnelles restent rares, ce qui limite son application systématique à des corpus. L’applicabilité théorique de la grammaire de constructions aux langues des signes ne garantit toutefois pas que cette théorie puisse être opérationnalisée computationnellement, ce qui soulève des défis en matière de représentation et de traitement. Cette thèse aborde ces défis en introduisant SignFCG, une extension de Fluid Construction Grammar (FCG). SignFCG introduit des représentations phonétiques pour les articulations manuelles des langues des signes, en tenant compte de leur organisation séquentielle et simultanée. En plus, SignFCG fournit des visualisations d’avatar pour les formes signées, ainsi que des outils pour transformer des annotations linguistiques vers le format proposé. Afin d’étudier les types de constructions qui peuvent être opérationnalisés pour un domaine restreint de la Langue des Signes de Belgique Francophone (LSFB), une grammaire computationnelle se composant de 904 constructions a été développée manuellement à partir de GeoQuery-LSFB, une extension du corpus multilingue GeoQuery créée dans le cadre de cette thèse. La grammaire a été évaluée en compréhension et en production, atteignant une couverture élevée. Une étude utilisateur, basée sur des entretiens semi-structurés avec des chercheurs en langues des signes, a permis d’identifier leurs perceptions de l’utilisabilité de SignFCG et de son adoption potentielle. Les participants ont identifié plusieurs applications prometteuses, notamment l’exploration et la formalisation de constructions ainsi que l’étude de la variation constructionnelle selon différents contextes. L’étude utilisateur a également identifié un besoin de plus grande flexibilité dans la représentation des formes proposée par SignFCG, différents niveaux de détail pouvant être nécessaires pour répondre à différentes questions de recherche. Les contributions de cette thèse se situent à l’intersection de la recherche linguistique sur les langues des signes, de la grammaire de constructions et de la linguistique computationnelle. Pour la grammaire de constructions, elle démontre comment les principes constructionnels peuvent être opérationnalisés pour la modalité visuo-gestuelle et comment la combinaison de structures spécifiques et schématiques au sein des constructions peut faciliter cette opérationnalisation. Pour la linguistique computationnelle, elle démontre la faisabilité d’un traitement bidirectionnel entre les formes signées manuellement et les représentations sémantiques structurées dans un domaine restreint, tout en fournissant des ressources pour de futures recherches. L’extension de FCG aux langues des signes fournit également une base pour explorer d’autres domaines de recherche computationnelle dans lesquels FCG a déjà été utilisé.
Jury
- Prof. Katrien BEULS - Université de Namur, Belgique
- Prof. Bruno DUMAS - Université de Namur, Belgique
- Prof. Anthony CLEVE - Université de Namur, Belgique
- Prof. Laurence MEURANT - Université de Namur, Belgique
- Prof. Paul VAN EECKE - Artificiel Intelligence Laboratory, Vrije Universiteit Brussel, Belgique
- Dr. Remi VAN TRIJP - Sony Computer Science Laboratories, France
- Dr. Michael FILHOL - LISN, CNRS, France
Rencontrez les actrices et acteurs de la Faculté
Les Départements de la Faculté de philosophie et lettres
Bibliothèques de la Faculté
- Philosophie
- Histoire
- Langues et littératures françaises et romanes
- Langues et littératures germaniques : Unité de Néerlandais
- Archéologie et sciences de l'art
Voyez le portail des bibliothèques de l'Université de Namur qui donne accès à tous les répertoires des publications.
Cellule d'Appui Pédagogique
La Faculté de philosophie et lettres est dotée d’une Cellule d’appui pédagogique (CAP) dont la mission première est d’organiser des activités d'aide à la réussite à destination des étudiants (principalement de Bac 1). Elle gère (pour partie) l’évaluation des enseignements par les étudiants et anime la réflexion pédagogique au sein de la faculté.