L'enseignement du droit des obligations est devenu obligatoire en Faculté de droit depuis la mise en route de la première année de bachelier (2004-2005). Compte tenu de son importance scientifique, pédagogique et méthodologique, une Unité de droit des obligations (UDO) a été formellement créée à l'UNamur pour fédérer la dizaine de chercheurs, académiques et scientifiques, qui y consacrent leurs travaux et assurer la cohérence de leurs recherches.

Le droit des obligations

Au cœur de la formation juridique, le droit des obligations constitue l’un des piliers fondamentaux du droit. Véritable socle de nombreuses branches juridiques, il fournit les concepts et les mécanismes sur lesquels reposent aussi bien le droit des contrats que le droit de la responsabilité ou le droit des affaires.

Au-delà de son importance théorique, cette matière est une excellente école du raisonnement juridique. Elle permet d’acquérir la rigueur, la précision et la méthode indispensables à la pratique du droit, à travers l’analyse de notions fondamentales.Son histoire offre un terrain privilégié pour comprendre l’évolution du droit à travers l’interaction entre les textes législatifs, la jurisprudence et la doctrine.

Quels sont les axes de recherche de l’Unité de droit des obligations

Droit des obligations et numérique

Le premier axe de recherche examine l'impact du numérique sur les concepts fondamentaux et les institutions du droit des obligations. Plusieurs questions classiques ont ainsi été réexaminées à la lumière de ces évolutions technologiques ; elles concernent surtout la formation des contrats, le formalisme contractuel et la preuve des obligations.

Responsabilité civile

Le second axe porte sur le droit de la responsabilité civile, selon une double approche. D'une part, des questions actuelles sont approfondies : immunités de responsabilité, responsabilité parentale, lien de causalité, répétibilité des honoraires d'avocat, responsabilité des volontaires. D'autre part, une approche sectorielle couvre les responsabilités médicale, environnementale, sportive et médiatique... 

Publications de l'Unité de droit des obligations

Les publications des membres de l'Unité de droit des obligations sont accessibles via le portail de recherche de l'Université de Namur. Vous y trouverez l'ensemble des contributions scientifiques produites dans le cadre de ces deux axes de recherche : articles, ouvrages, thèses et contributions à des ouvrages collectifs.

Une approche ludique pour enseigner le droit des obligations

À la Faculté de droit de l'UNamur, les équipes des cours de droit des obligations réinventent les travaux pratiques grâce à une approche ludique
Vidéo des travaux pratiques en droit des obligations

À la une

Actualités

Apprendre le droit autrement grâce à la ludopédagogie

Didactique
Pédagogie
Droit

Jeux de rôle, de cartes, de plateau, escape game… Depuis plusieurs années, les équipes d’assistantes et assistants de l’unité de droit des obligations renouvellent les séances de travaux pratiques grâce à la ludopédagogie. Une approche pédagogique qui transforme les cours en espaces d’échanges et de collaboration, tout en renforçant la motivation et l’engagement des étudiants.

Ludopédagogie

La ludopédagogie repose sur un principe simple : apprendre en jouant. Initiée au sein de la Faculté de droit en 2023 par Sarah Larielle, assistante, cette pédagogie a été progressivement développée et enrichie au sein des séances de travaux pratiques du cours de droit des obligations. « L’objectif est double : renforcer l’implication de nos étudiants en séance tout en les sensibilisant à certains enjeux sociétaux, à partir de cas pratiques susceptibles de faire écho à leur vie étudiante », souligne Eva Gillard, assistante et doctorante à la Faculté de droit.

