NARILIS cherche à stimuler les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs fondamentaux et les médecins, et à établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS vise donc à faciliter la transposition des résultats de la recherche fondamentale en applications cliniques. Sa mission est de promouvoir la recherche multidisciplinaire afin d'améliorer la santé humaine et animale et la qualité de vie.
Un pont entre la science fondamentale et la médecine
NARILIS est fondé sur un partenariat entre l'UNamur et le complexe hospitalier CHU UCL Namur.
Grâce à ce partenariat, NARILIS favorise les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs orientés vers la recherche fondamentale et ceux orientés vers la recherche clinique, et permet d'établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS offre ainsi aux scientifiques l'opportunité de mener des recherches qui ont un impact sur la santé, et finalement de participer au transfert des découvertes scientifiques fondamentales vers des applications cliniques.
Recherche multidisciplinaire et collaborative
NARILIS rassemble des scientifiques de diverses disciplines, notamment des biologistes, des physiciens, des chimistes, des géographes, des pharmaciens et des vétérinaires de l'UNamur, ainsi que des professionnels de la santé humaine du CHU UCL Namur. NARILIS encourage les groupes de recherche à passer du cloisonnement à la synergie et à travailler ensemble pour développer des projets innovants.
Six entités de recherche multidisciplinaires ont été créées au sein de NARILIS :
- Namur Thrombosis & Hemostasis Center (NTHC)
- Centre de Médecine et d'Innovation Médicamenteuse de Namur (NAMEDIC)
- Centre de Nanosécurité de Namur (NNC)
- Pôle de recherche en cancérologie de Namur
- Pôle de recherche en infectiologie de Namur (NaRePI)
- Omnibus Animalibus Studia Sanitatis (OASIS)
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Actualités
Beau succès des chercheurs namurois lors des appels « Bourses et Mandats » et « Télévie » 2026 du F.R.S.-FNRS
Beau succès des chercheurs namurois lors des appels « Bourses et Mandats » et « Télévie » 2026 du F.R.S.-FNRS
Le F.R.S.-FNRS a publié ce 23 juin 2026, la liste des lauréats aux différents mandats doctorants et postdoctorants et projets Télévie (recherche axée sur le cancer). Parmi ceux-ci, de nombreux chercheurs de l'UNamur ont obtenu un financement.
Six chercheurs ont obtenu un mandat d’aspirant permettant de démarrer une thèse de doctorat : Rachel LAURON de la Faculté des Sciences ; Océane WATELET, Vera NOVAK, Camille LAMBIET, Alionka WÉRENNE ainsi que Théodore HARDY (mandat obtenu à l’ULB en cotutelle avec l’UNamur) de la Faculté de Philosophie et Lettres.
Un très beau succès a également été obtenu par les chercheurs namurois au mandat de chargé de recherches. Ils sont sept à recevoir ce financement postdoctoral. Il s'agit d’Eleonor CELORA, Nataliya PUCHENKINA, Jérémy ARTRU et Bernardino PITOCCHELLI de la Faculté de Philosophie et Lettres ; de Romain MERTENS de la Faculté de Droit et de David TALUKDER et François WOITRIN de la Faculté d'Économie Management Communication SciencesPo (EMCP).
Par ailleurs, deux chercheurs permanents du F.R.S.-FNRS au sein de l’UNamur se voient promus Maître de recherche : Francesca CECCHET et Yves CAUDANO tous deux membres du Département de Physique et de l’institut NISM.
L’appel Télévie a également permis à Marc HENNEQUART d’obtenir un financement pour débuter des recherches visant à mettre en évidence les déterminants métaboliques de la réponse à la déprivation en arginine dans les cancers pancréatiques et colorectaux.
Félicitations à eux !
Win4Doc | Produire des protéines thérapeutiques dans le lait de chèvre
Win4Doc | Produire des protéines thérapeutiques dans le lait de chèvre
À l’Université de Namur, une thèse menée par Fabian Delhalle, avec le soutien du SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc, explore une piste innovante pour produire des protéines d’intérêt thérapeutique. En collaboration avec Bio-Sourcing et le Centre wallon de Recherches agronomiques, ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de lactation chez la chèvre afin d’optimiser une production biopharmaceutique plus accessible, plus flexible et plus respectueuse de l’environnement.
Ce projet baptisé Proteomilk vise à identifier et sélectionner les meilleures chèvres afin d’optimiser la production de protéines d’intérêt thérapeutique, qui sont ensuite récupérées dans leur lait.
« Ces protéines sécrétées au niveau de la glande mammaire, sont d’un intérêt majeur. En effet, on peut notamment produire des anticorps monoclonaux, qui permettent de traiter de nombreuses maladies comme certains cancers, des maladies auto-immunes ou plusieurs types d’infections », explique Fabien Delhalle, membre de l’Unité de recherche en biologie cellulaire de l’UNamur qui mène le projet Proteomilk, sous la supervision de Patsy Renard.
Aujourd’hui, ces anticorps sont principalement produits à partir de cellules animales, appelées cellules CHO, issus d’ovaire de hamster de chinois.
