La Faculté Economie Management Communication sciencesPo (EMCP) est une Faculté à l'écoute de la personne et ouverte sur le monde. Elle offre des formations dans quatre disciplines majeures, en cours du jour ou en horaire décalé, avec un engagement fort pour l’encadrement et l’accompagnement des étudiants. Elle mène une recherche scientifique d'excellence et interdisciplinaire dans des domaines de pointe. Pour les experts et décideurs de demain ! 

Les études

La Faculté offre des formations de qualité et de proximité insistant sur la rigueur et l'esprit critique au-delà de la connaissance pure. Elle veille à sensibiliser ses futurs experts et décideurs de demain à la responsabilité sociétale, à l'interdisciplinarité et à la dimension internationale. Les programmes de bachelier, de master et de doctorat qu’elle vous propose s’inscrivent dans quatre disciplines majeures :

Etudiants en sciences économiques

Pédagogie : un engagement fort !

La Faculté accorde une importance capitale à l’encadrement et l’accompagnement des étudiants que ce soit en cours du jour ou en horaire décalé. Learning by doing, service learning, hybridation en horaire décalé, … Venez découvrir notre approche pédagogique ainsi que nos différents dispositifs.

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Femmes de l’université

Institution
Genre et diversité

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université. 

Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.  

Portraits de femmes de l’université

Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)

Un parcours atypique et évolutif

Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass). 

Son parcours académique n’a rien de linéaire. Elle débute par des candidatures en sciences de l’information à l’ULB, avant de mettre ses études entre parenthèses pour entrer dans la vie professionnelle. Elle y revient quelques années plus tard, avec une licence en sciences de l’éducation, puis un master et, enfin, un doctorat… entamé à l’âge de 40 ans. 

 

Séphora Boucenna doyenne faculté des sciences éducation et formation

C’est en dernière année de licence qu’elle rejoint l’UNamur, où elle est engagée comme chercheuse. Elle occupera cette fonction pendant vingt ans avant d’être nommée, plus récemment, professeure et doyenne. 

L’université : entre exigences et proximité

Comment décrit‑elle l’ambiance de l’Université de Namur ? Elle répond sans détour : « C’est un milieu hostile comme tous les milieux de travail. Mais c’est aussi une université à taille humaine. » Une manière de dire que les défis existent, mais que la proximité et l’échelle réduite de l’institution permettent des relations plus directes et un fonctionnement plus humain. 

Persévérance et patience : son message aux femmes dans le milieu universitaire

Selon elle, la présence des femmes dans le monde académique reste limitée. La Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation fait toutefois figure d’exception, les femmes y étant majoritaires. 

« C’est une discipline fortement genrée », observe-t‑elle. 

Aux jeunes femmes qui envisagent de suivre une voie similaire, elle adresse un conseil teinté de réalisme : 

« Il faut être opiniâtre et patiente. » 

Elle raconte avoir construit son parcours pas à pas, dans un contexte où les opportunités étaient rares. Malgré cela, elle parvient à enchaîner les contrats et à se faire une place durable dans le paysage universitaire. Elle a d’ailleurs joué un rôle central dans la création de la nouvelle Faculté, lors de la réforme de la formation initiale des enseignants. 

Si sa trajectoire est le fruit d’un engagement constant et d’une grande ténacité, elle reconnaît aussi la part de hasard et de conjonctures favorables qui l’ont accompagnée. 

Elle revient enfin sur la portée de la journée internationale du 8 mars, une journée qu’elle juge essentielle, même si elle estime qu’elle reste relativement peu suivie en Belgique. 

Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences

Un parcours construit pas à pas

Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline. Son master, axé sur la recherche et enrichi d’un stage de quatre mois à l’étranger, confirme cette inclination et lui donne envie d’aller plus loin. 

Elle évoque une discussion déterminante avec sa promotrice, qui l’amène à postuler pour un assistanat, un rôle où elle trouve l’équilibre parfait entre enseignement et recherche. « Aujourd’hui, après deux ans d’assistanat, je peux dire que mon intérêt pour la recherche s’est construit au fil du temps, grâce à mes études et à mes expériences. » 

Un avenir à définir, mais avec le spatial en ligne de mire

Dans le cadre de son doctorat, elle travaille en mécanique céleste et s’intéresse aux exoplanètes, ces planètes situées en dehors de notre système solaire. Son objectif : comprendre leur évolution sur le long terme et leur stabilité, qu’il s’agisse de collisions, d’éjections ou d’autres dynamiques possibles. 

Une discipline qui lui permet de combiner ses deux passions : les mathématiques et le spatial. « Les mathématiques pures m’attirent moins, mais tout ce qui touche au spatial, et en particulier à la mécanique céleste, me passionne. » 

En troisième année de doctorat, elle préfère avancer étape par étape. « Je ne planifie jamais très loin. J’ai, par exemple, décidé assez tard de postuler pour un assistanat. » Pour l’après‑thèse, rien n’est arrêté : elle verra si elle souhaite poursuivre dans la recherche ou se tourner vers un autre horizon. Seule certitude : elle veut rester dans le domaine spatial, sous une forme encore à définir. 

La science pour toutes : un message de confiance

Lorsqu’elle évoque la question du genre, elle répond sans hésiter : elle n’a jamais rencontré de difficultés particulières, ni pendant ses études ni au début de sa carrière. 

« Je ne me suis jamais sentie illégitime. Dans ma promotion, il y avait autant de femmes que d’hommes même si les mathématiques restent souvent perçues comme un domaine masculin. » 

Photo de Justine Bodart

Elle nuance toutefois son propos lorsqu’elle évoque ses expériences à l’international. Lors de conférences, la présence féminine se fait plus rare.

 « Ça fait toujours plaisir de croiser d’autres femmes, parce que la parité est loin d’être acquise. » 

Au sein de l’université, en revanche, elle ne dit pas avoir ressenti d’obstacles liés à son genre. 

Aux jeunes filles qui envisagent une carrière similaire, elle adresse un message simple et encourageant : 

« Il ne faut vraiment pas hésiter. Les études en mathématiques et en sciences sont accessibles à toutes et la question du genre n’a rien à voir avec l’intérêt pour les sciences. Je me suis toujours dit que j’étais aussi légitime que n’importe qui d’autre. » 

Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Un parcours académique international

Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. Arrivée en 2023 pour recommencer une première année de bachelier, elle est aujourd’hui en troisième année. 

De la biologie à l’informatique : une réorientation assumée

À l’origine, Duvernelle se voyait en médecine. La biologie animale devait être un tremplin avant de présenter le concours d’entrée en médecine. Mais au fil du temps, elle réalise qu’il s’agit surtout d’un rêve d’enfance, qui ne correspond plus à ses aspirations.

Elle choisit alors l’informatique, un domaine vaste, en pleine expansion, et dans lequel elle se projette davantage. Pour la suite, son objectif est clair : poursuivre en master en data science et intelligence artificielle, et peut‑être même se lancer dans un doctorat. Attirée par le milieu médical, elle aimerait un jour travailler dans la gestion et l’analyse de données de santé. 

"Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur”.

Photo de Durvenelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
S’affirmer dans un domaine encore très masculin

Comme beaucoup d’étudiants internationaux, elle traverse des difficultés, mais celles-ci tiennent davantage à la transition culturelle et organisationnelle qu’aux études elles-mêmes : s’adapter à un nouveau pays, jongler entre les cours, un job étudiant et la vie quotidienne. 

Le défi le plus marquant reste cependant celui de la place des femmes en informatique. 

