Depuis 2022, la Faculté de droit fait le choix d’un thème d’année qui réunit toute la Faculté, étudiants et enseignants, tous blocs et programmes confondus. Ce fil conducteur est exploité dans les cours, encadrements, travaux, tournois d'éloquences, conférences et activités pédagogiques et culturelles proposées au fil de l'année académique. Une dynamique enthousiasmante et porteuse de valeurs qui rend toujours un peu plus unique l'encadrement de l'Université de Namur.
Ainsi, en 2022-2023, nous nous sommes réunis autour de l’ENFANCE & la MIGRATION, en 2023-2024, autour du HARCELEMENT sous toutes ses formes, en 2024-2025, autour de l'INCLUSION, avec l'objectif de permettre à chacun.e de trouver sa place dans la société sans considération de race, sexe, classe sociale, génération, capacité, préférences amoureuses et/ou sexuelles,… Au fil de l'année, nous avons été sensibilisés au racisme, aux LGBTQIA+, aux moins valides, aux personnes âgées ou très jeunes, à la grossophobie, …
La thématique 2025-2026 : L'environnement, avec le slogan "Réenchantons la Terre"
Nous avons choisi cette année de mettre au centre de nos initiatives pédagogiques l'ENVIRONNEMENT, un des trois grands piliers du développement durable.
Objectifs
- Nous réunir (horaire décalé et horaire de jour ; BAC 1, BAC 2 et BAC 3, centres de recherches et masters spécialisés)
- Plonger dans la pratique et concrétiser les cours
- Conscientiser que le droit est un (bon) outil au service de valeurs
- Décloisonner les matières dans une approche transversale
- Devenir un juriste engagé
- S’enrichir la tête et le cœur !
Méthodologie
- Au travers des différents cours, TP, travaux (méthodo et TFC), par une concrétisation de la matière enseignée ;
- Dans le cadre d’activités complémentaires proposées : rencontre de professionnels du droit, pièces de théâtre, films, débats, ...
Les activités
Interventions externes dans les cours
- Jeudi 5 février 2026 - Cours de droit de l’environnement d’Amélie Lachapelle : présentation du Plan Climat 2030 de la Ville de Namur, suivi d’une discussion avec le service Air Climat Energie de la Ville de Namur.
- Jeudi 19 février 2026 - Cours de régulation et innovations technologiques d'Elise Degrave, visite de l'expo "Plus Vivant" au Delta suivie de la présentation du plan Climat 2030 de la Ville de Namur par Emma Wauthier, la coordinatrice du projet.
- Mercredi 25 février 2026 - Cours de droit économique d'Hervé Jacquemin, intervention de Jean-Marc Gollier, avocat spécialisé en droit de l'environnement, le greenwashing et la responsabilité des entreprises en matière d'environnement.
- Lundi 2 mars 2026 - Cours de droit pénal au D01, intervention de Léa Saussez, conseillère juridique à la Croix-Rouge de Belgique, sur les conséquences environnementales des conflits armés.
- Mercredi 18 mars 2026 - Cours English for Legal Professionals d’Aude Hansel intervention de Cirian Foulds, théologien et activiste.
- Mardi 24 mars 2026 - Cours de SPD d’Elise Degrave, intervention de Renaud Duterme, qui défend la géographie de combat
- Jeudi 7 mai 2026 - Cours de Droit des obligation, intervention de Carole Billiet, avocate spécialisée en droit de l’environnement intervenue dans Klimaatzaak.
Des activités facultaires en marge des cours
- Du 27 novembre 2025 au 2 avril 2026 - Chaire Francqui de la Faculté de droit – Delphine Misonne « Besoin d’environnement, besoin de droit »
- 17 février 2026 – Petit-déjeuner 100% local en collaboration avec le Kot-à-projets Koté Local.
- 16 février 2026 – Tournoi d’éloquence ouvert à toute la faculté
- 25 février 2026 – Atelier numérique durable
- 17 mars 2026 – Conférence sur le climat et la justice climatique
- 15 avril 2026 – Vide dressing à la Fac
Activités des partenaires
- 30 novembre 2025 - Procès fictif du Kot à projet « Les bras droit »
- 19 mars 2026 - Amélie Lachapelle éclaire nos futurs étudiants sur le droit et le développement durable
Au fil de l’année, de l’engagement citoyen
- Récolte de déchets en team building facultaire (printemps 2026)
Des activités facultaires initiées par les étudiants
- Repair café au Cercle
- Troc : « je cherche » & « je donne » au Cercle
- Atelier de confection de divers objets via recyclage
Activités créatives et ludiques
- Concours vidéo en collaboration avec la Ville de Namur (Plan Air Climat 2030)
- Lectures enrichissantes à la bibliothèque de la Faculté de droit
- 15 avril 2026 – Rencontre d’impro et Fête du Fil Rouge au profit d’une association qui défend l’environnement
À la une
Actualités
Femmes de l’université
Femmes de l’université
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
Portraits de femmes de l’université
Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)
Un parcours atypique et évolutif
Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass).
Son parcours académique n’a rien de linéaire. Elle débute par des candidatures en sciences de l’information à l’ULB, avant de mettre ses études entre parenthèses pour entrer dans la vie professionnelle. Elle y revient quelques années plus tard, avec une licence en sciences de l’éducation, puis un master et, enfin, un doctorat… entamé à l’âge de 40 ans.
C’est en dernière année de licence qu’elle rejoint l’UNamur, où elle est engagée comme chercheuse. Elle occupera cette fonction pendant vingt ans avant d’être nommée, plus récemment, professeure et doyenne.
L’université : entre exigences et proximité
Comment décrit‑elle l’ambiance de l’Université de Namur ? Elle répond sans détour : « C’est un milieu hostile comme tous les milieux de travail. Mais c’est aussi une université à taille humaine. » Une manière de dire que les défis existent, mais que la proximité et l’échelle réduite de l’institution permettent des relations plus directes et un fonctionnement plus humain.
Persévérance et patience : son message aux femmes dans le milieu universitaire
Selon elle, la présence des femmes dans le monde académique reste limitée. La Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation fait toutefois figure d’exception, les femmes y étant majoritaires.
« C’est une discipline fortement genrée », observe-t‑elle.
Aux jeunes femmes qui envisagent de suivre une voie similaire, elle adresse un conseil teinté de réalisme :
« Il faut être opiniâtre et patiente. »
Elle raconte avoir construit son parcours pas à pas, dans un contexte où les opportunités étaient rares. Malgré cela, elle parvient à enchaîner les contrats et à se faire une place durable dans le paysage universitaire. Elle a d’ailleurs joué un rôle central dans la création de la nouvelle Faculté, lors de la réforme de la formation initiale des enseignants.
Si sa trajectoire est le fruit d’un engagement constant et d’une grande ténacité, elle reconnaît aussi la part de hasard et de conjonctures favorables qui l’ont accompagnée.
Elle revient enfin sur la portée de la journée internationale du 8 mars, une journée qu’elle juge essentielle, même si elle estime qu’elle reste relativement peu suivie en Belgique.
Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline. Son master, axé sur la recherche et enrichi d’un stage de quatre mois à l’étranger, confirme cette inclination et lui donne envie d’aller plus loin.
Elle évoque une discussion déterminante avec sa promotrice, qui l’amène à postuler pour un assistanat, un rôle où elle trouve l’équilibre parfait entre enseignement et recherche. « Aujourd’hui, après deux ans d’assistanat, je peux dire que mon intérêt pour la recherche s’est construit au fil du temps, grâce à mes études et à mes expériences. »
Un avenir à définir, mais avec le spatial en ligne de mire
Dans le cadre de son doctorat, elle travaille en mécanique céleste et s’intéresse aux exoplanètes, ces planètes situées en dehors de notre système solaire. Son objectif : comprendre leur évolution sur le long terme et leur stabilité, qu’il s’agisse de collisions, d’éjections ou d’autres dynamiques possibles.
Une discipline qui lui permet de combiner ses deux passions : les mathématiques et le spatial. « Les mathématiques pures m’attirent moins, mais tout ce qui touche au spatial, et en particulier à la mécanique céleste, me passionne. »
En troisième année de doctorat, elle préfère avancer étape par étape. « Je ne planifie jamais très loin. J’ai, par exemple, décidé assez tard de postuler pour un assistanat. » Pour l’après‑thèse, rien n’est arrêté : elle verra si elle souhaite poursuivre dans la recherche ou se tourner vers un autre horizon. Seule certitude : elle veut rester dans le domaine spatial, sous une forme encore à définir.