Elles sont cultivées à l’échelle industrielle dans d’énormes bioréacteurs industriels.
Cette technologie est très utilisée, mais elle a aussi des limites : les procédés sont coûteux, complexes, énergivores, et leur impact environnemental est important. Résultat : les coûts de production restent élevés, et l’accès à ces traitements peut être limité pour une partie des patients. Et il y a une autre difficulté : certains anticorps sont plus compliqués à produire en grande quantité. Il faut donc plus de temps, plus d’étapes, plus de ressources… ce qui peut retarder et augmenter le coût de traitements pourtant prometteurs.
Développer des solutions durables
Face à ces limites, il faut donc développer des solutions plus durables, plus flexibles et plus économiques. En d’autres termes, il faut essayer de trouver un moyen de produire ces médicaments autrement.
Et c’est précisément l’objectif du projet Proteomilk, mené en partenariat avec la société Bio-Sourcing, spécialisée dans la production de produits biothérapeutiques.
Le projet a ainsi pour objectif d’identifier des marqueurs associés à des performances de lactation élevées grâce à une analyse protéomique détaillée du lait. Cette méthode utilise la glande mammaire de la chèvre comme bioréacteur naturel, capable de produire, dans le lait, des protéines thérapeutiques qui seront ensuite purifiées. Ce qui permet, in fine, de réduire les coûts et l'impact environnemental par rapport aux bioréacteurs industriels.
Découvrez le projet en vidéo
Ce projet illustre pleinement la richesse d’une collaboration entre le monde académique et le monde industriel. L’UNamur apporte son expertise scientifique, ses outils d’analyse et sa capacité à explorer les mécanismes en profondeur. Les partenaires de terrain, comme Bio-Sourcing et le Centre wallon de Recherches agronomiques, contribuent quant à eux par leur connaissance appliquée, leur maîtrise des réalités de production et leur vision de la valorisation.
Soutenu par le SPW Recherche, ce partenariat montre comment la recherche peut se transformer en innovation concrète au service de la société.
Win4doc | Rapprocher recherche académique et monde industriel
Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.
Doctorats en entreprise à l'UNamur
VENOM2 : Quand les venins animaux ouvrent de nouvelles pistes contre le cancer
VENOM2 : Quand les venins animaux ouvrent de nouvelles pistes contre le cancer
Soutenu par le programme Win4SpinOff du SPW Recherche, et portés par les Universités de Liège au sein du Laboratoire de Spectrométrie de masse (MSLab, Faculté des sciences), et de Namur, au sein du Laboratoire de Biologie Moléculaire du Cancer, (NARILIS, LBMC, Faculté de médecine), le projet VENOM2 explore le potentiel des peptides issus de venins animaux pour développer de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques en oncologie.
Crédit photo : (c) Shutterstock - Craig Cordier
Les venins animaux constituent une source remarquable de diversité moléculaire. Leur étude, appelée vénomique, permet d’identifier et de caractériser les peptides et les protéines qui les composent. Optimisés par l’évolution pour interagir de manière rapide et sélective avec des cibles biologiques, certains de ces peptides pourraient offrir de nouvelles opportunités pour mieux détecter, comprendre ou cibler des cellules cancéreuses.
Un projet soutenu par le programme Win4SpinOff du SPW Recherche
C’est cette piste qu’explore le projet VENOM2 (Venom-based Exploration for Novel Oncology Molecules), qui vient de bénéficier d’un financement Win4SpinOff, une mesure du SPW Recherche destinée à soutenir la maturation de résultats de recherche en vue de la création de sociétés spin-off en Wallonie.
Cibler les cancers les plus résistants aux traitements
VENOM2 se concentre dans un premier temps sur un cancer réfractaire pour lequel les options thérapeutiques restent limitées. Ce choix repose notamment sur l’intérêt croissant pour certaines cibles biologiques impliquées dans la progression tumorale et la résistance aux traitements, que des peptides issus de venins pourraient contribuer à mieux détecter, moduler ou cibler.
Une thèse de doctorat en cotutelle entre l’ULiège et l’UNamur
Le projet est mené sous la supervision conjointe des Professeurs Loïc Quinton (Laboratoire de Spectrométrie de masse, MolSys / Faculté des Sciences, ULiège) et Jean-Pierre Gillet - sur la photo - (Laboratoire de Biologie Moléculaire du Cancer (LBMC), Institut de recherche NARILIS, Faculté de médecine, UNamur). Il s’appuie sur la complémentarité de leurs expertises respectives : d’une part, la spectrométrie de masse, la protéomique et l’analyse fine de mélanges biologiques complexes tels que les venins ; d’autre part, l’étude des mécanismes de résistance des cancers aux traitements.
Il est porté par Lou Freuville, doctorante en cotutelle au MSLab ULiège et au LBMC UNamur. Elle bénéficie, dans ce cadre, de l’encadrement conjoint de ses deux promoteurs pour mener à bien ce projet.
