NARILIS cherche à stimuler les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs fondamentaux et les médecins, et à établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS vise donc à faciliter la transposition des résultats de la recherche fondamentale en applications cliniques. Sa mission est de promouvoir la recherche multidisciplinaire afin d'améliorer la santé humaine et animale et la qualité de vie.

Un pont entre la science fondamentale et la médecine

NARILIS est fondé sur un partenariat entre l'UNamur et le complexe hospitalier CHU UCL Namur.

Grâce à ce partenariat, NARILIS favorise les interactions bidirectionnelles entre les chercheurs orientés vers la recherche fondamentale et ceux orientés vers la recherche clinique, et permet d'établir des passerelles entre le laboratoire et le chevet du patient. NARILIS offre ainsi aux scientifiques l'opportunité de mener des recherches qui ont un impact sur la santé, et finalement de participer au transfert des découvertes scientifiques fondamentales vers des applications cliniques.
Recherche multidisciplinaire et collaborative

NARILIS rassemble des scientifiques de diverses disciplines, notamment des biologistes, des physiciens, des chimistes, des géographes, des pharmaciens et des vétérinaires de l'UNamur, ainsi que des professionnels de la santé humaine du CHU UCL Namur. NARILIS encourage les groupes de recherche à passer du cloisonnement à la synergie et à travailler ensemble pour développer des projets innovants.

Six entités de recherche multidisciplinaires ont été créées au sein de NARILIS :

  • Namur Thrombosis & Hemostasis Center (NTHC)
  • Centre de Médecine et d'Innovation Médicamenteuse de Namur (NAMEDIC)
  • Centre de Nanosécurité de Namur (NNC)
  • Pôle de recherche en cancérologie de Namur
  • Pôle de recherche en infectiologie de Namur (NaRePI)
  • Omnibus Animalibus Studia Sanitatis (OASIS)

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Actualités

Catherine Linard lauréate du mandat de Professeur de Recherche Francqui-Collen pour ses recherches sur la propagation des maladies infectieuses

Prix
Géographie
Sciences

Catherine Linard, chercheuse du Département de géographie de l’UNamur, a été récompensée pour ses travaux à la croisée de la géographie et de l’épidémiologie. Ce mandat Francqui-Collen lui permettra, dès septembre et pendant trois ans, d’être déchargée de la majeure partie de ses enseignements afin de se consacrer davantage à ses recherches sur l’influence des changements environnementaux sur propagation des maladies infectieuses. 

Catherine Linard

Pourquoi certaines maladies infectieuses représentent-elles un risque plus important dans certaines régions que dans d’autres ? Quel rôle jouent l’urbanisation, les changements climatiques ou encore les déplacements de population dans leur propagation ? C’est à ce type de questions que s’intéresse Catherine Linard, chercheuse au Département de géographie de l’UNamur

Géographe de formation, elle travaille dans le domaine de la géographie de la santé, qui étudie la relation entre santé et lieu “J’étudie la santé, mais avec les yeux d’une géographe. Je m’intéresse surtout au territoire et j’essaie de comprendre les processus naturels et sociaux qui expliquent la santé en un lieu.”

Comprendre les maladies à travers le territoire

Ses recherches portent plus particulièrement sur les maladies vectorielles, c’est-à-dire transmises par des organismes comme les moustiques. Parmi elles figurent notamment la malaria et la dengue. Pour mieux comprendre leur répartition géographique, la chercheuse croise différents facteurs susceptibles d’influencer leur transmission. L’environnement joue évidemment un rôle, puisqu’il détermine notamment les endroits où les moustiques peuvent se développer, mais il ne suffit pas à expliquer la propagation d’une maladie. 

 “J’adopte une vision assez systémique. Nous allons nous intéresser à l’environnement, mais également aux comportements humains, à la mobilité, etc.” Une partie de ses recherches porte ainsi sur l’impact des transformations rapides de nos environnements, comme l’urbanisation rapide du continent africain, sur les maladies transmises par les moustiques. 

 Des travaux qui viennent aujourd’hui de bénéficier d’une importante reconnaissance. Catherine Linard profitera pendant trois ans d’un mandat de la Fondation Francqui. Son dossier a d’abord été sélectionné par le Conseil de recherche de l’UNamur avant d’être retenu par la Fondation. 

Trois ans pour prendre du recul 

Ce mandat permettra à la chercheuse d’être déchargée de la majeure partie de ses enseignements afin de consacrer davantage de temps à ses recherches. Une opportunité particulièrement précieuse dans un quotidien académique partagé entre l’enseignement, la supervision des chercheurs et doctorants, les recherches et les tâches administratives. 

Pas question pour autant d’établir dès aujourd’hui un programme précis pour les trois prochaines années. Catherine Linard souhaite d’abord profiter de cette nouvelle disponibilité pour s’investir davantage dans ses projets en cours et accompagner plusieurs doctorants qui arrivent au terme de leur thèse.

Image
Catherine Linard

“Ces dernières années, j’avais le sentiment que mon travail était devenu assez fragmenté. Je n’avais plus nécessairement le temps de creuser moi-même certains aspects que j’aurais aimé approfondir. Ce mandat va m’offrir un temps précieux pour m’investir pleinement dans des activités de recherche qui me tiennent à coeur”

Catherine Linard Chercheuse du Département de géographie de l’UNamur

Le mandat devrait également lui permettre de consolider ses collaborations internationales. La chercheuse travaille notamment avec l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, au Sénégal, et envisage de profiter de ces trois années pour renforcer ces échanges et organiser de nouveaux séjours sur le terrain. À plus long terme, elle souhaite surtout retrouver du temps pour explorer de nouvelles pistes et déterminer les prochaines orientations de ses recherches. “La recherche avance à une vitesse folle. Pour rester au courant de tout ce qui se fait dans notre domaine, il faut pouvoir continuer à lire et à suivre les travaux des autres équipes.” 