La science pour toutes : un message de confiance
Lorsqu’elle évoque la question du genre, elle répond sans hésiter : elle n’a jamais rencontré de difficultés particulières, ni pendant ses études ni au début de sa carrière.
« Je ne me suis jamais sentie illégitime. Dans ma promotion, il y avait autant de femmes que d’hommes même si les mathématiques restent souvent perçues comme un domaine masculin. »
Elle nuance toutefois son propos lorsqu’elle évoque ses expériences à l’international. Lors de conférences, la présence féminine se fait plus rare.
« Ça fait toujours plaisir de croiser d’autres femmes, parce que la parité est loin d’être acquise. »
Au sein de l’université, en revanche, elle ne dit pas avoir ressenti d’obstacles liés à son genre.
Aux jeunes filles qui envisagent une carrière similaire, elle adresse un message simple et encourageant :
« Il ne faut vraiment pas hésiter. Les études en mathématiques et en sciences sont accessibles à toutes et la question du genre n’a rien à voir avec l’intérêt pour les sciences. Je me suis toujours dit que j’étais aussi légitime que n’importe qui d’autre. »
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. Arrivée en 2023 pour recommencer une première année de bachelier, elle est aujourd’hui en troisième année.
De la biologie à l’informatique : une réorientation assumée
À l’origine, Duvernelle se voyait en médecine. La biologie animale devait être un tremplin avant de présenter le concours d’entrée en médecine. Mais au fil du temps, elle réalise qu’il s’agit surtout d’un rêve d’enfance, qui ne correspond plus à ses aspirations.
Elle choisit alors l’informatique, un domaine vaste, en pleine expansion, et dans lequel elle se projette davantage. Pour la suite, son objectif est clair : poursuivre en master en data science et intelligence artificielle, et peut‑être même se lancer dans un doctorat. Attirée par le milieu médical, elle aimerait un jour travailler dans la gestion et l’analyse de données de santé.
"Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur”.
S’affirmer dans un domaine encore très masculin
Comme beaucoup d’étudiants internationaux, elle traverse des difficultés, mais celles-ci tiennent davantage à la transition culturelle et organisationnelle qu’aux études elles-mêmes : s’adapter à un nouveau pays, jongler entre les cours, un job étudiant et la vie quotidienne.
Le défi le plus marquant reste cependant celui de la place des femmes en informatique.
« Souvent seule fille dans mes classes, j’ai dû apprendre à m’affirmer et à trouver ma place dans un environnement largement masculin. »
À celles qui envisagent d’étudier l’informatique, elle adresse un message franc et encourageant :
« N’ayez pas peur. Le doute fait partie du parcours, mais l’informatique n’est pas réservée aux hommes. Les femmes ont autant de capacités, autant de potentiel. Si ce domaine vous attire, explorez-le : il est bien plus large que la programmation. Soyez curieuses, affirmez-vous. On ne vous donnera pas toujours votre place : il faudra parfois la construire vous‑mêmes. »
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine.
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Ce métier, elle ne l’a pas choisi tout de suite. Pendant ses études, elle doutait encore. C’est lors de son stage de fin de cursus qu’une évidence s’impose : elle aime le concret, l’action et la précision du geste scientifique.
« Technicienne de laboratoire, c’est un rôle discret, mais c’est vraiment le pilier de la recherche », résume-t‑elle.
Ce qui la motive au quotidien ? La diversité.
« Aucune journée ne se ressemble », confie-t‑elle.
En début de carrière, elle savoure la possibilité d’apprendre en continu dans un domaine où les technologies et les méthodes évoluent sans cesse.
Ce dont elle est le plus fière : contribuer, à son échelle, à des avancées qui touchent directement la santé et la société. Un moteur puissant, qui donne du sens à son travail.
Face aux stéréotypes, la compétence comme réponse
Alisson explique ne jamais avoir été confrontée personnellement à des stéréotypes ou à du sexisme ordinaire, tout en sachant que ces situations existent. Pour elle, la meilleure manière d’y répondre reste la même pour tous :
« La qualité du travail, que l’on soit une femme ou un homme. »
Aux jeunes filles intéressées par une carrière scientifique, elle rappelle l’importance d’une qualité essentielle :
"La curiosité. S’interroger, tester, explorer… autant de démarches qui nourrissent la recherche et permettent d’avancer."
Elle encourage aussi à découvrir concrètement le métier : passer une journée avec un professionnel, multiplier les stages, s’immerger dans des environnements différents. C’est d’ailleurs en comparant le milieu hospitalier, plus routinier, et celui de la recherche, plus dynamique à ses yeux, qu’elle a confirmé ses propres choix.
« Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur », insiste‑t‑elle.
D’après son expérience, de plus en plus de femmes rejoignent les filières scientifiques. Une évolution encourageante, qu’elle invite à poursuivre malgré les stéréotypes encore présents. « Il ne faut surtout pas quitter ce domaine : il reste tant à découvrir et il offre de nombreuses possibilités d’épanouissement. »
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté d’Economie, Management, Communication et Sciences Politiques (EMCP)
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique.
Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. Diplômée comme agente de voyage, elle part vivre à l’étranger, en Espagne puis en Australie. De retour en Belgique, elle change complètement de direction et se forme à la coiffure, avant de reprendre finalement des études en secrétariat de direction. Elle travaille ensuite pendant huit ans dans un cabinet médical.
Cette diversité d’expériences est, pour elle, une richesse :
« Si j’avais commencé directement à l’UNamur, je n’aurais pas découvert l’envers du décor. Aujourd’hui, j’ai touché à des domaines très différents, le tourisme, la santé, l’administration, et ça me plaît. »
“On peut toujours arriver à son but par des chemins détournés ! »
Trouver sa place, malgré les détours
Ce qui lui a posé le plus de défis ? Trouver un emploi dans lequel elle se sente véritablement à sa place. C’est cela qui a motivé ses réorientations successives. Indépendante de nature, elle dit avoir toujours suivi son instinct, parfois en dépit des avis extérieurs.
Si elle n’a pas été confrontée au sexisme, elle évoque en revanche des situations de classisme :
« On m’a parfois fait sentir que je n’avais pas le bon diplôme ou le bon rang. »
Aux étudiantes qu’elle accompagne, elle répète souvent la même chose :
« Lâchez prise. Ne vous angoissez pas. Même par un chemin détourné, on peut arriver au même résultat. » Elle insiste sur le droit à l’erreur : « Un échec ne veut pas dire que tout s’arrête. On peut trébucher, se planter, recommencer. »
Amélie Lachapelle, chercheuse à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
« Mon parcours est essentiellement le fruit du hasard ! », confie-t-elle.
Curieuse de tout, elle peine d’abord à choisir une orientation. Une conseillère en orientation lui propose alors un défi inattendu : se lancer dans une thèse en droit, et le faire à l’UNamur, reconnue pour la qualité de son accompagnement. Le coup de cœur est immédiat. Elle ne se voit pas avocate :
« Je n’ai jamais été une technicienne du droit. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre comment le droit se construit, comment il reflète des choix politiques et sociétaux. »
Un stage dans un grand cabinet d’avocats à Louvain-la-Neuve lui confirme que la pratique classique du droit ne lui correspond pas totalement. Passionnée par la culture espagnole, elle part ensuite en Erasmus à Salamanque. C’est durant ce séjour qu’une opportunité décisive se présente : un poste d’assistante se libère à l’UNamur. Amélie postule, obtient le poste, et se retrouve rapidement à la tête de l’équipe.
« J’ai appris l’autonomie sur le terrain », raconte-t-elle.
Amélie raconte avoir « atterri » dans le métier presque du jour au lendemain, sans repères, ni mode d’emploi.
« J’étais souvent livrée à moi‑même, avec peu de confiance en moi. »
Très vite, elle se retrouve à encadrer de vastes cohortes d’étudiants de première année, dans des auditoires imposants. Elle finalise et défend sa thèse fin 2019, avant de rejoindre l’université comme chargée d’enseignement en droit économique en février 2020.
« J’ai été guidée par une aînée dans mes premiers pas à l’université, et ça c’est essentiel. »
Amélie souligne aussi l’importance de l’accompagnement d'une collègue, aujourd’hui déléguée à la protection des données, qui l’a guidée et soutenue dans ses débuts :
« Elle a été la première personne à vraiment prendre soin de moi à l’université. Je lui dois beaucoup. »
Apprendre à trouver sa place
Si elle souligne volontiers la bienveillance de ses collègues proches, Amélie constate aussi l’envers du décor.