Une approche combinant expertise analytique et biologie du cancer
Concrètement, VENOM2 combinera le fractionnement de venins, le criblage fonctionnel sur modèles cellulaires sains et cancéreux et des analyses structurales avancées afin d’identifier des peptides capables de cibler spécifiquement des cellules cancéreuses ou des mécanismes impliqués dans la progression tumorale. L’approche associe ainsi l’expertise analytique de l’ULiège dans la caractérisation des peptides et l’expertise de l’UNamur dans les modèles biologiques et cellulaires du cancer.
L’originalité du projet repose sur un double potentiel de valorisation. Certains peptides pourraient être développés comme agents de ciblage pour l’imagerie moléculaire, contribuant à un diagnostic plus précis. D’autres candidats pourraient présenter un potentiel thérapeutique, en modulant sélectivement des voies biologiques clés en oncologie.
« Avec VENOM2, nous voulons transformer une biodiversité encore largement sous-exploitée en opportunités pour l’oncologie de précision. Le financement Win4SpinOff nous donne les moyens de franchir de nouvelles étapes importantes en recherche et l’opportunité de confronter nos idées au marché. Il concrétise notre volonté de développer des solutions thérapeutiques innovantes pour les cancers réfractaires aux traitements conventionnels », soulignent les Professeurs Loïc Quinton et Jean-Pierre Gillet.
Vers une future spin-off wallonne
Au-delà de son ambition scientifique, VENOM2 s’inscrit dans une dynamique de transfert technologique et de création de valeur, en posant les bases d’une future entreprise spin-off spécialisée dans la valorisation de peptides issus de venins pour la santé humaine, avec l’appui des équipes de transfert de technologies de l’ULiège, de l’UNamur et de la société de valorisation et d’investissement de l’ULiège, Gesval.
« Ce projet se situe à l’interface entre plusieurs expertises : l’analyse fine des venins, la biologie du cancer et le développement de modèles cellulaires pertinents. L’objectif est d’identifier des peptides capables non seulement de reconnaître certaines cellules tumorales, mais aussi d’ouvrir de nouvelles pistes pour mieux comprendre et cibler des mécanismes impliqués dans les cancers résistants aux traitements actuels », explique Lou Freuville.
Le projet a été construit avec l’accompagnement des équipes de transfert de technologies : Yasmina Zeroual pour l’ULiège, Daniel Maréchal pour Gesval, ainsi qu’Eléana Somville et Joël Marinozzi pour l’UNamur.
En savoir plus
PHOENIX : Faire renaître les sciences du patrimoine à l’UNamur
PHOENIX : Faire renaître les sciences du patrimoine à l’UNamur
Avec le projet PHOENIX, l’UNamur renoue avec une expertise ancienne : celle des sciences du patrimoine. À l’aide de techniques de pointe et des apports de l’intelligence artificielle, une équipe transdisciplinaire réunissant des experts en histoire, en archéologie et en physique s’est donnée pour mission de renouveler la compréhension d’objets patrimoniaux pour en comprendre les origines, les modes de production et les usages. Sous leur loupe : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux.
Les sciences du patrimoine sont en train de connaître un nouveau souffle à l’UNamur. Ce domaine de recherche – qui consiste à mobiliser les techniques et expertises issues des sciences exactes (physique, chimie, biologie) pour étudier des objets patrimoniaux anciens – se réinvente grâce au projet PHOENIX, porté par sept chercheurs issus des Facultés des sciences (Département de physique) et de philosophie et lettres (Départements d’histoire et de langues et littératures classiques).
« PHOENIX est né de la rencontre entre plusieurs chercheurs d’horizons différents, mais animés par la même envie d’étudier la matérialité d’objets patrimoniaux. On peut notamment citer Julien Colaux, dont l’un des prédécesseurs avait mené au Laboratoire d'Analyse par Réactions Nucléaires (LARN) de l’UNamur les premiers projets en sciences du patrimoine. C’est une sorte de retour aux sources », se souvient Nicolas Ruffini-Ronzani, chercheur au Département d’histoire, président de l’institut PaTHs et l’un des porteurs du projet.
Un triple objectif
Avec PHOENIX, les chercheurs souhaitent faire parler deux types d’objets : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux (voir encart). Plus précisément, trois objectifs guident leurs recherches :
- Comprendre la composition des artefacts étudiés. Pour les parchemins, identifier l’espèce animale (mouton, chèvre ou veau) et, pour la monnaie, caractériser l’alliage métallique.
- Mieux appréhender la chaîne opératoire de production et de traitement. Par exemple, déterminer quelles parties de l’animal ont été utilisées dans la confection d’un parchemin.
- Proposer une datation la plus précise possible.