« Souvent seule fille dans mes classes, j’ai dû apprendre à m’affirmer et à trouver ma place dans un environnement largement masculin. » 

À celles qui envisagent d’étudier l’informatique, elle adresse un message franc et encourageant : 

« N’ayez pas peur. Le doute fait partie du parcours, mais l’informatique n’est pas réservée aux hommes. Les femmes ont autant de capacités, autant de potentiel. Si ce domaine vous attire, explorez-le : il est bien plus large que la programmation. Soyez curieuses, affirmez-vous. On ne vous donnera pas toujours votre place : il faudra parfois la construire vous‑mêmes. » 

Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine.

Trouver sa voie au cœur du laboratoire

Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel. 

Ce métier, elle ne l’a pas choisi tout de suite. Pendant ses études, elle doutait encore. C’est lors de son stage de fin de cursus qu’une évidence s’impose : elle aime le concret, l’action et la précision du geste scientifique. 

« Technicienne de laboratoire, c’est un rôle discret, mais c’est vraiment le pilier de la recherche », résume-t‑elle. 

Ce qui la motive au quotidien ? La diversité.

« Aucune journée ne se ressemble », confie-t‑elle. 

En début de carrière, elle savoure la possibilité d’apprendre en continu dans un domaine où les technologies et les méthodes évoluent sans cesse. 

Ce dont elle est le plus fière : contribuer, à son échelle, à des avancées qui touchent directement la santé et la société. Un moteur puissant, qui donne du sens à son travail. 

Alisson Kabili
Face aux stéréotypes, la compétence comme réponse

Alisson explique ne jamais avoir été confrontée personnellement à des stéréotypes ou à du sexisme ordinaire, tout en sachant que ces situations existent. Pour elle, la meilleure manière d’y répondre reste la même pour tous : 

« La qualité du travail, que l’on soit une femme ou un homme. » 

Aux jeunes filles intéressées par une carrière scientifique, elle rappelle l’importance d’une qualité essentielle : 

"La curiosité. S’interroger, tester, explorer… autant de démarches qui nourrissent la recherche et permettent d’avancer."

Elle encourage aussi à découvrir concrètement le métier : passer une journée avec un professionnel, multiplier les stages, s’immerger dans des environnements différents. C’est d’ailleurs en comparant le milieu hospitalier, plus routinier, et celui de la recherche, plus dynamique à ses yeux, qu’elle a confirmé ses propres choix. 

« Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur », insiste‑t‑elle. 

D’après son expérience, de plus en plus de femmes rejoignent les filières scientifiques. Une évolution encourageante, qu’elle invite à poursuivre malgré les stéréotypes encore présents. « Il ne faut surtout pas quitter ce domaine : il reste tant à découvrir et il offre de nombreuses possibilités d’épanouissement. » 

Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté d’Economie, Management, Communication et Sciences Politiques (EMCP)

Un parcours riche, multiple et résolument humain

Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. 

Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. Diplômée comme agente de voyage, elle part vivre à l’étranger, en Espagne puis en Australie. De retour en Belgique, elle change complètement de direction et se forme à la coiffure, avant de reprendre finalement des études en secrétariat de direction. Elle travaille ensuite pendant huit ans dans un cabinet médical. 

Cette diversité d’expériences est, pour elle, une richesse : 

« Si j’avais commencé directement à l’UNamur, je n’aurais pas découvert l’envers du décor. Aujourd’hui, j’ai touché à des domaines très différents, le tourisme, la santé, l’administration, et ça me plaît. » 

“On peut toujours arriver à son but par des chemins détournés ! »

Trouver sa place, malgré les détours

Ce qui lui a posé le plus de défis ? Trouver un emploi dans lequel elle se sente véritablement à sa place. C’est cela qui a motivé ses réorientations successives. Indépendante de nature, elle dit avoir toujours suivi son instinct, parfois en dépit des avis extérieurs.  

Virginie Di Luca

Si elle n’a pas été confrontée au sexisme, elle évoque en revanche des situations de classisme : 

« On m’a parfois fait sentir que je n’avais pas le bon diplôme ou le bon rang. » 

Aux étudiantes qu’elle accompagne, elle répète souvent la même chose : 

« Lâchez prise. Ne vous angoissez pas. Même par un chemin détourné, on peut arriver au même résultat. » Elle insiste sur le droit à l’erreur : « Un échec ne veut pas dire que tout s’arrête. On peut trébucher, se planter, recommencer. » 

Amélie Lachapelle, chercheuse à la Faculté de droit

Un parcours entre hasard, rencontres et convictions

Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement. 

« Mon parcours est essentiellement le fruit du hasard ! », confie-t-elle.  

Curieuse de tout, elle peine d’abord à choisir une orientation. Une conseillère en orientation lui propose alors un défi inattendu : se lancer dans une thèse en droit, et le faire à l’UNamur, reconnue pour la qualité de son accompagnement. Le coup de cœur est immédiat. Elle ne se voit pas avocate : 

« Je n’ai jamais été une technicienne du droit. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre comment le droit se construit, comment il reflète des choix politiques et sociétaux. » 

Un stage dans un grand cabinet d’avocats à Louvain-la-Neuve lui confirme que la pratique classique du droit ne lui correspond pas totalement. Passionnée par la culture espagnole, elle part ensuite en Erasmus à Salamanque. C’est durant ce séjour qu’une opportunité décisive se présente : un poste d’assistante se libère à l’UNamur. Amélie postule, obtient le poste, et se retrouve rapidement à la tête de l’équipe. 

« J’ai appris l’autonomie sur le terrain », raconte-t-elle.  

Amélie raconte avoir « atterri » dans le métier presque du jour au lendemain, sans repères, ni mode d’emploi. 

« J’étais souvent livrée à moi‑même, avec peu de confiance en moi. » 

Amélie Lachapelle (c) Sebastien Roberty

Très vite, elle se retrouve à encadrer de vastes cohortes d’étudiants de première année, dans des auditoires imposants. Elle finalise et défend sa thèse fin 2019, avant de rejoindre l’université comme chargée d’enseignement en droit économique en février 2020.  

« J’ai été guidée par une aînée dans mes premiers pas à l’université, et ça c’est essentiel. » 

Amélie souligne aussi l’importance de l’accompagnement d'une collègue, aujourd’hui déléguée à la protection des données, qui l’a guidée et soutenue dans ses débuts : 

« Elle a été la première personne à vraiment prendre soin de moi à l’université. Je lui dois beaucoup. » 

Apprendre à trouver sa place

Si elle souligne volontiers la bienveillance de ses collègues proches, Amélie constate aussi l’envers du décor. 

« On sent parfois que certaines personnes se comportent différemment selon notre statut. Être assistante ou avoir défendu sa thèse, ce n’est pas perçu de la même manière. » 

Au fil des étapes de sa carrière, elle découvre qu’à mesure que la légitimité s’affirme, elle peut aussi être vécue comme une menace par certains. 

« Le milieu académique reste un système très concurrentiel… et je n’étais pas préparée à ça. » 

Une réalité qu’elle apprend à apprivoiser, sans jamais perdre de vue l’importance de la coopération et du soutien entre collègues. 

Ce dont elle est la plus fière aujourd’hui ? Être chargée de mission à son âge. Elle vient d’être confirmée professeure, comme le prévoit la procédure après trois ans d’engagement. 

« On me fait confiance, malgré mon âge, malgré mon inexpérience. Et surtout, cette fonction fait sens : je me sens en accord avec mes valeurs. J’ai trouvé quelque chose qui me correspond vraiment.  Interrogée sur ce que penserait la « petite Amélie » d’aujourd’hui, elle rit : « Elle trouverait que je travaille trop ! Avoir la tête dans les nuages, ça me manque parfois. »  

Entre authenticité et exigence : un chemin pour s'accomplir

Aux plus jeunes, elle souhaite transmettre une conviction claire : ne pas chercher à rentrer dans un modèle prédéfini. 

