Bienvenue à l'ILEE, l'Institut de la Vie, de la Terre et de l'Environnement de l'Université de Namur, qui s'engage à répondre aux questions environnementales urgentes. 

Nous réunissons une équipe d'experts issus de divers horizons et disciplines pour travailler en collaboration en utilisant des technologies innovantes et des méthodes scientifiques rigoureuses afin d'apporter des contributions significatives au domaine des sciences de l'environnement.
 

Notre institut se consacre à l'avancement de la recherche fondamentale et appliquée en vue d'une meilleure compréhension des processus sous-jacents qui régulent la vie sur terre, à la caractérisation des pressions anthropogéniques sur l'environnement et vice versa, et à la recherche d'alternatives durables pour gérer les ressources naturelles, réduire la pollution, conserver et restaurer la biodiversité. 

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Projet Interreg ORION | Protéger les milieux aquatiques et sensibiliser aux dangers de la pollution

Biodiversité
Durable
ODD 6 - Eau propre et assainissement

La Meuse et ses affluents, tels que la Semois et la Sambre, sont des trésors naturels qui traversent la France et la Belgique. Ces fleuves abritent une riche biodiversité, offrent des possibilités de loisirs et, après traitement, fournissent une eau potable propre. L'utilisation partagée de ces ressources en eau nécessite une gestion cohérente, coordonnée et durable. C'est l'objectif du projet Interreg ORION.

ORION - La Meuse

Cet article est extrait du magazine Omalius #40 (mars 2026)

Lancé en novembre 2024, le projet transfrontalier Interreg France-Wallonie-Flandre ORION vise à développer des outils d'évaluation basés sur la modélisation prédictive afin de mieux comprendre et gérer la qualité de l'eau dans le contexte du changement climatique mondial. Grâce à une approche globale, il permettra d'évaluer, de surveiller et même de prévoir la qualité des eaux de la Meuse et la santé de ses écosystèmes.

Améliorer la qualité des eaux de la Meuse

Méthode

  1. Identification des polluants
  2. Etude des dynamiques de pressions
  3. Evaluation des impacts sur le milieu en contexte de réchauffement climatique

Cela permettra une biosurveillance active, la simulation de scénarios futurs, la création d'outils innovants et une gestion raisonnée de la ressource partagée.

Facilitation visuelle reprenant les objectifs du projet Interreg ORION

Le consortium ORION, dirigé par l'Université de Reims Champagne-Ardennes (URCA), rassemble six opérateurs et neuf partenaires, dont des universités, des laboratoires de recherche et des gestionnaires de l'eau en France, en Wallonie et en Flandre. Ceux-ci travaillent dans le cadre d'une collaboration multidisciplinaire impliquant la biologie, la microbiologie, la parasitologie, l'écologie, l'écotoxicologie, la chimie et la modélisation.

À l'UNamur, l'un des six opérateurs du consortium, l’expertise mise à profit est celle du Professeur Eli Thoré, membre de l'Unité de recherche en biologie environnementale et évolutive (URBE) du Département de biologie et chercheur à l'Institut de la vie, de la Terre et de l'environnement (ILEE). Eli Thoré et ses collaborateurs contribuent en particulier à l'évaluation des risques écotoxicologiques et au diagnostic environnemental dans des conditions réelles, y compris dans des environnements dégradés.

Phase 3 du projet : sélection des sites de mise en cage

En novembre 2025, les chercheurs du projet ORION, dont le Dr Omayma Missawi, chercheuse postdoctorale dans l'équipe du Professeur Eli Thoré, ont sillonné le bassin de la Meuse afin d'identifier les sites les plus appropriés pour la mise en cage d'espèces sentinelles dans les rivières Meuse, Sambre et Chiers. 

La Meuse en novembre 2025 - rpospection dans le cadre du projet interreg ORION

Cette phase, qui consiste à exposer les animaux à leur environnement naturel, permet d'évaluer les concentrations de polluants bioaccumulés et leur impact sur leur santé. Associés à des mesures de concentration effectuées directement dans l'eau, ces outils originaux permettent une évaluation fiable de la qualité de l'eau dans le bassin de la Meuse. 

Le processus commence par une évaluation des sites potentiels à l'aide de cartes de pression (Meuse, Sambre, Chiers) établies lors de la phase précédente du projet.  Elle est suivie d'une validation sur le terrain, qui tient compte de paramètres tels que la profondeur, le courant, la température, le pH, l'oxygénation et l'ensoleillement. 

Tout au long du processus, les chercheurs sont particulièrement attentifs à garantir le bien-être des animaux en cage. Afin de réduire leur stress pendant les trois semaines de l’expérience, les chercheurs vérifient la stabilité du lit de la rivière et la possibilité d'ancrer solidement les cages pour éviter tout déplacement. Les critères logistiques et de sécurité sont également pris en compte, comme l'accessibilité du site, la tranquillité de l'endroit afin de limiter les risques de dommages, ou encore la compatibilité avec d'autres espèces sentinelles, idéalement situées à proximité. L’objectif de la prospection sur le terrain est donc bien de confirmer que les sites proposés par les cartes sont réellement adaptés, sûrs et respectueux du bien-être animal.

Une fois mis en cage et exposés dans leur environnement naturel, la recherche passe à une phase diagnostique et intégrative. Les animaux sont récupérés et analysés afin de déterminer quels contaminants ils ont bioaccumulé et comment cette exposition a affecté leur état physiologique et leur santé. En reliant les concentrations de contaminants mesurées aux réponses biologiques, l'étude permet d'évaluer la pression écotoxicologique réelle exercée par le milieu aquatique, plutôt que de se fier uniquement aux mesures chimiques de l'eau elle-même.

Image
Picture of Eli Thoré

L'écotoxicologie en laboratoire ne reflète pas toujours pleinement la complexité des environnements naturels.  En exposant directement les espèces sentinelles sur le terrain, ORION adopte une approche plus réaliste sur le plan environnemental, en capturant les mélanges et les conditions d'exposition réelles qui sont difficiles à reproduire en laboratoire. Cela permet de combler le fossé entre l'écotoxicologie expérimentale et l'évaluation de la santé des écosystèmes.

Professeur Eli Thoré Chercheur à l'Institut ILEE

La genèse - Le projet Interreg France-Wallonie-Flandre DIADeM

En 2017, le professeur (aujourd'hui émérite) Patrick Kestemont faisait partie du consortium DIADeM, un autre projet transfrontalier qui s'était fixé deux objectifs majeurs: 

  1. Mesurer l'effet d'un cocktail de médicaments sur les populations des écosystèmes de la Meuse et de ses affluents 
  2. Développer des outils méthodologiques destinés aux gestionnaires des cours d'eau afin d'améliorer le diagnostic de la qualité de l'eau.

Pari gagné, comme en témoignent les résultats du projet : 

  • Six guides méthodologiques et une approche de mise en cage multi-espèces.
  • Une douzaine d'articles scientifiques et une exposition publique composée de plus de 20 panneaux : « La santé de nos rivières : en danger ? ».
  • Une collaboration renforcée entre l'URCA, l'Université de Namur, l'Université de Liège et divers acteurs de la filière eau en France et en Wallonie.

ORION – Pour le bien de tous

En réunissant différents acteurs et en développant des outils innovants, le projet ORION contribue à protéger la qualité de l'eau et à garantir un environnement sain pour tous : collectivités locales, autorités publiques, établissements d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que le grand public. 

L'Université de Namur est également responsable de la production, de la communication et de la diffusion des informations. Diverses ressources seront produites (voir le site internet ORION, section ressources et vidéos) afin de promouvoir la recherche et de sensibiliser le public à la vulnérabilité des écosystèmes et à l'impact de l'activité humaine sur la qualité de l'eau.