« On sent parfois que certaines personnes se comportent différemment selon notre statut. Être assistante ou avoir défendu sa thèse, ce n’est pas perçu de la même manière. »
Au fil des étapes de sa carrière, elle découvre qu’à mesure que la légitimité s’affirme, elle peut aussi être vécue comme une menace par certains.
« Le milieu académique reste un système très concurrentiel… et je n’étais pas préparée à ça. »
Une réalité qu’elle apprend à apprivoiser, sans jamais perdre de vue l’importance de la coopération et du soutien entre collègues.
Ce dont elle est la plus fière aujourd’hui ? Être chargée de mission à son âge. Elle vient d’être confirmée professeure, comme le prévoit la procédure après trois ans d’engagement.
« On me fait confiance, malgré mon âge, malgré mon inexpérience. Et surtout, cette fonction fait sens : je me sens en accord avec mes valeurs. J’ai trouvé quelque chose qui me correspond vraiment. Interrogée sur ce que penserait la « petite Amélie » d’aujourd’hui, elle rit : « Elle trouverait que je travaille trop ! Avoir la tête dans les nuages, ça me manque parfois. »
Entre authenticité et exigence : un chemin pour s'accomplir
Aux plus jeunes, elle souhaite transmettre une conviction claire : ne pas chercher à rentrer dans un modèle prédéfini.
« J’avais une image figée du professeur d’université. Je croyais que je devais rentrer dans ce moule-là. Mais on m’a dit au contraire qu’on m’engageait pour enseigner en gardant ma personnalité. »
Elle s’autorise donc à sortir des codes comme donner cours dans un parc, par exemple : « Oui, c’est atypique… mais pourquoi pas ! » Elle ajoute cependant une note de réalisme : travailler reste indispensable.
« Rien n’arrive sans effort : il faut être rigoureux, parfois même surpréparer. »
Son message invite chacun à reconnaître ce qui l’anime profondément au quotidien, à défendre cette flamme avec persévérance, mais toujours dans un esprit de respect, d’ouverture et d’éthique.
« On peut poursuivre ses rêves sans jamais écraser l’autre. »
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres.
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
« Je ne me suis même pas posé la question : je savais que je voulais enseigner », confie-t-elle.
Avant de rejoindre l’Université de Namur, elle enseigne en secondaire, puis travaille à Bruxelles dans un centre d’étude sur la Seconde Guerre mondiale, où elle gère les archives audiovisuelles. Une mission cohérente avec sa thèse, qui portait notamment sur l’histoire de la télévision et l’exploitation d’archives télévisuelles en recherche historique. Lorsque des heures de cours s’ouvrent à Namur, elle comprend immédiatement où se trouve son véritable moteur :
« Enseigner, c’est vraiment le cœur de mon travail. »
Pour Anne, il n’y a pas eu de « déclic » au sens strict. L’enseignement est presque une affaire de famille : parents, frères et sœurs, tous professeurs. Elle se souvient d’une expérience marquante : un jeu de rôle en secondaire où elle devait jouer le rôle de prof pendant deux heures. Malgré un « échec cuisant » et une classe agitée, elle en ressort persuadée :
« J’adore ça. J’adore construire un cours et essayer de transmettre quelque chose. »
Elle apprécie aussi la dimension de chercheuse et la liberté académique :
« Je n’arrête jamais d’apprendre. Je sais plus que l’an dernier et moins que l’an prochain. Choisir ses sujets de recherche, monter des projets, inventer ses cours, c’’est un privilège immense. »
Des recherches variées, avec une dimension de genre marquée
Historienne des XIXe et XXe siècles, Anne s’intéresse depuis longtemps à l’histoire des médias (télévision, photographie, presse). Depuis une dizaine d’années, elle explore également l’histoire de la psychiatrie, avec un intérêt particulier pour la dimension de genre. Son premier projet portait sur le Beau Vallon, un ancien hôpital psychiatrique pour femmes. L’analyse des archives révèle des internements souvent liés à la précarité ou à des comportements jugés « déviants », davantage qu’à de véritables troubles psychiatriques. Elle souligne les biais institutionnels du passé : internements plus tardifs chez les femmes car elles assumaient d’abord les responsabilités domestiques, motifs d’internement parfois basés sur des normes sociales très strictes… Un sujet qu’elle juge toujours « passionnant et essentiel ».
Être femme dans le monde académique : des obstacles souvent intégrés
Avec le recul, Anne constate que certaines difficultés liées à sa condition de femme ont jalonné son parcours, sans qu’elle ne les identifie immédiatement comme telles. Elle évoque par exemple un règlement qui, à l’époque de sa thèse, ne prévoyait pas de prolongation en cas de congé de maternité ; une mesure désormais corrigée.
« Le milieu universitaire reste encore marqué par une forte présence masculine, surtout aux niveaux les plus avancés de la carrière académique. »
Les pressions peuvent être directes, parfois brutales :
« L’un de mes promoteurs m’a déjà dit de ne pas faire d’enfants, que cela ralentirait trop mon travail. »
Elle raconte aussi la fatigue immense d’un premier quadrimestre chargé, alors qu’elle était enceinte de huit mois, ou encore la demande implicite de corriger des examens à peine trois semaines après son accouchement.
« Heureusement, des collègues féminines se sont interposées. »
Ces expériences, elle les voit aujourd’hui reflétées chez de nombreuses doctorantes et jeunes chercheuses, souvent soucieuses de « faire bonne figure » et de ne pas mettre leur carrière en péril.
« Le fait d’être une femme a parfois été lourd de conséquences mais, ce qui m’interpelle le plus, c’est que j’avais intégré plein de choses comme normales. »
« Soutenons-nous. Parlons ensemble. »
Si elle ne s’est pas engagée dans Université en colère en tant que femme, elle observe néanmoins des liens évidents avec les revendications féministes.
« Si l’on précarise davantage l’université, les inégalités vont s’accentuer. Et les femmes en paieront le prix le plus lourd. »
Elle rappelle que même si les étudiantes sont majoritaires, leur nombre diminue drastiquement au fil de la carrière académique. À cela s’ajoute une répartition genrée des tâches invisibles, même dans le milieu universitaire : organisation, logistique, petites charges non reconnues… souvent assumées par des femmes.
« Soutenons-nous. Parlons ensemble. » Anne insiste sur la valeur de la solidarité féminine dans le monde académique : entraide, encouragement, luttes communes. Et un mot pour celles qui doutent :
« Beaucoup de jeunes chercheuses souffrent d’un manque de confiance. Alors j’essaie toujours d’être dans le soutien. On en a besoin. »
Des propos recueillis par quatre étudiantes de l’UNamur : Mara Carpentier, Zoé Degraeve, Anaëlle Gonon et Nina Weber.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Ce 18 novembre 2025, la Faculté de droit organisait la quatrième édition de son traditionnel procès simulé en droit pénal. Sept étudiants, issus des horaires de jour et décalé, ont endossé leur toge pour incarner les différents acteurs d’un procès consacré à une affaire de rave party illégale en pleine zone naturelle protégée. Plaidoiries et réquisitoires endiablés étaient au programme. L'occasion aussi de rappeler comment le droit pénal de l'environnement protège la nature et de découvrir la justice pénale d'un peu plus près.
Cette année, le procès portait sur un dossier datant de juillet 2025 : une rave party illégale, rassemblant quelque 1 200 personnes s’étant tenue à Ohey, près de Namur, en pleine zone naturelle protégée. « Cette affaire est en lien avec le Fil Rouge de cette année, "Réenchantons la Terre".Il s’agit d’un dossier ayant causé des dommages importants à la nature, mais aussi de faits de violences, avec et sans mobile discriminatoire, entre un participant et un riverain », explique Emma Bourcelet, assistante à la Faculté de droit et co-organisatrice de l’événement. « L’idée était notamment de montrer comment le droit pénal de l’environnement peut être un outil pour la défense de la nature. »
Sept étudiantes et étudiants ont préparé avec soin leurs interventions, chacun dans un rôle différent : Théophile Renier, Aurélie Lemmens, Albiona Sefedini, Louis Jaspard, Dorien Huys, Nateo Carnot et Laly Vadevorst. Le staff entourant le projet rassemblait notamment : Nathalie Colette-Bazecq, doyenne de la Faculté de droit, Amani Pici, doctorant, Amélie Lachapelle, docteure en sciences juridiques de l'UNamur, l’ELSA Namur (European Law Students’ Association) et Emma Bourcelet.