C’est dans ce dernier objectif que réside le principal enjeu. « On ne va pas pouvoir dater ces objets à l'année près », avertit Olivier Deparis, professeur au Département de physique et membre de l’institut de recherche NISM. « L’idée est de donner une fourchette temporelle qui soit aussi fine, si pas meilleure, que celle déjà fournie par la paléographie (l’étude des écritures anciennes) ou l’analyse des textes. Si on atteint le quart de siècle, ce sera déjà une belle avancée. »
Faire dialoguer sciences humaines et sciences exactes
Pour y parvenir, l’équipe de PHOENIX utilise différentes techniques non-invasives, en particulier les spectroscopies infrarouges et Raman, la spectrométrie de masse d’ions secondaires à temps de vol (ToF-SIMS) et les analyses par faisceau d’ions (IBA). Ces approches – qui mobilisent les outils de pointe de l’UNamur comme l’accélérateur de particules ALTAÏS (voir Omalius #36) – fournissent des renseignements détaillés sur la composition physico-chimique des matériaux, comme l’origine animale et les formulations d’encres pour les parchemins ou le type d’alliage métallique pour les monnaies. « Le recours aux sciences exactes va permettre d’enrichir nos études et donc de mieux comprendre comment étaient produits ces objets par le passé », précise Nicolas Ruffini-Ronzani. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la collaboration entre sciences humaines et sciences exactes a une longue histoire derrière elle, qui remonte au 19e siècle, voire bien avant pour les monnaies. »
Un vent de renouveau grâce à l’Intelligence artificielle
Ces outils vont permettre de scruter les parchemins et les monnaies jusque dans les moindres détails, à l’échelle du pixel. Ces analyses poussées génèrent donc un volume colossal de données brutes à traiter. C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène pour accélérer leur traitement et révéler les informations « cachées » dans les données, en dégageant les grandes tendances invisibles à l’œil nu.
Surtout, elle donnera un coup de pouce pour relever le défi de la datation des objets étudiés. Des documents datés, comme des chartes, vont ainsi être utilisés comme références pour tester la robustesse du modèle, en comparant les résultats obtenus aux dates déjà connues. « Si les résultats sont convaincants, la technique pourra être appliquée à des documents non datés », se réjouit Nicolas Ruffini-Ronzani. Il s’agirait là d’une avancée non négligeable dans la recherche historique.
« L’usage des méthodes d’apprentissage automatique n’est pas la panacée », nuance cependant Olivier Deparis. « On a voulu l’exploiter comme une question ouverte, pour évaluer son bénéfice. »
PHOENIX pourrait ainsi incarner une nouvelle ère pour les sciences du patrimoine, où l’intelligence artificielle, à l’image du phénix dont le projet porte le nom, ouvre de nouvelles façons d’analyser et de comprendre les matériaux du passé.
Des chartes et des pièces de monnaies grecques
Le corpus de PHOENIX concerne deux types d’objets patrimoniaux :
- Un lot de 168 pièces de monnaie d’argent liées à la cité d’Argos (Grèce), issues de la collection privée de Tony Hackens (1937-1999), ancien professeur d’Archéologie à l’UCLouvain.
- Plusieurs centaines de chartes médiévales et modernes issues du fonds d’archives de l’abbaye cistercienne Notre-Dame du Vivier (Marche-les-Dames, Namur), actuellement conservées aux Archives de l’État à Namur.
Faites connaissance avec l’équipe
- Francesca Cecchet (Département de physique – Instituts NISM et NARILIS)
- Lucas Baseil (Département de physique - Institut NISM)
- Julien Colaux (Département de physique – Instituts NISM et PaTHs)
- Olivier Deparis (Département de physique – Instituts NISM, naXys et PaTHs)
- Christophe Flament (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
- Louise Fauchier (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
- Laurent Houssiau (Département de physique – Institut NISM)
- Alexandre Mayer (Département de physique – Instituts NISM et naXys)
- Giulia Morabito (Département de physique - Instituts NISM et PaTHs)
- Nicolas Ruffini-Ronzani (Département d’histoire – Instituts PaTHs)
- Nicolas Gros (Département de Physique – Instituts NISM et PaTHs)
- Manon Bart (Département de Physique – Instituts NISM et naXys)
Le projet PHOENIX bénéficie d’un financement du programme d’action de recherche concertée (ARC) de septembre 2024 à août 2029. Il constitue la suite du projet interdisciplinaire Pergamenum21, impulsé en 2014 par la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin (BUMP) sous la houlette du professeur Olivier Deparis et consacré à l’étude scientifique du parchemin en vue d’améliorer les pratiques de restauration.
Le Projet PHOENIX au First Lego League Challenge
Des jeunes rochefortois ont mis à l’honneur le projet PHOENIX lors du concours international First Lego League, une compétition de robotique ouverte aux jeunes de 10 à 16 ans. Pour coller au thème annuel consacré aux nouvelles technologies dans le domaine de l’archéologie, cette équipe du Centre des Jeunes et de la Culture de Rochefort s’est inspirée de la technique IBA pour élaborer un jeu de recherche permettant d’identifier l’origine de pièces de monnaies de la Grèce Antique modélisées à l’aide d’une imprimante 3D. Leur projet a tapé dans l’œil du jury et leur a permis de se qualifier pour la finale nationale qui a eu lieu en mars dernier. Au-delà du concours, ce jeu original sera présenté lors de la journée des familles de l’Archéoparc de la Malagne (Rochefort).