Logo interreg ORION

Cet article est tiré de la rubrique "Impact" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

cover-magazine-omalius-avril-2026

Trois projets MSCA Doctoral Networks sélectionnés : un résultat remarquable pour l’UNamur

Biodiversité
Chimie
Physique et astronomie

C’est une belle reconnaissance pour la recherche à l’UNamur : trois projets Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (DN) viennent d’être octroyés, avec une contribution déterminante de chercheurs namurois ! Le premier, en chimie, implique le professeur Stéphane Vincent ; le deuxième, consacré à la résilience des écosystèmes, associe le professeur Frédérik de Laender ; et le troisième, dans le domaine de la photonique, bénéficie de l’expertise du chercheur qualifié F.RS. - FNRS. Michaël Lobet.

Les chercheurs F. de Laender, M. Lobet, S. Vincent (UNamur) pour leurs projets MSCA DN financés par la Communauté européenne

Sur l’appel MSCA Doctoral Networks 2025, 1 616 propositions ont été soumises et 141 ont été retenues, soit un taux de succès de 9,6%. Dans ce contexte très compétitif, la sélection de trois projets impliquant l’UNamur constitue un signal fort : il confirme l’excellence scientifique des équipes namuroises et leur capacité à construire des partenariats internationaux de haut niveau, au service de la formation doctorale et de l’innovation. Ce sont six thèses de doctorat qui pourront être financées.

Trois projets, trois thématiques de pointe

GlycoAxis – Comprendre comment l’intestin influence l’inflammation du cerveau

Grant #101311186 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Stéphane Vincent - UNamur, Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), en collaboration avec 16 partenaires. 

Coordination : Université Federico II (Naples, Italie) 

Stéphane Vincent - Institut NARILIS

Dans de nombreuses maladies neurologiques, on observe à la fois une inflammation du système nerveux et des déséquilibres du microbiote intestinal. GlycoAxis veut aller au-delà des simples corrélations en identifiant les « messagers » moléculaires qui relient l’intestin, le système immunitaire et le cerveau. Le projet se concentre sur des sucres complexes présents à la surface de certaines bactéries (glycanes), soupçonnés de jouer un rôle clé dans l’activation immunitaire et la neuroinflammation. L’objectif : mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic, d’imagerie ou de biomarqueurs pour la santé cérébrale.

ReDiLeep – Renforcer la résilience des écosystèmes grâce à la diversité des réponses

Grant # 101312530 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Frédérik de Laender - UNamur, Institute of Life, Earth ant Environment (ILEE) en collaboration avec 20 partenaires. 

Coordination : Université de Linköping (Suède).

Frederik de Laender - ILEE

Face au changement climatique, à la pollution ou à la fragmentation des habitats, certains écosystèmes encaissent les chocs… d’autres basculent. ReDiLeep s’intéresse à un levier central de cette résilience : la diversité des réponses, c’est-à-dire le fait que différentes espèces (ou fonctions) ne réagissent pas toutes de la même manière à une perturbation. Le projet vise à mieux mesurer et modéliser ce mécanisme, afin de relier plus directement la recherche aux besoins de la conservation, de la restauration et des politiques publiques en matière de biodiversité.

SPARK – des matériaux programmables pour contrôler la lumière à très haute vitesse

Grant # 101310184 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Michaël Lobet - UNamur, Namur Institute Of Structured Matter (NISM), en collaboration avec 7 partenaires. 

Coordination : Université technologique d’Eindhoven (Pays-Bas) 

Michael Lobet - NISM

Nos communications numériques reposent sur la lumière : fibres optiques, capteurs et circuits photoniques capables de traiter l’information. Mais avec l’explosion des données, de l’IA et l’arrivée de réseaux toujours plus rapides, il devient crucial de contrôler la lumière de façon dynamique, beaucoup plus vite qu’avec les composants actuels, souvent « figés ». SPARK explore une nouvelle piste : associer des métamatériaux spatio-temporels (des structures nanométriques conçues pour façonner la lumière) à une lumière elle-même « structurée » dans l’espace et le temps. À la clé : des technologies photoniques reconfigurables pour le calcul, l’imagerie et les communications ultra-rapides.

Les Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN), c’est quoi ?

En 1996, l’Union européenne créait les MSCA, un ensemble de bourses prestigieuses destinées à financer la recherche.Les Doctoral Networks du programme MSCA financent des réseaux internationaux qui recrutent et forment des doctorantes et doctorants. Leur ambition : combiner recherche de haut niveau et formation structurée, en favorisant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que la mobilité en Europe et au-delà.

Logo "Financé par l'Union européenne"

Miel wallon IGP et Boudin blanc de Liège IGP : quand l’histoire donne du goût aux produits du terroir

Histoire
ODD 11 - Villes et communautés durables

En 2025, deux produits emblématiques de Wallonie – le Miel wallon et le Boudin blanc de Liège – ont obtenu la précieuse reconnaissance européenne IGP. Derrière cette réussite se cache le projet AgriLabel, auquel l’UNamur contribue depuis plus de dix ans. Aux côtés des producteurs, des spécialistes et des institutions publiques, notre Département d’Histoire a joué un rôle déterminant : démontrer, par les sources et par l’analyse scientifique, le lien intime entre ces produits et leur terroir. Un projet au cœur d’enjeux économiques, identitaires, culturels et scientifiques.

Boudin Blan de Liège

Avec une tradition apicole vieille de plusieurs siècles, la Wallonie possède un paysage unique d’apiculteurs, de ruchers-écoles et de sections locales qui entretiennent un véritable patrimoine vivant. C’est notamment par ce lien fort entre le produit et son terroir, que le Miel wallon rejoint la prestigieuse liste des produits wallons bénéficiant du label IGP (indication géographique protégée). 

« Dès le début du XXᵉ siècle, le secteur se professionnalise et se dynamise, notamment grâce à l’amélioration de la gestion des ruchers et de la qualité du miel », raconte Natacha Aucuit chercheuse en histoire de l’alimentation qui a contribué à cette reconnaissance du miel wallon.

Image
Natacha Aucuit

L’un des éléments distinctifs du miel wallon est sa cristallisation imperceptible à très fine, sans cristaux grossiers. Ce résultat n’est pas dû au hasard : les apiculteurs wallons se sont adaptés à la grande diversité florale de la Wallonie en développant une technique de cristallisation dirigée du miel, perfectionnée dans les années 1980‑1990 et largement diffusée grâce au CARI ASBL et avec l’aide de PROMIEL ASBL 

Natacha Aucuit Historienne

Cette méthode, aujourd’hui généralisée en Wallonie, permet d’obtenir un miel tartinable, onctueux, homogène et non altéré dans ses propriétés naturelles.

Miel wallon

« Ce qui m’a marquée en remontant le fil de l’histoire de ce produit, c’est son côté profondément humain : le savoir est transmis au sein des communautés apicoles, entre maîtres‑apiculteurs et apprentis, qui incarne la force d’une tradition régionale », souligne Natacha Aucuit.

Le Boudin blanc de Liège : un goût, une plante aromatique, une tradition

En plus du Miel wallon IGP, Natacha Aucuit a aussi participé au cours de l’année 2025, à la reconnaissance du Boudin blanc de Liège comme IGP. 

« Produit phare des fêtes de fin d’année dans la province, il possède une origine historique plus floue… mais des marqueurs très solides. On en trouve des mentions dans la presse à la fin du XIXᵉ siècle et, dès le début du XXᵉ et une caractéristique se confirme : l’aromatisation à la marjolaine. Cet ingrédient devient la signature du boudin liégeois. Autrefois, les bouchers-charcutiers cultivaient eux‑mêmes la marjolaine ou l’achetaient sur les marchés locaux. Une production locale a repris ces dernières années », explique Natacha Aucuit.

