« Ensemble, je suis », tel est le slogan que la FaSEF adopte depuis sa création. Car c’est dans le collectif et la solidarité que le pouvoir d’agir des acteurs de l’éducation peut se déployer. Enseigner, ne doit plus être un métier solitaire.

Porter attention à l’éducation et à la formation comme objet de recherche et comme pratique sociale caractérise une société inscrite dans une volonté démocratique. L’éducation et la formation sont des piliers essentiels des sociétés démocratiques. Nourrir ces pratiques sociales de ce que la recherche scientifique permet d’en comprendre est crucial pour éduquer et former d’une part, de façon critique et d’autre part, pour former au développement de compétences critiques, réflexives et créatives.

Ainsi la FaSEF s’inscrit pleinement dans l’ambition de son université de se définir comme force démocratique, là où l’état de droit ne semble plus constituer une évidence.

Missions de la FaSEF

La FaSEF s’est donné pour mission de :

  1. Développer et promouvoir la recherche en sciences de l’éducation et de la formation fondée sur le déploiement des réseaux (nationaux et internationaux), dans un ancrage disciplinaire et pluridisciplinaire
  2. Former des actrices et des acteurs de l’enseignement dans une perspective durable
  3. Créer un écosystème au service des acteurs et actrices de l’éducation et de la formation pour le monde professionnel 
  4. Participer à l’écosystème pédagogique universitaire de l’UNamur (pédagogie universitaire) dans une perspective centrée utilisateurs et utilisatrices (étudiantes et enseignantes)

En 2025-2026, la FaSEF contribue et partage ses travaux de recherche et ses questionnements pédagogiques, notamment au travers de plusieurs évènements, notamment la journée d'étude intitulée "Préserver la démocratie : le rôle de la recherche en sciences de l’éducation et de la formation" - voir l'agenda ci-dessous.

Image
Visuel de la rentrée étudiante 2026-2027 à l'UNamur

Rentrée académique 2026-2027

Retrouvez le programme et toutes les informations utiles pour bien commencer votre année en Faculté des sciences de l’éducation et de la formation ! 

À la une

Actualités

Formation continue : une carte à jouer pour l’université

Pédagogie

Le temps où l’on choisissait un métier une fois pour toutes et où l’expérience suffisait à gravir les échelons semble révolu. Désormais, se former tout au long de la vie est presque devenu une évidence. « Il y a clairement une évolution en ce sens, en particulier dans un contexte d’automatisation et d’intelligence artificielle qui rend d’autant plus importante l’acquisition de nouvelles compétences », commente Michel Ajzen, professeur au sein du Département Management à la Faculté Économie Management Communication SciencePo de l’UNamur et membre du Namur Digital Institute. « Et ce n’est pas une question de générations : qu’on ait 30, 40 ou 50 ans, ce besoin existe. » 

Formation continue

Si de nombreuses entreprises mettent en place des formations à destination de leurs salariés, il semble par ailleurs que la « responsabilité de l’employabilité » ait progressivement basculé dans le chef des travailleurs, appelés à prendre davantage en main leur carrière. « Par le passé, le patron était perçu comme responsable du développement du travailleur, voire de son épanouissement, même parfois au-delà du travail », souligne Michel Ajzen. « Mais au fil du temps, cette responsabilité de l’employabilité s’est diluée. » Une tendance renforcée par les nouveaux « scripts de carrière », fortement basés sur la mobilité. « Quand je demande aux étudiants combien d’employeurs ils pensent avoir dans leur vie, la réponse est six en moyenne », poursuit l’enseignant. « Cela veut dire qu’avant même d’entrer dans le monde professionnel, ils ont dans l’idée qu’ils passeront d’un employeur à l’autre, ce qui peut pousser à se sentir “responsable” de sa carrière et donc potentiellement à suivre des formations de sa propre initiative. » 

Tactiques de carrière

Se former d’accord, mais à quoi ? Et comment ? Comme l’analyse Michel Ajzen, ce choix relève en grande partie des « tactiques de carrière » adoptées par les travailleurs. « Selon les moments de la vie, ils pourront avoir des tactiques plutôt orientées vers l’emploi, avec l’objectif de s’assurer rapidement un travail alimentaire », explique-t-il.

 « À d’autres moments, ils auront une tactique davantage orientée vers l’employabilité, avec l’idée d’acquérir au fil du temps des connaissances qui leur permettront de passer des paliers, qu’il s’agisse de mobilité verticale — au sein d’une même entreprise — ou horizontale — vers une autre entreprise ou un autre poste. Enfin, il y a la tactique “sens” : faire une formation qui les mènera vers un travail qui leur donnera encore plus envie de se lever le matin… » 

Michel Ajzen
Michel Ajzen

Par ailleurs, les périodes de formation sont souvent perçues par les travailleurs comme une respiration : l’occasion de prendre du recul et de sortir « le nez du guidon », dans un quotidien professionnel souvent survolté. Un temps de « pause » aujourd’hui encadré par différents dispositifs. Ainsi, la loi du 3 octobre 2022 garantit aux employés du secteur privé un droit individuel à la formation, équivalent à 5 jours par an pour un temps plein. Cette formation peut être organisée par l’employeur ou laissée au libre choix des travailleurs (avec un droit de regard de l’employeur). « Certaines entreprises ne sont toutefois pas tenues de garantir ce droit à leurs travailleurs. C’est notamment le cas des entreprises qui comptent moins de dix membres du personnel », précise Charlotte Lambert, maître de conférences et spécialiste en droit social. « En droit social, il existe par ailleurs des conventions collectives de travail qui complètent la loi par secteur et peuvent prévoir davantage de jours de formation. » 

CEP et crédit-temps

Lorsqu’un travailleur souhaite suivre une formation plus conséquente — par exemple un certificat universitaire dont la durée excède le plus souvent cinq jours par an —, il peut par ailleurs recourir à d’autres dispositifs lui permettant de sécuriser tout ou partie de sa rémunération. « Le congé éducation payé ou CEP, qui est une compétence régionale, permet de suivre une formation reconnue d’au moins 32 heures, en ce compris une formation initiale », explique Charlotte Lambert. « Le travailleur conserve sa rémunération, tandis que l’employeur est indemnisé par l’ONEM. » 

L’autre option est le crédit-temps « avec motif formation » : ce dispositif régional qui existe uniquement dans le secteur privé permet de réduire ou suspendre temporairement son temps de travail sans porter atteinte à l’existence de son contrat. Dans ce cas, le travailleur reçoit directement une indemnisation de l’ONEM, sous réserve de certaines conditions d’âge et d’ancienneté. Le crédit-temps est par ailleurs limité à une durée de 36 mois. « Ces différents dispositifs ne sont pas nécessairement bien connus du public », commente Charlotte Lambert, « ce qui explique aussi que beaucoup de personnes se découragent de suivre une formation, notamment par peur de perdre leur emploi ou de devoir réduire leur temps de travail et, par conséquent, leur rémunération ». Par ailleurs, ils ne sont accessibles qu’aux travailleurs avec un statut relativement stable (CDI, CDD long…). « Des mécanismes spécifiques mais similaires existent dans le secteur public. Pour les indépendants, par contre, le recours à des congés payés ou des crédits-temps n’est pas possible. Ils doivent donc prendre eux-mêmes en charge le coût indirect de leur formation », précise encore la spécialiste en droit social. 