Concrètement, les étudiants découvrent les notions à travers des activités ludiques avant de les mobiliser dans divers jeux et mises en situation. « Les séances sont variées et poursuivent des objectifs pédagogiques différents : mobiliser et découvrir des notions clés, développer l’argumentation, apprendre à structurer ses réponses etc. », explique Eva Gillard. Cette approche transforme également le rôle des assistants. « Nous circulons de groupe en groupe, nous nous asseyons avec les étudiants et nous les guidons par le questionnement plutôt que de leur donner directement les réponses. Ils expérimentent, confrontent leurs idées, échangent entre eux et avec l’assistant afin de construire progressivement leur propre raisonnement. » 

Afin de soutenir cette évolution cette évolution pédagogique, l’équipe a bénéficié d’un financement PUNCH (Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement). Celui-ci a permis de concevoir de nouvelles séances de A à Z, mais aussi de personnaliser et professionnaliser les supports pédagogiques. La Faculté de droit dispose désormais de matériel solide, durable et réutilisable d’année en année. 

Découvrir une séance en images

Vidéo ludopédagogie

Un escape game pour préparer l’examen

Parmi les nouveautés de cette année figure un escape game interactif, entièrement imaginé par l’équipe d’assistants pour préparer les étudiants à l’examen. Réalisé sur la plateforme Genially, il plonge les participants dans la peau d’un avocat stagiaire. Répartis en groupes de trois, ils reçoivent un dossier papier accompagné d’une mission : démontrer leur maîtrise du dossier afin d’accéder aux conclusions, enfermées dans le coffre-fort du cabinet.

Escape game G

À partir de fausses pièces du dossier (notes de consultation, rapport d’expertise, images de vidéosurveillance), les étudiants analysent les faits avant de poursuivre l’enquête en ligne. Au fil de leur progression, ils répondent à une série de questions, résolvent différentes énigmes et récoltent les indices nécessaires pour reconstituer le mot de passe ouvrant le coffre-fort. « Avec cet exercice, les étudiants parcourent l’ensemble de la matière à travers un cas pratique proche de celui qu’ils rencontreront à l’examen. »

Escape game

Les atouts de cette pédagogie

Les bénéfices de cette pédagogie sont visibles tant auprès des étudiants que des assistants. « C’est une approche qui porte ses fruits depuis trois ans.  Nos étudiants se montrent plus motivés, plus impliqués et développent une réflexion plus approfondie que dans des exercices plus traditionnels », souligne Eva Gillard. 

Un retour positif qui a été confirmé par une enquête réalisée auprès des étudiants ayant bénéficié de ces nouveaux dispositifs pédagogiques :

  • La pédagogie mise en place est le premier facteur ayant renforcé la participation et l’implication des étudiants durant les travaux pratiques.
  • La posture des assistants, présents au sein des groupes et assis parmi les étudiants lors des échanges, est le deuxième facteur ayant stimulé leur engagement.
  • Les séances de travaux pratiques obtiennent une excellente évaluation, avec une moyenne d’appréciation d’environ 8,5/10.
  • Le jeu de plateau et l’escape game, entièrement réalisés grâce au financement PUNCH, sont les séances préférées des étudiants.

Les étudiants témoignent

Pauline : « Les séances de travaux pratiques elles nous permettent de développer des automatismes et d’apprendre de manière beaucoup plus active. Ça nous permet de mettre en application la théorie qu’on a vue au cours magistral de manière beaucoup plus ludique et attrayante. »

Chiara : « Les séances de travaux pratiques me permettent d’apprendre la matière plus concrètement. Quand on va en séance de TP, c’est plus amusant, c’est plus concret. On apprend à associer ensemble certaines formes de régimes auxquelles on n’aurait pas forcément pensé en cours. »

Foly : « L’apprentissage sous forme ludopédagogique est très intéressant. On apprend en s’amusant, cela change du cadre d’apprentissage habituel, que ce soit en secondaire ou qu’on a déjà fait dans d’autres matières, où ce sont des cours vraiment très théoriques. Là on s’amuse, on discute en même temps. Ça permet aussi de créer des liens je trouve. »

Plateau
Actualité
-
Faculté de droit

Le nouveau livre 6 du Code civil. La réforme du droit de la responsabilité civile extracontractuelle.