Boudin de Liège
Boudin de Liège

Ce boudin blanc a un ancrage fort dans la ville de Liège mais sa fabrication est répartie dans toute la province. Il est au au cœur de traditions folkloriques liégeoises : « ce produit se consomme habituellement froid, coupé en tranches. Il est parfois intégré dans la drèssêye, un assortiment de charcuteries typiquement liégeois », précise Natacha Aucuit. 

Un travail continu sur les produits du terroir

Outre le Miel wallon IGP et le Boudin blanc de Liège IGP, d’autres produits wallons font l’objet de toute l’attention de la cellule Agrilabel, en charge des procédures de reconnaissance. Actuellement deux dossiers sont en cours de réalisation : 

  • La révision du cahier des charges du Jambon d’Ardenne IGP
  • La Fraise de Wépion

Les autres produits labellisés en tant qu’IGP depuis la création d’AgriLabel :

  • Plate de Florenville IGP
  • Saucisson d’Ardenne IGP
  • Collier Ardenne IGP
  • Pipe d’Ardenne IGP
  • Escavèche de Chimay IGP
  • Saucisson gaumais IGP

Le projet Agrilabel

Créé en 2011 à l’initiative du Service public de Wallonie et soutenu par le Cabinet de la Ministre wallonne de l’Agriculture, AgriLabel accompagne les producteurs dans l’obtention de labels de qualité européens (AOP, IGP et STG) ou régional (Label Qualité Plus). Ce travail repose sur un partenariat entre l’Université de Liège – Gembloux Agro‑Bio Tech et l’UNamur.

Dans ce cadre, l’Université de Liège-Gembloux Agro-Bio Tech se concentre principalement sur la caractérisation du produit et le savoir-faire des producteurs ainsi que la délimitation de l’aire géographique de production. De son côté, l’UNamur se charge de démontrer le lien sociohistorique entre le produit et son terroir, la notoriété de la dénomination dans le temps et sa réputation, éléments essentiels pour la reconnaissance d’une dénomination en tant qu’AOP ou IGP.

Natacha Aucuit, chercheuse spécialisée en histoire de l’alimentation à l’UNamur et membre de l'ILEE et Transitions, apporte, sous la supervision de la Professeure Isabelle Parmentier, une contribution clé au sein de la cellule AgriLabel. Depuis 2013, elle s’attelle à l’élaboration des demandes d’enregistrement de dénominations ou de modification pour des produits comme la Fraise de Wépion ou le Jambon d’Ardenne IGP. Son rôle consiste principalement à établir un lien historique documenté entre le produit et son terroir, en s’appuyant sur des recherches rigoureuses et une démarche scientifique.

La conservation de la biodiversité avec des données de terrain et des méthodes computationnelles

Biologie
Biodiversité
Environnement
ODD 14 - Vie aquatique

Brendan Reid vient de rejoindre l’équipe de l'Unité de Recherche en Biologie Environnementale et évolutive (URBE), du Département de biologie de la Faculté des sciences.  Cette unité fonctionne comme un écosystème collaboratif, rassemblant des compétences et expertises pour faire avancer la recherche sur les organismes et leurs interactions dynamiques avec l'environnement.  Plongée dans des recherches aquatiques et semi-aquatiques !

Brendan Reid - ILEE research institute - Department of biology, UNamur

Originaire du New Jersey, aux États-Unis Brendan Reid est devenu professeur de biologie à l'Université de Namur en septembre 2025 et membre de l'Institut de la vie, de la Terre et de l'environnement (ILEE).  Ses recherches portent sur les changements chez les organismes et les communautés aquatiques et semi-aquatiques. Il s'intéresse particulièrement aux poissons, aux amphibiens et aux reptiles.  Pour mener à bien ses recherches, il utilise la (méta)génomique et la recherche sur le terrain, ainsi que des données démographiques et génomiques. L'objectif ? La préservation et la gestion de la diversité.

Des solutions de conservation durables

Les recherches de Brendan Reid combinent le séquençage génomique de pointe dans l'espace et dans le temps avec l’analyse des données démographiques et sur l'habitat, à l’aide de méthodes computationnelles.  L'objectif est de comprendre les réponses évolutives des espèces et des communautés aux changements environnementaux au fil du temps et de proposer des solutions de conservation pour assurer leur durabilité. Il s'intéresse particulièrement à l'utilisation de la génétique et des collections des musées pour comprendre les bases des réponses des espèces aux nouveaux stress et préserver la biodiversité à l'ère actuelle du changement climatique mondial.

Lors d'un séminaire en janvier 2026, Brendan Reid a présenté ses recherches à ses nouveaux collègues : les membres de l'Institut ILEE et les membres du Département de biologie de l'URBE.

Les questions de recherche

Comment la génétique peut-elle nous renseigner sur la diversité biologique ? 

Il a mené un projet de recherche postdoctoral sur le codage génétique et l'identification des tortues marines et d'eau douce.  Un autre projet de recherche lui a permis d'analyser l'ADN environnemental afin d'évaluer différentes communautés dans des environnements fortement impactés par l'activité humaine : surveillance des récifs, rivières en milieu urbain.

A Blanding’s turtle (Emydoidea blandingii) from one of Brendan Reid's study populations in Wisconsin © Brendan Reid

Photo : Tortue Blanding (Emydoidea blandingii) d'une des populations étudiées dans le Wisconsin © Brendan Reid 

Comment la perte de diversité génétique et la consanguinité affectent-elles les petites populations ?

Il a étudié cette question dans le cadre de deux projets de recherche postdoctoraux : l'un sur la génétique des poissons d'eau douce et l'autre sur la consanguinité et la condition physique des serpents à sonnettes en voie de disparition.

Comment les populations réagissent-elles à l'impact croissant de l'activité humaine au fil du temps ?

Sa thèse de doctorat portait sur les tortues et les routes.  Les travaux sur les tortues se poursuivent grâce à une subvention de l'USFWS.  Il dirige actuellement un projet à grande échelle visant à créer une base de données génomiques pour la tortue Blanding, une espèce menacée, qui sera utilisée dans le cadre de la planification de la conservation et de la criminalistique aux États-Unis.

La génomique historique pour répondre aux questions

Il a mené des recherches postdoctorales sur la génomique historique des poissons afin d'étudier l'évolution de la diversité génétique au fil du temps. Le projet « Évolution du cabillaud induite par la pêche » a utilisé des échantillons historiques et contemporains provenant de Norvège et de Terre-Neuve, au Canada. 

Brendan Reid dans les îles Lofoten, en Norvège, avec des séchoirs utilisés dans la pêche norvégienne à la morue - l'un des d'étude dans laquelle les chercheurs ont utilisé des échantillons de 1907 associés à des échantillons des années 2010 afin de comprendre comment la morue s'est adaptée à la surpêche.  © Patrice Escandon

Photo : Brendan Reid dans les îles Lofoten, en Norvège, avec des séchoirs utilisés dans la pêche norvégienne à la morue - l'un des d'étude dans laquelle les chercheurs ont utilisé des échantillons de 1907 associés à des échantillons des années 2010 afin de comprendre comment la morue s'est adaptée à la surpêche.  © Patrice Escandon

Image
Brendan Reid

Les changements évolutifs en termes de taille et d’âge à la maturité étaient déjà connus, mais nous voulions savoir s’ils étaient oligogéniques (causés par des changements dans quelques gènes seulement) ou polygéniques (causés par des changements dans de nombreux gènes ayant des effets individuels minimes). Nous avons montré que c’était très probablement une évolution polygénique, qui était à l’origine des changements induits par la pêche. L’une des réalisations dont je suis le plus fier est la publication de cette étude dans Philosophical Transactions of the Royal Society, la plus ancienne revue scientifique au monde ! 