Des invités de marque
Des invités de marque
La Faculté de droit accueillait deux invités : Julien Moinil, Procureur du Roi à Bruxelles et collaborateur didactique en droit pénal, président de la Cour lors du procès simulé et Sarah Coisne, juge à la Cour d’appel de Liège, qui avait fourni le dossier réel ayant servi de base aux faits soumis aux étudiants.
« L’expérience de Julien Moinil, en tant que praticien et ancien de la Faculté, a été une réelle source d’inspiration », souligne Emma Bourcelet. « Quant à Sarah Coisne, elle a non seulement contribué aux délibérations pour le verdict, mais aussi partagé son expérience et la diversité des dossiers en droit pénal de l’environnement. L’auditoire a ainsi pu prendre la mesure de la beauté et du rôle du droit pour façonner notre monde au service de la protection du vivant. »
Entre dépassement de soi et émotions
Les avantages pédagogiques d’un tel exercice pour les étudiants sont nombreux ! « C’est avant tout un vrai processus d’intelligence collective où les personnalités se conjuguent pour donner une couleur unique au projet. La rigueur imposée pousse les participants à développer une analyse juridique appliquée à des faits réels, ce qui permet de dépasser la théorie pure. Construire un argumentaire cohérent et pertinent est un exercice précieux pour la suite de leurs parcours, quels qu’ils soient. Enfin, l’apprentissage de la prise de parole, du jeu de rôle et le dépassement de certaines craintes représentent un défi majeur. Voir leur évolution en un mois est impressionnant », se réjouit Emma Bourcelet.
Ce 18 novembre, l’émotion était palpable dans l’auditoire Pedro Arrupe de l’UNamur. « Ces étudiantes et étudiants sont en deuxième année, ils n’ont pas encore toute la matière de droit pénal, ils découvrent le dossier un mois avant l’événement… et pourtant, la magie opère ! » confie Emma Bourcelet.
Mention spéciale pour Dorien, étudiante néerlandophone, qui a relevé le défi en français. Voir leur dépassement, l’esprit collectif, et même la présence d’anciens participants dans le public… c’est aussi le signe que cette expérience marque positivement et c’est un des plus beaux cadeaux de nos métiers.
Deux points de vue complémentaires pour remettre la protection de l’environnement au centre du débat public
Deux points de vue complémentaires pour remettre la protection de l’environnement au centre du débat public
L’Université de Namur propose prochainement deux leçons inaugurales de deux Chaires Francqui, l’une en Faculté des sciences et l’autre en Faculté de droit. Accessibles à tous et toutes, les leçons inaugurales seront suivies par un drink local. Ces évènements sont gratuits, sur inscription.
Chaire Francqui 2025-2026 en sciences | Réparer notre relation à la Nature pour transformer nos sociétés
La crise de la biodiversité ne détruit pas seulement la nature : elle menace aussi nos sociétés, notre bien-être et notre survie. À partir des évaluations scientifiques et des constats de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), cette Chaire Francqui explorera notre relation toxique avec la nature, l’échec global de sa protection et les valeurs multiples du vivant.
Orateur : Sander Jacobs, chercheur senior à l'INBO (Institut pour la nature et la forêt), groupe de recherche Nature & Société, Coordinateur du programme de recherche sur la nature urbaine et Professeur invité à l'Université de Gand.
19/11/2025 - Leçon inaugurale | Crise de la biodiversité : causes, conséquences, et comment (ne pas) s'en sortir.
Chaire Francqui 2025-2026 en droit | Besoin d'environnement, besoin de droit ?
Cette Chaire Francqui offre un regard neuf sur les avancées mais aussi les tensions qui caractérisent aujourd’hui la manière dont le droit organise la relation de la société à l’environnement. Si l’ambition de protéger l’environnement est bien devenue une question juridique, comment ses ressorts essentiels sont-ils en train d’évoluer, que ce soit en matière climatique, dans le rapport à la santé humaine ou encore au statut accordé à la nature ?
L’organisation de cette chaire s’intègre pleinement dans le Fil Rouge 2025-2026 de la Faculté de droit dédiée à ce substrat essentiel à la vie qu’est l’environnement, la nature, notre terre : « Réenchanter la terre ».
Oratrice : Delphine Misonne, Maître de recherches FNRS, Professeure à l'UCLouvain, Directrice du CEDRE et membre de l'Académie royale de Belgique.
27/11/2025 - Leçon inaugurale I Protéger l’environnement au-delà du politique
Éduquer au numérique par la fiction : l’initiative interdisciplinaire du NaDI
Éduquer au numérique par la fiction : l’initiative interdisciplinaire du NaDI
Le Namur Digital Institute (NaDI) lance un cycle de rendez-vous originaux : « Les Séances du Numérique ». Des films suivis de débats avec des experts et expertes pour comprendre les défis du numérique et stimuler la réflexion collective. Un projet porté par Anthony Simonofski, Anne-Sophie Collard, Benoît Vanderose et Fanny Barnabé.
Les Séances du Numérique sont une initiative lancée par le NaDI, l’institut de recherche sur le numérique à l’UNamur. Ce dernier regroupe des chercheurs et chercheuses issues des Facultés de droit, d’informatique et EMCP.
Pour stimuler la collaboration interdisciplinaire, le NaDI a lancé un appel à projets. Un des projets retenus ? Les Séances du Numérique, format original où la fiction devient le point de départ d’un débat. Chaque rencontre commence par la projection d’un film, suivie d’une conférence interdisciplinaire sur une question de société liée au numérique.
Une première Séance du Numérique marquante
Pour inaugurer le cycle, l’équipe a choisi de projeter The Social Network en mai dernier. Le film retrace la création de Facebook par Mark Zuckerberg et le débat portait sur la modération des réseaux sociaux, un sujet brûlant depuis l’élection de Donald Trump. Deux experts ont animé la discussion : Julien Albert, expert du centre PReCISE, et Jérémy Grossman, expert au CRIDS.
Éduquer par la fiction
L’ambition de ces séances est simple : éduquer au numérique par la fiction et confronter des points de vue variés.
Ce format prolonge l’expérience du podcast Pop-Code déjà animé par Anthony Simonofski et Benoît Vanderose, mais avec une dimension supplémentaire : l’interdisciplinarité et l’échange direct avec le public. Après le film, chacun peut interpeller les experts et expertes et enrichir la réflexion.
Et la suite ?
Le numérique sera au cœur des prochaines projections, en s’inscrivant dans une dynamique à la fois collaborative et ancrée dans l’actualité :
- En favorisant la collaboration entre plusieurs centres du NaDI pour faire dialoguer les disciplines (comme ce fut le cas lors de la première séance avec le CRIDS et PReCISE).
- En rebondissant sur des thématiques liées à l’actualité pour garantir la pertinence des échanges.
Quatre séances seront proposées par an, ouvertes à toutes et tous, avec une priorité : toucher les citoyens et citoyennes. Les films sont là pour donner un rayonnement culturel et scientifique à l’événement.
À terme, l’équipe aimerait diversifier ses formats : projections dans des cinémas comme le Caméo, diffusion de séries, voire des playconférences où l’on joue à un jeu vidéo pendant le débat. L’idée : utiliser la fiction sous toutes ses formes pour lancer la discussion.
L’équipe derrière le projet
- Fanny Barnabé, chargée de cours au CRIDS / NaDI
- Anne-Sophie Collard, professeure à la Faculté EMCP
- Anthony Simonofski, professeur à la Faculté EMCP
- Benoît Vanderose, professeur à la Faculté d’informatique
En collaboration avec le Confluent des savoirs et l'Administration de la communication
Prochaine séance : 4 novembre – “L’IA a-t-elle une conscience ?”
Projection du film Ex Machina suivie d’un débat avec Isabelle Linden et Benoît Frenay.
Penser, réfléchir : l’être humain est-il encore unique ?
Derrière la révolution de l’IA, une question se pose : l'IA a-t-elle une conscience ? Pour cette deuxième projection-débat des Séances du Numérique, nous vous invitons à plonger dans le film Ex_machina, un face-à-face troublant entre création et créateur, entre humain et machine, entre futur et humanité.
Programme :
- 17h : Accueil & présentation du film
- 17h15 : Projection du film Ex machina
- 19h05 : Débat « L’IA a-t-elle une conscience ? » (avec Isabelle Linden & Benoît Frenay)
- 19h45 : fin
Deux experts prendront part au débat :
- Benoît Frenay, qui apportera un éclairage sur les logiques d’apprentissage des intelligences artificielles actuelles et les limites de leur « autonomie ». Peut-on vraiment parler d’intelligence sans conscience ? Jusqu’où peut aller l’imitation ?