Une reconnaissance collective 

Catherine Linard voit également dans ce Prix Francqui une reconnaissance du travail mené avec son équipe et ses nombreux collaborateurs. Elle y voit également une reconnaissance pour la géographie de la santé, une discipline longtemps méconnue du grand public, mais dont l’importance a notamment été mise en lumière pendant la pandémie de Covid-19, lorsque la compréhension de la propagation géographique d’une épidémie est devenue un enjeu particulièrement important. “C’est aussi, je pense, une reconnaissance de la pertinence de ces recherches pour la société, de sa capacité à éclairer des enjeux sociétaux majeurs et très actuels, ainsi que de l’intérêt d’un projet résolument interdisciplinaire.” 

Catherine Linard – Courte biographie

Après avoir défendu sa thèse intitulée "Spatial and integrated modelling of complex disease systems" au département de Géographie de l'UCL en janvier 2009, elle a passé 4 mois au département de Zoologie de l'Université d'Oxford (TALA Research Group) en tant que chercheur visiteur. Elle a ensuite débuté un post-doc de 2 ans (2009-2011) à l'Université d'Oxford sur le projet WorldPop, financé par la fondation Wiener-Anspach, suivi par 6 ans (2011-2017) de post-doc au laboratoire d’épidémiologie spatiale (SpELL) de l'ULB (avec financements FNRS et BELSPO). Elle est professeur au département de géographie de l’UNamur depuis 2015.

Catherine Linard

Win4Doc | Automatiser la production de radiotraceurs pour l’imagerie médicale

Sciences de la vie et de la santé
Chimie

À l’UNamur, une thèse menée par Juliette Liégeois, avec le soutien du SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc, vise à moderniser la production automatisée de radiotraceurs utilisés notamment pour diagnostiquer certains cancers et d’autres maladies. Baptisé SMART, le projet est développé en collaboration avec Synlock, une entreprise qui conçoit des automates de synthèse destinés aux laboratoires académiques et industriels.

Le projet SMART repose sur la complémentarité entre l’UNamur et Synlock.

Les radiotraceurs sont de petites molécules radioactives utilisées en imagerie médicale. Une fois injectées dans le corps, elles peuvent se fixer sur certaines cibles caractéristiques d’une maladie et émettre un rayonnement détectable par les appareils d’imagerie. C’est sur ces molécules que travaille Juliette Liégeois, doctorante au laboratoire de Chimie Bioorganique (CBO) de l’UNamur, dans le cadre d’une thèse menée en collaboration avec l’entreprise Synlock. “On peut les comparer à des traceurs GPS. Ils permettent par exemple de localiser précisément une tumeur dans le corps humain et d’aider ensuite l’oncologue à définir une stratégie thérapeutique”, explique-t-elle. 

Mais produire ces molécules représente un véritable défi. Radioactives et instables, elles doivent être fabriquées rapidement et dans des conditions permettant de garantir la sécurité des scientifiques. Leur synthèse est donc réalisée à l’aide de machines automatisées capables d’enchaîner les différentes étapes sans intervention humaine directe. Or, une grande partie des automates utilisés actuellement repose encore sur des technologies qui ne permettent pas d’intégrer facilement certaines méthodes de synthèse plus récentes développées dans les laboratoires de recherche. 

L’objectif du projet SMART est précisément de combler ce retard, en adaptant des méthodes existantes afin de pouvoir les intégrer dans des systèmes automatisés et de vérifier leur efficacité dans des conditions proches de la production réelle. 

Adapter les machines aux nouvelles méthodes de recherche

Pour y parvenir, Juliette Liégeois travaille sur deux techniques. La biocatalyse utilise des enzymes pour réaliser certaines réactions chimiques dans des conditions plus douces, tandis que la photocatalyse utilise la lumière pour déclencher ces réactions. Deux méthodes souvent utilisées en recherche, mais qui doivent encore être adaptées aux contraintes des machines automatisées. 

Le projet teste également le Cheminizer, une technologie développée par Synlock. Ce réacteur tourne pendant la fabrication afin de mieux mélanger les différents éléments et de mieux contrôler les réactions. Son fonctionnement pourrait notamment faciliter l’utilisation de la lumière et des enzymes.

Du laboratoire à la production automatisée

Le projet SMART repose sur la complémentarité entre l’UNamur et Synlock. L’entreprise apporte son expertise dans la conception des machines et des réacteurs, tandis que le laboratoire de Chimie Bioorganique (CBO) de l’UNamur apporte ses connaissances sur les réactions chimiques. 

Image
Stéphane Vincent

“La valeur ajoutée de la collaboration entre l’entreprise Synlock et le laboratoire CBO est double. Il y a d’abord une synergie vis-à-vis de la ou des technologies développées dans le projet : l’entreprise apporte son savoir-faire dans le domaine des réacteurs, le laboratoire alimente le projet par ses connaissances sur les réactions et les transformations chimiques impactantes pour le projet. L’autre dimension importante est la gestion et l’orientation des décisions stratégiques à prendre en concertation avec les deux partenaires car elles peuvent avoir des incidences économiques directes sur le développement des produits de Synlock.” 

Professeur Stéphane Vincent Responsable du CBO et promoteur du projet

Voir le projet en vidéo

Vidéo du projet WIN4Doc SMART

Win4doc | Rapprocher recherche académique et monde industriel

Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.  