Les super-héros de l’horaire décalé

Face au besoin de formation des travailleurs, les universités ont bien sûr un rôle à jouer. Le décret Paysage du 7 novembre 2013 stipule ainsi qu’elles sont habilitées à organiser des formations continues validées par l’ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur). « Au sens décrétal, la formation continue ne concerne pas les diplômes de bachelier ou de master, mais plutôt les certificats », précise Charlotte Lambert. Ainsi, pour éviter toute méprise, les étudiants doivent savoir qu’obtenir un certificat universitaire n’équivaut pas à décrocher un grade académique et ne donne donc pas droit aux mêmes prérogatives sur le marché du travail. 

En revanche, il existe bel et bien la possibilité pour les travailleurs d’obtenir un diplôme de bachelier ou de master en horaire décalé, comme c’est le cas à la Faculté de droit de l’UNamur. « La particularité du bachelier — puis idéalement du master — universitaire, c’est qu’il s’agit d’une véritable remise à zéro », appuie Mathieu Rolain, coordinateur pédagogique de ce programme et chercheur au Centre Vulnérabilités & Sociétés (V&S) de l’Institut Transitions). « Souvent, c’est une reconversion professionnelle complète et parfois même la réalisation d’un rêve : certains ont 50 ans et vont commencer le barreau… ». En bloc 1 de la Faculté de droit en horaire décalé, on compte chaque année quelque 50 à 60 inscrits : 10 à 15 d’entre eux seront diplômés en bloc 3. « Ce sont des étudiants extrêmement solidaires, qui s’échangent leurs notes et se soutiennent quand l’un d’entre eux est en train de flancher », observe le coordinateur. 

Formation

Dans la même optique, l’UNamur a à cœur d’adapter au mieux ses dispositifs à ce public. « Beaucoup ont des responsabilités familiales et vivent parfois très loin de Namur », poursuit Mathieu Rolain. « Tous nos cours sont donc enregistrés et mis en ligne. Nous leur donnons aussi accès aux parkings du personnel, nous leur communiquons très en avance les dates d’examens… On essaie de leur montrer qu’on les soutient, qu’on les comprend. » Car pour ces adultes à la vie professionnelle et personnelle bien remplie, (re) commencer des études universitaires « en cours du soir » exige une discipline et une détermination hors du commun, de même que le soutien inconditionnel de l’entourage. « J’ai vraiment beaucoup d’admiration pour eux », s’enthousiasme Mathieu Rolain. « Pour moi, ce sont des super-héros. On a eu des médecins spécialistes qui venaient après leur journée, des parents solos… Ce sont des profils très atypiques, avec des parcours brillants. C’est aussi un public très exigeant, qui vous attend au tournant, ce qui pour nous, enseignants, est très stimulant. » Car en ouvrant ses portes à un public expérimenté, le monde universitaire continue lui aussi de se former. 

L’UNamur, pionnière dans la formation continuée des enseignants

Depuis les années 80, l’Université de Namur se distingue par son expertise dans la formation continuée des enseignants, à la fois dans ses aspects didactiques et psychopédagogiques. 

« C’est la Faculté de philosophie et lettres qui avait au départ entamé ce travail pour proposer ce qu’on appelait à l’époque des “recyclages” aux professeurs de français », commente Sandrine Biémar, coordinatrice du centre de formation continuée des enseignants de la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FaSEF), enseignante et membre de l'Institut de Recherche en Didactiques et Éducation (IRDENa). « Ensuite, des formations plus générales sur les aspects psychopédagogiques ont suivi : elles ont été prises en charge initialement par le Département éducation et technologies, aujourd’hui devenu la FaSEF. De même, dans les années 90, la Faculté des sciences et la Faculté des sciences économiques ont développé leur propre centre de formation continuée des enseignants. » Ces quatre centres de formation continuée des enseignants sont désormais réunis dans la « Salle des Pros ». 

Si le décret du 17/06/2021 (Livre 6 du Code de l’enseignement) formalise les droits et devoirs des membres du personnel de l’enseignement en termes de formation continue, celle-ci est loin d’être une nouveauté pour la profession. 

« Le métier est tellement complexe, soumis à tellement de changements, notamment au niveau des programmes et des méthodes pédagogiques, qu’il est important pour l’enseignant d’inscrire son parcours dans une continuité », insiste Sandrine Biémar. « C’est pourquoi, dès la formation initiale, nous informons les étudiants de ces possibilités de formation continuée. » 

Avec pour objectif de former des « praticiens réflexifs », capables de remettre en question leurs propres pratiques pour les réguler et les faire évoluer au fil du temps.

 « Nous essayons de rapprocher le monde de la recherche du monde de la pratique : que nous puissions informer les enseignants des nouvelles études, mais qu’ils puissent aussi nous informer de ce qui se passe sur le terrain, poursuit la coordinatrice. La Salle des Pros constitue cet espace d’ouverture vers le monde. »

La Salle des Pros

La dynamique de la formation continue des enseignants à l'Université de Namur, carrefour entre recherche et terrain !

La Salle des Pros est avant tout un lieu à l’écoute des questions que les enseignants se posent dans le cadre de leur pratique.  A l'intersection entre les milieux de la pratique et de la recherche, elle traite des problématiques qui émergent du terrain par le biais de réflexions, d'échanges et de constructions communes.

Logo Salle des pros

Différenciation et langue de scolarisation

Outre les formations obligatoires et gratuites qu’elle dispense en tant qu’ « opérateur de formation » pour les enseignants, l’UNamur propose aussi plusieurs certificats autour de thématiques spécifiques. « Les enseignants viennent suivre volontairement ces certificats, en plus de leur formation obligatoire et en-dehors de leurs heures de cours, et prennent les frais à leur charge », précise Sandrine Biémar. Parmi les thématiques qui suscitent un intérêt croissant dans le monde enseignant, citons les pratiques de différenciation pédagogique. « Au quotidien, les enseignants sont face à des groupes d’élèves où chacun a des besoins différents, apprend à des rythmes différents », détaille la coordinatrice. « Or il existe toute une série de méthodologies qui permettent de tenir compte de ces différences, ce qui constitue un enjeu aujourd’hui très important, surtout avec la mise en place du tronc commun. » Les formations autour de la langue de scolarisation, centrales pour lutter contre les inégalités, se sont aussi largement développées. « Nous sensibilisons les enseignants au fait qu’ils utilisent un langage propre à l’école — "asseyez-vous", "prenez votre cahier", "analysez", "coloriez" — et que ce langage doit être explicité. Il faut dire aux élèves dans quel but on leur fait faire telle ou telle chose. » Enfin, l’IA constitue sans surprise l’une des nouvelles thématiques dans la formation continue des enseignants, mais aussi d’autres publics (managers, décideurs, etc.). Une nouvelle micro-formation universitaire en intelligence artificielle est ainsi proposée depuis début 2026.

Les atouts d'une formation à horaire décalé / adapté
  • Diplôme identique : Le diplôme décerné est le même qu'en horaire de jour.
  • Expérience valorisée : Une valorisation des acquis antérieurs est assurée.
  • Horaires : Un calendrier et des horaires adaptés à un public adulte.
  • Accès : Un campus facilement accessible, tant en train qu'en voiture.
  • Organisation : Une dizaine d’heures de cours par semaine.