« J’avais une image figée du professeur d’université. Je croyais que je devais rentrer dans ce moule-là. Mais on m’a dit au contraire qu’on m’engageait pour enseigner en gardant ma personnalité. » 

Elle s’autorise donc à sortir des codes comme donner cours dans un parc, par exemple : « Oui, c’est atypique… mais pourquoi pas ! » Elle ajoute cependant une note de réalisme : travailler reste indispensable. 

« Rien n’arrive sans effort : il faut être rigoureux, parfois même surpréparer. » 

Son message invite chacun à reconnaître ce qui l’anime profondément au quotidien, à défendre cette flamme avec persévérance, mais toujours dans un esprit de respect, d’ouverture et d’éthique. 

« On peut poursuivre ses rêves sans jamais écraser l’autre. »

Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres.

L’enseignement au cœur de son parcours 

Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité. 

« Je ne me suis même pas posé la question : je savais que je voulais enseigner », confie-t-elle. 

Avant de rejoindre l’Université de Namur, elle enseigne en secondaire, puis travaille à Bruxelles dans un centre d’étude sur la Seconde Guerre mondiale, où elle gère les archives audiovisuelles. Une mission cohérente avec sa thèse, qui portait notamment sur l’histoire de la télévision et l’exploitation d’archives télévisuelles en recherche historique. Lorsque des heures de cours s’ouvrent à Namur, elle comprend immédiatement où se trouve son véritable moteur : 

« Enseigner, c’est vraiment le cœur de mon travail. » 

Pour Anne, il n’y a pas eu de « déclic » au sens strict. L’enseignement est presque une affaire de famille : parents, frères et sœurs, tous professeurs. Elle se souvient d’une expérience marquante : un jeu de rôle en secondaire où elle devait jouer le rôle de prof pendant deux heures. Malgré un « échec cuisant » et une classe agitée, elle en ressort persuadée :

« J’adore ça. J’adore construire un cours et essayer de transmettre quelque chose. » 

Elle apprécie aussi la dimension de chercheuse et la liberté académique : 

« Je n’arrête jamais d’apprendre. Je sais plus que l’an dernier et moins que l’an prochain. Choisir ses sujets de recherche, monter des projets, inventer ses cours, c’’est un privilège immense. » 

Des recherches variées, avec une dimension de genre marquée 

Historienne des XIXe et XXe siècles, Anne s’intéresse depuis longtemps à l’histoire des médias (télévision, photographie, presse). Depuis une dizaine d’années, elle explore également l’histoire de la psychiatrie, avec un intérêt particulier pour la dimension de genre. Son premier projet portait sur le Beau Vallon, un ancien hôpital psychiatrique pour femmes. L’analyse des archives révèle des internements souvent liés à la précarité ou à des comportements jugés « déviants », davantage qu’à de véritables troubles psychiatriques. Elle souligne les biais institutionnels du passé : internements plus tardifs chez les femmes car elles assumaient d’abord les responsabilités domestiques, motifs d’internement parfois basés sur des normes sociales très strictes… Un sujet qu’elle juge toujours « passionnant et essentiel ». 

Être femme dans le monde académique : des obstacles souvent intégrés 

Avec le recul, Anne constate que certaines difficultés liées à sa condition de femme ont jalonné son parcours, sans qu’elle ne les identifie immédiatement comme telles. Elle évoque par exemple un règlement qui, à l’époque de sa thèse, ne prévoyait pas de prolongation en cas de congé de maternité ; une mesure désormais corrigée. 

« Le milieu universitaire reste encore marqué par une forte présence masculine, surtout aux niveaux les plus avancés de la carrière académique. » 

Les pressions peuvent être directes, parfois brutales : 

« L’un de mes promoteurs m’a déjà dit de ne pas faire d’enfants, que cela ralentirait trop mon travail. » 

Elle raconte aussi la fatigue immense d’un premier quadrimestre chargé, alors qu’elle était enceinte de huit mois, ou encore la demande implicite de corriger des examens à peine trois semaines après son accouchement. 

« Heureusement, des collègues féminines se sont interposées. » 

Anne Roekens

Ces expériences, elle les voit aujourd’hui reflétées chez de nombreuses doctorantes et jeunes chercheuses, souvent soucieuses de « faire bonne figure » et de ne pas mettre leur carrière en péril.   

« Le fait d’être une femme a parfois été lourd de conséquences mais, ce qui m’interpelle le plus, c’est que j’avais intégré plein de choses comme normales. » 

« Soutenons-nous. Parlons ensemble. » 

Si elle ne s’est pas engagée dans Université en colère en tant que femme, elle observe néanmoins des liens évidents avec les revendications féministes. 

« Si l’on précarise davantage l’université, les inégalités vont s’accentuer. Et les femmes en paieront le prix le plus lourd. » 

Elle rappelle que même si les étudiantes sont majoritaires, leur nombre diminue drastiquement au fil de la carrière académique. À cela s’ajoute une répartition genrée des tâches invisibles, même dans le milieu universitaire : organisation, logistique, petites charges non reconnues… souvent assumées par des femmes.

 « Soutenons-nous. Parlons ensemble. » Anne insiste sur la valeur de la solidarité féminine dans le monde académique : entraide, encouragement, luttes communes. Et un mot pour celles qui doutent : 

« Beaucoup de jeunes chercheuses souffrent d’un manque de confiance. Alors j’essaie toujours d’être dans le soutien. On en a besoin. » 

Des propos recueillis par quatre étudiantes de l’UNamur : Mara Carpentier, Zoé Degraeve, Anaëlle Gonon et Nina Weber. 

Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.  

Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle. 

L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre

La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.  

L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine. 

Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières

Sciences humaines et sociales
Sociologie

Nathalie Burnay, professeure ordinaire à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l’institut Transitions, vient d’obtenir un prestigieux financement WelCHANGE du F.R.S-FNRS pour son projet de recherche interdisciplinaire dédié à l’allongement des carrières. Un enjeu de société au cœur de l’actualité, qu’elle porte en collaboration avec une équipe de démographes de l’UCLouvain.

Visuel article sur Nathalie Burnay avec la chercheuse en photo et les logos du FNRS et de Transitions

Intitulé ACAPARES, ce projet de recherche vise à analyser l’allongement des carrières sous le prisme des parcours de vie des travailleurs et des inégalités auxquelles ils sont confrontés. En collaboration avec le géographe Thierry Eggerickx de l’UCLouvain, Nathalie Burnay cherche à mieux comprendre les freins et les limites de l’allongement des carrières, tel qu’il est encouragé par les autorités publiques.

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Nathalie Burnay

Avec ce projet, nous mettons en commun les forces de nos disciplines respectives :  l’analyse des représentations sociales d’une part et la reconstruction des parcours de vie dans une perspective démographique d’autre part. 

Nathalie Burnay Professeure à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l'institut Transitions

Une recherche en trois temps

Concrètement, ce projet, qui s’étend de 2026 à 2030, s’articulera autour de trois axes complémentaires : 

  • Le premier volet analysera les stéréotypes sociaux qui pèsent sur les travailleurs de plus de 50 ans. Pour ce faire, l’équipe s’appuiera sur une vaste enquête quantitative, calquée sur l’enquête CAPA de 2004, déjà supervisée par Nathalie Burnay. L’objectif ? Comparer l’évolution de ces représentations des travailleurs âgés dans un même contexte et sur base du même protocole. Une démarche inédite !
  • Le deuxième volet s’intéressera à la santé des travailleurs âgés. A la lumière de données quantitatives, il s’agira d’observer comment l’état de santé des travailleurs – et notamment des malades de longue durée – influe sur la poursuite ou l’interruption de l’activité professionnelle en fin de carrière.
  • Enfin, le troisième volet interrogera l’influence de l’activité professionnelle sur l’espérance de vie en bonne santé. Les périodes de chômage, d’inactivité ou les conditions de travail plus pénibles seront ainsi passées au crible par les chercheurs.