Logo Wallonie

Doctorats en entreprise à l'UNamur

Une nouvelle spin-off wallonne (UNamur / UCLouvain/ WEL Research Institute) développe un spray nasal pour prévenir les infections respiratoires virales

Sciences de la vie et de la santé
Durable
ODD 3 - Bonne santé et bien-être
ODD 9 - Industrie, innovation et infrastructure

Créée conjointement par l’Université de Namur et l’UCLouvain, la spin-off Intercept Bio entend franchir une nouvelle étape dans la prévention des infections respiratoires virales. Issue des recherches menées par les équipes du professeur Stéphane Vincent, au Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, et du professeur David Alsteens, au Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain, et Investigateur au WEL Research Institute, la jeune société développe un spray nasal conçu pour agir dès la porte d’entrée des virus respiratoires : les voies nasales.

copyright-adobe-stock-Intercept-bio-spin-off

L’innovation au cœur d’Intercept Bio repose sur une molécule propriétaire, 9-Ac-SAP, protégée par plusieurs familles de brevets internationaux codétenues par les deux universités. Cette molécule, formulée sous la forme d’un spray nasal, a été pensée pour intercepter les virus avant qu’ils ne puissent s’accrocher aux cellules humaines. Concrètement, elle agit comme un « leurre » moléculaire : au lieu de se fixer à la surface des cellules de l’organisme, le virus rencontre d’abord cette molécule, qui perturbe son adhésion et limite ainsi sa capacité à initier l’infection.

Image
VINCENT Stéphane

Avec le spray nasal, notre objectif est de proposer une approche simple à utiliser, mais fondée sur une compréhension très fine des premières étapes de l’infection virale. Plutôt que d’attendre que le virus soit installé dans l’organisme, nous cherchons à l’empêcher de franchir cette première barrière en intervenant directement au niveau des voies nasales. 

Professeur Stéphane Vincent UNamur, Faculté des sciences, Département de chimie

Le Professeur Stéphane Vincent est membre du Laboratoire de Chimie Bio-Organique (CBO)  et des Instituts NISM et NARILIS de l’UNamur.

Les virus respiratoires évoluent en permanence. En ciblant une étape fondamentale de leur interaction avec les cellules humaines plutôt qu'une protéine virale spécifique, nous espérons développer une solution capable de conserver son efficacité malgré l'apparition de nouveaux variants ou de nouveaux virus émergents.

Professeur David Alsteens UCLouvain, NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology et du WEL Research Institute

Le professeur David Alsteens, du NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain et du WEL Research Institute.

Cette approche est particulièrement originale parce qu’elle ne vise pas un seul virus ni une seule souche. Les travaux précliniques menés à l’UNamur et à l’UCLouvain ont montré une activité antivirale contre plusieurs virus respiratoires majeurs, dont le SARS-CoV-2, les virus de la grippe et le virus respiratoire syncytial. En ciblant une étape très précoce et commune du processus infectieux, c’est-à-dire l’attachement du virus à la cellule hôte, la technologie ouvre la voie à une stratégie préventive complémentaire aux vaccins, aux traitements antiviraux existants et aux mesures de protection classiques.

Le premier produit développé par Intercept Bio, prend la forme d’un spray nasal. Ce mode d’administration répond à une logique simple : intervenir localement, là où de nombreux virus respiratoires commencent leur progression dans l’organisme. Facile à utiliser, non invasif et pensé pour un usage préventif, ce spray pourrait représenter une solution particulièrement pertinente pour les personnes les plus à risque de complications, notamment les patients souffrant de pathologies respiratoires chroniques. 

« Ce spray pourrait être une alternative au vaccin pour les personnes immunodéprimées. Il permettrait d’empêcher d’attraper des maladies respiratoires, la grippe ou d’autres infections en l’appliquant avant d’entrer dans des lieux confinés, comme les transports en commun. Il pourrait aussi être utilisé par une personne infectée pour limiter les risques de transmission du virus aux personnes qui l’entourent », précise David Alsteens, UCLouvain, WEL Research Institute. 

En réduisant le risque d’infection ou d’exacerbation de maladies respiratoires sévères, une solution préventive comme ce spray pourrait contribuer à limiter les complications, les hospitalisations et la pression sur les soins de santé.

illu-spray-nasal-spin-off-intercept-bio

Une collaboration interuniversitaire fructueuse

En 2020, dès le début de l’épidémie du coronavirus, David Alsteens (UCLouvain, WEL Research Institute), utilise sa plateforme de microscopie à force atomique de pointe, unique en Belgique par ses capacités d'étude des interactions entre pathogènes et cellules, pour voir comment le covid s’attache à nos cellules. Très vite, l’équipe UCLouvain-WEL Research Institute découvre l’importance de certains acides sialiques à la surface de nos cellules pour permettre au virus de s’y attacher. Les acides sialiques, des résidus de sucre, sont comme des petits verrous où le virus vient se fixer grâce à ses protéines de surface avant d’entrer dans la cellule hôte. 

Pour tenter de bloquer cette interaction, et donc l’infection des cellules par le virus, David Alsteens se tourne vers le professeur Stéphane Vincent du Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, spécialisé en chimie organique, en glycosciences, en biocatalyse et en enzymologie mécanistique. Son équipe conçoit et synthétise des molécules complexes capables d’interagir avec des cibles biologiques, notamment dans des contextes liés aux infections. Ce dernier produit alors une molécule flanquée d’acides sialiques, la fameuse molécule leurre, qui sature le virus et l’empêchent de se lier aux cellules de son hôte. S’ensuivent des tests sur des souris qui se sont avérés efficaces dans 80 % des cas. Dans le cadre d’Intercept Bio, cet apport a été déterminant pour imaginer, produire et optimiser les molécules à la base de la plateforme technologique.

Intercept Bio illustre également la force de la collaboration interuniversitaire. Le projet est né de la complémentarité entre deux expertises scientifiques de haut niveau : d’une part, la capacité de l’UNamur à concevoir et synthétiser des molécules innovantes inspirées des glycosciences ; d’autre part, l’expertise de l’UCLouvain- WEL Research Institutepour observer, mesurer et comprendre, à l’échelle nanométrique, les interactions entre virus, molécules et cellules. Cette collaboration a permis de passer d’une intuition scientifique à une technologie protégée, validée en préclinique et aujourd’hui portée vers un développement industriel.