- Isabelle Linden, qui interrogera les fondements mêmes de ce que nous appelons « penser » dans une logique informatique. Peut-on créer une machine consciente ? Ou ne sommes-nous que face à des miroirs de nos propres désirs ?
Femmes de l’université
Femmes de l’université
A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université.
Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.
Portraits de femmes de l’université
Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)
Un parcours atypique et évolutif
Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass).
Son parcours académique n’a rien de linéaire. Elle débute par des candidatures en sciences de l’information à l’ULB, avant de mettre ses études entre parenthèses pour entrer dans la vie professionnelle. Elle y revient quelques années plus tard, avec une licence en sciences de l’éducation, puis un master et, enfin, un doctorat… entamé à l’âge de 40 ans.
C’est en dernière année de licence qu’elle rejoint l’UNamur, où elle est engagée comme chercheuse. Elle occupera cette fonction pendant vingt ans avant d’être nommée, plus récemment, professeure et doyenne.
L’université : entre exigences et proximité
Comment décrit‑elle l’ambiance de l’Université de Namur ? Elle répond sans détour : « C’est un milieu hostile comme tous les milieux de travail. Mais c’est aussi une université à taille humaine. » Une manière de dire que les défis existent, mais que la proximité et l’échelle réduite de l’institution permettent des relations plus directes et un fonctionnement plus humain.
Persévérance et patience : son message aux femmes dans le milieu universitaire
Selon elle, la présence des femmes dans le monde académique reste limitée. La Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation fait toutefois figure d’exception, les femmes y étant majoritaires.
« C’est une discipline fortement genrée », observe-t‑elle.
Aux jeunes femmes qui envisagent de suivre une voie similaire, elle adresse un conseil teinté de réalisme :
« Il faut être opiniâtre et patiente. »
Elle raconte avoir construit son parcours pas à pas, dans un contexte où les opportunités étaient rares. Malgré cela, elle parvient à enchaîner les contrats et à se faire une place durable dans le paysage universitaire. Elle a d’ailleurs joué un rôle central dans la création de la nouvelle Faculté, lors de la réforme de la formation initiale des enseignants.
Si sa trajectoire est le fruit d’un engagement constant et d’une grande ténacité, elle reconnaît aussi la part de hasard et de conjonctures favorables qui l’ont accompagnée.
Elle revient enfin sur la portée de la journée internationale du 8 mars, une journée qu’elle juge essentielle, même si elle estime qu’elle reste relativement peu suivie en Belgique.
Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences
Un parcours construit pas à pas
Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline. Son master, axé sur la recherche et enrichi d’un stage de quatre mois à l’étranger, confirme cette inclination et lui donne envie d’aller plus loin.
Elle évoque une discussion déterminante avec sa promotrice, qui l’amène à postuler pour un assistanat, un rôle où elle trouve l’équilibre parfait entre enseignement et recherche. « Aujourd’hui, après deux ans d’assistanat, je peux dire que mon intérêt pour la recherche s’est construit au fil du temps, grâce à mes études et à mes expériences. »
Un avenir à définir, mais avec le spatial en ligne de mire
Dans le cadre de son doctorat, elle travaille en mécanique céleste et s’intéresse aux exoplanètes, ces planètes situées en dehors de notre système solaire. Son objectif : comprendre leur évolution sur le long terme et leur stabilité, qu’il s’agisse de collisions, d’éjections ou d’autres dynamiques possibles.
Une discipline qui lui permet de combiner ses deux passions : les mathématiques et le spatial. « Les mathématiques pures m’attirent moins, mais tout ce qui touche au spatial, et en particulier à la mécanique céleste, me passionne. »
En troisième année de doctorat, elle préfère avancer étape par étape. « Je ne planifie jamais très loin. J’ai, par exemple, décidé assez tard de postuler pour un assistanat. » Pour l’après‑thèse, rien n’est arrêté : elle verra si elle souhaite poursuivre dans la recherche ou se tourner vers un autre horizon. Seule certitude : elle veut rester dans le domaine spatial, sous une forme encore à définir.
La science pour toutes : un message de confiance
Lorsqu’elle évoque la question du genre, elle répond sans hésiter : elle n’a jamais rencontré de difficultés particulières, ni pendant ses études ni au début de sa carrière.
« Je ne me suis jamais sentie illégitime. Dans ma promotion, il y avait autant de femmes que d’hommes même si les mathématiques restent souvent perçues comme un domaine masculin. »
Elle nuance toutefois son propos lorsqu’elle évoque ses expériences à l’international. Lors de conférences, la présence féminine se fait plus rare.
« Ça fait toujours plaisir de croiser d’autres femmes, parce que la parité est loin d’être acquise. »
Au sein de l’université, en revanche, elle ne dit pas avoir ressenti d’obstacles liés à son genre.
Aux jeunes filles qui envisagent une carrière similaire, elle adresse un message simple et encourageant :
« Il ne faut vraiment pas hésiter. Les études en mathématiques et en sciences sont accessibles à toutes et la question du genre n’a rien à voir avec l’intérêt pour les sciences. Je me suis toujours dit que j’étais aussi légitime que n’importe qui d’autre. »
Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
Un parcours académique international
Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. Arrivée en 2023 pour recommencer une première année de bachelier, elle est aujourd’hui en troisième année.
De la biologie à l’informatique : une réorientation assumée
À l’origine, Duvernelle se voyait en médecine. La biologie animale devait être un tremplin avant de présenter le concours d’entrée en médecine. Mais au fil du temps, elle réalise qu’il s’agit surtout d’un rêve d’enfance, qui ne correspond plus à ses aspirations.
Elle choisit alors l’informatique, un domaine vaste, en pleine expansion, et dans lequel elle se projette davantage. Pour la suite, son objectif est clair : poursuivre en master en data science et intelligence artificielle, et peut‑être même se lancer dans un doctorat. Attirée par le milieu médical, elle aimerait un jour travailler dans la gestion et l’analyse de données de santé.
"Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur”.
S’affirmer dans un domaine encore très masculin
Comme beaucoup d’étudiants internationaux, elle traverse des difficultés, mais celles-ci tiennent davantage à la transition culturelle et organisationnelle qu’aux études elles-mêmes : s’adapter à un nouveau pays, jongler entre les cours, un job étudiant et la vie quotidienne.
Le défi le plus marquant reste cependant celui de la place des femmes en informatique.
« Souvent seule fille dans mes classes, j’ai dû apprendre à m’affirmer et à trouver ma place dans un environnement largement masculin. »
À celles qui envisagent d’étudier l’informatique, elle adresse un message franc et encourageant :
« N’ayez pas peur. Le doute fait partie du parcours, mais l’informatique n’est pas réservée aux hommes. Les femmes ont autant de capacités, autant de potentiel. Si ce domaine vous attire, explorez-le : il est bien plus large que la programmation. Soyez curieuses, affirmez-vous. On ne vous donnera pas toujours votre place : il faudra parfois la construire vous‑mêmes. »
Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine.
Trouver sa voie au cœur du laboratoire
Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel.
Ce métier, elle ne l’a pas choisi tout de suite. Pendant ses études, elle doutait encore. C’est lors de son stage de fin de cursus qu’une évidence s’impose : elle aime le concret, l’action et la précision du geste scientifique.
« Technicienne de laboratoire, c’est un rôle discret, mais c’est vraiment le pilier de la recherche », résume-t‑elle.
Ce qui la motive au quotidien ? La diversité.
« Aucune journée ne se ressemble », confie-t‑elle.
En début de carrière, elle savoure la possibilité d’apprendre en continu dans un domaine où les technologies et les méthodes évoluent sans cesse.
Ce dont elle est le plus fière : contribuer, à son échelle, à des avancées qui touchent directement la santé et la société. Un moteur puissant, qui donne du sens à son travail.
Face aux stéréotypes, la compétence comme réponse
Alisson explique ne jamais avoir été confrontée personnellement à des stéréotypes ou à du sexisme ordinaire, tout en sachant que ces situations existent. Pour elle, la meilleure manière d’y répondre reste la même pour tous :
« La qualité du travail, que l’on soit une femme ou un homme. »
Aux jeunes filles intéressées par une carrière scientifique, elle rappelle l’importance d’une qualité essentielle :
"La curiosité. S’interroger, tester, explorer… autant de démarches qui nourrissent la recherche et permettent d’avancer."