Pour mener à bien ces recherches, Jean-Paul Sanderson (démographe post-doctorant) a récemment rejoint l’UNamur.

Une thématique au cœur des travaux de Nathalie Burnay

L’analyse des parcours de vie sous l’angle du travail traverse les recherches de Nathalie Burnay. Elle aborde ainsi ces problématiques à partir d’une analyse des politiques sociales, de l’évolution des conditions de travail et des transformations normatives du monde contemporain. En 2023, elle a ainsi obtenu un financement F.R.S-FNRS pour le projet BRIDGE-EXT, consacré au travail post-retraite à travers une étude comparative de différents régimes d’États-providence. Nathalie Burnay vient également d’obtenir un financement ARC (Actions de Recherche Concertées) avec Michel Ajzen (Faculté EMCP) pour le projet « SUSCARE », consacré aux transformations du travail, aux conditions de sa soutenabilité, tant pour les travailleurs que pour les managers.

Découvrez le Pôle Transitions et Ages de la Vie

Le pôle « Transitions et âges de la vie » de l’Institut de recherche Transitions rassemble des chercheuses et chercheurs venus d’horizons disciplinaires différents qui analysent à la fois les transformations normatives qui affectent les parcours de vie et les transitions des âges de la vie. Le pôle est particulièrement reconnu pour ses travaux sur le vieillissement, le sens du travail et la relation d’aide, notamment à travers la notion de care

FNRS, la liberté de chercher

Chaque année, le F.R.S.-FNRS lance des appels pour financer la recherche fondamentale.  Il a mis en place une gamme d'outils permettant d’offrir à des chercheurs, porteurs d’un projet d’excellence, du personnel scientifique et technique, de l’équipement et des moyens de fonctionnement.

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Vingt films pour comprendre le numérique : le pari ludique de deux experts de l’UNamur

Transition numérique
Publication

Terminator pour parler d’IA ? Wall-E pour parler de la dépendance technologique ? The Truman Show pour évoquer les réseaux sociaux ? Dans un nouvel ouvrage, deux professeurs de l’UNamur, Anthony Simonofski (transformation numérique- Faculté EMCPInstitut NaDI) et Benoît Vanderose (Génie logiciel – Faculté d’informatiqueInstitut NaDI), proposent un voyage à la croisée du numérique et de l’imaginaire cinématographique. 

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

Leur ouvrage « Cinématech - Vingt œuvres pour comprendre le numérique » a une visée avant tout éducative puisqu’il permet au lecteur de mieux comprendre le numérique et ses enjeux. Mais l’originalité de l’approche choisie par les deux auteurs, en fait un outil aussi ludique qu’instructif. 

« L’idée est simple : utiliser 20 films et séries pour illustrer l'histoire du numérique, trois technologies importantes (IA, Robotique, XR) et leurs enjeux. Pour ce faire, on part de Terminator, Her, Wall-E, Minority Report et bien d’autres pour rendre ces sujets accessibles », explique Anthony Simonofski Professeur au sein de la Faculté d’économie, management, sciences politiques et communication (EMCP).

Edité par l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, l’ouvrage est le prolongement du Podcast Pop-Code réalisé par les deux experts et cinéphiles.  Ils y explorent l'utilisation de la Pop-Culture pour éduquer au numérique, tout en examinant ses enjeux et limites.

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

« Avec le livre, nous pouvons approfondir le propos du podcast, en fournissant davantage de cohérence et de références scientifiques », précise Benoit Vanderose, professeur au sein de la Faculté d’informatique. 

Trois publics sont visés par ce nouvel ouvrage : 

  • Celles et ceux qui veulent mieux comprendre le numérique sans jargon
  • Les cinéphiles curieux de voir leurs œuvres préférées sous un autre angle,
  • Les enseignants et formateurs qui cherchent des supports concrets pour parler du numérique en classe

Des séances du numérique à l’UNamur et un projet de recherche

Outre le podcast Pop-Code et l’ouvrage « Cinématech », le projet de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski se décline aussi sous la forme de « séances du numérique » organisées à l’UNamur. Au programme ? Des films suivis de débats avec des experts et expertes pour comprendre les défis du numérique et stimuler la réflexion collective. Dans ce projet, Anthony Simonofski, et Benoit Vanderose sont accompagnés d’Anne-Sophie Collard, et Fanny Barnabé. Prochain rendez-vous ? Le 12 février pour une diffusion de I, Daniel Blake (Ken Loach) pour parler d’inclusion numérique ! 

A noter aussi sur la même thématique : le projet de recherche en cours - https://arc-projects.unamur.be/di-fic

28 nouveaux projets de recherche financés grâce au FNRS

Prix

Le F.R.S.-FNRS vient de publier les résultats de ses différents appels 2025. Il s’agit des appels « Crédits & Projets » et « WelCHANGE » ainsi que les appels « FRIA » (Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture) et « FRESH » (Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines) visant à soutenir des thèses de doctorat. Résultats pour l’UNamur ? 28 projets sélectionnés témoignant de la qualité et de la richesse de la recherche à l’UNamur. 

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L’appel « Crédits & Projets » a permis d’obtenir 12 financements pour de nouveaux projets ambitieux. Parmi ceux-ci, notons deux financements « équipement », huit financements « crédits de recherche (CDR) », deux financements « projets de recherche (PDR) » dont un en collaboration avec l’ULB. L’appel de soutien à la recherche doctorale FRIA financera onze bourses de doctorat et l’appel FRESH, trois. 

Deux prestigieux Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) ont également été obtenus.  Ce financement de 3 ans permet de soutenir de jeunes chercheurs permanents désireux de développer un programme de recherche original et novateur en acquérant leur autonomie scientifique au sein de leur département.  

Signalons également les deux projets financés dans le cadre de l’appel « WelCHANGE » ; instrument de financement de projets de recherche ayant des impacts sociétaux potentiels, portés par une promotrice principale ou un promoteur principal relevant des Sciences Humaines et Sociales.

Les résultats en détail

Appel Equipement  

  • Xavier De Bolle, Institut Narilis, Co-promoteur en collaboration avec l’UCLouvain
  • Luca Fusaro, Institut NISM 

Appel Crédits de recherche (CDR) 

  • Marc Hennequart, Institut NARILIS
  • Nicolas Gillet, Institut NARILIS
  • Jean-Yves Matroule, Institut NARILIS
  • Patricia Renard, Institut NARILIS
  • Francesco Renzi, Institut NARILIS
  • Stéphane Vincent, Institut NISM
  • Laurence Meurant, Institut NaLTT
  • Emma-Louise Silva, Institut NaLTT  

Appel Projets de recherche (PDR) 

  • Jérémy Dodeigne, Institut Transitions, Co-promoteur en collaboration avec l’ULB
  • Luc Henrard, Institut NISM; Co-promoteur: Yoann Olivier, Institut NISM 

Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture (FRIA)

  • Emma Bongiovanni - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM
  • Simon Chabot - Promotrice : Carine Michiels, Institut Narilis ; Co-promotrice : Anne-Catherine Heuskin, Institut Narilis
  • Lee Denis - Promotrice : Muriel Lepère, Institut ILEE
  • Maé Desclez - Promoteur : Johan Yans, Institut ILEE ; Co-promoteur : Hamed Pourkhorsandi (Université de Toulouse)
  • Pierre Lombard - Promoteur : Benoît Muylkens, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Amandine Pecquet - Promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Kilian Petit - Promoteur : Henri-François Renard, Institut Narilis ; Co-promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Simon Rouxhet - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM ; Co-promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis
  • William Soulié - Promoteur : Yoann Olivier, Institut NISM
  • Elisabeth Wanlin - Promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Laura Willam - Promoteur : Frédérik De Laender, Institut ILEE 

Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines (FRESH) 

  • Louis Droussin - Promoteur : Arthur Borriello, Institut Transitions ; Co-promoteur : Vincent Jacquet, Institut Transitions
  • Nicolas Larrea Avila - Promoteur : Guilhem Cassan, Institut DeFIPP
  • Victor Sluyters – Promotrice : Wafa Hammedi, Institut NADI
  • Amandine Leboutte - Co-promotrice : Erika Wauthia (UMons) ; Co-promoteur : Cédric Vanhoolandt, Institut IRDENa.

Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) 

  • Charlotte Beaudart, Institut Narilis
  • Eli Thoré Institut ILEE 

Appel WelCHANGE  

  • Nathalie Burnay Institut Transitions, en collaboration avec l’UCLouvain
  • Catherine Guirkinger Institut DeFIPP

Félicitations à tous et toutes ! 

Femmes de l’université

Institution
Genre et diversité

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars, nous vous invitons à découvrir les portraits de sept femmes inspirantes issues des sept Facultés de l’université. 

Tout au long du mois de mars, une série de portraits de femmes de l’université sera visible dans différents espaces du campus. Imaginé et réalisé par quatre étudiantes de l’UNamur, et coordonné par le Service Vie de la communauté universitaire (VéCU), ce projet offre une vitrine inspirante aux parcours, aux voix et aux engagements de ces femmes qui font vivre l’institution au quotidien.  

Portraits de femmes de l’université

Séphora Boucenna, doyenne de la Faculté des Sciences de l’Education et de la Formation (FaSEF)

Un parcours atypique et évolutif

Professeure et aujourd’hui doyenne de la Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation, Séphora rejoint l’Université de Namur en novembre 1999. Elle y enseigne en formation initiale des enseignants ainsi que dans le master de spécialisation en accompagnement des professionnels (Mapemass). 

Son parcours académique n’a rien de linéaire. Elle débute par des candidatures en sciences de l’information à l’ULB, avant de mettre ses études entre parenthèses pour entrer dans la vie professionnelle. Elle y revient quelques années plus tard, avec une licence en sciences de l’éducation, puis un master et, enfin, un doctorat… entamé à l’âge de 40 ans. 

 

Séphora Boucenna doyenne faculté des sciences éducation et formation

C’est en dernière année de licence qu’elle rejoint l’UNamur, où elle est engagée comme chercheuse. Elle occupera cette fonction pendant vingt ans avant d’être nommée, plus récemment, professeure et doyenne. 

L’université : entre exigences et proximité

Comment décrit‑elle l’ambiance de l’Université de Namur ? Elle répond sans détour : « C’est un milieu hostile comme tous les milieux de travail. Mais c’est aussi une université à taille humaine. » Une manière de dire que les défis existent, mais que la proximité et l’échelle réduite de l’institution permettent des relations plus directes et un fonctionnement plus humain. 

Persévérance et patience : son message aux femmes dans le milieu universitaire

Selon elle, la présence des femmes dans le monde académique reste limitée. La Faculté des Sciences de l’Éducation et de la Formation fait toutefois figure d’exception, les femmes y étant majoritaires. 

« C’est une discipline fortement genrée », observe-t‑elle. 

Aux jeunes femmes qui envisagent de suivre une voie similaire, elle adresse un conseil teinté de réalisme : 

« Il faut être opiniâtre et patiente. » 

Elle raconte avoir construit son parcours pas à pas, dans un contexte où les opportunités étaient rares. Malgré cela, elle parvient à enchaîner les contrats et à se faire une place durable dans le paysage universitaire. Elle a d’ailleurs joué un rôle central dans la création de la nouvelle Faculté, lors de la réforme de la formation initiale des enseignants. 

Si sa trajectoire est le fruit d’un engagement constant et d’une grande ténacité, elle reconnaît aussi la part de hasard et de conjonctures favorables qui l’ont accompagnée. 

Elle revient enfin sur la portée de la journée internationale du 8 mars, une journée qu’elle juge essentielle, même si elle estime qu’elle reste relativement peu suivie en Belgique. 

Justine Bodart, doctorante à la Faculté des sciences

Un parcours construit pas à pas

Après ses études secondaires, Justine entre à l’université sans idée précise de la direction à prendre, si ce n’est qu’elle souhaite s’orienter vers les sciences. Elle choisit finalement les mathématiques, sans certitude au départ, mais découvre progressivement un véritable intérêt pour la discipline. Son master, axé sur la recherche et enrichi d’un stage de quatre mois à l’étranger, confirme cette inclination et lui donne envie d’aller plus loin. 

Elle évoque une discussion déterminante avec sa promotrice, qui l’amène à postuler pour un assistanat, un rôle où elle trouve l’équilibre parfait entre enseignement et recherche. « Aujourd’hui, après deux ans d’assistanat, je peux dire que mon intérêt pour la recherche s’est construit au fil du temps, grâce à mes études et à mes expériences. » 

Un avenir à définir, mais avec le spatial en ligne de mire

Dans le cadre de son doctorat, elle travaille en mécanique céleste et s’intéresse aux exoplanètes, ces planètes situées en dehors de notre système solaire. Son objectif : comprendre leur évolution sur le long terme et leur stabilité, qu’il s’agisse de collisions, d’éjections ou d’autres dynamiques possibles. 

Une discipline qui lui permet de combiner ses deux passions : les mathématiques et le spatial. « Les mathématiques pures m’attirent moins, mais tout ce qui touche au spatial, et en particulier à la mécanique céleste, me passionne. » 

En troisième année de doctorat, elle préfère avancer étape par étape. « Je ne planifie jamais très loin. J’ai, par exemple, décidé assez tard de postuler pour un assistanat. » Pour l’après‑thèse, rien n’est arrêté : elle verra si elle souhaite poursuivre dans la recherche ou se tourner vers un autre horizon. Seule certitude : elle veut rester dans le domaine spatial, sous une forme encore à définir. 

La science pour toutes : un message de confiance

Lorsqu’elle évoque la question du genre, elle répond sans hésiter : elle n’a jamais rencontré de difficultés particulières, ni pendant ses études ni au début de sa carrière. 

« Je ne me suis jamais sentie illégitime. Dans ma promotion, il y avait autant de femmes que d’hommes même si les mathématiques restent souvent perçues comme un domaine masculin. » 

Photo de Justine Bodart

Elle nuance toutefois son propos lorsqu’elle évoque ses expériences à l’international. Lors de conférences, la présence féminine se fait plus rare.

 « Ça fait toujours plaisir de croiser d’autres femmes, parce que la parité est loin d’être acquise. » 

Au sein de l’université, en revanche, elle ne dit pas avoir ressenti d’obstacles liés à son genre. 

Aux jeunes filles qui envisagent une carrière similaire, elle adresse un message simple et encourageant : 

« Il ne faut vraiment pas hésiter. Les études en mathématiques et en sciences sont accessibles à toutes et la question du genre n’a rien à voir avec l’intérêt pour les sciences. Je me suis toujours dit que j’étais aussi légitime que n’importe qui d’autre. » 

Duvernelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique

Un parcours académique international

Duvernelle a effectué toute sa scolarité au Cameroun, où elle s’oriente dès son entrée en secondaire vers une option centrée sur les mathématiques et les sciences physiques. Après deux années d’université en biologie animale, elle décide de changer de voie et postule en Belgique, à l’Université de Namur, pour entamer des études en informatique. Arrivée en 2023 pour recommencer une première année de bachelier, elle est aujourd’hui en troisième année. 

De la biologie à l’informatique : une réorientation assumée

À l’origine, Duvernelle se voyait en médecine. La biologie animale devait être un tremplin avant de présenter le concours d’entrée en médecine. Mais au fil du temps, elle réalise qu’il s’agit surtout d’un rêve d’enfance, qui ne correspond plus à ses aspirations.