Du laboratoire à la spin-off

La création d’Intercept Bio s’inscrit dans une démarche de valorisation portée conjointement par l’UNamur et l’UCLouvain, avec le soutien du WEL Research Institute, d’UNamur Venture et de la Sopartec, membre du Louvain-Transfer, l’organisme de valorisation de la recherche de l’UCLouvain. Ces structures ont accompagné la maturation du projet, sa structuration, son financement initial et sa gouvernance, aux côtés des chercheurs fondateurs et de l’équipe de management, permettant ainsi de passer d’une recherche fondamentale à une application concrète pour la société. Serge Pampfer, figure expérimentée de l’écosystème biotech belge, accompagne la nouvelle structure en tant qu’administrateur délégué.

intercept-bio-logos-partenaires

Les travaux de recherche et les financements qui ont permis la conception de cette solution, ainsi que le dépôt des brevets associés, ont bénéficié du soutien de plusieurs dispositifs et programmes de financement : les deux bourses ERC, le soutien du WEL Research Institute et de la Fondation Louvain, obtenus par David Alsteens, UCLouvain ; mais aussi le programme EOS (interuniversitaire), le FNRS et le réseau ITN Marie Curie, qui a permis le financement d’un doctorat dans l’équipe Stéphane Vincent. L’ITN, financé dans le cadre du programme FP7 Marie Curie Doctoral Network, a notamment permis de construire la méthodologie initiale développée sur Ebola, qui a contribué aux avancées scientifiques à l’origine de cette technologie. La société aura pour mission de poursuivre les étapes de développement préclinique et clinique, de mobiliser les financements nécessaires aux prochaines phases réglementaires et de préparer, à terme, la mise sur le marché de solutions innovantes destinées à la prévention des infections respiratoires virales. Au-delà de ce premier produit, Intercept Bio ambitionne de développer progressivement un portefeuille de produits fondés sur la même plateforme technologique.

Beau succès des chercheurs namurois lors des appels « Bourses et Mandats » et « Télévie » 2026 du F.R.S.-FNRS

Institution

Le F.R.S.-FNRS a publié ce 23 juin 2026, la liste des lauréats aux différents mandats doctorants et postdoctorants et projets Télévie (recherche axée sur le cancer). Parmi ceux-ci, de nombreux chercheurs de l'UNamur ont obtenu un financement.

Logo FNRS

Six chercheurs ont obtenu un mandat d’aspirant permettant de démarrer une thèse de doctorat : Rachel LAURON de la Faculté des Sciences ; Océane WATELET, Vera NOVAK, Camille LAMBIET, Alionka WÉRENNE ainsi que Théodore HARDY (mandat obtenu à l’ULB en cotutelle avec l’UNamur) de la Faculté de Philosophie et Lettres. 

Un très beau succès a également été obtenu par les chercheurs namurois au mandat de chargé de recherches. Ils sont sept à recevoir ce financement postdoctoral. Il s'agit d’Eleonor CELORA, Nataliya PUCHENKINA, Jérémy ARTRU et Bernardino PITOCCHELLI de la Faculté de Philosophie et Lettres ; de Romain MERTENS de la Faculté de Droit et de David TALUKDER et François WOITRIN de la Faculté d'Économie Management Communication SciencesPo (EMCP). 

Par ailleurs, deux chercheurs permanents du F.R.S.-FNRS au sein de l’UNamur se voient promus Maître de recherche : Francesca CECCHET et Yves CAUDANO tous deux membres du Département de Physique et de l’institut NISM. 

L’appel Télévie a également permis à Marc HENNEQUART d’obtenir un financement pour débuter des recherches visant à mettre en évidence les déterminants métaboliques de la réponse à la déprivation en arginine dans les cancers pancréatiques et colorectaux. 

Félicitations à eux !

 

Catherine Linard lauréate du mandat de Professeur de Recherche Francqui-Collen pour ses recherches sur la propagation des maladies infectieuses

Prix
Géographie
Sciences

Catherine Linard, chercheuse du Département de géographie de l’UNamur, a été récompensée pour ses travaux à la croisée de la géographie et de l’épidémiologie. Ce mandat Francqui-Collen lui permettra, dès septembre et pendant trois ans, d’être déchargée de la majeure partie de ses enseignements afin de se consacrer davantage à ses recherches sur l’influence des changements environnementaux sur propagation des maladies infectieuses. 

Catherine Linard

Pourquoi certaines maladies infectieuses représentent-elles un risque plus important dans certaines régions que dans d’autres ? Quel rôle jouent l’urbanisation, les changements climatiques ou encore les déplacements de population dans leur propagation ? C’est à ce type de questions que s’intéresse Catherine Linard, chercheuse au Département de géographie de l’UNamur

Géographe de formation, elle travaille dans le domaine de la géographie de la santé, qui étudie la relation entre santé et lieu “J’étudie la santé, mais avec les yeux d’une géographe. Je m’intéresse surtout au territoire et j’essaie de comprendre les processus naturels et sociaux qui expliquent la santé en un lieu.”

Comprendre les maladies à travers le territoire

Ses recherches portent plus particulièrement sur les maladies vectorielles, c’est-à-dire transmises par des organismes comme les moustiques. Parmi elles figurent notamment la malaria et la dengue. Pour mieux comprendre leur répartition géographique, la chercheuse croise différents facteurs susceptibles d’influencer leur transmission. L’environnement joue évidemment un rôle, puisqu’il détermine notamment les endroits où les moustiques peuvent se développer, mais il ne suffit pas à expliquer la propagation d’une maladie. 

 “J’adopte une vision assez systémique. Nous allons nous intéresser à l’environnement, mais également aux comportements humains, à la mobilité, etc.” Une partie de ses recherches porte ainsi sur l’impact des transformations rapides de nos environnements, comme l’urbanisation rapide du continent africain, sur les maladies transmises par les moustiques. 

 Des travaux qui viennent aujourd’hui de bénéficier d’une importante reconnaissance. Catherine Linard profitera pendant trois ans d’un mandat de la Fondation Francqui. Son dossier a d’abord été sélectionné par le Conseil de recherche de l’UNamur avant d’être retenu par la Fondation. 