Cet article est tiré de la rubrique "Eurêka" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).
Beau succès des chercheurs namurois lors des appels « Bourses et Mandats » et « Télévie » 2026 du F.R.S.-FNRS
Beau succès des chercheurs namurois lors des appels « Bourses et Mandats » et « Télévie » 2026 du F.R.S.-FNRS
Le F.R.S.-FNRS a publié ce 23 juin 2026, la liste des lauréats aux différents mandats doctorants et postdoctorants et projets Télévie (recherche axée sur le cancer). Parmi ceux-ci, de nombreux chercheurs de l'UNamur ont obtenu un financement.
Six chercheurs ont obtenu un mandat d’aspirant permettant de démarrer une thèse de doctorat : Rachel LAURON de la Faculté des Sciences ; Océane WATELET, Vera NOVAK, Camille LAMBIET, Alionka WÉRENNE ainsi que Théodore HARDY (mandat obtenu à l’ULB en cotutelle avec l’UNamur) de la Faculté de Philosophie et Lettres.
Un très beau succès a également été obtenu par les chercheurs namurois au mandat de chargé de recherches. Ils sont sept à recevoir ce financement postdoctoral. Il s'agit d’Eleonor CELORA, Nataliya PUCHENKINA, Jérémy ARTRU et Bernardino PITOCCHELLI de la Faculté de Philosophie et Lettres ; de Romain MERTENS de la Faculté de Droit et de David TALUKDER et François WOITRIN de la Faculté d'Économie Management Communication SciencesPo (EMCP).
Par ailleurs, deux chercheurs permanents du F.R.S.-FNRS au sein de l’UNamur se voient promus Maître de recherche : Francesca CECCHET et Yves CAUDANO tous deux membres du Département de Physique et de l’institut NISM.
L’appel Télévie a également permis à Marc HENNEQUART d’obtenir un financement pour débuter des recherches visant à mettre en évidence les déterminants métaboliques de la réponse à la déprivation en arginine dans les cancers pancréatiques et colorectaux.
Félicitations à eux !
Win4Doc | Produire des protéines thérapeutiques dans le lait de chèvre
Win4Doc | Produire des protéines thérapeutiques dans le lait de chèvre
À l’Université de Namur, une thèse menée par Fabian Delhalle, avec le soutien du SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc, explore une piste innovante pour produire des protéines d’intérêt thérapeutique. En collaboration avec Bio-Sourcing et le Centre wallon de Recherches agronomiques, ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de lactation chez la chèvre afin d’optimiser une production biopharmaceutique plus accessible, plus flexible et plus respectueuse de l’environnement.
Ce projet baptisé Proteomilk vise à identifier et sélectionner les meilleures chèvres afin d’optimiser la production de protéines d’intérêt thérapeutique, qui sont ensuite récupérées dans leur lait.
« Ces protéines sécrétées au niveau de la glande mammaire, sont d’un intérêt majeur. En effet, on peut notamment produire des anticorps monoclonaux, qui permettent de traiter de nombreuses maladies comme certains cancers, des maladies auto-immunes ou plusieurs types d’infections », explique Fabien Delhalle, membre de l’Unité de recherche en biologie cellulaire de l’UNamur qui mène le projet Proteomilk, sous la supervision de Patsy Renard.
Aujourd’hui, ces anticorps sont principalement produits à partir de cellules animales, appelées cellules CHO, issus d’ovaire de hamster de chinois.
Elles sont cultivées à l’échelle industrielle dans d’énormes bioréacteurs industriels.
Cette technologie est très utilisée, mais elle a aussi des limites : les procédés sont coûteux, complexes, énergivores, et leur impact environnemental est important. Résultat : les coûts de production restent élevés, et l’accès à ces traitements peut être limité pour une partie des patients. Et il y a une autre difficulté : certains anticorps sont plus compliqués à produire en grande quantité. Il faut donc plus de temps, plus d’étapes, plus de ressources… ce qui peut retarder et augmenter le coût de traitements pourtant prometteurs.
Développer des solutions durables
Face à ces limites, il faut donc développer des solutions plus durables, plus flexibles et plus économiques. En d’autres termes, il faut essayer de trouver un moyen de produire ces médicaments autrement.
Et c’est précisément l’objectif du projet Proteomilk, mené en partenariat avec la société Bio-Sourcing, spécialisée dans la production de produits biothérapeutiques.
Le projet a ainsi pour objectif d’identifier des marqueurs associés à des performances de lactation élevées grâce à une analyse protéomique détaillée du lait. Cette méthode utilise la glande mammaire de la chèvre comme bioréacteur naturel, capable de produire, dans le lait, des protéines thérapeutiques qui seront ensuite purifiées. Ce qui permet, in fine, de réduire les coûts et l'impact environnemental par rapport aux bioréacteurs industriels.