Droit

Le livre 6 du Code civil consacré au droit de la responsabilité civile extracontractuelle n’est désormais plus un mirage. Il étoffe d’un livre supplémentaire le Code civil créé par la loi du 13 avril 2019. Une cinquantaine d’articles remplaceront bientôt les six articles cardinaux du Code Napoléon parmi lesquels l’incontournable article 1382.

 

Couverture de l'ouvrage "Le nouveau livre 6 du Code civil. La réforme du droit de la responsabilité civile extracontractuelle"

Cet ouvrage, à travers treize contributions à vocation résolument pragmatique, offre un premier panorama des modifications qu’emporte la réforme en épinglant les controverses et premières questions que pourrait susciter l’application des nouvelles dispositions. Il est le fruit d’une collaboration entre l’Unité de droit des obligations de la Faculté de droit de l’UNamur et du Jeune barreau de Namur.

Les trois conditions de la responsabilité civile (faits générateurs, dommage et lien de causalité) constituent la colonne vertébrale de ce nouvel opus.

Auteur(s) : Andrea Cataldo,Audrey Pütz,Bérénice Fosséprez,Boris Goffaux,Céline Joisten,Charles Devillers,Emilie Vanstechelman,Eva Gillard,Florence George,Gabriel Maschiet,Margaux Thiry,Mathilde Moulin,Nicolas Schmitz,Olivier Evrard,Pauline Colson,Valéry De Wulf

Sous la coordination de : Florence George,Pauline Colson

Editions : Anthémis

Collection : Unité de droit des obligations de l'UNamur

Dynamisation et interactions : les TP de droit des obligations basculent vers une pédagogie active

Droit
Pédagogie

Rendre les étudiants acteurs de leur réussite, les impliquer davantage et développer leurs soft skills, ce sont les défis que se sont lancés assistants des travaux pratiques (TP) de droit des obligations. Depuis l’an dernier, ils repensent leur manière d’enseigner en modifiant leur posture dans le but de favoriser la réussite des étudiants.

Des étudiants en TP Droit des obligations

L'équipe d'assistants enseignant les travaux pratiques en droit des obligations s'est donné pour défi de rendre les étudiants davantage acteurs de leur réussite et de développer leurs soft skills. Depuis l'année dernière, ils repensent leur manière d'enseigner en changeant leur approche dans le but de favoriser la réussite des étudiants.

Vidéo des travaux pratiques en droit des obligations

La pédagogie active en pratique

Cassant les codes, ils ont repensé de façon globale la manière d’enseigner. Des changements ont été opérés à de nombreux niveaux. Chaque séance est unique, avec des approches variées pour que chaque étudiant s’y retrouve. Les TP sont construits de façon à ce que, tout en les challengeant, ils parviennent à réaliser les activités proposées. Dès le début des séances, les étudiants ont la possibilité de choisir la thématique sur laquelle portera leur cas. L’objectif de ce choix : favoriser l’implication et la motivation des étudiants en leur offrant la possibilité d’influer sur l’activité.

Les activités proposées sont majoritairement contextualisées de façon à ce que les situations évoquées, basées sur de vrais cas de jurisprudence, soient parlantes pour les étudiants. Cela leur permet de pouvoir s’identifier à des cas réels.

Conscients que leur posture est un des éléments clés pour maintenir l’attention des étudiants, les assistants ont pu s’adapter en fonction : communication positive, questionnement, passage d’un groupe à l’autre pour échanger en s’asseyant avec eux…

La complexité de ce qui est demandé évolue progressivement au fil des séances. L’objectif est que lors du dernier cours, les étudiants soient capables de résoudre le casus proposé dans son entièreté et de pouvoir l’exposer seul à un autre groupe.

Parmi les nombreuses adaptations, on peut encore citer les suivantes : un changement de disposition du local, un travail par groupe, un feedback régulier et constructif, mettre les étudiants en mouvement pour les redynamiser, donner la possibilité aux étudiants d’évaluer le TP en se basant sur leur satisfaction, les méthodes pédagogiques, le contenu et les compétences transversales. Le tout dans une ambiance de travail agréable qui favorise l’apprentissage.

