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Marqueurs de (dis)fluence en LSFB

De manière générale, le concept de fluence est associé à la production des locuteurs natifs en ce qui concerne la maîtrise d’une langue; mais aussi en ce qui concerne les connaissances socio-culturelles implicitement acquises au sein de la communauté. L’impression globale de fluidité découlerait d’un ensemble de phénomènes linguistiques variés identifiés par Götz  sous le terme « fluencèmes ». Dans le cas des langues des signes comme la LSFB, la connaissance linguistique de ces fluencèmes fait partie des thématiques attendues avec urgence par le terrain. Nous espérons que notre recherche aura des implications directes : apport pour l’interprétation et l’enseignement de/en LSFB et pour le traitement automatique des langues.

Suivant Götz (2013), nous soutenons l’hypothèse que fluence et disfluence sont le fruit de la combinaison de plusieurs traits (pause, répétition, troncation, etc.), et non d’éléments isolés, et que le même trait pris isolément peut contribuer tant à la fluence qu’à la disfluence d’une production en fonction du contexte. Nous bénéficions d’une collaboration avec l’Université de Louvain-la-Neuve dans le cadre d’une ARC (n°12/17-044) qui vise à comparer les fluencèmes en anglais, en français et en LSFB (http://www.uclouvain.be/415256.html).

 Nous poursuivons un double but :

(1) déterminer quels sont les fluencèmes et les combinaisons de fluencèmes en langue des signes de Belgique francophone (LSFB) dans des productions signées non pathologiques, et ce sans visée normative ;

(2) identifier les similitudes et les différences d’emplois de ces fluencèmes dans les productions (spontanées et semi-interactives) de signeurs aux profils variés (différence d’âge d’acquisition de la LSFB : natifs, quasi-natifs et tardifs).

Une idée fortement répandue est que les sourds nés de parents sourds s’expriment dans une LS de meilleure qualité que ceux nés de parents entendants, et que cet écart se creuse davantage si ces derniers ont acquis une LS tardivement (après 7 ans). La langue des signeurs natifs fait alors office de norme et d’idéalisation. Nous interrogerons ce mythe du signeur natif.

 

Ingrid Notarrigo - mandataire FRESH (2012-2016)

 

PromoteurLaurence Meurant (chercheur qualifié FRS-FNRS, UNamur)

Co-promoteur: Anne-Catherine Simon (chargé de cours, UCLouvain)

Comité d'accompagnementLieven Vandelanotte (Prof. UNamur)

Mieke Van Herreweghe (Prof. Universiteit Gent)