Elle encourage aussi à découvrir concrètement le métier : passer une journée avec un professionnel, multiplier les stages, s’immerger dans des environnements différents. C’est d’ailleurs en comparant le milieu hospitalier, plus routinier, et celui de la recherche, plus dynamique à ses yeux, qu’elle a confirmé ses propres choix.
« Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur », insiste‑t‑elle.
D’après son expérience, de plus en plus de femmes rejoignent les filières scientifiques. Une évolution encourageante, qu’elle invite à poursuivre malgré les stéréotypes encore présents. « Il ne faut surtout pas quitter ce domaine : il reste tant à découvrir et il offre de nombreuses possibilités d’épanouissement. »
Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté d’Economie, Management, Communication et Sciences Politiques (EMCP)
Un parcours riche, multiple et résolument humain
Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique.
Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. Diplômée comme agente de voyage, elle part vivre à l’étranger, en Espagne puis en Australie. De retour en Belgique, elle change complètement de direction et se forme à la coiffure, avant de reprendre finalement des études en secrétariat de direction. Elle travaille ensuite pendant huit ans dans un cabinet médical.
Cette diversité d’expériences est, pour elle, une richesse :
« Si j’avais commencé directement à l’UNamur, je n’aurais pas découvert l’envers du décor. Aujourd’hui, j’ai touché à des domaines très différents, le tourisme, la santé, l’administration, et ça me plaît. »
“On peut toujours arriver à son but par des chemins détournés ! »
Trouver sa place, malgré les détours
Ce qui lui a posé le plus de défis ? Trouver un emploi dans lequel elle se sente véritablement à sa place. C’est cela qui a motivé ses réorientations successives. Indépendante de nature, elle dit avoir toujours suivi son instinct, parfois en dépit des avis extérieurs.
Si elle n’a pas été confrontée au sexisme, elle évoque en revanche des situations de classisme :
« On m’a parfois fait sentir que je n’avais pas le bon diplôme ou le bon rang. »
Aux étudiantes qu’elle accompagne, elle répète souvent la même chose :
« Lâchez prise. Ne vous angoissez pas. Même par un chemin détourné, on peut arriver au même résultat. » Elle insiste sur le droit à l’erreur : « Un échec ne veut pas dire que tout s’arrête. On peut trébucher, se planter, recommencer. »
Amélie Lachapelle, chercheuse à la Faculté de droit
Un parcours entre hasard, rencontres et convictions
Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement.
« Mon parcours est essentiellement le fruit du hasard ! », confie-t-elle.
Curieuse de tout, elle peine d’abord à choisir une orientation. Une conseillère en orientation lui propose alors un défi inattendu : se lancer dans une thèse en droit, et le faire à l’UNamur, reconnue pour la qualité de son accompagnement. Le coup de cœur est immédiat. Elle ne se voit pas avocate :
« Je n’ai jamais été une technicienne du droit. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre comment le droit se construit, comment il reflète des choix politiques et sociétaux. »
Un stage dans un grand cabinet d’avocats à Louvain-la-Neuve lui confirme que la pratique classique du droit ne lui correspond pas totalement. Passionnée par la culture espagnole, elle part ensuite en Erasmus à Salamanque. C’est durant ce séjour qu’une opportunité décisive se présente : un poste d’assistante se libère à l’UNamur. Amélie postule, obtient le poste, et se retrouve rapidement à la tête de l’équipe.
« J’ai appris l’autonomie sur le terrain », raconte-t-elle.
Amélie raconte avoir « atterri » dans le métier presque du jour au lendemain, sans repères, ni mode d’emploi.
« J’étais souvent livrée à moi‑même, avec peu de confiance en moi. »
Très vite, elle se retrouve à encadrer de vastes cohortes d’étudiants de première année, dans des auditoires imposants. Elle finalise et défend sa thèse fin 2019, avant de rejoindre l’université comme chargée d’enseignement en droit économique en février 2020.
« J’ai été guidée par une aînée dans mes premiers pas à l’université, et ça c’est essentiel. »
Amélie souligne aussi l’importance de l’accompagnement d'une collègue, aujourd’hui déléguée à la protection des données, qui l’a guidée et soutenue dans ses débuts :
« Elle a été la première personne à vraiment prendre soin de moi à l’université. Je lui dois beaucoup. »
Apprendre à trouver sa place
Si elle souligne volontiers la bienveillance de ses collègues proches, Amélie constate aussi l’envers du décor.
« On sent parfois que certaines personnes se comportent différemment selon notre statut. Être assistante ou avoir défendu sa thèse, ce n’est pas perçu de la même manière. »
Au fil des étapes de sa carrière, elle découvre qu’à mesure que la légitimité s’affirme, elle peut aussi être vécue comme une menace par certains.
« Le milieu académique reste un système très concurrentiel… et je n’étais pas préparée à ça. »
Une réalité qu’elle apprend à apprivoiser, sans jamais perdre de vue l’importance de la coopération et du soutien entre collègues.
Ce dont elle est la plus fière aujourd’hui ? Être chargée de mission à son âge. Elle vient d’être confirmée professeure, comme le prévoit la procédure après trois ans d’engagement.
« On me fait confiance, malgré mon âge, malgré mon inexpérience. Et surtout, cette fonction fait sens : je me sens en accord avec mes valeurs. J’ai trouvé quelque chose qui me correspond vraiment. Interrogée sur ce que penserait la « petite Amélie » d’aujourd’hui, elle rit : « Elle trouverait que je travaille trop ! Avoir la tête dans les nuages, ça me manque parfois. »
Entre authenticité et exigence : un chemin pour s'accomplir
Aux plus jeunes, elle souhaite transmettre une conviction claire : ne pas chercher à rentrer dans un modèle prédéfini.
« J’avais une image figée du professeur d’université. Je croyais que je devais rentrer dans ce moule-là. Mais on m’a dit au contraire qu’on m’engageait pour enseigner en gardant ma personnalité. »
Elle s’autorise donc à sortir des codes comme donner cours dans un parc, par exemple : « Oui, c’est atypique… mais pourquoi pas ! » Elle ajoute cependant une note de réalisme : travailler reste indispensable.
« Rien n’arrive sans effort : il faut être rigoureux, parfois même surpréparer. »
Son message invite chacun à reconnaître ce qui l’anime profondément au quotidien, à défendre cette flamme avec persévérance, mais toujours dans un esprit de respect, d’ouverture et d’éthique.
« On peut poursuivre ses rêves sans jamais écraser l’autre. »
Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres.
L’enseignement au cœur de son parcours
Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité.
« Je ne me suis même pas posé la question : je savais que je voulais enseigner », confie-t-elle.
Avant de rejoindre l’Université de Namur, elle enseigne en secondaire, puis travaille à Bruxelles dans un centre d’étude sur la Seconde Guerre mondiale, où elle gère les archives audiovisuelles. Une mission cohérente avec sa thèse, qui portait notamment sur l’histoire de la télévision et l’exploitation d’archives télévisuelles en recherche historique. Lorsque des heures de cours s’ouvrent à Namur, elle comprend immédiatement où se trouve son véritable moteur :
« Enseigner, c’est vraiment le cœur de mon travail. »
Pour Anne, il n’y a pas eu de « déclic » au sens strict. L’enseignement est presque une affaire de famille : parents, frères et sœurs, tous professeurs. Elle se souvient d’une expérience marquante : un jeu de rôle en secondaire où elle devait jouer le rôle de prof pendant deux heures. Malgré un « échec cuisant » et une classe agitée, elle en ressort persuadée :
« J’adore ça. J’adore construire un cours et essayer de transmettre quelque chose. »
Elle apprécie aussi la dimension de chercheuse et la liberté académique :
« Je n’arrête jamais d’apprendre. Je sais plus que l’an dernier et moins que l’an prochain. Choisir ses sujets de recherche, monter des projets, inventer ses cours, c’’est un privilège immense. »
Des recherches variées, avec une dimension de genre marquée
Historienne des XIXe et XXe siècles, Anne s’intéresse depuis longtemps à l’histoire des médias (télévision, photographie, presse). Depuis une dizaine d’années, elle explore également l’histoire de la psychiatrie, avec un intérêt particulier pour la dimension de genre. Son premier projet portait sur le Beau Vallon, un ancien hôpital psychiatrique pour femmes. L’analyse des archives révèle des internements souvent liés à la précarité ou à des comportements jugés « déviants », davantage qu’à de véritables troubles psychiatriques. Elle souligne les biais institutionnels du passé : internements plus tardifs chez les femmes car elles assumaient d’abord les responsabilités domestiques, motifs d’internement parfois basés sur des normes sociales très strictes… Un sujet qu’elle juge toujours « passionnant et essentiel ».