Elle choisit alors l’informatique, un domaine vaste, en pleine expansion, et dans lequel elle se projette davantage. Pour la suite, son objectif est clair : poursuivre en master en data science et intelligence artificielle, et peut‑être même se lancer dans un doctorat. Attirée par le milieu médical, elle aimerait un jour travailler dans la gestion et l’analyse de données de santé. 

"Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur”.

Photo de Durvenelle Ngouzon Nguimdo, étudiante à la Faculté d’informatique
S’affirmer dans un domaine encore très masculin

Comme beaucoup d’étudiants internationaux, elle traverse des difficultés, mais celles-ci tiennent davantage à la transition culturelle et organisationnelle qu’aux études elles-mêmes : s’adapter à un nouveau pays, jongler entre les cours, un job étudiant et la vie quotidienne. 

Le défi le plus marquant reste cependant celui de la place des femmes en informatique. 

« Souvent seule fille dans mes classes, j’ai dû apprendre à m’affirmer et à trouver ma place dans un environnement largement masculin. » 

À celles qui envisagent d’étudier l’informatique, elle adresse un message franc et encourageant : 

« N’ayez pas peur. Le doute fait partie du parcours, mais l’informatique n’est pas réservée aux hommes. Les femmes ont autant de capacités, autant de potentiel. Si ce domaine vous attire, explorez-le : il est bien plus large que la programmation. Soyez curieuses, affirmez-vous. On ne vous donnera pas toujours votre place : il faudra parfois la construire vous‑mêmes. » 

Alisson Kabili, technicienne de laboratoire à la Faculté de médecine.

Trouver sa voie au cœur du laboratoire

Alisson travaille à l’Université de Namur depuis un an et demi en tant que technicienne de laboratoire au sein de la Faculté de médecine. Son rôle est essentiel : accompagner les chercheurs dans leurs manipulations, préparer les travaux pratiques destinés aux étudiants, et assurer la gestion quotidienne du laboratoire, des commandes de réactifs au suivi du matériel. 

Ce métier, elle ne l’a pas choisi tout de suite. Pendant ses études, elle doutait encore. C’est lors de son stage de fin de cursus qu’une évidence s’impose : elle aime le concret, l’action et la précision du geste scientifique. 

« Technicienne de laboratoire, c’est un rôle discret, mais c’est vraiment le pilier de la recherche », résume-t‑elle. 

Ce qui la motive au quotidien ? La diversité.

« Aucune journée ne se ressemble », confie-t‑elle. 

En début de carrière, elle savoure la possibilité d’apprendre en continu dans un domaine où les technologies et les méthodes évoluent sans cesse. 

Ce dont elle est le plus fière : contribuer, à son échelle, à des avancées qui touchent directement la santé et la société. Un moteur puissant, qui donne du sens à son travail. 

Alisson Kabili
Face aux stéréotypes, la compétence comme réponse

Alisson explique ne jamais avoir été confrontée personnellement à des stéréotypes ou à du sexisme ordinaire, tout en sachant que ces situations existent. Pour elle, la meilleure manière d’y répondre reste la même pour tous : 

« La qualité du travail, que l’on soit une femme ou un homme. » 

Aux jeunes filles intéressées par une carrière scientifique, elle rappelle l’importance d’une qualité essentielle : 

"La curiosité. S’interroger, tester, explorer… autant de démarches qui nourrissent la recherche et permettent d’avancer."

Elle encourage aussi à découvrir concrètement le métier : passer une journée avec un professionnel, multiplier les stages, s’immerger dans des environnements différents. C’est d’ailleurs en comparant le milieu hospitalier, plus routinier, et celui de la recherche, plus dynamique à ses yeux, qu’elle a confirmé ses propres choix. 

« Il faut se faire sa place et ne pas avoir peur », insiste‑t‑elle. 

D’après son expérience, de plus en plus de femmes rejoignent les filières scientifiques. Une évolution encourageante, qu’elle invite à poursuivre malgré les stéréotypes encore présents. « Il ne faut surtout pas quitter ce domaine : il reste tant à découvrir et il offre de nombreuses possibilités d’épanouissement. » 

Virginie Di Luca, assistante administrative à la Faculté d’Economie, Management, Communication et Sciences Politiques (EMCP)

Un parcours riche, multiple et résolument humain

Virginie a rejoint l’Université de Namur en février 2023 en tant que secrétaire du département sciences politiques, information et communication. Un rôle pivot, au cœur de la vie étudiante et académique. 

Son parcours ne suit pas une ligne droite, et c’est ce qu’elle en aime aujourd’hui. Diplômée comme agente de voyage, elle part vivre à l’étranger, en Espagne puis en Australie. De retour en Belgique, elle change complètement de direction et se forme à la coiffure, avant de reprendre finalement des études en secrétariat de direction. Elle travaille ensuite pendant huit ans dans un cabinet médical. 

Cette diversité d’expériences est, pour elle, une richesse : 

« Si j’avais commencé directement à l’UNamur, je n’aurais pas découvert l’envers du décor. Aujourd’hui, j’ai touché à des domaines très différents, le tourisme, la santé, l’administration, et ça me plaît. » 

“On peut toujours arriver à son but par des chemins détournés ! »

Trouver sa place, malgré les détours

Ce qui lui a posé le plus de défis ? Trouver un emploi dans lequel elle se sente véritablement à sa place. C’est cela qui a motivé ses réorientations successives. Indépendante de nature, elle dit avoir toujours suivi son instinct, parfois en dépit des avis extérieurs.  

Virginie Di Luca

Si elle n’a pas été confrontée au sexisme, elle évoque en revanche des situations de classisme : 

« On m’a parfois fait sentir que je n’avais pas le bon diplôme ou le bon rang. » 

Aux étudiantes qu’elle accompagne, elle répète souvent la même chose : 

« Lâchez prise. Ne vous angoissez pas. Même par un chemin détourné, on peut arriver au même résultat. » Elle insiste sur le droit à l’erreur : « Un échec ne veut pas dire que tout s’arrête. On peut trébucher, se planter, recommencer. » 

Amélie Lachapelle, chercheuse à la Faculté de droit

Un parcours entre hasard, rencontres et convictions

Enseignante à la Faculté de droit de l’UNamur ainsi qu’à l’Université Saint-Louis, Amélie porte également depuis 2025 le rôle de chargée de mission "Transitions & Développement soutenable". Un parcours riche, fait de curiosité et de détours, mais toujours guidé par l’envie de comprendre le droit autrement. 

« Mon parcours est essentiellement le fruit du hasard ! », confie-t-elle.  

Curieuse de tout, elle peine d’abord à choisir une orientation. Une conseillère en orientation lui propose alors un défi inattendu : se lancer dans une thèse en droit, et le faire à l’UNamur, reconnue pour la qualité de son accompagnement. Le coup de cœur est immédiat. Elle ne se voit pas avocate : 

« Je n’ai jamais été une technicienne du droit. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre comment le droit se construit, comment il reflète des choix politiques et sociétaux. » 

Un stage dans un grand cabinet d’avocats à Louvain-la-Neuve lui confirme que la pratique classique du droit ne lui correspond pas totalement. Passionnée par la culture espagnole, elle part ensuite en Erasmus à Salamanque. C’est durant ce séjour qu’une opportunité décisive se présente : un poste d’assistante se libère à l’UNamur. Amélie postule, obtient le poste, et se retrouve rapidement à la tête de l’équipe. 

« J’ai appris l’autonomie sur le terrain », raconte-t-elle.  

Amélie raconte avoir « atterri » dans le métier presque du jour au lendemain, sans repères, ni mode d’emploi. 