Découvrez le projet en vidéo
Ce projet illustre pleinement la richesse d’une collaboration entre le monde académique et le monde industriel. L’UNamur apporte son expertise scientifique, ses outils d’analyse et sa capacité à explorer les mécanismes en profondeur. Les partenaires de terrain, comme Bio-Sourcing et le Centre wallon de Recherches agronomiques, contribuent quant à eux par leur connaissance appliquée, leur maîtrise des réalités de production et leur vision de la valorisation.
Soutenu par le SPW Recherche, ce partenariat montre comment la recherche peut se transformer en innovation concrète au service de la société.
Win4doc | Rapprocher recherche académique et monde industriel
Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.
Doctorats en entreprise à l'UNamur
VENOM2 : Quand les venins animaux ouvrent de nouvelles pistes contre le cancer
VENOM2 : Quand les venins animaux ouvrent de nouvelles pistes contre le cancer
Soutenu par le programme Win4SpinOff du SPW Recherche, et portés par les Universités de Liège au sein du Laboratoire de Spectrométrie de masse (MSLab, Faculté des sciences), et de Namur, au sein du Laboratoire de Biologie Moléculaire du Cancer, (NARILIS, LBMC, Faculté de médecine), le projet VENOM2 explore le potentiel des peptides issus de venins animaux pour développer de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques en oncologie.
Crédit photo : (c) Shutterstock - Craig Cordier
Les venins animaux constituent une source remarquable de diversité moléculaire. Leur étude, appelée vénomique, permet d’identifier et de caractériser les peptides et les protéines qui les composent. Optimisés par l’évolution pour interagir de manière rapide et sélective avec des cibles biologiques, certains de ces peptides pourraient offrir de nouvelles opportunités pour mieux détecter, comprendre ou cibler des cellules cancéreuses.
Un projet soutenu par le programme Win4SpinOff du SPW Recherche
C’est cette piste qu’explore le projet VENOM2 (Venom-based Exploration for Novel Oncology Molecules), qui vient de bénéficier d’un financement Win4SpinOff, une mesure du SPW Recherche destinée à soutenir la maturation de résultats de recherche en vue de la création de sociétés spin-off en Wallonie.
Cibler les cancers les plus résistants aux traitements
VENOM2 se concentre dans un premier temps sur un cancer réfractaire pour lequel les options thérapeutiques restent limitées. Ce choix repose notamment sur l’intérêt croissant pour certaines cibles biologiques impliquées dans la progression tumorale et la résistance aux traitements, que des peptides issus de venins pourraient contribuer à mieux détecter, moduler ou cibler.
Une thèse de doctorat en cotutelle entre l’ULiège et l’UNamur
Le projet est mené sous la supervision conjointe des Professeurs Loïc Quinton (Laboratoire de Spectrométrie de masse, MolSys / Faculté des Sciences, ULiège) et Jean-Pierre Gillet - sur la photo - (Laboratoire de Biologie Moléculaire du Cancer (LBMC), Institut de recherche NARILIS, Faculté de médecine, UNamur). Il s’appuie sur la complémentarité de leurs expertises respectives : d’une part, la spectrométrie de masse, la protéomique et l’analyse fine de mélanges biologiques complexes tels que les venins ; d’autre part, l’étude des mécanismes de résistance des cancers aux traitements.
Il est porté par Lou Freuville, doctorante en cotutelle au MSLab ULiège et au LBMC UNamur. Elle bénéficie, dans ce cadre, de l’encadrement conjoint de ses deux promoteurs pour mener à bien ce projet.
Une approche combinant expertise analytique et biologie du cancer
Concrètement, VENOM2 combinera le fractionnement de venins, le criblage fonctionnel sur modèles cellulaires sains et cancéreux et des analyses structurales avancées afin d’identifier des peptides capables de cibler spécifiquement des cellules cancéreuses ou des mécanismes impliqués dans la progression tumorale. L’approche associe ainsi l’expertise analytique de l’ULiège dans la caractérisation des peptides et l’expertise de l’UNamur dans les modèles biologiques et cellulaires du cancer.
L’originalité du projet repose sur un double potentiel de valorisation. Certains peptides pourraient être développés comme agents de ciblage pour l’imagerie moléculaire, contribuant à un diagnostic plus précis. D’autres candidats pourraient présenter un potentiel thérapeutique, en modulant sélectivement des voies biologiques clés en oncologie.
« Avec VENOM2, nous voulons transformer une biodiversité encore largement sous-exploitée en opportunités pour l’oncologie de précision. Le financement Win4SpinOff nous donne les moyens de franchir de nouvelles étapes importantes en recherche et l’opportunité de confronter nos idées au marché. Il concrétise notre volonté de développer des solutions thérapeutiques innovantes pour les cancers réfractaires aux traitements conventionnels », soulignent les Professeurs Loïc Quinton et Jean-Pierre Gillet.
Vers une future spin-off wallonne
Au-delà de son ambition scientifique, VENOM2 s’inscrit dans une dynamique de transfert technologique et de création de valeur, en posant les bases d’une future entreprise spin-off spécialisée dans la valorisation de peptides issus de venins pour la santé humaine, avec l’appui des équipes de transfert de technologies de l’ULiège, de l’UNamur et de la société de valorisation et d’investissement de l’ULiège, Gesval.