Être femme dans le monde académique : des obstacles souvent intégrés
Avec le recul, Anne constate que certaines difficultés liées à sa condition de femme ont jalonné son parcours, sans qu’elle ne les identifie immédiatement comme telles. Elle évoque par exemple un règlement qui, à l’époque de sa thèse, ne prévoyait pas de prolongation en cas de congé de maternité ; une mesure désormais corrigée.
« Le milieu universitaire reste encore marqué par une forte présence masculine, surtout aux niveaux les plus avancés de la carrière académique. »
Les pressions peuvent être directes, parfois brutales :
« L’un de mes promoteurs m’a déjà dit de ne pas faire d’enfants, que cela ralentirait trop mon travail. »
Elle raconte aussi la fatigue immense d’un premier quadrimestre chargé, alors qu’elle était enceinte de huit mois, ou encore la demande implicite de corriger des examens à peine trois semaines après son accouchement.
« Heureusement, des collègues féminines se sont interposées. »
Ces expériences, elle les voit aujourd’hui reflétées chez de nombreuses doctorantes et jeunes chercheuses, souvent soucieuses de « faire bonne figure » et de ne pas mettre leur carrière en péril.
« Le fait d’être une femme a parfois été lourd de conséquences mais, ce qui m’interpelle le plus, c’est que j’avais intégré plein de choses comme normales. »
« Soutenons-nous. Parlons ensemble. »
Si elle ne s’est pas engagée dans Université en colère en tant que femme, elle observe néanmoins des liens évidents avec les revendications féministes.
« Si l’on précarise davantage l’université, les inégalités vont s’accentuer. Et les femmes en paieront le prix le plus lourd. »
Elle rappelle que même si les étudiantes sont majoritaires, leur nombre diminue drastiquement au fil de la carrière académique. À cela s’ajoute une répartition genrée des tâches invisibles, même dans le milieu universitaire : organisation, logistique, petites charges non reconnues… souvent assumées par des femmes.
« Soutenons-nous. Parlons ensemble. » Anne insiste sur la valeur de la solidarité féminine dans le monde académique : entraide, encouragement, luttes communes. Et un mot pour celles qui doutent :
« Beaucoup de jeunes chercheuses souffrent d’un manque de confiance. Alors j’essaie toujours d’être dans le soutien. On en a besoin. »
Des propos recueillis par quatre étudiantes de l’UNamur : Mara Carpentier, Zoé Degraeve, Anaëlle Gonon et Nina Weber.
Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.
Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle.
L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre
La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.
L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine.
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Immersion dans la plaidoirie environnementale pour les étudiants de droit
Ce 18 novembre 2025, la Faculté de droit organisait la quatrième édition de son traditionnel procès simulé en droit pénal. Sept étudiants, issus des horaires de jour et décalé, ont endossé leur toge pour incarner les différents acteurs d’un procès consacré à une affaire de rave party illégale en pleine zone naturelle protégée. Plaidoiries et réquisitoires endiablés étaient au programme. L'occasion aussi de rappeler comment le droit pénal de l'environnement protège la nature et de découvrir la justice pénale d'un peu plus près.
Cette année, le procès portait sur un dossier datant de juillet 2025 : une rave party illégale, rassemblant quelque 1 200 personnes s’étant tenue à Ohey, près de Namur, en pleine zone naturelle protégée. « Cette affaire est en lien avec le Fil Rouge de cette année, "Réenchantons la Terre".Il s’agit d’un dossier ayant causé des dommages importants à la nature, mais aussi de faits de violences, avec et sans mobile discriminatoire, entre un participant et un riverain », explique Emma Bourcelet, assistante à la Faculté de droit et co-organisatrice de l’événement. « L’idée était notamment de montrer comment le droit pénal de l’environnement peut être un outil pour la défense de la nature. »
Sept étudiantes et étudiants ont préparé avec soin leurs interventions, chacun dans un rôle différent : Théophile Renier, Aurélie Lemmens, Albiona Sefedini, Louis Jaspard, Dorien Huys, Nateo Carnot et Laly Vadevorst. Le staff entourant le projet rassemblait notamment : Nathalie Colette-Bazecq, doyenne de la Faculté de droit, Amani Pici, doctorant, Amélie Lachapelle, docteure en sciences juridiques de l'UNamur, l’ELSA Namur (European Law Students’ Association) et Emma Bourcelet.
Des invités de marque
Des invités de marque
La Faculté de droit accueillait deux invités : Julien Moinil, Procureur du Roi à Bruxelles et collaborateur didactique en droit pénal, président de la Cour lors du procès simulé et Sarah Coisne, juge à la Cour d’appel de Liège, qui avait fourni le dossier réel ayant servi de base aux faits soumis aux étudiants.
« L’expérience de Julien Moinil, en tant que praticien et ancien de la Faculté, a été une réelle source d’inspiration », souligne Emma Bourcelet. « Quant à Sarah Coisne, elle a non seulement contribué aux délibérations pour le verdict, mais aussi partagé son expérience et la diversité des dossiers en droit pénal de l’environnement. L’auditoire a ainsi pu prendre la mesure de la beauté et du rôle du droit pour façonner notre monde au service de la protection du vivant. »
Entre dépassement de soi et émotions
Les avantages pédagogiques d’un tel exercice pour les étudiants sont nombreux ! « C’est avant tout un vrai processus d’intelligence collective où les personnalités se conjuguent pour donner une couleur unique au projet. La rigueur imposée pousse les participants à développer une analyse juridique appliquée à des faits réels, ce qui permet de dépasser la théorie pure. Construire un argumentaire cohérent et pertinent est un exercice précieux pour la suite de leurs parcours, quels qu’ils soient. Enfin, l’apprentissage de la prise de parole, du jeu de rôle et le dépassement de certaines craintes représentent un défi majeur. Voir leur évolution en un mois est impressionnant », se réjouit Emma Bourcelet.
Ce 18 novembre, l’émotion était palpable dans l’auditoire Pedro Arrupe de l’UNamur. « Ces étudiantes et étudiants sont en deuxième année, ils n’ont pas encore toute la matière de droit pénal, ils découvrent le dossier un mois avant l’événement… et pourtant, la magie opère ! » confie Emma Bourcelet.
Mention spéciale pour Dorien, étudiante néerlandophone, qui a relevé le défi en français. Voir leur dépassement, l’esprit collectif, et même la présence d’anciens participants dans le public… c’est aussi le signe que cette expérience marque positivement et c’est un des plus beaux cadeaux de nos métiers.
Deux points de vue complémentaires pour remettre la protection de l’environnement au centre du débat public
Deux points de vue complémentaires pour remettre la protection de l’environnement au centre du débat public
L’Université de Namur propose prochainement deux leçons inaugurales de deux Chaires Francqui, l’une en Faculté des sciences et l’autre en Faculté de droit. Accessibles à tous et toutes, les leçons inaugurales seront suivies par un drink local. Ces évènements sont gratuits, sur inscription.
Chaire Francqui 2025-2026 en sciences | Réparer notre relation à la Nature pour transformer nos sociétés
La crise de la biodiversité ne détruit pas seulement la nature : elle menace aussi nos sociétés, notre bien-être et notre survie. À partir des évaluations scientifiques et des constats de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), cette Chaire Francqui explorera notre relation toxique avec la nature, l’échec global de sa protection et les valeurs multiples du vivant.
Orateur : Sander Jacobs, chercheur senior à l'INBO (Institut pour la nature et la forêt), groupe de recherche Nature & Société, Coordinateur du programme de recherche sur la nature urbaine et Professeur invité à l'Université de Gand.
19/11/2025 - Leçon inaugurale | Crise de la biodiversité : causes, conséquences, et comment (ne pas) s'en sortir.
Chaire Francqui 2025-2026 en droit | Besoin d'environnement, besoin de droit ?
Cette Chaire Francqui offre un regard neuf sur les avancées mais aussi les tensions qui caractérisent aujourd’hui la manière dont le droit organise la relation de la société à l’environnement. Si l’ambition de protéger l’environnement est bien devenue une question juridique, comment ses ressorts essentiels sont-ils en train d’évoluer, que ce soit en matière climatique, dans le rapport à la santé humaine ou encore au statut accordé à la nature ?