Nos programmes à horaire décalé /adapté

Bacheliers

  • Droit
  • Économie et gestion
  • Informatique

Masters

  • Économie et gestion
  • Enseignement (section 4 et 5)
  • Informatique

Masters de spécialisation

Cet article est tiré de la rubrique "Enjeux" du magazine Omalius #41 (Juin 2026).

Omalius 41

Sa Majesté le Roi en visite à l’UNamur

Institution

Ce mercredi 6 mai 2026, Sa Majesté le Roi était en visite à l’UNamur. En collaboration avec les Hautes écoles Henallux et IMEP, les étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (FaSEF) ont animé plusieurs ateliers interactifs consacrés aux grands enjeux de l’enseignement. Au programme : des échanges avec Sa Majesté le Roi autour de thématiques telles que l’inclusion, la diversification des apprentissages, le développement de l’esprit critique à l’ère de l’intelligence artificielle, les défis du secteur éducatif et le développement durable.

Le Vice-recteur formation Laurent Schumacher, le Directeur-Président de l'Henallux Benoit Dujardin, la Rectrice Annick Castiaux, Sa Majesté le Roi, le Gouverneur de la Province de Namur Denis Mathen, le Directeur de l'IMEP Guido Jardon, la Bourgmestre ff Charlotte Bazelaire et le Directeur de l'Henallux Alain Bultot

Arrivé en milieu de matinée à Namur, Sa Majesté le Roi a été accueilli dans la cour de la Faculté des sciences par la Rectrice de l’UNamur, Annick Castiaux, le Gouverneur de la Province, Denis Mathen, la Bourgmestre faisant fonction de Namur, Charlotte Bazelaire et le Directeur-Président de l’Henallux, Benoit Dujardin. À son entrée dans la Faculté des sciences, il a également rencontré le Directeur de l’IMEP, Guido Jardon, le Vice-recteur à la formation, Laurent Schumacher, la Doyenne de la FaSEF, Sephora Boucenna et le Directeur de département Henallux, Alain Bultot.

La visite s’est poursuivie dans l’auditoire des sciences, où la Rectrice Annick Castiaux a prononcé un discours à la hauteur des enjeux du secteur de l’éducation et de la formation des futurs enseignants de l’enseignement obligatoire. Ensuite, une vidéo présentant les enjeux et défis relevés de la réforme de la formation initiale des enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles (RFIE) a été diffusée. Cette réforme a conduit les Universités et les Hautes écoles à développer des co-diplômations afin de préparer les enseignants à tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle jusqu’au secondaire supérieur. 

Discours de la rectrice Annick Castiaux lors de la Visite royale du 6 mai

La RFIE : on vous explique en vidéo

Visite royale du 6 mai 2026 à l'UNamur - vidéo explicative de la Réforme de la Formation Initiale des Enseignants

À Namur, l’Université de Namur collabore dans ce cadre avec l’Henallux (Haute École Namur Liège Luxembourg) et l’IMEP (Institut Royal Supérieur de Musique et de Pédagogie). Ces formations, lancées en 2023-2024, ont bouleversé le système, exigeant désormais de la part de tout nouvel enseignant qu’il obtienne un master en enseignement. Dans ce contexte, il était important pour l’UNamur de mettre ces étudiants en valeur et de rappeler l’importance de l’enseignement obligatoire et du rôle essentiel des enseignants dans la société.  

À l’issue de la séance, Sa Majesté le Roi a participé à quatre ateliers conçus et animés par des étudiants de l’UNamur, de l’IMEP et de l’Henallux, en collaboration avec leurs professeurs. 

  1. Le premier atelier portait sur les enjeux du métier d'enseignant et de l'école : l’égalité, l’inclusion, le développement de l’esprit critique et le développement durable. 
  2. Le deuxième, intitulé « Enseignement, inclusion et diversification - comment aller le plus loin avec chaque élève ? », mettait en avant l’adaptation des pratiques pédagogiques à la diversité des besoins des élèves. Celle-ci y était présentée comme une véritable ressource dans l’apprentissage. Cet atelier avait pour but d’illustrer le travail sur le processus et comment utiliser différentes démarches d’apprentissages. 
  3. Le troisième atelier, « Enseigner dans une perspective de développement durable », invitait à réfléchir à la manière dont l’éducation peut former des citoyens responsables face aux défis environnementaux. 
  4. Le dernier atelier « Intégrer des éléments liés à l'esprit critique dans les enseignements à l'ère de l'IA générative » proposait quatre exercices pratiques soumis aux étudiants pour exercer leur esprit critique : distinguer images réelles et images générées par l'IA, utiliser l’IA de manière adéquate et critique,  sensibiliser au deepvoice, une technique permettant de reproduire fidèlement la voix d'une personne, et  le changement paradigmatique dans l'enseignement de l’IA dans le milieu scolaire. 

Pour conclure cette matinée, les étudiants ont eu l’honneur de partager un repas avec Sa Majesté le Roi pour prolonger ces moments d’échanges. 

Revivez la visite en vidéo

Témoignages d'étudiants

Camille Haidon, étudiant en bachelier en enseignement section S3 (Mathématiques et formation numérique) 

« Quand j’ai appris que nous avions la possibilité de participer à une matinée en présence du Roi, je me suis tout de suite proposée. C’est une expérience unique, que je ne vivrai probablement qu’une seule fois dans ma vie. Préparer cette rencontre, oser prendre la parole devant le Roi et partager un repas avec lui, c’est une anecdote incroyable que je garderai longtemps en mémoire. » 

Laura Diaz-Bayon, étudiante en master en section 4 orientation chimie 

« Le Roi s’est montré très intéressé par nos ateliers, il nous a posé beaucoup de questions et nous nous sommes sentis valorisés et écoutés.

Pendant le repas, il n’y avait aucun tabou. Il nous a demandé pourquoi nous avions choisi le métier d’enseignant et nous a vraiment laissé la parole. Il s’est montré très reconnaissant de notre investissement. Je pense que cela restera l’un des plus beaux moments de ma vie. »

Raimu Marquet, étudiant en master en section 5 orientation physique

« Le Roi a fait preuve d’une écoute incroyable, il était profondément curieux et sincère. Il nous a questionnés sur l’envers du décor du métier d’enseignant, sur nos attentes… C’était un moment très enrichissant.

Je tiens aussi à souligner l’énergie et l’implication incroyable que la FaSEF déploie dans la mise en place de la RFIE. »

L’UNamur dévoile l’AI Score : le premier “compteur de fiabilité” des chatbots éducatifs

Intelligence Artificielle
Sciences
Informatique

A quel chatbot peut-on réellement faire confiance ? Une réponse fiable à cette question peut désormais être apportée grâce à un outil scientifique inédit : l’AI Score.  Développé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs de l’Université de Namur, il permet de mesurer de manière objective, reproductible et transparente la fiabilité des chatbots éducatifs.