« Ce projet se situe à l’interface entre plusieurs expertises : l’analyse fine des venins, la biologie du cancer et le développement de modèles cellulaires pertinents. L’objectif est d’identifier des peptides capables non seulement de reconnaître certaines cellules tumorales, mais aussi d’ouvrir de nouvelles pistes pour mieux comprendre et cibler des mécanismes impliqués dans les cancers résistants aux traitements actuels », explique Lou Freuville.
Le projet a été construit avec l’accompagnement des équipes de transfert de technologies : Yasmina Zeroual pour l’ULiège, Daniel Maréchal pour Gesval, ainsi qu’Eléana Somville et Joël Marinozzi pour l’UNamur.
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PHOENIX : Faire renaître les sciences du patrimoine à l’UNamur
PHOENIX : Faire renaître les sciences du patrimoine à l’UNamur
Avec le projet PHOENIX, l’UNamur renoue avec une expertise ancienne : celle des sciences du patrimoine. À l’aide de techniques de pointe et des apports de l’intelligence artificielle, une équipe transdisciplinaire réunissant des experts en histoire, en archéologie et en physique s’est donnée pour mission de renouveler la compréhension d’objets patrimoniaux pour en comprendre les origines, les modes de production et les usages. Sous leur loupe : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux.
Les sciences du patrimoine sont en train de connaître un nouveau souffle à l’UNamur. Ce domaine de recherche – qui consiste à mobiliser les techniques et expertises issues des sciences exactes (physique, chimie, biologie) pour étudier des objets patrimoniaux anciens – se réinvente grâce au projet PHOENIX, porté par sept chercheurs issus des Facultés des sciences (Département de physique) et de philosophie et lettres (Départements d’histoire et de langues et littératures classiques).
« PHOENIX est né de la rencontre entre plusieurs chercheurs d’horizons différents, mais animés par la même envie d’étudier la matérialité d’objets patrimoniaux. On peut notamment citer Julien Colaux, dont l’un des prédécesseurs avait mené au Laboratoire d'Analyse par Réactions Nucléaires (LARN) de l’UNamur les premiers projets en sciences du patrimoine. C’est une sorte de retour aux sources », se souvient Nicolas Ruffini-Ronzani, chercheur au Département d’histoire, président de l’institut PaTHs et l’un des porteurs du projet.
Un triple objectif
Avec PHOENIX, les chercheurs souhaitent faire parler deux types d’objets : des pièces de monnaie antiques et des parchemins médiévaux (voir encart). Plus précisément, trois objectifs guident leurs recherches :
- Comprendre la composition des artefacts étudiés. Pour les parchemins, identifier l’espèce animale (mouton, chèvre ou veau) et, pour la monnaie, caractériser l’alliage métallique.
- Mieux appréhender la chaîne opératoire de production et de traitement. Par exemple, déterminer quelles parties de l’animal ont été utilisées dans la confection d’un parchemin.
- Proposer une datation la plus précise possible.
C’est dans ce dernier objectif que réside le principal enjeu. « On ne va pas pouvoir dater ces objets à l'année près », avertit Olivier Deparis, professeur au Département de physique et membre de l’institut de recherche NISM. « L’idée est de donner une fourchette temporelle qui soit aussi fine, si pas meilleure, que celle déjà fournie par la paléographie (l’étude des écritures anciennes) ou l’analyse des textes. Si on atteint le quart de siècle, ce sera déjà une belle avancée. »
Faire dialoguer sciences humaines et sciences exactes
Pour y parvenir, l’équipe de PHOENIX utilise différentes techniques non-invasives, en particulier les spectroscopies infrarouges et Raman, la spectrométrie de masse d’ions secondaires à temps de vol (ToF-SIMS) et les analyses par faisceau d’ions (IBA). Ces approches – qui mobilisent les outils de pointe de l’UNamur comme l’accélérateur de particules ALTAÏS (voir Omalius #36) – fournissent des renseignements détaillés sur la composition physico-chimique des matériaux, comme l’origine animale et les formulations d’encres pour les parchemins ou le type d’alliage métallique pour les monnaies. « Le recours aux sciences exactes va permettre d’enrichir nos études et donc de mieux comprendre comment étaient produits ces objets par le passé », précise Nicolas Ruffini-Ronzani. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la collaboration entre sciences humaines et sciences exactes a une longue histoire derrière elle, qui remonte au 19e siècle, voire bien avant pour les monnaies. »
Un vent de renouveau grâce à l’Intelligence artificielle
Ces outils vont permettre de scruter les parchemins et les monnaies jusque dans les moindres détails, à l’échelle du pixel. Ces analyses poussées génèrent donc un volume colossal de données brutes à traiter. C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène pour accélérer leur traitement et révéler les informations « cachées » dans les données, en dégageant les grandes tendances invisibles à l’œil nu.