« J’étais souvent livrée à moi‑même, avec peu de confiance en moi. » 

Amélie Lachapelle (c) Sebastien Roberty

Très vite, elle se retrouve à encadrer de vastes cohortes d’étudiants de première année, dans des auditoires imposants. Elle finalise et défend sa thèse fin 2019, avant de rejoindre l’université comme chargée d’enseignement en droit économique en février 2020.  

« J’ai été guidée par une aînée dans mes premiers pas à l’université, et ça c’est essentiel. » 

Amélie souligne aussi l’importance de l’accompagnement d'une collègue, aujourd’hui déléguée à la protection des données, qui l’a guidée et soutenue dans ses débuts : 

« Elle a été la première personne à vraiment prendre soin de moi à l’université. Je lui dois beaucoup. » 

Apprendre à trouver sa place

Si elle souligne volontiers la bienveillance de ses collègues proches, Amélie constate aussi l’envers du décor. 

« On sent parfois que certaines personnes se comportent différemment selon notre statut. Être assistante ou avoir défendu sa thèse, ce n’est pas perçu de la même manière. » 

Au fil des étapes de sa carrière, elle découvre qu’à mesure que la légitimité s’affirme, elle peut aussi être vécue comme une menace par certains. 

« Le milieu académique reste un système très concurrentiel… et je n’étais pas préparée à ça. » 

Une réalité qu’elle apprend à apprivoiser, sans jamais perdre de vue l’importance de la coopération et du soutien entre collègues. 

Ce dont elle est la plus fière aujourd’hui ? Être chargée de mission à son âge. Elle vient d’être confirmée professeure, comme le prévoit la procédure après trois ans d’engagement. 

« On me fait confiance, malgré mon âge, malgré mon inexpérience. Et surtout, cette fonction fait sens : je me sens en accord avec mes valeurs. J’ai trouvé quelque chose qui me correspond vraiment.  Interrogée sur ce que penserait la « petite Amélie » d’aujourd’hui, elle rit : « Elle trouverait que je travaille trop ! Avoir la tête dans les nuages, ça me manque parfois. »  

Entre authenticité et exigence : un chemin pour s'accomplir

Aux plus jeunes, elle souhaite transmettre une conviction claire : ne pas chercher à rentrer dans un modèle prédéfini. 

« J’avais une image figée du professeur d’université. Je croyais que je devais rentrer dans ce moule-là. Mais on m’a dit au contraire qu’on m’engageait pour enseigner en gardant ma personnalité. » 

Elle s’autorise donc à sortir des codes comme donner cours dans un parc, par exemple : « Oui, c’est atypique… mais pourquoi pas ! » Elle ajoute cependant une note de réalisme : travailler reste indispensable. 

« Rien n’arrive sans effort : il faut être rigoureux, parfois même surpréparer. » 

Son message invite chacun à reconnaître ce qui l’anime profondément au quotidien, à défendre cette flamme avec persévérance, mais toujours dans un esprit de respect, d’ouverture et d’éthique. 

« On peut poursuivre ses rêves sans jamais écraser l’autre. »

Anne Roekens, professeure à la Faculté de philosophie et lettres.

L’enseignement au cœur de son parcours 

Anne se présente d’emblée comme une passionnée d’enseignement. Professeure d’histoire contemporaine, elle décrit un parcours académique « assez linéaire », guidé naturellement vers les salles de classe. Après des études en histoire, elle s’oriente très rapidement vers un doctorat consacré aux questions de langue et de diversité. 

« Je ne me suis même pas posé la question : je savais que je voulais enseigner », confie-t-elle. 

Avant de rejoindre l’Université de Namur, elle enseigne en secondaire, puis travaille à Bruxelles dans un centre d’étude sur la Seconde Guerre mondiale, où elle gère les archives audiovisuelles. Une mission cohérente avec sa thèse, qui portait notamment sur l’histoire de la télévision et l’exploitation d’archives télévisuelles en recherche historique. Lorsque des heures de cours s’ouvrent à Namur, elle comprend immédiatement où se trouve son véritable moteur : 

« Enseigner, c’est vraiment le cœur de mon travail. » 

Pour Anne, il n’y a pas eu de « déclic » au sens strict. L’enseignement est presque une affaire de famille : parents, frères et sœurs, tous professeurs. Elle se souvient d’une expérience marquante : un jeu de rôle en secondaire où elle devait jouer le rôle de prof pendant deux heures. Malgré un « échec cuisant » et une classe agitée, elle en ressort persuadée :

« J’adore ça. J’adore construire un cours et essayer de transmettre quelque chose. » 

Elle apprécie aussi la dimension de chercheuse et la liberté académique : 

« Je n’arrête jamais d’apprendre. Je sais plus que l’an dernier et moins que l’an prochain. Choisir ses sujets de recherche, monter des projets, inventer ses cours, c’’est un privilège immense. » 

Des recherches variées, avec une dimension de genre marquée 

Historienne des XIXe et XXe siècles, Anne s’intéresse depuis longtemps à l’histoire des médias (télévision, photographie, presse). Depuis une dizaine d’années, elle explore également l’histoire de la psychiatrie, avec un intérêt particulier pour la dimension de genre. Son premier projet portait sur le Beau Vallon, un ancien hôpital psychiatrique pour femmes. L’analyse des archives révèle des internements souvent liés à la précarité ou à des comportements jugés « déviants », davantage qu’à de véritables troubles psychiatriques. Elle souligne les biais institutionnels du passé : internements plus tardifs chez les femmes car elles assumaient d’abord les responsabilités domestiques, motifs d’internement parfois basés sur des normes sociales très strictes… Un sujet qu’elle juge toujours « passionnant et essentiel ». 

Être femme dans le monde académique : des obstacles souvent intégrés 

Avec le recul, Anne constate que certaines difficultés liées à sa condition de femme ont jalonné son parcours, sans qu’elle ne les identifie immédiatement comme telles. Elle évoque par exemple un règlement qui, à l’époque de sa thèse, ne prévoyait pas de prolongation en cas de congé de maternité ; une mesure désormais corrigée. 

« Le milieu universitaire reste encore marqué par une forte présence masculine, surtout aux niveaux les plus avancés de la carrière académique. » 

Les pressions peuvent être directes, parfois brutales : 

« L’un de mes promoteurs m’a déjà dit de ne pas faire d’enfants, que cela ralentirait trop mon travail. » 

Elle raconte aussi la fatigue immense d’un premier quadrimestre chargé, alors qu’elle était enceinte de huit mois, ou encore la demande implicite de corriger des examens à peine trois semaines après son accouchement. 

« Heureusement, des collègues féminines se sont interposées. » 

Anne Roekens

Ces expériences, elle les voit aujourd’hui reflétées chez de nombreuses doctorantes et jeunes chercheuses, souvent soucieuses de « faire bonne figure » et de ne pas mettre leur carrière en péril.   

« Le fait d’être une femme a parfois été lourd de conséquences mais, ce qui m’interpelle le plus, c’est que j’avais intégré plein de choses comme normales. » 

« Soutenons-nous. Parlons ensemble. » 

Si elle ne s’est pas engagée dans Université en colère en tant que femme, elle observe néanmoins des liens évidents avec les revendications féministes. 

« Si l’on précarise davantage l’université, les inégalités vont s’accentuer. Et les femmes en paieront le prix le plus lourd. » 

Elle rappelle que même si les étudiantes sont majoritaires, leur nombre diminue drastiquement au fil de la carrière académique. À cela s’ajoute une répartition genrée des tâches invisibles, même dans le milieu universitaire : organisation, logistique, petites charges non reconnues… souvent assumées par des femmes.

 « Soutenons-nous. Parlons ensemble. » Anne insiste sur la valeur de la solidarité féminine dans le monde académique : entraide, encouragement, luttes communes. Et un mot pour celles qui doutent : 

« Beaucoup de jeunes chercheuses souffrent d’un manque de confiance. Alors j’essaie toujours d’être dans le soutien. On en a besoin. » 

Des propos recueillis par quatre étudiantes de l’UNamur : Mara Carpentier, Zoé Degraeve, Anaëlle Gonon et Nina Weber. 