IA Score

ChatGPT, Copilot, Grok, Mistral, NotebookLM : les outils d’intelligence artificielle se généralisent dans les écoles, les universités et les entreprises. Or, jusqu’ici rien ne permettait aux usagers de connaitre la fiabilité de ces chatbots éducatifs. L’AI score, le nouvel outil développé par des chercheurs de l’UNamur, comble ce manque en mesurant la fiabilité pédagogique des chatbots éducatifs. « L’AI Score, c’est au chatbot ce que le compteur de vitesse fut à l’automobile », compare le Professeur Michaël Lobet, un des auteurs de la recherche. « L’arrivée de l’automobile au début du XXᵉ siècle a bouleversé les usages… mais c’est l’invention du compteur de vitesse qui a permis d’en faire un outil maîtrisé et fiable. Aujourd’hui, les chatbots pédagogiques ou autres chatbots présents dans des entreprises en général, sont à un stade similaire : puissants, enthousiasmants, mais sans instruments fiables de contrôle. L’AI Score propose d’être ce compteur », explique -t-il.

De la même manière que le NutriScore, l’ÉcoScore ou le certificat PEB aident les citoyens à faire des choix éclairés, l’AI Score offre une lecture simple et immédiate du niveau de confiance que l’on peut accorder à un chatbot. « À l’heure où la confiance dans les IA génératives devient un enjeu sociétal, l’AI Score guide les enseignants et les sociétés dans leurs choix d’outil à mettre dans les mains de leurs étudiants ou clients », souligne le Dr. Miguël Dhyne, collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique « Il peut aussi aider les institutions à évaluer les solutions IA avant déploiement ou encore de vérifier leur fiabilité au cours du temps», ajoute-t-il. 

Une méthode scientifique, rigoureuse et accessible à tous

Il évalue quatre dimensions essentielles :

  • Performance initiale : l’IA répond-elle juste du premier coup ?
  • Robustesse : maintient‑elle sa réponse quand on la questionne ?
  • Capacité d’auto‑correction : reconnaît‑elle et corrige-t-elle ses erreurs ?
  • Manque de fiabilité : se contredit-elle ou perd-elle le fil de la conversation ?

Pour évaluer ces quatre dimensions, chaque chatbot est soumis à un test effectué dans des conditions identiques afin de garantir l’équité et la comparabilité. 

Les chatbots sont d’abord soumis à un ensemble de 10 questions à choix multiples, soigneusement sélectionnées pour être capable de soulever les éventuelles erreurs ou hésitations des IA. Ces questions se veulent donc discriminantes et dotées d’un niveau de difficulté équilibré. 

Après chaque réponse, le chatbot est relancé pour vérifier qu’il maintienne ses positions, qu’il admette une erreur ou qu’il ne se contredise pas. 

Puisque les IA ne répondent pas toujours de la même manière d’un essai à l’autre, le test est effectué à cinq reprises. Cela permet de s’assurer qu’un résultat reflète réellement les capacités de son chatbot. 

Ces critères sont notamment inspirés des standards des normes ISO/IEC TR 24028:2020 et ISO/IEC 42001:2023.

Chaque modèle testé obtient ensuite un score global et une lettre, dans le  même esprit que les scores utilisés en alimentation ou en énergie.

IA Score

Il a récemment été démontré que les méthodes de classement des grands modèles de langages (LLM leaderboards/ Chatbot Arena) qui reposent sur des votes populaires sont peu robustes au changement de quelques voix de préférences. Des votes malveillants, des biais d’évaluation, des effets de popularité ou des fuites de données peuvent donc impacter les classements sur lesquelles se basent des décisions d’entreprises, d’investissements, de communication marketing ou de choix pédagogiques et techniques. « A contrario, l’AI Score présente une méthode robuste, fiable et transparente que toute personne peut appliquer indépendamment pour juger de la pertinence de sa plateforme testée », ajoutent les chercheurs namurois.

Un outil ouvert, gratuit et utilisable dès aujourd’hui

L’AI Score est disponible gratuitement pour le grand public, les enseignants, les journalistes, les institutions et toute personne souhaitant comparer objectivement les performances des chatbots : https://aiscore.academy

Le site propose :

  • un accès libre à la méthodologie,
  • des exemples de scores,
  • des ressources pédagogiques,
  • et, prochainement, une documentation enrichie issue des retours des premiers utilisateurs.

L’accès du protocole au grand public permet aisément de le reproduire et de l’appliquer à différents modèles. Les chercheurs invitent donc la communauté à s’imprégner de l’outil et à contribuer à son amélioration. L’AI Score est une initiative ouverte qui a pour vocation d’être évolutive, de se perfectionner en permanence grâce aux retours des utilisateurs. 

Une innovation 100% belge, portée par l’Université de Namur

L’AI Score a été développé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs de l’UNamur : 

  • Prof. Michaël Lobet : chercheur qualifié F.R.S.-FNRS  à l'Université de Namur et Professeur au sein du Département de physique. Il est aussi associé à l’Université d’Harvard.
  • Dr. Miguël Dhyne : collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique, expert en innovation pédagogique, EdTech et IA éducative. Son rôle est de concevoir des solutions pratiques et de former les enseignants à l’utilisation d’outils numériques.
  • Laurence Dumortier : titulaire d'un doctorat en Sciences Mathématiques de l'Université de Namur, spécialiste informatique au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF). Elle accompagne également les enseignants dans la maîtrise des technologies éducatives
  • Jean-Roch Meurisse :  informaticien au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF) où il se consacre à la co-administration et l'évolution du LMS institutionnel. Il est chargé d’accompagner les enseignants et les chercheurs dans le choix, la mise en œuvre et le développement d’outils numériques pédagogiques. 

L’outil a été soumis pour publication scientifique et est en cours de relecture. 

L’UNamur comme acteur du développement technologique

L'Université de Namur s'affirme comme un acteur-clé de l'intelligence artificielle (IA) en intégrant cette technologie dans ses programmes d'enseignement, en menant des recherches de pointe sur le sujet et en mettant son expertise au service de la société.

Femmes de l’université 2026

Institution
Genre et diversité
Durable
ODD 5 - Égalité entre les sexes

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université. 

Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.  

les photos portraits de 7 Femmes de l'Université 2026

Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)

Un parcours atypique et évolutif

Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass). 

 

Séphora Boucenna doyenne faculté des sciences éducation et formation

Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences

Un parcours construit pas à pas

Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.  

Photo de Justine Bodart

Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Un parcours académique international

Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. 

Photo de Durvenelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine

Trouver sa voie au cœur du laboratoire

Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel. 

Alisson Kabili

Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP

Un parcours riche, multiple et résolument humain

Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. 

Virginie Di Luca

Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit

Un parcours entre hasard, rencontres et convictions

Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement. 

Amélie Lachapelle (c) Sebastien Roberty

Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres

L’enseignement au cœur de son parcours 

Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité. 

Anne Roekens

Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.  

Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle. 

L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre

La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.  

L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine. 