Surtout, elle donnera un coup de pouce pour relever le défi de la datation des objets étudiés. Des documents datés, comme des chartes, vont ainsi être utilisés comme références pour tester la robustesse du modèle, en comparant les résultats obtenus aux dates déjà connues. « Si les résultats sont convaincants, la technique pourra être appliquée à des documents non datés », se réjouit Nicolas Ruffini-Ronzani. Il s’agirait là d’une avancée non négligeable dans la recherche historique.
« L’usage des méthodes d’apprentissage automatique n’est pas la panacée », nuance cependant Olivier Deparis. « On a voulu l’exploiter comme une question ouverte, pour évaluer son bénéfice. »
PHOENIX pourrait ainsi incarner une nouvelle ère pour les sciences du patrimoine, où l’intelligence artificielle, à l’image du phénix dont le projet porte le nom, ouvre de nouvelles façons d’analyser et de comprendre les matériaux du passé.
Des chartes et des pièces de monnaies grecques
Le corpus de PHOENIX concerne deux types d’objets patrimoniaux :
- Un lot de 168 pièces de monnaie d’argent liées à la cité d’Argos (Grèce), issues de la collection privée de Tony Hackens (1937-1999), ancien professeur d’Archéologie à l’UCLouvain.
- Plusieurs centaines de chartes médiévales et modernes issues du fonds d’archives de l’abbaye cistercienne Notre-Dame du Vivier (Marche-les-Dames, Namur), actuellement conservées aux Archives de l’État à Namur.
Faites connaissance avec l’équipe
- Francesca Cecchet (Département de physique – Instituts NISM et NARILIS)
- Lucas Baseil (Département de physique - Institut NISM)
- Julien Colaux (Département de physique – Instituts NISM et PaTHs)
- Olivier Deparis (Département de physique – Instituts NISM, naXys et PaTHs)
- Christophe Flament (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
- Louise Fauchier (Département de langues et littératures classiques – Institut PaTHs)
- Laurent Houssiau (Département de physique – Institut NISM)
- Alexandre Mayer (Département de physique – Instituts NISM et naXys)
- Giulia Morabito (Département de physique - Instituts NISM et PaTHs)
- Nicolas Ruffini-Ronzani (Département d’histoire – Instituts PaTHs)
- Nicolas Gros (Département de Physique – Instituts NISM et PaTHs)
- Manon Bart (Département de Physique – Instituts NISM et naXys)
Le projet PHOENIX bénéficie d’un financement du programme d’action de recherche concertée (ARC) de septembre 2024 à août 2029. Il constitue la suite du projet interdisciplinaire Pergamenum21, impulsé en 2014 par la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin (BUMP) sous la houlette du professeur Olivier Deparis et consacré à l’étude scientifique du parchemin en vue d’améliorer les pratiques de restauration.
Le Projet PHOENIX au First Lego League Challenge
Des jeunes rochefortois ont mis à l’honneur le projet PHOENIX lors du concours international First Lego League, une compétition de robotique ouverte aux jeunes de 10 à 16 ans. Pour coller au thème annuel consacré aux nouvelles technologies dans le domaine de l’archéologie, cette équipe du Centre des Jeunes et de la Culture de Rochefort s’est inspirée de la technique IBA pour élaborer un jeu de recherche permettant d’identifier l’origine de pièces de monnaies de la Grèce Antique modélisées à l’aide d’une imprimante 3D. Leur projet a tapé dans l’œil du jury et leur a permis de se qualifier pour la finale nationale qui a eu lieu en mars dernier. Au-delà du concours, ce jeu original sera présenté lors de la journée des familles de l’Archéoparc de la Malagne (Rochefort).
Cet article est tiré de la rubrique "Eurêka" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).
Événements
Conférence IBAF 2026
Seize ans après avoir accueilli l’édition 2010, l’UNamur est heureuse de renouer avec cette tradition scientifique et d’accueillir la 11e édition des Rencontres Ion Beam Applications Francophones (IBAF). L’organisation de cette édition sera portée par les scientifiques du Département de physique de l’UNamur actifs dans le domaine de la science des matériaux, de la biophysique et des applications interdisciplinaires des faisceaux d’ions.
Les Rencontres IBAF sont organisées depuis 2003, avec une périodicité de 2 ans depuis 2008, par la Division Faisceaux d’Ions de la Société Française du Vide (SFV), doyenne des sociétés nationales du vide dans le monde qui a célébré en 2025 son 80e anniversaire.
Comme lors des éditions précédentes, IBAF 2026 proposera un programme riche et varié avec des conférences invitées, des communications orales et posters et des sessions techniques. Le tout agrémenté d’une présence industrielle pour favoriser les échanges entre recherche et innovation.
La conférence couvrira un large éventail de thématiques, allant des instruments et techniques de faisceaux d’ions, à la physique des interactions ions-matière, en passant par l’analyse et la modification de matériaux, les applications aux sciences de la vie, aux sciences de la terre et de l’environnement, ainsi qu’aux sciences du patrimoine.
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