Brendan Reid Professeur au Département de biologie, URBE et membre de l'Institut ILEE

L’article « Détection d’une adaptation polygénique parallèle à une nouvelle pression évolutive dans les populations sauvages : une étude de cas sur le cabillaud de l’Atlantique (Gadus morhua) » est disponible en open accès.

Pour les échantillons historiques, c’est notamment au travers du projet ARC Albatros (aux Philippines) que cela a été possible.  Ce projet fait référence à l'expédition de l'USS Albatros en 1908-1909, qui a rapporté une immense collection de spécimens conservés dans de l'éthanol (du rhum à haute teneur en alcool 😊) à la place du formol.  Plus de 10.000 spécimens ont été associés à des échantillons contemporains prélevés sur 60 sites entre 2017 et 2022. 

Le projet PIRE aux Philippines étudie les changements dans les régions tropicales, mais son objectif principal est de déterminer si les tendances sont similaires dans différentes zones climatiques.  Il relie les spécimens de musée collectés au début des années 1900 aux populations contemporaines afin de comprendre comment les changements d'habitat ont influencé la diversité génétique neutre et adaptative des poissons. 

Des pertes de diversité avérées

Toutes ces recherches ont permis de constater de manière générale que les populations d'insectes, d'oiseaux, de mammifères et de poissons ont diminué et perdu entre 6 et 16 % de leur diversité à ce jour. La génomique confirme un effondrement récent des populations, probablement lié au changement d'habitat lié à l’activité humaine. On constate également une perte de 4% de la diversité dans les zones à forte densité humaine, et une sélection plus forte à proximité des zones de développement plus importantes.  Et enfin, les poissons tropicaux perdent globalement leur diversité génétique.

Les futurs projets de recherche à l'UNamur

Parmi les projets que Brendan souhaite développer, une recherche au Domaine d'Haugimont pour la gestion de l'habitat et la surveillance des amphibiens belges menacés. Il se dit impatient de commencer à travailler sur l'ADN environnemental et sur certains projets de surveillance des salamandres dans un avenir proche, notamment un projet du SPW Recherche.  Haugimont est reconnu Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB) par la Région wallonne.

Logo du domaine d'HAugimont de l'UNamur

Brendan aimerait également se pencher sur la génomique historique (principalement chez les insectes) pour identifier les signes de changement et d’adaptation des communautés à partir des données collectées sur des spécimens.

Et travailler à la renaturation de l’Europe en général, principalement des rivières et des canaux.

De l’importance de la conservation

Brendan aimerait déterminer les besoins et les questions de conservation des espèces en analysant les programmes d'élevage dans les zoos.  Il souhaite également poursuivre les analyses génétiques des populations et collecter des données sur le terrain afin de maintenir la cohérence entre la théorie et la pratique et surtout, cibler de manière précise les espèces qui ont le plus besoin de protection. 

Image
Brendan Reid

J'ai choisi de rejoindre l'UNamur parce que je travaille beaucoup avec des organismes aquatiques ou semi-aquatiques, en combinant des techniques moléculaires et des données écologiques, et que les profils de recherche des autres membres de l'URBE m'intéressaient beaucoup. Je voyais là de nombreuses possibilités de collaboration et d'intersections. J'avais également beaucoup travaillé sur des projets de surveillance à long terme dans des réserves naturelles, et j'étais intéressé par le développement de la recherche de l'UNamur au Domaine d'Haugimont.

Outre le travail sur le terrain (qui est la raison d'être de la plupart des biologistes spécialisés dans la conservation), j'aime beaucoup travailler avec les étudiants et développer des idées pour des projets de recherche.

Je suis impatient de me lancer dans des travaux sur l'ADN environnemental et dans certains projets de surveillance des salamandres dans un avenir proche.

Brendan Reid Professeur au Département de biologie, URBE et membre de l'Institut ILEE

Brendan Reid - Mini CV

Brendan est originaire des États-Unis, né dans l'État du New Jersey, il a vécu à New York pendant des années avant de récemment déménager en Belgique. Il a obtenu une licence en biologie et en anglais au Williams College, un master en biologie de la conservation à l'Université Columbia et un doctorat en écologie de la faune sauvage à l'Université du Wisconsin-Madison. Après son doctorat (et avant de rejoindre l'UNamur), il a effectué des recherches postdoctorales à l'American Museum of Natural History, à la Michigan State University, à la Rutgers University et à l'Université de Californie à Santa Cruz.

Prof. Brendan Reid

Compte tenu de la richesse de ses recherches, de son expertise de pointe et de sa motivation, il n'est pas étonnant que Brendan Reid ait été choisi pour rejoindre l'équipe de l'URBE du Département de biologie.

Bienvenue, Brendan ! 

Institute of Life, Earth and Environment (ILEE)

L’Institut ILEE se consacre à l'avancement de la recherche fondamentale et appliquée en vue d'une meilleure compréhension des processus sous-jacents qui régulent la vie sur terre, à la caractérisation des pressions anthropogéniques sur l'environnement et vice versa, et à la recherche d'alternatives durables pour gérer les ressources naturelles, réduire la pollution, conserver et restaurer la biodiversité. 

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Projet Interreg ORION | Protéger les milieux aquatiques et sensibiliser aux dangers de la pollution

Biodiversité
Durable
ODD 6 - Eau propre et assainissement

La Meuse et ses affluents, tels que la Semois et la Sambre, sont des trésors naturels qui traversent la France et la Belgique. Ces fleuves abritent une riche biodiversité, offrent des possibilités de loisirs et, après traitement, fournissent une eau potable propre. L'utilisation partagée de ces ressources en eau nécessite une gestion cohérente, coordonnée et durable. C'est l'objectif du projet Interreg ORION.

ORION - La Meuse

Cet article est extrait du magazine Omalius #40 (mars 2026)

Lancé en novembre 2024, le projet transfrontalier Interreg France-Wallonie-Flandre ORION vise à développer des outils d'évaluation basés sur la modélisation prédictive afin de mieux comprendre et gérer la qualité de l'eau dans le contexte du changement climatique mondial. Grâce à une approche globale, il permettra d'évaluer, de surveiller et même de prévoir la qualité des eaux de la Meuse et la santé de ses écosystèmes.

Améliorer la qualité des eaux de la Meuse

Méthode

  1. Identification des polluants
  2. Etude des dynamiques de pressions
  3. Evaluation des impacts sur le milieu en contexte de réchauffement climatique

Cela permettra une biosurveillance active, la simulation de scénarios futurs, la création d'outils innovants et une gestion raisonnée de la ressource partagée.

Facilitation visuelle reprenant les objectifs du projet Interreg ORION

Le consortium ORION, dirigé par l'Université de Reims Champagne-Ardennes (URCA), rassemble six opérateurs et neuf partenaires, dont des universités, des laboratoires de recherche et des gestionnaires de l'eau en France, en Wallonie et en Flandre. Ceux-ci travaillent dans le cadre d'une collaboration multidisciplinaire impliquant la biologie, la microbiologie, la parasitologie, l'écologie, l'écotoxicologie, la chimie et la modélisation.

À l'UNamur, l'un des six opérateurs du consortium, l’expertise mise à profit est celle du Professeur Eli Thoré, membre de l'Unité de recherche en biologie environnementale et évolutive (URBE) du Département de biologie et chercheur à l'Institut de la vie, de la Terre et de l'environnement (ILEE). Eli Thoré et ses collaborateurs contribuent en particulier à l'évaluation des risques écotoxicologiques et au diagnostic environnemental dans des conditions réelles, y compris dans des environnements dégradés.