Formation continue : une carte à jouer pour l’université

Pédagogie

Le temps où l’on choisissait un métier une fois pour toutes et où l’expérience suffisait à gravir les échelons semble révolu. Désormais, se former tout au long de la vie est presque devenu une évidence. « Il y a clairement une évolution en ce sens, en particulier dans un contexte d’automatisation et d’intelligence artificielle qui rend d’autant plus importante l’acquisition de nouvelles compétences », commente Michel Ajzen, professeur au sein du Département Management à la Faculté Économie Management Communication SciencePo de l’UNamur et membre du Namur Digital Institute. « Et ce n’est pas une question de générations : qu’on ait 30, 40 ou 50 ans, ce besoin existe. » 

Formation continue

Si de nombreuses entreprises mettent en place des formations à destination de leurs salariés, il semble par ailleurs que la « responsabilité de l’employabilité » ait progressivement basculé dans le chef des travailleurs, appelés à prendre davantage en main leur carrière. « Par le passé, le patron était perçu comme responsable du développement du travailleur, voire de son épanouissement, même parfois au-delà du travail », souligne Michel Ajzen. « Mais au fil du temps, cette responsabilité de l’employabilité s’est diluée. » Une tendance renforcée par les nouveaux « scripts de carrière », fortement basés sur la mobilité. « Quand je demande aux étudiants combien d’employeurs ils pensent avoir dans leur vie, la réponse est six en moyenne », poursuit l’enseignant. « Cela veut dire qu’avant même d’entrer dans le monde professionnel, ils ont dans l’idée qu’ils passeront d’un employeur à l’autre, ce qui peut pousser à se sentir “responsable” de sa carrière et donc potentiellement à suivre des formations de sa propre initiative. » 

Tactiques de carrière

Se former d’accord, mais à quoi ? Et comment ? Comme l’analyse Michel Ajzen, ce choix relève en grande partie des « tactiques de carrière » adoptées par les travailleurs. « Selon les moments de la vie, ils pourront avoir des tactiques plutôt orientées vers l’emploi, avec l’objectif de s’assurer rapidement un travail alimentaire », explique-t-il.

 « À d’autres moments, ils auront une tactique davantage orientée vers l’employabilité, avec l’idée d’acquérir au fil du temps des connaissances qui leur permettront de passer des paliers, qu’il s’agisse de mobilité verticale — au sein d’une même entreprise — ou horizontale — vers une autre entreprise ou un autre poste. Enfin, il y a la tactique “sens” : faire une formation qui les mènera vers un travail qui leur donnera encore plus envie de se lever le matin… » 

Michel Ajzen
Michel Ajzen

Par ailleurs, les périodes de formation sont souvent perçues par les travailleurs comme une respiration : l’occasion de prendre du recul et de sortir « le nez du guidon », dans un quotidien professionnel souvent survolté. Un temps de « pause » aujourd’hui encadré par différents dispositifs. Ainsi, la loi du 3 octobre 2022 garantit aux employés du secteur privé un droit individuel à la formation, équivalent à 5 jours par an pour un temps plein. Cette formation peut être organisée par l’employeur ou laissée au libre choix des travailleurs (avec un droit de regard de l’employeur). « Certaines entreprises ne sont toutefois pas tenues de garantir ce droit à leurs travailleurs. C’est notamment le cas des entreprises qui comptent moins de dix membres du personnel », précise Charlotte Lambert, maître de conférences et spécialiste en droit social. « En droit social, il existe par ailleurs des conventions collectives de travail qui complètent la loi par secteur et peuvent prévoir davantage de jours de formation. » 

CEP et crédit-temps

Lorsqu’un travailleur souhaite suivre une formation plus conséquente — par exemple un certificat universitaire dont la durée excède le plus souvent cinq jours par an —, il peut par ailleurs recourir à d’autres dispositifs lui permettant de sécuriser tout ou partie de sa rémunération. « Le congé éducation payé ou CEP, qui est une compétence régionale, permet de suivre une formation reconnue d’au moins 32 heures, en ce compris une formation initiale », explique Charlotte Lambert. « Le travailleur conserve sa rémunération, tandis que l’employeur est indemnisé par l’ONEM. » 

L’autre option est le crédit-temps « avec motif formation » : ce dispositif régional qui existe uniquement dans le secteur privé permet de réduire ou suspendre temporairement son temps de travail sans porter atteinte à l’existence de son contrat. Dans ce cas, le travailleur reçoit directement une indemnisation de l’ONEM, sous réserve de certaines conditions d’âge et d’ancienneté. Le crédit-temps est par ailleurs limité à une durée de 36 mois. « Ces différents dispositifs ne sont pas nécessairement bien connus du public », commente Charlotte Lambert, « ce qui explique aussi que beaucoup de personnes se découragent de suivre une formation, notamment par peur de perdre leur emploi ou de devoir réduire leur temps de travail et, par conséquent, leur rémunération ». Par ailleurs, ils ne sont accessibles qu’aux travailleurs avec un statut relativement stable (CDI, CDD long…). « Des mécanismes spécifiques mais similaires existent dans le secteur public. Pour les indépendants, par contre, le recours à des congés payés ou des crédits-temps n’est pas possible. Ils doivent donc prendre eux-mêmes en charge le coût indirect de leur formation », précise encore la spécialiste en droit social. 

Les super-héros de l’horaire décalé

Face au besoin de formation des travailleurs, les universités ont bien sûr un rôle à jouer. Le décret Paysage du 7 novembre 2013 stipule ainsi qu’elles sont habilitées à organiser des formations continues validées par l’ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur). « Au sens décrétal, la formation continue ne concerne pas les diplômes de bachelier ou de master, mais plutôt les certificats », précise Charlotte Lambert. Ainsi, pour éviter toute méprise, les étudiants doivent savoir qu’obtenir un certificat universitaire n’équivaut pas à décrocher un grade académique et ne donne donc pas droit aux mêmes prérogatives sur le marché du travail. 

En revanche, il existe bel et bien la possibilité pour les travailleurs d’obtenir un diplôme de bachelier ou de master en horaire décalé, comme c’est le cas à la Faculté de droit de l’UNamur. « La particularité du bachelier — puis idéalement du master — universitaire, c’est qu’il s’agit d’une véritable remise à zéro », appuie Mathieu Rolain, coordinateur pédagogique de ce programme et chercheur au Centre Vulnérabilités & Sociétés (V&S) de l’Institut Transitions). « Souvent, c’est une reconversion professionnelle complète et parfois même la réalisation d’un rêve : certains ont 50 ans et vont commencer le barreau… ». En bloc 1 de la Faculté de droit en horaire décalé, on compte chaque année quelque 50 à 60 inscrits : 10 à 15 d’entre eux seront diplômés en bloc 3. « Ce sont des étudiants extrêmement solidaires, qui s’échangent leurs notes et se soutiennent quand l’un d’entre eux est en train de flancher », observe le coordinateur. 

Formation

Dans la même optique, l’UNamur a à cœur d’adapter au mieux ses dispositifs à ce public. « Beaucoup ont des responsabilités familiales et vivent parfois très loin de Namur », poursuit Mathieu Rolain. « Tous nos cours sont donc enregistrés et mis en ligne. Nous leur donnons aussi accès aux parkings du personnel, nous leur communiquons très en avance les dates d’examens… On essaie de leur montrer qu’on les soutient, qu’on les comprend. » Car pour ces adultes à la vie professionnelle et personnelle bien remplie, (re) commencer des études universitaires « en cours du soir » exige une discipline et une détermination hors du commun, de même que le soutien inconditionnel de l’entourage. « J’ai vraiment beaucoup d’admiration pour eux », s’enthousiasme Mathieu Rolain. « Pour moi, ce sont des super-héros. On a eu des médecins spécialistes qui venaient après leur journée, des parents solos… Ce sont des profils très atypiques, avec des parcours brillants. C’est aussi un public très exigeant, qui vous attend au tournant, ce qui pour nous, enseignants, est très stimulant. » Car en ouvrant ses portes à un public expérimenté, le monde universitaire continue lui aussi de se former. 