« En changeant notre manière d’enseigner, nous prenons en compte les différents profils et les formes d’intelligences de nos étudiants. Les plus visuels apprécieront les supports colorés et attrayants tandis que d’autres auront besoin de manipuler les cartes pour mieux s’en souvenir. Nous favorisons aussi les échanges entre eux. Expliquer la matière à leurs camarades permet de mieux intégrer la théorie, explique Sarah Larielle, et cela fait la différence ! »

Si certains étudiants ont pu se montrer déconcertés lors de la première séance de TP, ils ont finalement compris que cette manière d’enseigner leur permettait d’intégrer plus facilement les concepts théoriques, de manipuler la matière, voire même de trouver du sens à leurs études. « Ce qui est bien c’est d’aborder la matière d’une autre façon, c’est moins lourd qu’en cours. Le fait qu’on soit en groupe c’est plus rare à l’université.  Ça permet vraiment de s’imprégner et d’être captivé par la matière. Personnellement ça me donne vraiment envie de participer » témoigne Louise, étudiante. Cela leur donne aussi une idée concrète de l’utilité du droit. Leurs retours sont encourageants, ainsi qu’en atteste leur présence aux TP et leurs évaluations.

Apprendre le droit autrement grâce à la ludopédagogie

Didactique
Pédagogie
Droit

Jeux de rôle, de cartes, de plateau, escape game… Depuis plusieurs années, les équipes d’assistantes et assistants de l’unité de droit des obligations renouvellent les séances de travaux pratiques grâce à la ludopédagogie. Une approche pédagogique qui transforme les cours en espaces d’échanges et de collaboration, tout en renforçant la motivation et l’engagement des étudiants.

Ludopédagogie

La ludopédagogie repose sur un principe simple : apprendre en jouant. Initiée au sein de la Faculté de droit en 2023 par Sarah Larielle, assistante, cette pédagogie a été progressivement développée et enrichie au sein des séances de travaux pratiques du cours de droit des obligations. « L’objectif est double : renforcer l’implication de nos étudiants en séance tout en les sensibilisant à certains enjeux sociétaux, à partir de cas pratiques susceptibles de faire écho à leur vie étudiante », souligne Eva Gillard, assistante et doctorante à la Faculté de droit.

Concrètement, les étudiants découvrent les notions à travers des activités ludiques avant de les mobiliser dans divers jeux et mises en situation. « Les séances sont variées et poursuivent des objectifs pédagogiques différents : mobiliser et découvrir des notions clés, développer l’argumentation, apprendre à structurer ses réponses etc. », explique Eva Gillard. Cette approche transforme également le rôle des assistants. « Nous circulons de groupe en groupe, nous nous asseyons avec les étudiants et nous les guidons par le questionnement plutôt que de leur donner directement les réponses. Ils expérimentent, confrontent leurs idées, échangent entre eux et avec l’assistant afin de construire progressivement leur propre raisonnement. » 

Afin de soutenir cette évolution cette évolution pédagogique, l’équipe a bénéficié d’un financement PUNCH (Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement). Celui-ci a permis de concevoir de nouvelles séances de A à Z, mais aussi de personnaliser et professionnaliser les supports pédagogiques. La Faculté de droit dispose désormais de matériel solide, durable et réutilisable d’année en année. 

Découvrir une séance en images

Vidéo ludopédagogie

Un escape game pour préparer l’examen

Parmi les nouveautés de cette année figure un escape game interactif, entièrement imaginé par l’équipe d’assistants pour préparer les étudiants à l’examen. Réalisé sur la plateforme Genially, il plonge les participants dans la peau d’un avocat stagiaire. Répartis en groupes de trois, ils reçoivent un dossier papier accompagné d’une mission : démontrer leur maîtrise du dossier afin d’accéder aux conclusions, enfermées dans le coffre-fort du cabinet.