Phase 3 du projet : sélection des sites de mise en cage

En novembre 2025, les chercheurs du projet ORION, dont le Dr Omayma Missawi, chercheuse postdoctorale dans l'équipe du Professeur Eli Thoré, ont sillonné le bassin de la Meuse afin d'identifier les sites les plus appropriés pour la mise en cage d'espèces sentinelles dans les rivières Meuse, Sambre et Chiers. 

La Meuse en novembre 2025 - rpospection dans le cadre du projet interreg ORION

Cette phase, qui consiste à exposer les animaux à leur environnement naturel, permet d'évaluer les concentrations de polluants bioaccumulés et leur impact sur leur santé. Associés à des mesures de concentration effectuées directement dans l'eau, ces outils originaux permettent une évaluation fiable de la qualité de l'eau dans le bassin de la Meuse. 

Le processus commence par une évaluation des sites potentiels à l'aide de cartes de pression (Meuse, Sambre, Chiers) établies lors de la phase précédente du projet.  Elle est suivie d'une validation sur le terrain, qui tient compte de paramètres tels que la profondeur, le courant, la température, le pH, l'oxygénation et l'ensoleillement. 

Tout au long du processus, les chercheurs sont particulièrement attentifs à garantir le bien-être des animaux en cage. Afin de réduire leur stress pendant les trois semaines de l’expérience, les chercheurs vérifient la stabilité du lit de la rivière et la possibilité d'ancrer solidement les cages pour éviter tout déplacement. Les critères logistiques et de sécurité sont également pris en compte, comme l'accessibilité du site, la tranquillité de l'endroit afin de limiter les risques de dommages, ou encore la compatibilité avec d'autres espèces sentinelles, idéalement situées à proximité. L’objectif de la prospection sur le terrain est donc bien de confirmer que les sites proposés par les cartes sont réellement adaptés, sûrs et respectueux du bien-être animal.

Une fois mis en cage et exposés dans leur environnement naturel, la recherche passe à une phase diagnostique et intégrative. Les animaux sont récupérés et analysés afin de déterminer quels contaminants ils ont bioaccumulé et comment cette exposition a affecté leur état physiologique et leur santé. En reliant les concentrations de contaminants mesurées aux réponses biologiques, l'étude permet d'évaluer la pression écotoxicologique réelle exercée par le milieu aquatique, plutôt que de se fier uniquement aux mesures chimiques de l'eau elle-même.

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Picture of Eli Thoré

L'écotoxicologie en laboratoire ne reflète pas toujours pleinement la complexité des environnements naturels.  En exposant directement les espèces sentinelles sur le terrain, ORION adopte une approche plus réaliste sur le plan environnemental, en capturant les mélanges et les conditions d'exposition réelles qui sont difficiles à reproduire en laboratoire. Cela permet de combler le fossé entre l'écotoxicologie expérimentale et l'évaluation de la santé des écosystèmes.

Professeur Eli Thoré Chercheur à l'Institut ILEE

La genèse - Le projet Interreg France-Wallonie-Flandre DIADeM

En 2017, le professeur (aujourd'hui émérite) Patrick Kestemont faisait partie du consortium DIADeM, un autre projet transfrontalier qui s'était fixé deux objectifs majeurs: 

  1. Mesurer l'effet d'un cocktail de médicaments sur les populations des écosystèmes de la Meuse et de ses affluents 
  2. Développer des outils méthodologiques destinés aux gestionnaires des cours d'eau afin d'améliorer le diagnostic de la qualité de l'eau.

Pari gagné, comme en témoignent les résultats du projet : 

  • Six guides méthodologiques et une approche de mise en cage multi-espèces.
  • Une douzaine d'articles scientifiques et une exposition publique composée de plus de 20 panneaux : « La santé de nos rivières : en danger ? ».
  • Une collaboration renforcée entre l'URCA, l'Université de Namur, l'Université de Liège et divers acteurs de la filière eau en France et en Wallonie.

ORION – Pour le bien de tous

En réunissant différents acteurs et en développant des outils innovants, le projet ORION contribue à protéger la qualité de l'eau et à garantir un environnement sain pour tous : collectivités locales, autorités publiques, établissements d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que le grand public. 

L'Université de Namur est également responsable de la production, de la communication et de la diffusion des informations. Diverses ressources seront produites (voir le site internet ORION, section ressources et vidéos) afin de promouvoir la recherche et de sensibiliser le public à la vulnérabilité des écosystèmes et à l'impact de l'activité humaine sur la qualité de l'eau.

Logo interreg ORION

Cet article est tiré de la rubrique "Impact" du magazine Omalius #40 (Avril 2026).

cover-magazine-omalius-avril-2026

Trois projets MSCA Doctoral Networks sélectionnés : un résultat remarquable pour l’UNamur

Biodiversité
Chimie
Physique et astronomie

C’est une belle reconnaissance pour la recherche à l’UNamur : trois projets Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (DN) viennent d’être octroyés, avec une contribution déterminante de chercheurs namurois ! Le premier, en chimie, implique le professeur Stéphane Vincent ; le deuxième, consacré à la résilience des écosystèmes, associe le professeur Frédérik de Laender ; et le troisième, dans le domaine de la photonique, bénéficie de l’expertise du chercheur qualifié F.RS. - FNRS. Michaël Lobet.

Les chercheurs F. de Laender, M. Lobet, S. Vincent (UNamur) pour leurs projets MSCA DN financés par la Communauté européenne

Sur l’appel MSCA Doctoral Networks 2025, 1 616 propositions ont été soumises et 141 ont été retenues, soit un taux de succès de 9,6%. Dans ce contexte très compétitif, la sélection de trois projets impliquant l’UNamur constitue un signal fort : il confirme l’excellence scientifique des équipes namuroises et leur capacité à construire des partenariats internationaux de haut niveau, au service de la formation doctorale et de l’innovation. Ce sont six thèses de doctorat qui pourront être financées.

Trois projets, trois thématiques de pointe

GlycoAxis – Comprendre comment l’intestin influence l’inflammation du cerveau

Grant #101311186 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Stéphane Vincent - UNamur, Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), en collaboration avec 16 partenaires. 

Coordination : Université Federico II (Naples, Italie) 

Stéphane Vincent - Institut NARILIS

Dans de nombreuses maladies neurologiques, on observe à la fois une inflammation du système nerveux et des déséquilibres du microbiote intestinal. GlycoAxis veut aller au-delà des simples corrélations en identifiant les « messagers » moléculaires qui relient l’intestin, le système immunitaire et le cerveau. Le projet se concentre sur des sucres complexes présents à la surface de certaines bactéries (glycanes), soupçonnés de jouer un rôle clé dans l’activation immunitaire et la neuroinflammation. L’objectif : mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic, d’imagerie ou de biomarqueurs pour la santé cérébrale.

ReDiLeep – Renforcer la résilience des écosystèmes grâce à la diversité des réponses

Grant # 101312530 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Frédérik de Laender - UNamur, Institute of Life, Earth ant Environment (ILEE) en collaboration avec 20 partenaires. 

Coordination : Université de Linköping (Suède).

Frederik de Laender - ILEE

Face au changement climatique, à la pollution ou à la fragmentation des habitats, certains écosystèmes encaissent les chocs… d’autres basculent. ReDiLeep s’intéresse à un levier central de cette résilience : la diversité des réponses, c’est-à-dire le fait que différentes espèces (ou fonctions) ne réagissent pas toutes de la même manière à une perturbation. Le projet vise à mieux mesurer et modéliser ce mécanisme, afin de relier plus directement la recherche aux besoins de la conservation, de la restauration et des politiques publiques en matière de biodiversité.