Trois ans pour prendre du recul 

Ce mandat permettra à la chercheuse d’être déchargée de la majeure partie de ses enseignements afin de consacrer davantage de temps à ses recherches. Une opportunité particulièrement précieuse dans un quotidien académique partagé entre l’enseignement, la supervision des chercheurs et doctorants, les recherches et les tâches administratives. 

Pas question pour autant d’établir dès aujourd’hui un programme précis pour les trois prochaines années. Catherine Linard souhaite d’abord profiter de cette nouvelle disponibilité pour s’investir davantage dans ses projets en cours et accompagner plusieurs doctorants qui arrivent au terme de leur thèse.

Image
Catherine Linard

“Ces dernières années, j’avais le sentiment que mon travail était devenu assez fragmenté. Je n’avais plus nécessairement le temps de creuser moi-même certains aspects que j’aurais aimé approfondir. Ce mandat va m’offrir un temps précieux pour m’investir pleinement dans des activités de recherche qui me tiennent à coeur”

Catherine Linard Chercheuse du Département de géographie de l’UNamur

Le mandat devrait également lui permettre de consolider ses collaborations internationales. La chercheuse travaille notamment avec l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, au Sénégal, et envisage de profiter de ces trois années pour renforcer ces échanges et organiser de nouveaux séjours sur le terrain. À plus long terme, elle souhaite surtout retrouver du temps pour explorer de nouvelles pistes et déterminer les prochaines orientations de ses recherches. “La recherche avance à une vitesse folle. Pour rester au courant de tout ce qui se fait dans notre domaine, il faut pouvoir continuer à lire et à suivre les travaux des autres équipes.” 

Une reconnaissance collective 

Catherine Linard voit également dans ce Prix Francqui une reconnaissance du travail mené avec son équipe et ses nombreux collaborateurs. Elle y voit également une reconnaissance pour la géographie de la santé, une discipline longtemps méconnue du grand public, mais dont l’importance a notamment été mise en lumière pendant la pandémie de Covid-19, lorsque la compréhension de la propagation géographique d’une épidémie est devenue un enjeu particulièrement important. “C’est aussi, je pense, une reconnaissance de la pertinence de ces recherches pour la société, de sa capacité à éclairer des enjeux sociétaux majeurs et très actuels, ainsi que de l’intérêt d’un projet résolument interdisciplinaire.” 

Catherine Linard – Courte biographie

Après avoir défendu sa thèse intitulée "Spatial and integrated modelling of complex disease systems" au département de Géographie de l'UCL en janvier 2009, elle a passé 4 mois au département de Zoologie de l'Université d'Oxford (TALA Research Group) en tant que chercheur visiteur. Elle a ensuite débuté un post-doc de 2 ans (2009-2011) à l'Université d'Oxford sur le projet WorldPop, financé par la fondation Wiener-Anspach, suivi par 6 ans (2011-2017) de post-doc au laboratoire d’épidémiologie spatiale (SpELL) de l'ULB (avec financements FNRS et BELSPO). Elle est professeur au département de géographie de l’UNamur depuis 2015.

Catherine Linard

Win4Doc | Automatiser la production de radiotraceurs pour l’imagerie médicale

Sciences de la vie et de la santé
Chimie

À l’UNamur, une thèse menée par Juliette Liégeois, avec le soutien du SPW Recherche dans le cadre du programme Win4Doc, vise à moderniser la production automatisée de radiotraceurs utilisés notamment pour diagnostiquer certains cancers et d’autres maladies. Baptisé SMART, le projet est développé en collaboration avec Synlock, une entreprise qui conçoit des automates de synthèse destinés aux laboratoires académiques et industriels.

Le projet SMART repose sur la complémentarité entre l’UNamur et Synlock.

Les radiotraceurs sont de petites molécules radioactives utilisées en imagerie médicale. Une fois injectées dans le corps, elles peuvent se fixer sur certaines cibles caractéristiques d’une maladie et émettre un rayonnement détectable par les appareils d’imagerie. C’est sur ces molécules que travaille Juliette Liégeois, doctorante au laboratoire de Chimie Bioorganique (CBO) de l’UNamur, dans le cadre d’une thèse menée en collaboration avec l’entreprise Synlock. “On peut les comparer à des traceurs GPS. Ils permettent par exemple de localiser précisément une tumeur dans le corps humain et d’aider ensuite l’oncologue à définir une stratégie thérapeutique”, explique-t-elle. 

Mais produire ces molécules représente un véritable défi. Radioactives et instables, elles doivent être fabriquées rapidement et dans des conditions permettant de garantir la sécurité des scientifiques. Leur synthèse est donc réalisée à l’aide de machines automatisées capables d’enchaîner les différentes étapes sans intervention humaine directe. Or, une grande partie des automates utilisés actuellement repose encore sur des technologies qui ne permettent pas d’intégrer facilement certaines méthodes de synthèse plus récentes développées dans les laboratoires de recherche. 

L’objectif du projet SMART est précisément de combler ce retard, en adaptant des méthodes existantes afin de pouvoir les intégrer dans des systèmes automatisés et de vérifier leur efficacité dans des conditions proches de la production réelle. 

Adapter les machines aux nouvelles méthodes de recherche

Pour y parvenir, Juliette Liégeois travaille sur deux techniques. La biocatalyse utilise des enzymes pour réaliser certaines réactions chimiques dans des conditions plus douces, tandis que la photocatalyse utilise la lumière pour déclencher ces réactions. Deux méthodes souvent utilisées en recherche, mais qui doivent encore être adaptées aux contraintes des machines automatisées. 

Le projet teste également le Cheminizer, une technologie développée par Synlock. Ce réacteur tourne pendant la fabrication afin de mieux mélanger les différents éléments et de mieux contrôler les réactions. Son fonctionnement pourrait notamment faciliter l’utilisation de la lumière et des enzymes.