Escape game G

À partir de fausses pièces du dossier (notes de consultation, rapport d’expertise, images de vidéosurveillance), les étudiants analysent les faits avant de poursuivre l’enquête en ligne. Au fil de leur progression, ils répondent à une série de questions, résolvent différentes énigmes et récoltent les indices nécessaires pour reconstituer le mot de passe ouvrant le coffre-fort. « Avec cet exercice, les étudiants parcourent l’ensemble de la matière à travers un cas pratique proche de celui qu’ils rencontreront à l’examen. »

Escape game

Les atouts de cette pédagogie

Les bénéfices de cette pédagogie sont visibles tant auprès des étudiants que des assistants. « C’est une approche qui porte ses fruits depuis trois ans.  Nos étudiants se montrent plus motivés, plus impliqués et développent une réflexion plus approfondie que dans des exercices plus traditionnels », souligne Eva Gillard. 

Un retour positif qui a été confirmé par une enquête réalisée auprès des étudiants ayant bénéficié de ces nouveaux dispositifs pédagogiques :

  • La pédagogie mise en place est le premier facteur ayant renforcé la participation et l’implication des étudiants durant les travaux pratiques.
  • La posture des assistants, présents au sein des groupes et assis parmi les étudiants lors des échanges, est le deuxième facteur ayant stimulé leur engagement.
  • Les séances de travaux pratiques obtiennent une excellente évaluation, avec une moyenne d’appréciation d’environ 8,5/10.
  • Le jeu de plateau et l’escape game, entièrement réalisés grâce au financement PUNCH, sont les séances préférées des étudiants.

Les étudiants témoignent

Pauline : « Les séances de travaux pratiques elles nous permettent de développer des automatismes et d’apprendre de manière beaucoup plus active. Ça nous permet de mettre en application la théorie qu’on a vue au cours magistral de manière beaucoup plus ludique et attrayante. »

Chiara : « Les séances de travaux pratiques me permettent d’apprendre la matière plus concrètement. Quand on va en séance de TP, c’est plus amusant, c’est plus concret. On apprend à associer ensemble certaines formes de régimes auxquelles on n’aurait pas forcément pensé en cours. »

Foly : « L’apprentissage sous forme ludopédagogique est très intéressant. On apprend en s’amusant, cela change du cadre d’apprentissage habituel, que ce soit en secondaire ou qu’on a déjà fait dans d’autres matières, où ce sont des cours vraiment très théoriques. Là on s’amuse, on discute en même temps. Ça permet aussi de créer des liens je trouve. »

Plateau
Actualité
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Faculté de droit

Le nouveau livre 6 du Code civil. La réforme du droit de la responsabilité civile extracontractuelle.

Droit

Le livre 6 du Code civil consacré au droit de la responsabilité civile extracontractuelle n’est désormais plus un mirage. Il étoffe d’un livre supplémentaire le Code civil créé par la loi du 13 avril 2019. Une cinquantaine d’articles remplaceront bientôt les six articles cardinaux du Code Napoléon parmi lesquels l’incontournable article 1382.

 

Couverture de l'ouvrage "Le nouveau livre 6 du Code civil. La réforme du droit de la responsabilité civile extracontractuelle"

Cet ouvrage, à travers treize contributions à vocation résolument pragmatique, offre un premier panorama des modifications qu’emporte la réforme en épinglant les controverses et premières questions que pourrait susciter l’application des nouvelles dispositions. Il est le fruit d’une collaboration entre l’Unité de droit des obligations de la Faculté de droit de l’UNamur et du Jeune barreau de Namur.

Les trois conditions de la responsabilité civile (faits générateurs, dommage et lien de causalité) constituent la colonne vertébrale de ce nouvel opus.