SPARK – des matériaux programmables pour contrôler la lumière à très haute vitesse

Grant # 101310184 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Michaël Lobet - UNamur, Namur Institute Of Structured Matter (NISM), en collaboration avec 7 partenaires. 

Coordination : Université technologique d’Eindhoven (Pays-Bas) 

Michael Lobet - NISM

Nos communications numériques reposent sur la lumière : fibres optiques, capteurs et circuits photoniques capables de traiter l’information. Mais avec l’explosion des données, de l’IA et l’arrivée de réseaux toujours plus rapides, il devient crucial de contrôler la lumière de façon dynamique, beaucoup plus vite qu’avec les composants actuels, souvent « figés ». SPARK explore une nouvelle piste : associer des métamatériaux spatio-temporels (des structures nanométriques conçues pour façonner la lumière) à une lumière elle-même « structurée » dans l’espace et le temps. À la clé : des technologies photoniques reconfigurables pour le calcul, l’imagerie et les communications ultra-rapides.

Les Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN), c’est quoi ?

En 1996, l’Union européenne créait les MSCA, un ensemble de bourses prestigieuses destinées à financer la recherche.Les Doctoral Networks du programme MSCA financent des réseaux internationaux qui recrutent et forment des doctorantes et doctorants. Leur ambition : combiner recherche de haut niveau et formation structurée, en favorisant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que la mobilité en Europe et au-delà.

Logo "Financé par l'Union européenne"

Miel wallon IGP et Boudin blanc de Liège IGP : quand l’histoire donne du goût aux produits du terroir

Histoire
ODD 11 - Villes et communautés durables

En 2025, deux produits emblématiques de Wallonie – le Miel wallon et le Boudin blanc de Liège – ont obtenu la précieuse reconnaissance européenne IGP. Derrière cette réussite se cache le projet AgriLabel, auquel l’UNamur contribue depuis plus de dix ans. Aux côtés des producteurs, des spécialistes et des institutions publiques, notre Département d’Histoire a joué un rôle déterminant : démontrer, par les sources et par l’analyse scientifique, le lien intime entre ces produits et leur terroir. Un projet au cœur d’enjeux économiques, identitaires, culturels et scientifiques.

Boudin Blan de Liège

Avec une tradition apicole vieille de plusieurs siècles, la Wallonie possède un paysage unique d’apiculteurs, de ruchers-écoles et de sections locales qui entretiennent un véritable patrimoine vivant. C’est notamment par ce lien fort entre le produit et son terroir, que le Miel wallon rejoint la prestigieuse liste des produits wallons bénéficiant du label IGP (indication géographique protégée). 

« Dès le début du XXᵉ siècle, le secteur se professionnalise et se dynamise, notamment grâce à l’amélioration de la gestion des ruchers et de la qualité du miel », raconte Natacha Aucuit chercheuse en histoire de l’alimentation qui a contribué à cette reconnaissance du miel wallon.

Image
Natacha Aucuit

L’un des éléments distinctifs du miel wallon est sa cristallisation imperceptible à très fine, sans cristaux grossiers. Ce résultat n’est pas dû au hasard : les apiculteurs wallons se sont adaptés à la grande diversité florale de la Wallonie en développant une technique de cristallisation dirigée du miel, perfectionnée dans les années 1980‑1990 et largement diffusée grâce au CARI ASBL et avec l’aide de PROMIEL ASBL 

Natacha Aucuit Historienne

Cette méthode, aujourd’hui généralisée en Wallonie, permet d’obtenir un miel tartinable, onctueux, homogène et non altéré dans ses propriétés naturelles.

Miel wallon

« Ce qui m’a marquée en remontant le fil de l’histoire de ce produit, c’est son côté profondément humain : le savoir est transmis au sein des communautés apicoles, entre maîtres‑apiculteurs et apprentis, qui incarne la force d’une tradition régionale », souligne Natacha Aucuit.

Le Boudin blanc de Liège : un goût, une plante aromatique, une tradition

En plus du Miel wallon IGP, Natacha Aucuit a aussi participé au cours de l’année 2025, à la reconnaissance du Boudin blanc de Liège comme IGP. 

« Produit phare des fêtes de fin d’année dans la province, il possède une origine historique plus floue… mais des marqueurs très solides. On en trouve des mentions dans la presse à la fin du XIXᵉ siècle et, dès le début du XXᵉ et une caractéristique se confirme : l’aromatisation à la marjolaine. Cet ingrédient devient la signature du boudin liégeois. Autrefois, les bouchers-charcutiers cultivaient eux‑mêmes la marjolaine ou l’achetaient sur les marchés locaux. Une production locale a repris ces dernières années », explique Natacha Aucuit.

Boudin de Liège
Boudin de Liège

Ce boudin blanc a un ancrage fort dans la ville de Liège mais sa fabrication est répartie dans toute la province. Il est au au cœur de traditions folkloriques liégeoises : « ce produit se consomme habituellement froid, coupé en tranches. Il est parfois intégré dans la drèssêye, un assortiment de charcuteries typiquement liégeois », précise Natacha Aucuit. 

Un travail continu sur les produits du terroir

Outre le Miel wallon IGP et le Boudin blanc de Liège IGP, d’autres produits wallons font l’objet de toute l’attention de la cellule Agrilabel, en charge des procédures de reconnaissance. Actuellement deux dossiers sont en cours de réalisation : 

  • La révision du cahier des charges du Jambon d’Ardenne IGP
  • La Fraise de Wépion

Les autres produits labellisés en tant qu’IGP depuis la création d’AgriLabel :

  • Plate de Florenville IGP
  • Saucisson d’Ardenne IGP
  • Collier Ardenne IGP
  • Pipe d’Ardenne IGP
  • Escavèche de Chimay IGP
  • Saucisson gaumais IGP

Le projet Agrilabel

Créé en 2011 à l’initiative du Service public de Wallonie et soutenu par le Cabinet de la Ministre wallonne de l’Agriculture, AgriLabel accompagne les producteurs dans l’obtention de labels de qualité européens (AOP, IGP et STG) ou régional (Label Qualité Plus). Ce travail repose sur un partenariat entre l’Université de Liège – Gembloux Agro‑Bio Tech et l’UNamur.

Dans ce cadre, l’Université de Liège-Gembloux Agro-Bio Tech se concentre principalement sur la caractérisation du produit et le savoir-faire des producteurs ainsi que la délimitation de l’aire géographique de production. De son côté, l’UNamur se charge de démontrer le lien sociohistorique entre le produit et son terroir, la notoriété de la dénomination dans le temps et sa réputation, éléments essentiels pour la reconnaissance d’une dénomination en tant qu’AOP ou IGP.

Natacha Aucuit, chercheuse spécialisée en histoire de l’alimentation à l’UNamur et membre de l'ILEE et Transitions, apporte, sous la supervision de la Professeure Isabelle Parmentier, une contribution clé au sein de la cellule AgriLabel. Depuis 2013, elle s’attelle à l’élaboration des demandes d’enregistrement de dénominations ou de modification pour des produits comme la Fraise de Wépion ou le Jambon d’Ardenne IGP. Son rôle consiste principalement à établir un lien historique documenté entre le produit et son terroir, en s’appuyant sur des recherches rigoureuses et une démarche scientifique.