Du laboratoire à la production automatisée

Le projet SMART repose sur la complémentarité entre l’UNamur et Synlock. L’entreprise apporte son expertise dans la conception des machines et des réacteurs, tandis que le laboratoire de Chimie Bioorganique (CBO) de l’UNamur apporte ses connaissances sur les réactions chimiques. 

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Stéphane Vincent

“La valeur ajoutée de la collaboration entre l’entreprise Synlock et le laboratoire CBO est double. Il y a d’abord une synergie vis-à-vis de la ou des technologies développées dans le projet : l’entreprise apporte son savoir-faire dans le domaine des réacteurs, le laboratoire alimente le projet par ses connaissances sur les réactions et les transformations chimiques impactantes pour le projet. L’autre dimension importante est la gestion et l’orientation des décisions stratégiques à prendre en concertation avec les deux partenaires car elles peuvent avoir des incidences économiques directes sur le développement des produits de Synlock.” 

Professeur Stéphane Vincent Responsable du CBO et promoteur du projet

Voir le projet en vidéo

Vidéo du projet WIN4Doc SMART

Win4doc | Rapprocher recherche académique et monde industriel

Win4Doc est une mesure mise en place par la Wallonie (SPW Recherche) permettant à une entreprise wallonne d'engager un chercheur pour mener une recherche doctorale en collaboration avec une unité de recherche universitaire.  

Logo Wallonie

Doctorats en entreprise à l'UNamur

Une nouvelle spin-off wallonne (UNamur / UCLouvain/ WEL Research Institute) développe un spray nasal pour prévenir les infections respiratoires virales

Sciences de la vie et de la santé
Durable
ODD 3 - Bonne santé et bien-être
ODD 9 - Industrie, innovation et infrastructure

Créée conjointement par l’Université de Namur et l’UCLouvain, la spin-off Intercept Bio entend franchir une nouvelle étape dans la prévention des infections respiratoires virales. Issue des recherches menées par les équipes du professeur Stéphane Vincent, au Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, et du professeur David Alsteens, au Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain, et Investigateur au WEL Research Institute, la jeune société développe un spray nasal conçu pour agir dès la porte d’entrée des virus respiratoires : les voies nasales.

copyright-adobe-stock-Intercept-bio-spin-off

L’innovation au cœur d’Intercept Bio repose sur une molécule propriétaire, 9-Ac-SAP, protégée par plusieurs familles de brevets internationaux codétenues par les deux universités. Cette molécule, formulée sous la forme d’un spray nasal, a été pensée pour intercepter les virus avant qu’ils ne puissent s’accrocher aux cellules humaines. Concrètement, elle agit comme un « leurre » moléculaire : au lieu de se fixer à la surface des cellules de l’organisme, le virus rencontre d’abord cette molécule, qui perturbe son adhésion et limite ainsi sa capacité à initier l’infection.

Image
VINCENT Stéphane

Avec le spray nasal, notre objectif est de proposer une approche simple à utiliser, mais fondée sur une compréhension très fine des premières étapes de l’infection virale. Plutôt que d’attendre que le virus soit installé dans l’organisme, nous cherchons à l’empêcher de franchir cette première barrière en intervenant directement au niveau des voies nasales. 

Professeur Stéphane Vincent UNamur, Faculté des sciences, Département de chimie

Le Professeur Stéphane Vincent est membre du Laboratoire de Chimie Bio-Organique (CBO)  et des Instituts NISM et NARILIS de l’UNamur.

Les virus respiratoires évoluent en permanence. En ciblant une étape fondamentale de leur interaction avec les cellules humaines plutôt qu'une protéine virale spécifique, nous espérons développer une solution capable de conserver son efficacité malgré l'apparition de nouveaux variants ou de nouveaux virus émergents.

Professeur David Alsteens UCLouvain, NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology et du WEL Research Institute

Le professeur David Alsteens, du NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain et du WEL Research Institute.

Cette approche est particulièrement originale parce qu’elle ne vise pas un seul virus ni une seule souche. Les travaux précliniques menés à l’UNamur et à l’UCLouvain ont montré une activité antivirale contre plusieurs virus respiratoires majeurs, dont le SARS-CoV-2, les virus de la grippe et le virus respiratoire syncytial. En ciblant une étape très précoce et commune du processus infectieux, c’est-à-dire l’attachement du virus à la cellule hôte, la technologie ouvre la voie à une stratégie préventive complémentaire aux vaccins, aux traitements antiviraux existants et aux mesures de protection classiques.

Le premier produit développé par Intercept Bio, prend la forme d’un spray nasal. Ce mode d’administration répond à une logique simple : intervenir localement, là où de nombreux virus respiratoires commencent leur progression dans l’organisme. Facile à utiliser, non invasif et pensé pour un usage préventif, ce spray pourrait représenter une solution particulièrement pertinente pour les personnes les plus à risque de complications, notamment les patients souffrant de pathologies respiratoires chroniques. 

« Ce spray pourrait être une alternative au vaccin pour les personnes immunodéprimées. Il permettrait d’empêcher d’attraper des maladies respiratoires, la grippe ou d’autres infections en l’appliquant avant d’entrer dans des lieux confinés, comme les transports en commun. Il pourrait aussi être utilisé par une personne infectée pour limiter les risques de transmission du virus aux personnes qui l’entourent », précise David Alsteens, UCLouvain, WEL Research Institute. 

En réduisant le risque d’infection ou d’exacerbation de maladies respiratoires sévères, une solution préventive comme ce spray pourrait contribuer à limiter les complications, les hospitalisations et la pression sur les soins de santé.

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Une collaboration interuniversitaire fructueuse

En 2020, dès le début de l’épidémie du coronavirus, David Alsteens (UCLouvain, WEL Research Institute), utilise sa plateforme de microscopie à force atomique de pointe, unique en Belgique par ses capacités d'étude des interactions entre pathogènes et cellules, pour voir comment le covid s’attache à nos cellules. Très vite, l’équipe UCLouvain-WEL Research Institute découvre l’importance de certains acides sialiques à la surface de nos cellules pour permettre au virus de s’y attacher. Les acides sialiques, des résidus de sucre, sont comme des petits verrous où le virus vient se fixer grâce à ses protéines de surface avant d’entrer dans la cellule hôte. 