Auteur(s) : Andrea Cataldo,Audrey Pütz,Bérénice Fosséprez,Boris Goffaux,Céline Joisten,Charles Devillers,Emilie Vanstechelman,Eva Gillard,Florence George,Gabriel Maschiet,Margaux Thiry,Mathilde Moulin,Nicolas Schmitz,Olivier Evrard,Pauline Colson,Valéry De Wulf

Sous la coordination de : Florence George,Pauline Colson

Editions : Anthémis

Collection : Unité de droit des obligations de l'UNamur

Dynamisation et interactions : les TP de droit des obligations basculent vers une pédagogie active

Droit
Pédagogie

Rendre les étudiants acteurs de leur réussite, les impliquer davantage et développer leurs soft skills, ce sont les défis que se sont lancés assistants des travaux pratiques (TP) de droit des obligations. Depuis l’an dernier, ils repensent leur manière d’enseigner en modifiant leur posture dans le but de favoriser la réussite des étudiants.

Des étudiants en TP Droit des obligations

L'équipe d'assistants enseignant les travaux pratiques en droit des obligations s'est donné pour défi de rendre les étudiants davantage acteurs de leur réussite et de développer leurs soft skills. Depuis l'année dernière, ils repensent leur manière d'enseigner en changeant leur approche dans le but de favoriser la réussite des étudiants.

Vidéo des travaux pratiques en droit des obligations

La pédagogie active en pratique

Cassant les codes, ils ont repensé de façon globale la manière d’enseigner. Des changements ont été opérés à de nombreux niveaux. Chaque séance est unique, avec des approches variées pour que chaque étudiant s’y retrouve. Les TP sont construits de façon à ce que, tout en les challengeant, ils parviennent à réaliser les activités proposées. Dès le début des séances, les étudiants ont la possibilité de choisir la thématique sur laquelle portera leur cas. L’objectif de ce choix : favoriser l’implication et la motivation des étudiants en leur offrant la possibilité d’influer sur l’activité.

Les activités proposées sont majoritairement contextualisées de façon à ce que les situations évoquées, basées sur de vrais cas de jurisprudence, soient parlantes pour les étudiants. Cela leur permet de pouvoir s’identifier à des cas réels.

Conscients que leur posture est un des éléments clés pour maintenir l’attention des étudiants, les assistants ont pu s’adapter en fonction : communication positive, questionnement, passage d’un groupe à l’autre pour échanger en s’asseyant avec eux…

La complexité de ce qui est demandé évolue progressivement au fil des séances. L’objectif est que lors du dernier cours, les étudiants soient capables de résoudre le casus proposé dans son entièreté et de pouvoir l’exposer seul à un autre groupe.

Parmi les nombreuses adaptations, on peut encore citer les suivantes : un changement de disposition du local, un travail par groupe, un feedback régulier et constructif, mettre les étudiants en mouvement pour les redynamiser, donner la possibilité aux étudiants d’évaluer le TP en se basant sur leur satisfaction, les méthodes pédagogiques, le contenu et les compétences transversales. Le tout dans une ambiance de travail agréable qui favorise l’apprentissage.

« En changeant notre manière d’enseigner, nous prenons en compte les différents profils et les formes d’intelligences de nos étudiants. Les plus visuels apprécieront les supports colorés et attrayants tandis que d’autres auront besoin de manipuler les cartes pour mieux s’en souvenir. Nous favorisons aussi les échanges entre eux. Expliquer la matière à leurs camarades permet de mieux intégrer la théorie, explique Sarah Larielle, et cela fait la différence ! »

Si certains étudiants ont pu se montrer déconcertés lors de la première séance de TP, ils ont finalement compris que cette manière d’enseigner leur permettait d’intégrer plus facilement les concepts théoriques, de manipuler la matière, voire même de trouver du sens à leurs études. « Ce qui est bien c’est d’aborder la matière d’une autre façon, c’est moins lourd qu’en cours. Le fait qu’on soit en groupe c’est plus rare à l’université.  Ça permet vraiment de s’imprégner et d’être captivé par la matière. Personnellement ça me donne vraiment envie de participer » témoigne Louise, étudiante. Cela leur donne aussi une idée concrète de l’utilité du droit. Leurs retours sont encourageants, ainsi qu’en atteste leur présence aux TP et leurs évaluations.

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