La conservation de la biodiversité avec des données de terrain et des méthodes computationnelles

Biologie
Biodiversité
Environnement
ODD 14 - Vie aquatique

Brendan Reid vient de rejoindre l’équipe de l'Unité de Recherche en Biologie Environnementale et évolutive (URBE), du Département de biologie de la Faculté des sciences.  Cette unité fonctionne comme un écosystème collaboratif, rassemblant des compétences et expertises pour faire avancer la recherche sur les organismes et leurs interactions dynamiques avec l'environnement.  Plongée dans des recherches aquatiques et semi-aquatiques !

Brendan Reid - ILEE research institute - Department of biology, UNamur

Originaire du New Jersey, aux États-Unis Brendan Reid est devenu professeur de biologie à l'Université de Namur en septembre 2025 et membre de l'Institut de la vie, de la Terre et de l'environnement (ILEE).  Ses recherches portent sur les changements chez les organismes et les communautés aquatiques et semi-aquatiques. Il s'intéresse particulièrement aux poissons, aux amphibiens et aux reptiles.  Pour mener à bien ses recherches, il utilise la (méta)génomique et la recherche sur le terrain, ainsi que des données démographiques et génomiques. L'objectif ? La préservation et la gestion de la diversité.

Des solutions de conservation durables

Les recherches de Brendan Reid combinent le séquençage génomique de pointe dans l'espace et dans le temps avec l’analyse des données démographiques et sur l'habitat, à l’aide de méthodes computationnelles.  L'objectif est de comprendre les réponses évolutives des espèces et des communautés aux changements environnementaux au fil du temps et de proposer des solutions de conservation pour assurer leur durabilité. Il s'intéresse particulièrement à l'utilisation de la génétique et des collections des musées pour comprendre les bases des réponses des espèces aux nouveaux stress et préserver la biodiversité à l'ère actuelle du changement climatique mondial.

Lors d'un séminaire en janvier 2026, Brendan Reid a présenté ses recherches à ses nouveaux collègues : les membres de l'Institut ILEE et les membres du Département de biologie de l'URBE.

Les questions de recherche

Comment la génétique peut-elle nous renseigner sur la diversité biologique ? 

Il a mené un projet de recherche postdoctoral sur le codage génétique et l'identification des tortues marines et d'eau douce.  Un autre projet de recherche lui a permis d'analyser l'ADN environnemental afin d'évaluer différentes communautés dans des environnements fortement impactés par l'activité humaine : surveillance des récifs, rivières en milieu urbain.

A Blanding’s turtle (Emydoidea blandingii) from one of Brendan Reid's study populations in Wisconsin © Brendan Reid

Photo : Tortue Blanding (Emydoidea blandingii) d'une des populations étudiées dans le Wisconsin © Brendan Reid 

Comment la perte de diversité génétique et la consanguinité affectent-elles les petites populations ?

Il a étudié cette question dans le cadre de deux projets de recherche postdoctoraux : l'un sur la génétique des poissons d'eau douce et l'autre sur la consanguinité et la condition physique des serpents à sonnettes en voie de disparition.

Comment les populations réagissent-elles à l'impact croissant de l'activité humaine au fil du temps ?

Sa thèse de doctorat portait sur les tortues et les routes.  Les travaux sur les tortues se poursuivent grâce à une subvention de l'USFWS.  Il dirige actuellement un projet à grande échelle visant à créer une base de données génomiques pour la tortue Blanding, une espèce menacée, qui sera utilisée dans le cadre de la planification de la conservation et de la criminalistique aux États-Unis.

La génomique historique pour répondre aux questions

Il a mené des recherches postdoctorales sur la génomique historique des poissons afin d'étudier l'évolution de la diversité génétique au fil du temps. Le projet « Évolution du cabillaud induite par la pêche » a utilisé des échantillons historiques et contemporains provenant de Norvège et de Terre-Neuve, au Canada. 

Brendan Reid dans les îles Lofoten, en Norvège, avec des séchoirs utilisés dans la pêche norvégienne à la morue - l'un des d'étude dans laquelle les chercheurs ont utilisé des échantillons de 1907 associés à des échantillons des années 2010 afin de comprendre comment la morue s'est adaptée à la surpêche.  © Patrice Escandon

Photo : Brendan Reid dans les îles Lofoten, en Norvège, avec des séchoirs utilisés dans la pêche norvégienne à la morue - l'un des d'étude dans laquelle les chercheurs ont utilisé des échantillons de 1907 associés à des échantillons des années 2010 afin de comprendre comment la morue s'est adaptée à la surpêche.  © Patrice Escandon

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Brendan Reid

Les changements évolutifs en termes de taille et d’âge à la maturité étaient déjà connus, mais nous voulions savoir s’ils étaient oligogéniques (causés par des changements dans quelques gènes seulement) ou polygéniques (causés par des changements dans de nombreux gènes ayant des effets individuels minimes). Nous avons montré que c’était très probablement une évolution polygénique, qui était à l’origine des changements induits par la pêche. L’une des réalisations dont je suis le plus fier est la publication de cette étude dans Philosophical Transactions of the Royal Society, la plus ancienne revue scientifique au monde ! 

Brendan Reid Professeur au Département de biologie, URBE et membre de l'Institut ILEE

L’article « Détection d’une adaptation polygénique parallèle à une nouvelle pression évolutive dans les populations sauvages : une étude de cas sur le cabillaud de l’Atlantique (Gadus morhua) » est disponible en open accès.

Pour les échantillons historiques, c’est notamment au travers du projet ARC Albatros (aux Philippines) que cela a été possible.  Ce projet fait référence à l'expédition de l'USS Albatros en 1908-1909, qui a rapporté une immense collection de spécimens conservés dans de l'éthanol (du rhum à haute teneur en alcool 😊) à la place du formol.  Plus de 10.000 spécimens ont été associés à des échantillons contemporains prélevés sur 60 sites entre 2017 et 2022. 

Le projet PIRE aux Philippines étudie les changements dans les régions tropicales, mais son objectif principal est de déterminer si les tendances sont similaires dans différentes zones climatiques.  Il relie les spécimens de musée collectés au début des années 1900 aux populations contemporaines afin de comprendre comment les changements d'habitat ont influencé la diversité génétique neutre et adaptative des poissons. 

Des pertes de diversité avérées

Toutes ces recherches ont permis de constater de manière générale que les populations d'insectes, d'oiseaux, de mammifères et de poissons ont diminué et perdu entre 6 et 16 % de leur diversité à ce jour. La génomique confirme un effondrement récent des populations, probablement lié au changement d'habitat lié à l’activité humaine. On constate également une perte de 4% de la diversité dans les zones à forte densité humaine, et une sélection plus forte à proximité des zones de développement plus importantes.  Et enfin, les poissons tropicaux perdent globalement leur diversité génétique.

Les futurs projets de recherche à l'UNamur

Parmi les projets que Brendan souhaite développer, une recherche au Domaine d'Haugimont pour la gestion de l'habitat et la surveillance des amphibiens belges menacés. Il se dit impatient de commencer à travailler sur l'ADN environnemental et sur certains projets de surveillance des salamandres dans un avenir proche, notamment un projet du SPW Recherche.  Haugimont est reconnu Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB) par la Région wallonne.

Logo du domaine d'HAugimont de l'UNamur

Brendan aimerait également se pencher sur la génomique historique (principalement chez les insectes) pour identifier les signes de changement et d’adaptation des communautés à partir des données collectées sur des spécimens.

Et travailler à la renaturation de l’Europe en général, principalement des rivières et des canaux.

De l’importance de la conservation

Brendan aimerait déterminer les besoins et les questions de conservation des espèces en analysant les programmes d'élevage dans les zoos.  Il souhaite également poursuivre les analyses génétiques des populations et collecter des données sur le terrain afin de maintenir la cohérence entre la théorie et la pratique et surtout, cibler de manière précise les espèces qui ont le plus besoin de protection. 