L’organisation de cette chaire s’intègre pleinement dans le Fil Rouge 2025-2026 de la Faculté de droit dédiée à ce substrat essentiel à la vie qu’est l’environnement, la nature, notre terre : « Réenchanter la terre ».
Oratrice : Delphine Misonne, Maître de recherches FNRS, Professeure à l'UCLouvain, Directrice du CEDRE et membre de l'Académie royale de Belgique.
27/11/2025 - Leçon inaugurale I Protéger l’environnement au-delà du politique
Éduquer au numérique par la fiction : l’initiative interdisciplinaire du NaDI
Éduquer au numérique par la fiction : l’initiative interdisciplinaire du NaDI
Le Namur Digital Institute (NaDI) lance un cycle de rendez-vous originaux : « Les Séances du Numérique ». Des films suivis de débats avec des experts et expertes pour comprendre les défis du numérique et stimuler la réflexion collective. Un projet porté par Anthony Simonofski, Anne-Sophie Collard, Benoît Vanderose et Fanny Barnabé.
Les Séances du Numérique sont une initiative lancée par le NaDI, l’institut de recherche sur le numérique à l’UNamur. Ce dernier regroupe des chercheurs et chercheuses issues des Facultés de droit, d’informatique et EMCP.
Pour stimuler la collaboration interdisciplinaire, le NaDI a lancé un appel à projets. Un des projets retenus ? Les Séances du Numérique, format original où la fiction devient le point de départ d’un débat. Chaque rencontre commence par la projection d’un film, suivie d’une conférence interdisciplinaire sur une question de société liée au numérique.
Une première Séance du Numérique marquante
Pour inaugurer le cycle, l’équipe a choisi de projeter The Social Network en mai dernier. Le film retrace la création de Facebook par Mark Zuckerberg et le débat portait sur la modération des réseaux sociaux, un sujet brûlant depuis l’élection de Donald Trump. Deux experts ont animé la discussion : Julien Albert, expert du centre PReCISE, et Jérémy Grossman, expert au CRIDS.
Éduquer par la fiction
L’ambition de ces séances est simple : éduquer au numérique par la fiction et confronter des points de vue variés.
Ce format prolonge l’expérience du podcast Pop-Code déjà animé par Anthony Simonofski et Benoît Vanderose, mais avec une dimension supplémentaire : l’interdisciplinarité et l’échange direct avec le public. Après le film, chacun peut interpeller les experts et expertes et enrichir la réflexion.
Et la suite ?
Le numérique sera au cœur des prochaines projections, en s’inscrivant dans une dynamique à la fois collaborative et ancrée dans l’actualité :
- En favorisant la collaboration entre plusieurs centres du NaDI pour faire dialoguer les disciplines (comme ce fut le cas lors de la première séance avec le CRIDS et PReCISE).
- En rebondissant sur des thématiques liées à l’actualité pour garantir la pertinence des échanges.
Quatre séances seront proposées par an, ouvertes à toutes et tous, avec une priorité : toucher les citoyens et citoyennes. Les films sont là pour donner un rayonnement culturel et scientifique à l’événement.
À terme, l’équipe aimerait diversifier ses formats : projections dans des cinémas comme le Caméo, diffusion de séries, voire des playconférences où l’on joue à un jeu vidéo pendant le débat. L’idée : utiliser la fiction sous toutes ses formes pour lancer la discussion.
L’équipe derrière le projet
- Fanny Barnabé, chargée de cours au CRIDS / NaDI
- Anne-Sophie Collard, professeure à la Faculté EMCP
- Anthony Simonofski, professeur à la Faculté EMCP
- Benoît Vanderose, professeur à la Faculté d’informatique
En collaboration avec le Confluent des savoirs et l'Administration de la communication
Prochaine séance : 4 novembre – “L’IA a-t-elle une conscience ?”
Projection du film Ex Machina suivie d’un débat avec Isabelle Linden et Benoît Frenay.
Penser, réfléchir : l’être humain est-il encore unique ?
Derrière la révolution de l’IA, une question se pose : l'IA a-t-elle une conscience ? Pour cette deuxième projection-débat des Séances du Numérique, nous vous invitons à plonger dans le film Ex_machina, un face-à-face troublant entre création et créateur, entre humain et machine, entre futur et humanité.
Programme :
- 17h : Accueil & présentation du film
- 17h15 : Projection du film Ex machina
- 19h05 : Débat « L’IA a-t-elle une conscience ? » (avec Isabelle Linden & Benoît Frenay)
- 19h45 : fin
Deux experts prendront part au débat :
- Benoît Frenay, qui apportera un éclairage sur les logiques d’apprentissage des intelligences artificielles actuelles et les limites de leur « autonomie ». Peut-on vraiment parler d’intelligence sans conscience ? Jusqu’où peut aller l’imitation ?
- Isabelle Linden, qui interrogera les fondements mêmes de ce que nous appelons « penser » dans une logique informatique. Peut-on créer une machine consciente ? Ou ne sommes-nous que face à des miroirs de nos propres désirs ?
Événements
Conférence - L'Ombudsman : la médiation administrative
Conférence organisée par l'Association des Juristes Namurois.
Programme
1001 questions sur l'Ombudsman - Comment faire de la médiation administrative un levier efficace de résolution des litiges ?
- Les contours et la valeur ajoutée de la médiation administrative
- Les matières dans lesquelles l’Ombudsman peut intervenir
- Les types de litiges concernés et les solutions concrètes que vous pouvez obtenir.
Dans une approche résolument pratique, nos deux experts vous expliquent quand et pourquoi recourir à l’Ombudsman, comment engager une médiation administrative et en faire un outil efficace pour résoudre rapidement vos litiges !
Orateurs
Nicolas Lagasse | Médiateur commun de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; Président de l'Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF) ; membre du réseau belge des Médiateurs
Benoit Havet | Avocat au Barreau du Brabant wallon, spécialisé en droit de l’urbanisme, de l’environnement et immobilier ; enseignant à l’ULB et l’UMons
Inscriptions
Inscription obligatoire via https://www.ajn.be (le paiement valide l'inscription).
- Tarif en prévente (paiement avant le 20 février 2026) : 40€ (30€ pour les stagiaires)
- Tarif applicable au-delà du 20 février 2026 : 50 € (40€ pour les stagiaires)
- Gratuit pour les étudiants sur présentation de la carte étudiant
Demande d’accréditation en cours pour IFJ, OBFG, FRNB et IJE.
Informations complémentaires : ajn@unamur.be.
Chaire Francqui 2025-2026 en Faculté de droit | Besoin d'environnement, besoin de droit ?
Leçon 4 | L’abeille, l’humain et le glacier
Oratrice : Delphine Misonne, Maître de recherches FNRS, Professeure à l'UCLouvain, Directrice du CEDRE et membre de l'Académie royale de Belgique.
Cette Chaire Francqui offre un regard neuf sur les avancées mais aussi les tensions qui caractérisent aujourd’hui la manière dont le droit organise la relation de la société à l’environnement, en tant que substrat essentiel à la vie humaine et à l’équilibre des écosystèmes. Loin de présenter ce droit comme ayant atteint son paroxysme, ce sont de ses avancées récentes majeures dont il sera discuté, ainsi que des risques de régression qui le menacent. Si l’ambition de protéger l’environnement est bien devenue une question juridique, comment ses ressorts essentiels sont-ils en train d’évoluer, que ce soit en matière climatique, dans le rapport à la santé humaine ou encore au statut accordé à la nature ?
La conférence sera suivie d'un drink local proposé par le Cercle de Droit, la Régionale la Binchoise et la Régionale RTM.
Évènement gratuit. Inscription vivement souhaitée.
Accueil à partir de 17h30. Début de la leçon à 18h.
Conférence - Vers un droit à l'enfant parfait ?
Choix du donneur de gamètes, IMG suite à l’annonce d’une affection grave, diagnostic génétique préimplantatoire afin d’éviter la survenance d’une maladie, choix du sexe, clonage reproductif, création d’un enfant avec les gènes de 3 ou 4 personnes... Certains futurs parents cherchent un enfant sans défaut, voire... parfait ! Quelles sont les limites à cet eugénisme en puissance ? Quelle place accorder aux intérêts des parents, de l'enfant (à naître), de la société ?
Réfléchissons ensemble à ces questions à la croisée du droit et de l'éthique grâce à l'éclairage d'Aurélie Cassiers, Maîtresse de conférences invitée à l'UNamur.
Modération : Géraldine Mathieu, professeure à l'UNamur.