L’UNamur, pionnière dans la formation continuée des enseignants

Depuis les années 80, l’Université de Namur se distingue par son expertise dans la formation continuée des enseignants, à la fois dans ses aspects didactiques et psychopédagogiques. 

« C’est la Faculté de philosophie et lettres qui avait au départ entamé ce travail pour proposer ce qu’on appelait à l’époque des “recyclages” aux professeurs de français », commente Sandrine Biémar, coordinatrice du centre de formation continuée des enseignants de la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FaSEF), enseignante et membre de l'Institut de Recherche en Didactiques et Éducation (IRDENa). « Ensuite, des formations plus générales sur les aspects psychopédagogiques ont suivi : elles ont été prises en charge initialement par le Département éducation et technologies, aujourd’hui devenu la FaSEF. De même, dans les années 90, la Faculté des sciences et la Faculté des sciences économiques ont développé leur propre centre de formation continuée des enseignants. » Ces quatre centres de formation continuée des enseignants sont désormais réunis dans la « Salle des Pros ». 

Si le décret du 17/06/2021 (Livre 6 du Code de l’enseignement) formalise les droits et devoirs des membres du personnel de l’enseignement en termes de formation continue, celle-ci est loin d’être une nouveauté pour la profession. 

« Le métier est tellement complexe, soumis à tellement de changements, notamment au niveau des programmes et des méthodes pédagogiques, qu’il est important pour l’enseignant d’inscrire son parcours dans une continuité », insiste Sandrine Biémar. « C’est pourquoi, dès la formation initiale, nous informons les étudiants de ces possibilités de formation continuée. » 

Avec pour objectif de former des « praticiens réflexifs », capables de remettre en question leurs propres pratiques pour les réguler et les faire évoluer au fil du temps.

 « Nous essayons de rapprocher le monde de la recherche du monde de la pratique : que nous puissions informer les enseignants des nouvelles études, mais qu’ils puissent aussi nous informer de ce qui se passe sur le terrain, poursuit la coordinatrice. La Salle des Pros constitue cet espace d’ouverture vers le monde. »

La Salle des Pros

La dynamique de la formation continue des enseignants à l'Université de Namur, carrefour entre recherche et terrain !

La Salle des Pros est avant tout un lieu à l’écoute des questions que les enseignants se posent dans le cadre de leur pratique.  A l'intersection entre les milieux de la pratique et de la recherche, elle traite des problématiques qui émergent du terrain par le biais de réflexions, d'échanges et de constructions communes.

Logo Salle des pros

Différenciation et langue de scolarisation

Outre les formations obligatoires et gratuites qu’elle dispense en tant qu’ « opérateur de formation » pour les enseignants, l’UNamur propose aussi plusieurs certificats autour de thématiques spécifiques. « Les enseignants viennent suivre volontairement ces certificats, en plus de leur formation obligatoire et en-dehors de leurs heures de cours, et prennent les frais à leur charge », précise Sandrine Biémar. Parmi les thématiques qui suscitent un intérêt croissant dans le monde enseignant, citons les pratiques de différenciation pédagogique. « Au quotidien, les enseignants sont face à des groupes d’élèves où chacun a des besoins différents, apprend à des rythmes différents », détaille la coordinatrice. « Or il existe toute une série de méthodologies qui permettent de tenir compte de ces différences, ce qui constitue un enjeu aujourd’hui très important, surtout avec la mise en place du tronc commun. » Les formations autour de la langue de scolarisation, centrales pour lutter contre les inégalités, se sont aussi largement développées. « Nous sensibilisons les enseignants au fait qu’ils utilisent un langage propre à l’école — "asseyez-vous", "prenez votre cahier", "analysez", "coloriez" — et que ce langage doit être explicité. Il faut dire aux élèves dans quel but on leur fait faire telle ou telle chose. » Enfin, l’IA constitue sans surprise l’une des nouvelles thématiques dans la formation continue des enseignants, mais aussi d’autres publics (managers, décideurs, etc.). Une nouvelle micro-formation universitaire en intelligence artificielle est ainsi proposée depuis début 2026.

Les atouts d'une formation à horaire décalé / adapté
  • Diplôme identique : Le diplôme décerné est le même qu'en horaire de jour.
  • Expérience valorisée : Une valorisation des acquis antérieurs est assurée.
  • Horaires : Un calendrier et des horaires adaptés à un public adulte.
  • Accès : Un campus facilement accessible, tant en train qu'en voiture.
  • Organisation : Une dizaine d’heures de cours par semaine.

Nos programmes à horaire décalé /adapté

Bacheliers

  • Droit
  • Économie et gestion
  • Informatique

Masters

  • Économie et gestion
  • Enseignement (section 4 et 5)
  • Informatique

Masters de spécialisation

Cet article est tiré de la rubrique "Enjeux" du magazine Omalius #41 (Juin 2026).

Omalius 41

Sa Majesté le Roi en visite à l’UNamur

Institution

Ce mercredi 6 mai 2026, Sa Majesté le Roi était en visite à l’UNamur. En collaboration avec les Hautes écoles Henallux et IMEP, les étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (FaSEF) ont animé plusieurs ateliers interactifs consacrés aux grands enjeux de l’enseignement. Au programme : des échanges avec Sa Majesté le Roi autour de thématiques telles que l’inclusion, la diversification des apprentissages, le développement de l’esprit critique à l’ère de l’intelligence artificielle, les défis du secteur éducatif et le développement durable.

Le Vice-recteur formation Laurent Schumacher, le Directeur-Président de l'Henallux Benoit Dujardin, la Rectrice Annick Castiaux, Sa Majesté le Roi, le Gouverneur de la Province de Namur Denis Mathen, le Directeur de l'IMEP Guido Jardon, la Bourgmestre ff Charlotte Bazelaire et le Directeur de l'Henallux Alain Bultot

Arrivé en milieu de matinée à Namur, Sa Majesté le Roi a été accueilli dans la cour de la Faculté des sciences par la Rectrice de l’UNamur, Annick Castiaux, le Gouverneur de la Province, Denis Mathen, la Bourgmestre faisant fonction de Namur, Charlotte Bazelaire et le Directeur-Président de l’Henallux, Benoit Dujardin. À son entrée dans la Faculté des sciences, il a également rencontré le Directeur de l’IMEP, Guido Jardon, le Vice-recteur à la formation, Laurent Schumacher, la Doyenne de la FaSEF, Sephora Boucenna et le Directeur de département Henallux, Alain Bultot.

La visite s’est poursuivie dans l’auditoire des sciences, où la Rectrice Annick Castiaux a prononcé un discours à la hauteur des enjeux du secteur de l’éducation et de la formation des futurs enseignants de l’enseignement obligatoire. Ensuite, une vidéo présentant les enjeux et défis relevés de la réforme de la formation initiale des enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles (RFIE) a été diffusée. Cette réforme a conduit les Universités et les Hautes écoles à développer des co-diplômations afin de préparer les enseignants à tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle jusqu’au secondaire supérieur. 