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Brendan Reid

J'ai choisi de rejoindre l'UNamur parce que je travaille beaucoup avec des organismes aquatiques ou semi-aquatiques, en combinant des techniques moléculaires et des données écologiques, et que les profils de recherche des autres membres de l'URBE m'intéressaient beaucoup. Je voyais là de nombreuses possibilités de collaboration et d'intersections. J'avais également beaucoup travaillé sur des projets de surveillance à long terme dans des réserves naturelles, et j'étais intéressé par le développement de la recherche de l'UNamur au Domaine d'Haugimont.

Outre le travail sur le terrain (qui est la raison d'être de la plupart des biologistes spécialisés dans la conservation), j'aime beaucoup travailler avec les étudiants et développer des idées pour des projets de recherche.

Je suis impatient de me lancer dans des travaux sur l'ADN environnemental et dans certains projets de surveillance des salamandres dans un avenir proche.

Brendan Reid Professeur au Département de biologie, URBE et membre de l'Institut ILEE

Brendan Reid - Mini CV

Brendan est originaire des États-Unis, né dans l'État du New Jersey, il a vécu à New York pendant des années avant de récemment déménager en Belgique. Il a obtenu une licence en biologie et en anglais au Williams College, un master en biologie de la conservation à l'Université Columbia et un doctorat en écologie de la faune sauvage à l'Université du Wisconsin-Madison. Après son doctorat (et avant de rejoindre l'UNamur), il a effectué des recherches postdoctorales à l'American Museum of Natural History, à la Michigan State University, à la Rutgers University et à l'Université de Californie à Santa Cruz.

Prof. Brendan Reid

Compte tenu de la richesse de ses recherches, de son expertise de pointe et de sa motivation, il n'est pas étonnant que Brendan Reid ait été choisi pour rejoindre l'équipe de l'URBE du Département de biologie.

Bienvenue, Brendan ! 

Institute of Life, Earth and Environment (ILEE)

L’Institut ILEE se consacre à l'avancement de la recherche fondamentale et appliquée en vue d'une meilleure compréhension des processus sous-jacents qui régulent la vie sur terre, à la caractérisation des pressions anthropogéniques sur l'environnement et vice versa, et à la recherche d'alternatives durables pour gérer les ressources naturelles, réduire la pollution, conserver et restaurer la biodiversité. 

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Événements

27
2026

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences géologiques - Julien Poot

Défense de thèse

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences géologiques - Julien Poot

Géographie
27
2026 16:00 - 19:00
Université de Namur, auditoire PA11 - rue Grandgagnage - 5000 Namur
Personne de contact :  Yans Johan

Supergene evolution of polymetallic Cu-Pb-Zn ores (Morocco, France): insights from mineralogical, geochemical and experimental studies.

Jury

  • Prof. Max COLLINET (UNamur), président
  • Prof. Johan YANS (UNamur), secrétaire
  • Prof. Flavien CHOULET (Université Marie et Louis Pasteur)
  • Dr Alexandre FELTEN (UNamur)
  • Prof. Mohammed BOUABDELLAH (Université Mohammed IV Polytechnique)
  • Prof. Nadine MATTIELLI (Université libre de Bruxelles)
  • Dr Augustin DEKONINCK (UMons)

Résumé

Supergene processes are responsible for the redistribution of metals near the surface and can form economically significant mineral deposits. This PhD thesis investigates the evolution (genesis and timing) of supergene mineralization in polymetallic systems from Morocco (Anti-Atlas and Atlas) and France (Provence). The study combines field observations, petrography, geochemistry, stable isotopes analyses and experimental oxidation to provide a multiscale understanding from microscopic characterization to the regional geological evolution.

Stable Cu and Fe isotopes show singular fractionation in each deposit, which primarily depends on the primary ore isotopic composition. In addition, specific minerals (i.e., arsenates) may strongly impact Cu fractionation of later formed minerals (i.e., malachite), which can lead to extremely variable Cu isotope compositions across deposits. Hence, Cu and Fe isotopes must be considered as site specific. Experimental investigations complete geological data by quantifying oxidation rates of pyrite and galena under various conditions. These results highlight that the timing of weathering is reproductible and fit with natural examples studied in this thesis via (U–Th)/He and K–Ar geochronology. However, pyrite oxidation (4.3 µm/year) is faster than galena, which may have a catalytic effect  on other sulfides in polymetallic deposits.

Overall, supergene mineralization reflects combined controls from mineralogy, host rocks, fluids, climate and tectonics. This work refines genetic models and provides new tools to describe and constrain secondary mineralization, and their potential impact on metallurgical processes.

  • 06
    2026
  • 09
    2026

Fish Physiology in support of Sustainable Aquaculture

Congrès / Colloque / Conférence
Congrès / Colloque / Conférence
-
Faculté des sciences Institut ILEE

Fish Physiology in support of Sustainable Aquaculture

Biologie
Durable
ODD 12 - Consommation et production responsables
ODD 14 - Vie aquatique
S'inscrire à l'événement
6
2026 09:00 - 9
2026 17:00
Université de Namur - rue de Bruxelles, 61 - 5000 Namur
Personne de contact :  Kestemont Patrick
S'inscrire à l'événement

During this international conference “Fish Physiology in Support to a Sustainable Aquaculture” we will emphasise recent achievements as well as constraints of research conducted in the domain of fish physiology. The overarching goal is to enhance the conditions for aquaculture farming and to ensure the sustainable development of aquaculture. A significant number of the world's leading scientific experts will convene in Namur, Belgium, to share their knowledge and latest discoveries in the field, which has been steadily growing for several decades.

Fish physiology in support to sustainable aquaculture conference

Deadlines

  • Opening of abstract submissions and registrations: 15 September 2025
  • Deadline to submit indicative title and summary: 30 November 2025
  • Deadline for final abstract submissions: 01 May 2026
  • Early bird registration deadline: 01 March 2026
  • 08
    2026
  • 11
    2026

Conférence IBAF 2026

Congrès / Colloque / Conférence

Conférence IBAF 2026

Durable
Physique
Matériaux, énergie et environnement
Patrimoine, culture et sociétés
8
2026 13:00 - 11
2026 15:00
Université de Namur - rue de Bruxelles, 61 - 5000 Namur
Personne de contact :  Colaux Julien

Seize ans après avoir accueilli l’édition 2010, l’UNamur est heureuse de renouer avec cette tradition scientifique et d’accueillir la 11e édition des Rencontres Ion Beam Applications Francophones (IBAF). L’organisation de cette édition sera portée par les scientifiques du Département de physique de l’UNamur actifs dans le domaine de la science des matériaux, de la biophysique et des applications interdisciplinaires des faisceaux d’ions.

Logo de la conférence IBAF 2026 (UNamur, 8-11 septembre 2026)

Les Rencontres IBAF sont organisées depuis 2003, avec une périodicité de 2 ans depuis 2008, par la Division Faisceaux d’Ions de la Société Française du Vide (SFV), doyenne des sociétés nationales du vide dans le monde qui a célébré en 2025 son 80e anniversaire.

Comme lors des éditions précédentes, IBAF 2026 proposera un programme riche et varié avec des conférences invitées, des communications orales et posters et des sessions techniques. Le tout agrémenté d’une présence industrielle pour favoriser les échanges entre recherche et innovation. 

La conférence couvrira un large éventail de thématiques, allant des instruments et techniques de faisceaux d’ions, à la physique des interactions ions-matière, en passant par l’analyse et la modification de matériaux, les applications aux sciences de la vie, aux sciences de la terre et de l’environnement, ainsi qu’aux sciences du patrimoine.

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