Pour tenter de bloquer cette interaction, et donc l’infection des cellules par le virus, David Alsteens se tourne vers le professeur Stéphane Vincent du Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, spécialisé en chimie organique, en glycosciences, en biocatalyse et en enzymologie mécanistique. Son équipe conçoit et synthétise des molécules complexes capables d’interagir avec des cibles biologiques, notamment dans des contextes liés aux infections. Ce dernier produit alors une molécule flanquée d’acides sialiques, la fameuse molécule leurre, qui sature le virus et l’empêchent de se lier aux cellules de son hôte. S’ensuivent des tests sur des souris qui se sont avérés efficaces dans 80 % des cas. Dans le cadre d’Intercept Bio, cet apport a été déterminant pour imaginer, produire et optimiser les molécules à la base de la plateforme technologique.

Intercept Bio illustre également la force de la collaboration interuniversitaire. Le projet est né de la complémentarité entre deux expertises scientifiques de haut niveau : d’une part, la capacité de l’UNamur à concevoir et synthétiser des molécules innovantes inspirées des glycosciences ; d’autre part, l’expertise de l’UCLouvain- WEL Research Institutepour observer, mesurer et comprendre, à l’échelle nanométrique, les interactions entre virus, molécules et cellules. Cette collaboration a permis de passer d’une intuition scientifique à une technologie protégée, validée en préclinique et aujourd’hui portée vers un développement industriel.

Du laboratoire à la spin-off

La création d’Intercept Bio s’inscrit dans une démarche de valorisation portée conjointement par l’UNamur et l’UCLouvain, avec le soutien du WEL Research Institute, d’UNamur Venture et de la Sopartec, membre du Louvain-Transfer, l’organisme de valorisation de la recherche de l’UCLouvain. Ces structures ont accompagné la maturation du projet, sa structuration, son financement initial et sa gouvernance, aux côtés des chercheurs fondateurs et de l’équipe de management, permettant ainsi de passer d’une recherche fondamentale à une application concrète pour la société. Serge Pampfer, figure expérimentée de l’écosystème biotech belge, accompagne la nouvelle structure en tant qu’administrateur délégué.

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Les travaux de recherche et les financements qui ont permis la conception de cette solution, ainsi que le dépôt des brevets associés, ont bénéficié du soutien de plusieurs dispositifs et programmes de financement : les deux bourses ERC, le soutien du WEL Research Institute et de la Fondation Louvain, obtenus par David Alsteens, UCLouvain ; mais aussi le programme EOS (interuniversitaire), le FNRS et le réseau ITN Marie Curie, qui a permis le financement d’un doctorat dans l’équipe Stéphane Vincent. L’ITN, financé dans le cadre du programme FP7 Marie Curie Doctoral Network, a notamment permis de construire la méthodologie initiale développée sur Ebola, qui a contribué aux avancées scientifiques à l’origine de cette technologie. La société aura pour mission de poursuivre les étapes de développement préclinique et clinique, de mobiliser les financements nécessaires aux prochaines phases réglementaires et de préparer, à terme, la mise sur le marché de solutions innovantes destinées à la prévention des infections respiratoires virales. Au-delà de ce premier produit, Intercept Bio ambitionne de développer progressivement un portefeuille de produits fondés sur la même plateforme technologique.

Beau succès des chercheurs namurois lors des appels « Bourses et Mandats » et « Télévie » 2026 du F.R.S.-FNRS

Institution

Le F.R.S.-FNRS a publié ce 23 juin 2026, la liste des lauréats aux différents mandats doctorants et postdoctorants et projets Télévie (recherche axée sur le cancer). Parmi ceux-ci, de nombreux chercheurs de l'UNamur ont obtenu un financement.

Logo FNRS

Six chercheurs ont obtenu un mandat d’aspirant permettant de démarrer une thèse de doctorat : Rachel LAURON de la Faculté des Sciences ; Océane WATELET, Vera NOVAK, Camille LAMBIET, Alionka WÉRENNE ainsi que Théodore HARDY (mandat obtenu à l’ULB en cotutelle avec l’UNamur) de la Faculté de Philosophie et Lettres. 

Un très beau succès a également été obtenu par les chercheurs namurois au mandat de chargé de recherches. Ils sont sept à recevoir ce financement postdoctoral. Il s'agit d’Eleonor CELORA, Nataliya PUCHENKINA, Jérémy ARTRU et Bernardino PITOCCHELLI de la Faculté de Philosophie et Lettres ; de Romain MERTENS de la Faculté de Droit et de David TALUKDER et François WOITRIN de la Faculté d'Économie Management Communication SciencesPo (EMCP). 

Par ailleurs, deux chercheurs permanents du F.R.S.-FNRS au sein de l’UNamur se voient promus Maître de recherche : Francesca CECCHET et Yves CAUDANO tous deux membres du Département de Physique et de l’institut NISM. 

L’appel Télévie a également permis à Marc HENNEQUART d’obtenir un financement pour débuter des recherches visant à mettre en évidence les déterminants métaboliques de la réponse à la déprivation en arginine dans les cancers pancréatiques et colorectaux. 

Félicitations à eux !

 

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Événements

  • 08
    2026
  • 11
    2026

Conférence IBAF 2026

Congrès / Colloque / Conférence

Conférence IBAF 2026

Durable
Physique
Matériaux, énergie et environnement
Patrimoine, culture et sociétés
8
2026 13:00 - 11
2026 15:00
Université de Namur - rue de Bruxelles, 61 - 5000 Namur
Personne de contact :  Colaux Julien

Seize ans après avoir accueilli l’édition 2010, l’UNamur est heureuse de renouer avec cette tradition scientifique et d’accueillir la 11e édition des Rencontres Ion Beam Applications Francophones (IBAF). L’organisation de cette édition sera portée par les scientifiques du Département de physique de l’UNamur actifs dans le domaine de la science des matériaux, de la biophysique et des applications interdisciplinaires des faisceaux d’ions.