Discours de la rectrice Annick Castiaux lors de la Visite royale du 6 mai

La RFIE : on vous explique en vidéo

Visite royale du 6 mai 2026 à l'UNamur - vidéo explicative de la Réforme de la Formation Initiale des Enseignants

À Namur, l’Université de Namur collabore dans ce cadre avec l’Henallux (Haute École Namur Liège Luxembourg) et l’IMEP (Institut Royal Supérieur de Musique et de Pédagogie). Ces formations, lancées en 2023-2024, ont bouleversé le système, exigeant désormais de la part de tout nouvel enseignant qu’il obtienne un master en enseignement. Dans ce contexte, il était important pour l’UNamur de mettre ces étudiants en valeur et de rappeler l’importance de l’enseignement obligatoire et du rôle essentiel des enseignants dans la société.  

À l’issue de la séance, Sa Majesté le Roi a participé à quatre ateliers conçus et animés par des étudiants de l’UNamur, de l’IMEP et de l’Henallux, en collaboration avec leurs professeurs. 

  1. Le premier atelier portait sur les enjeux du métier d'enseignant et de l'école : l’égalité, l’inclusion, le développement de l’esprit critique et le développement durable. 
  2. Le deuxième, intitulé « Enseignement, inclusion et diversification - comment aller le plus loin avec chaque élève ? », mettait en avant l’adaptation des pratiques pédagogiques à la diversité des besoins des élèves. Celle-ci y était présentée comme une véritable ressource dans l’apprentissage. Cet atelier avait pour but d’illustrer le travail sur le processus et comment utiliser différentes démarches d’apprentissages. 
  3. Le troisième atelier, « Enseigner dans une perspective de développement durable », invitait à réfléchir à la manière dont l’éducation peut former des citoyens responsables face aux défis environnementaux. 
  4. Le dernier atelier « Intégrer des éléments liés à l'esprit critique dans les enseignements à l'ère de l'IA générative » proposait quatre exercices pratiques soumis aux étudiants pour exercer leur esprit critique : distinguer images réelles et images générées par l'IA, utiliser l’IA de manière adéquate et critique,  sensibiliser au deepvoice, une technique permettant de reproduire fidèlement la voix d'une personne, et  le changement paradigmatique dans l'enseignement de l’IA dans le milieu scolaire. 

Pour conclure cette matinée, les étudiants ont eu l’honneur de partager un repas avec Sa Majesté le Roi pour prolonger ces moments d’échanges. 

Revivez la visite en vidéo

Témoignages d'étudiants

Camille Haidon, étudiant en bachelier en enseignement section S3 (Mathématiques et formation numérique) 

« Quand j’ai appris que nous avions la possibilité de participer à une matinée en présence du Roi, je me suis tout de suite proposée. C’est une expérience unique, que je ne vivrai probablement qu’une seule fois dans ma vie. Préparer cette rencontre, oser prendre la parole devant le Roi et partager un repas avec lui, c’est une anecdote incroyable que je garderai longtemps en mémoire. » 

Laura Diaz-Bayon, étudiante en master en section 4 orientation chimie 

« Le Roi s’est montré très intéressé par nos ateliers, il nous a posé beaucoup de questions et nous nous sommes sentis valorisés et écoutés.

Pendant le repas, il n’y avait aucun tabou. Il nous a demandé pourquoi nous avions choisi le métier d’enseignant et nous a vraiment laissé la parole. Il s’est montré très reconnaissant de notre investissement. Je pense que cela restera l’un des plus beaux moments de ma vie. »

Raimu Marquet, étudiant en master en section 5 orientation physique

« Le Roi a fait preuve d’une écoute incroyable, il était profondément curieux et sincère. Il nous a questionnés sur l’envers du décor du métier d’enseignant, sur nos attentes… C’était un moment très enrichissant.

Je tiens aussi à souligner l’énergie et l’implication incroyable que la FaSEF déploie dans la mise en place de la RFIE. »

L’UNamur dévoile l’AI Score : le premier “compteur de fiabilité” des chatbots éducatifs

Intelligence Artificielle
Sciences
Informatique

A quel chatbot peut-on réellement faire confiance ? Une réponse fiable à cette question peut désormais être apportée grâce à un outil scientifique inédit : l’AI Score.  Développé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs de l’Université de Namur, il permet de mesurer de manière objective, reproductible et transparente la fiabilité des chatbots éducatifs.

IA Score

ChatGPT, Copilot, Grok, Mistral, NotebookLM : les outils d’intelligence artificielle se généralisent dans les écoles, les universités et les entreprises. Or, jusqu’ici rien ne permettait aux usagers de connaitre la fiabilité de ces chatbots éducatifs. L’AI score, le nouvel outil développé par des chercheurs de l’UNamur, comble ce manque en mesurant la fiabilité pédagogique des chatbots éducatifs. « L’AI Score, c’est au chatbot ce que le compteur de vitesse fut à l’automobile », compare le Professeur Michaël Lobet, un des auteurs de la recherche. « L’arrivée de l’automobile au début du XXᵉ siècle a bouleversé les usages… mais c’est l’invention du compteur de vitesse qui a permis d’en faire un outil maîtrisé et fiable. Aujourd’hui, les chatbots pédagogiques ou autres chatbots présents dans des entreprises en général, sont à un stade similaire : puissants, enthousiasmants, mais sans instruments fiables de contrôle. L’AI Score propose d’être ce compteur », explique -t-il.

De la même manière que le NutriScore, l’ÉcoScore ou le certificat PEB aident les citoyens à faire des choix éclairés, l’AI Score offre une lecture simple et immédiate du niveau de confiance que l’on peut accorder à un chatbot. « À l’heure où la confiance dans les IA génératives devient un enjeu sociétal, l’AI Score guide les enseignants et les sociétés dans leurs choix d’outil à mettre dans les mains de leurs étudiants ou clients », souligne le Dr. Miguël Dhyne, collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique « Il peut aussi aider les institutions à évaluer les solutions IA avant déploiement ou encore de vérifier leur fiabilité au cours du temps», ajoute-t-il. 

Une méthode scientifique, rigoureuse et accessible à tous

Il évalue quatre dimensions essentielles :

  • Performance initiale : l’IA répond-elle juste du premier coup ?
  • Robustesse : maintient‑elle sa réponse quand on la questionne ?
  • Capacité d’auto‑correction : reconnaît‑elle et corrige-t-elle ses erreurs ?
  • Manque de fiabilité : se contredit-elle ou perd-elle le fil de la conversation ?

Pour évaluer ces quatre dimensions, chaque chatbot est soumis à un test effectué dans des conditions identiques afin de garantir l’équité et la comparabilité. 

Les chatbots sont d’abord soumis à un ensemble de 10 questions à choix multiples, soigneusement sélectionnées pour être capable de soulever les éventuelles erreurs ou hésitations des IA. Ces questions se veulent donc discriminantes et dotées d’un niveau de difficulté équilibré. 

Après chaque réponse, le chatbot est relancé pour vérifier qu’il maintienne ses positions, qu’il admette une erreur ou qu’il ne se contredise pas. 

Puisque les IA ne répondent pas toujours de la même manière d’un essai à l’autre, le test est effectué à cinq reprises. Cela permet de s’assurer qu’un résultat reflète réellement les capacités de son chatbot. 

Ces critères sont notamment inspirés des standards des normes ISO/IEC TR 24028:2020 et ISO/IEC 42001:2023.

Chaque modèle testé obtient ensuite un score global et une lettre, dans le  même esprit que les scores utilisés en alimentation ou en énergie.

IA Score

Il a récemment été démontré que les méthodes de classement des grands modèles de langages (LLM leaderboards/ Chatbot Arena) qui reposent sur des votes populaires sont peu robustes au changement de quelques voix de préférences. Des votes malveillants, des biais d’évaluation, des effets de popularité ou des fuites de données peuvent donc impacter les classements sur lesquelles se basent des décisions d’entreprises, d’investissements, de communication marketing ou de choix pédagogiques et techniques. « A contrario, l’AI Score présente une méthode robuste, fiable et transparente que toute personne peut appliquer indépendamment pour juger de la pertinence de sa plateforme testée », ajoutent les chercheurs namurois.

Un outil ouvert, gratuit et utilisable dès aujourd’hui

L’AI Score est disponible gratuitement pour le grand public, les enseignants, les journalistes, les institutions et toute personne souhaitant comparer objectivement les performances des chatbots : https://aiscore.academy

Le site propose :

  • un accès libre à la méthodologie,
  • des exemples de scores,
  • des ressources pédagogiques,
  • et, prochainement, une documentation enrichie issue des retours des premiers utilisateurs.

L’accès du protocole au grand public permet aisément de le reproduire et de l’appliquer à différents modèles. Les chercheurs invitent donc la communauté à s’imprégner de l’outil et à contribuer à son amélioration. L’AI Score est une initiative ouverte qui a pour vocation d’être évolutive, de se perfectionner en permanence grâce aux retours des utilisateurs. 

Une innovation 100% belge, portée par l’Université de Namur

L’AI Score a été développé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs de l’UNamur : 

  • Prof. Michaël Lobet : chercheur qualifié F.R.S.-FNRS  à l'Université de Namur et Professeur au sein du Département de physique. Il est aussi associé à l’Université d’Harvard.
  • Dr. Miguël Dhyne : collaborateur scientifique à l’UNamur, pédagogue et chercheur en physique, expert en innovation pédagogique, EdTech et IA éducative. Son rôle est de concevoir des solutions pratiques et de former les enseignants à l’utilisation d’outils numériques.
  • Laurence Dumortier : titulaire d'un doctorat en Sciences Mathématiques de l'Université de Namur, spécialiste informatique au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF). Elle accompagne également les enseignants dans la maîtrise des technologies éducatives
  • Jean-Roch Meurisse :  informaticien au sein de la Cellule TICE (UNamur/FaSEF) où il se consacre à la co-administration et l'évolution du LMS institutionnel. Il est chargé d’accompagner les enseignants et les chercheurs dans le choix, la mise en œuvre et le développement d’outils numériques pédagogiques. 

L’outil a été soumis pour publication scientifique et est en cours de relecture. 

L’UNamur comme acteur du développement technologique

L'Université de Namur s'affirme comme un acteur-clé de l'intelligence artificielle (IA) en intégrant cette technologie dans ses programmes d'enseignement, en menant des recherches de pointe sur le sujet et en mettant son expertise au service de la société.

Femmes de l’université 2026

Institution
Genre et diversité
Durable
ODD 5 - Égalité entre les sexes

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université. 

Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.  

les photos portraits de 7 Femmes de l'Université 2026

Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)

Un parcours atypique et évolutif

Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass). 

 

Séphora Boucenna doyenne faculté des sciences éducation et formation

Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences

Un parcours construit pas à pas

Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline.  

Photo de Justine Bodart

Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Un parcours académique international

Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. 

Photo de Durvenelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine

Trouver sa voie au cœur du laboratoire

Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel. 

Alisson Kabili

Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté EMCP

Un parcours riche, multiple et résolument humain

Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. 

Virginie Di Luca

Amélie Lachapelle, professeure à la Faculté de droit

Un parcours entre hasard, rencontres et convictions

Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement. 

Amélie Lachapelle (c) Sebastien Roberty

Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres

L’enseignement au cœur de son parcours 

Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité. 

Anne Roekens

Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.  

Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle. 

L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre

La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.  

L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine. 

Toutes les actualités

Événements

14
2026

Rentrée étudiante

Événement institutionnel

Au programme pour tous et toutes

  • 09h00 | Accueil au Pedro Arrupe, rue de Bruxelles, 67 - 5000 Namur
  • 09h30 | Cérémonie à l'Espace Pedro Arrupe 
  • 11h00 | Célébration de la rentrée à l'Eglise Saint-Loup - à confirmer, rue du Collège - 5000 Namur -  puis accueil des étudiants par les Cercles.

Les autres activités spécifiques de cette journée sont disponibles sur les pages de chaque Faculté.

Tous les événements

Les études

Vous rêvez d’inspirer les esprits curieux et de transmettre vos connaissances aux générations futures ? Bienvenue à la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation, première Faculté de Belgique à être spécialement dédiée à la formation des enseignants ! 

Education et formation étude

Les services intégrés

La Faculté des sciences de l'éducation et de la formation (FaSEF) offre des services en lien avec les domaines d'étude proposés.

Formation d'enseignants

La recherche

La recherche se centre sur l’Unité de Recherche en Sciences de l’Éducation et de la Formation (URSEF). Elle constitue un rassemblement dynamique de chercheurs au sein de la Faculté des sciences de l'éducation et de la formation (FaSEF). Ces chercheurs sont également affiliés à l'Institut de Recherche en Didactique et Education de l'UNamur (IRDENa)

Assistante avec élèves

Formation continue des acteurs de l’enseignement et de l’accompagnement

Le centre de formation continue pour les enseignants et les formateurs (CEFOPEF) dans le champ de l’enseignement et de l’accompagnement est organisée au sein de la Salle des Pros.

Membres en formation

Organisation

La Faculté des sciences de l'éducation et de la formation (FaSEF) est pilotée par différents organes de consultation et de décisions. 

Une faculté originale

La FaSEF est la première faculté en Belgique qui soit principalement dédiée aux programmes de formation initiale et de formation continue des enseignants, des cadres de l’enseignement ainsi que des formateurs dans divers secteurs professionnels. Elle est ouverte à toutes les disciplines en lien avec l’univers de l’éducation et de la formation. 

En effet, dans un contexte où le web fournit des ressources aux élèves et aux étudiants, où les réseaux sociaux sont des espaces de vie et d’échange, l’ouverture d’une Faculté en sciences de l’éducation et de la formation témoigne d’une conscience des enjeux sociétaux à rencontrer dans la décennie à venir. La volonté de l’Université de Namur est d’investir durablement pour faciliter l’accès à l’information et aux savoirs ainsi qu’à leur mise en perspective dans une approche critique, soutenue et accompagnée par des formateurs et des enseignants. 

Prenant notamment appui sur les ressources développées depuis 35 ans au sein du département éducation et technologie (DET), elle se caractérise par son intégration des services dédiés à la communauté universitaire de l’UNamur (étudiante et enseignante). Tous les membres partagent la conviction que l’enseignement, la recherche et les services entretiennent des liens étroits et s’enrichissent mutuellement dans un contexte académique. 

L'inauguration de la FASEF

La nouvelle Faculté des sciences de l'éducation et de la formation de l'UNamur a été inaugurée le 24 avril 2024 au cours d'une journée événement réunissant de nombreux acteurs du secteur. Retour en images sur cette journée historique, marquant l'ouverture de la 7ème Faculté de l'Université de Namur.

Inauguration de la FASEF
Image
Test

Contacts et localisation

La Faculté des sciences de l'éducation et de la formation vous accueille au sein du campus namurois.