Logo de la conférence IBAF 2026 (UNamur, 8-11 septembre 2026)

Les Rencontres IBAF sont organisées depuis 2003, avec une périodicité de 2 ans depuis 2008, par la Division Faisceaux d’Ions de la Société Française du Vide (SFV), doyenne des sociétés nationales du vide dans le monde qui a célébré en 2025 son 80e anniversaire.

Comme lors des éditions précédentes, IBAF 2026 proposera un programme riche et varié avec des conférences invitées, des communications orales et posters et des sessions techniques. Le tout agrémenté d’une présence industrielle pour favoriser les échanges entre recherche et innovation. 

La conférence couvrira un large éventail de thématiques, allant des instruments et techniques de faisceaux d’ions, à la physique des interactions ions-matière, en passant par l’analyse et la modification de matériaux, les applications aux sciences de la vie, aux sciences de la terre et de l’environnement, ainsi qu’aux sciences du patrimoine.

  • 09
    2026
  • 10
    2026

Symposium FoodWal 2026

Congrès / Colloque / Conférence

Symposium FoodWal 2026

Sciences de la vie et de la santé
ODD 3 - Bonne santé et bien-être
S'inscrire à l'événement
9
2026 09:00 - 10
2026 18:00
Université de Namur, Faculté des sciences, auditoire S01 - rue Grafé, 2 - 5000 Namur
S'inscrire à l'événement

Cet événement de deux jours réunira des chercheurs, des innovateurs et des professionnels du secteur afin d’explorer les dernières avancées en matière de sciences alimentaires, de technologies et de nutrition. Cette conférence de pointe vise à favoriser des discussions collaboratives sur les outils émergents susceptibles de façonner l’avenir de notre paysage nutritionnel.

Logo de FoodWal

Aperçu du programme

Cet événement se déroulera sur deux journées passionnantes, avec un programme varié, conçu pour offrir une expérience dynamique et interactive à tous les participants. L'ensemble du symposium se déroulera en anglais.

  • Les mercredi 9 et jeudi 10 décembre, deux journées scientifiques et techniques seront consacrées aux thèmes des protéines alternatives, du microbiome et des ingrédients fonctionnels.
  • Le mercredi 9 décembre, conférence publique (en anglais) présentée par le Dr Patrice Cani et portera sur le thème « Nourrir votre intestin : nutrition, microbiote et santé ».
  • Pour les chercheurs confirmés et les responsables de groupes, nous organisons une troisième journée le 11 décembre consacrée à la collaboration internationale, comprenant des visites de laboratoires et un atelier dédié à la mise en place de projets de collaboration structurés. Une inscription spécifique est requise
Présentation des thématiques

Ce symposium s’articule autour des trois projets du portefeuille FoodWal, tout en repoussant leurs limites et en les inscrivant dans une approche « One Health ».

La session intitulée « Construire des chaînes de valeur durables pour les protéines alternatives : des sources de protéines au développement de produits alimentaires sains » sera l’occasion de présenter les avancées scientifiques et technologiques en matière de création et de caractérisation de sources et de produits protéiques alternatifs, ainsi que des perspectives socio-économiques sur le développement, le maintien et la croissance de chaînes de valeur durables pour les protéines alternatives.

La session intitulée « Recherche sur le microbiome et les microbiotiques : l’innovation en nutrition au service d’une meilleure santé » présentera les avancées scientifiques en matière de caractérisation, de compréhension et de modulation du microbiome, ainsi que les technologies de pointe destinées à développer des microbiotiques innovants.

Enfin, la session intitulée « Ingrédients fonctionnels et composés bioactifs : la science alimentaire et la biotechnologie au service de la santé » mettra l’accent sur les avancées scientifiques en matière d’identification, de caractérisation et de compréhension des mécanismes d’action des ingrédients fonctionnels, ainsi que sur les technologies de pointe destinées à développer et à produire des ingrédients fonctionnels innovants.

Sur inscription via le lien ci-dessous.

18
2026

2nd symposium on Protein Disorder, Interactions, and Dynamics (PDID)

Congrès / Colloque / Conférence

2nd symposium on Protein Disorder, Interactions, and Dynamics (PDID)

Chimie
18
2026 08:30 - 18:00
Université de Namur, Auditoire Pedro Arrupe (PA02) - Rue Joseph Grafé 2 (Faculté des Sciences) / rue Grangagnage, Sentier Thomas - 5000 Namur

After a successful 1st edition that notably gathered figures renowned for discovering and conceptualising intrinsically disordered proteins – Drs. Vladimir N. Uversky, Peter Tompa, and Sonia Longhi – we are pleased to announce that the 2nd edition of the One-Day Symposium on Protein Disorder, Interactions, and Dynamics (PDID 2026) will be held on Friday the 18th of December 2026 at the University of Namur (UNamur), Namur, Belgium.

PDID 2026 - poster

The PDID symposium is finally back in 2026!

Organised every two years by the Belgian Biophysical Society (BBS) and the Laboratoire de Chimie Physique des Biomolécules (CPB), the PDID symposium is a human-sized and convivial event for exchanging new ideas and meeting leading experts in the field in the typical Belgian city of Namur, the capital of Wallonia located at the confluence of the rivers Meuse and Sambre.

We are welcoming people from any scientific background who are especially interested in diving into the world of biomolecules dynamics as well as exploring their unique behaviours, comprising structural transition, interaction network, protein-ligand interaction, self-assembly, amyloid fibrillation, condensation, phase separation and transition. Through the lens of biophysics, biochemistry, bioinformatics, and molecular biology, the program aims at covering both experimental and computational approaches for the characterisation of such intricate and elusive systems in health-related, biotechnological, and biomaterial contexts.

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