Le 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

La Journée internationale des femmes (ONU) également appelée “journée internationale des luttes pour les droits des femmes” (ONU Femmes) est célébrée chaque année le 8 mars. Cette journée permet de mettre en lumière les combats menés pour les droits des femmes et, plus largement, pour l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.  

Bien que la Journée internationale des femmes ait été officialisée par les Nations Unies en 1977, dans le prolongement de l’Année internationale de la femme proclamée en 1975 par l’Assemblée générale de l’ONU, ses origines remontent aux mouvements sociaux qui ont émergé en Amérique du Nord et en Europe au tournant du XXe siècle. 

L'Université de Namur lutte contre les discriminations liées au genre

La lutte contre les discriminations liées au genre est une priorité à l’UNamur qui s’engage fermement à promouvoir l’égalité des genres, la non-discrimination et le respect de la diversité.  

L’objectif de l’UNamur est de créer une communauté universitaire inclusive où chacune et chacun peut s’épanouir, indépendamment de son genre. En embrassant la diversité et en adoptant des mesures concrètes, l’université affirme son engagement envers une société plus équitable qui repose sur les valeurs de justice, d’inclusion et de respect de la dignité humaine. 

Appel FNRS 2025 : Analyser les parcours de vie pour mieux comprendre l’allongement des carrières

Sciences humaines et sociales
Sociologie

Nathalie Burnay, professeure ordinaire à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l’institut Transitions, vient d’obtenir un prestigieux financement WelCHANGE du F.R.S-FNRS pour son projet de recherche interdisciplinaire dédié à l’allongement des carrières. Un enjeu de société au cœur de l’actualité, qu’elle porte en collaboration avec une équipe de démographes de l’UCLouvain.

Visuel article sur Nathalie Burnay avec la chercheuse en photo et les logos du FNRS et de Transitions

Intitulé ACAPARES, ce projet de recherche vise à analyser l’allongement des carrières sous le prisme des parcours de vie des travailleurs et des inégalités auxquelles ils sont confrontés. En collaboration avec le géographe Thierry Eggerickx de l’UCLouvain, Nathalie Burnay cherche à mieux comprendre les freins et les limites de l’allongement des carrières, tel qu’il est encouragé par les autorités publiques.

Image
Nathalie Burnay

Avec ce projet, nous mettons en commun les forces de nos disciplines respectives :  l’analyse des représentations sociales d’une part et la reconstruction des parcours de vie dans une perspective démographique d’autre part. 

Nathalie Burnay Professeure à la Faculté EMCP et chercheuse au sein de l'institut Transitions

Une recherche en trois temps

Concrètement, ce projet, qui s’étend de 2026 à 2030, s’articulera autour de trois axes complémentaires : 

  • Le premier volet analysera les stéréotypes sociaux qui pèsent sur les travailleurs de plus de 50 ans. Pour ce faire, l’équipe s’appuiera sur une vaste enquête quantitative, calquée sur l’enquête CAPA de 2004, déjà supervisée par Nathalie Burnay. L’objectif ? Comparer l’évolution de ces représentations des travailleurs âgés dans un même contexte et sur base du même protocole. Une démarche inédite !
  • Le deuxième volet s’intéressera à la santé des travailleurs âgés. A la lumière de données quantitatives, il s’agira d’observer comment l’état de santé des travailleurs – et notamment des malades de longue durée – influe sur la poursuite ou l’interruption de l’activité professionnelle en fin de carrière.
  • Enfin, le troisième volet interrogera l’influence de l’activité professionnelle sur l’espérance de vie en bonne santé. Les périodes de chômage, d’inactivité ou les conditions de travail plus pénibles seront ainsi passées au crible par les chercheurs.

Pour mener à bien ces recherches, Jean-Paul Sanderson (démographe post-doctorant) a récemment rejoint l’UNamur.

Une thématique au cœur des travaux de Nathalie Burnay

L’analyse des parcours de vie sous l’angle du travail traverse les recherches de Nathalie Burnay. Elle aborde ainsi ces problématiques à partir d’une analyse des politiques sociales, de l’évolution des conditions de travail et des transformations normatives du monde contemporain. En 2023, elle a ainsi obtenu un financement F.R.S-FNRS pour le projet BRIDGE-EXT, consacré au travail post-retraite à travers une étude comparative de différents régimes d’États-providence. Nathalie Burnay vient également d’obtenir un financement ARC (Actions de Recherche Concertées) avec Michel Ajzen (Faculté EMCP) pour le projet « SUSCARE », consacré aux transformations du travail, aux conditions de sa soutenabilité, tant pour les travailleurs que pour les managers.

Découvrez le Pôle Transitions et Ages de la Vie

Le pôle « Transitions et âges de la vie » de l’Institut de recherche Transitions rassemble des chercheuses et chercheurs venus d’horizons disciplinaires différents qui analysent à la fois les transformations normatives qui affectent les parcours de vie et les transitions des âges de la vie. Le pôle est particulièrement reconnu pour ses travaux sur le vieillissement, le sens du travail et la relation d’aide, notamment à travers la notion de care

FNRS, la liberté de chercher

Chaque année, le F.R.S.-FNRS lance des appels pour financer la recherche fondamentale.  Il a mis en place une gamme d'outils permettant d’offrir à des chercheurs, porteurs d’un projet d’excellence, du personnel scientifique et technique, de l’équipement et des moyens de fonctionnement.

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Vingt films pour comprendre le numérique : le pari ludique de deux experts de l’UNamur

Transition numérique
Publication

Terminator pour parler d’IA ? Wall-E pour parler de la dépendance technologique ? The Truman Show pour évoquer les réseaux sociaux ? Dans un nouvel ouvrage, deux professeurs de l’UNamur, Anthony Simonofski (transformation numérique- Faculté EMCPInstitut NaDI) et Benoît Vanderose (Génie logiciel – Faculté d’informatiqueInstitut NaDI), proposent un voyage à la croisée du numérique et de l’imaginaire cinématographique. 

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

Leur ouvrage « Cinématech - Vingt œuvres pour comprendre le numérique » a une visée avant tout éducative puisqu’il permet au lecteur de mieux comprendre le numérique et ses enjeux. Mais l’originalité de l’approche choisie par les deux auteurs, en fait un outil aussi ludique qu’instructif. 

« L’idée est simple : utiliser 20 films et séries pour illustrer l'histoire du numérique, trois technologies importantes (IA, Robotique, XR) et leurs enjeux. Pour ce faire, on part de Terminator, Her, Wall-E, Minority Report et bien d’autres pour rendre ces sujets accessibles », explique Anthony Simonofski Professeur au sein de la Faculté d’économie, management, sciences politiques et communication (EMCP).

Edité par l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, l’ouvrage est le prolongement du Podcast Pop-Code réalisé par les deux experts et cinéphiles.  Ils y explorent l'utilisation de la Pop-Culture pour éduquer au numérique, tout en examinant ses enjeux et limites.

Photo de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski

« Avec le livre, nous pouvons approfondir le propos du podcast, en fournissant davantage de cohérence et de références scientifiques », précise Benoit Vanderose, professeur au sein de la Faculté d’informatique. 

Trois publics sont visés par ce nouvel ouvrage : 

  • Celles et ceux qui veulent mieux comprendre le numérique sans jargon
  • Les cinéphiles curieux de voir leurs œuvres préférées sous un autre angle,
  • Les enseignants et formateurs qui cherchent des supports concrets pour parler du numérique en classe

Des séances du numérique à l’UNamur et un projet de recherche

Outre le podcast Pop-Code et l’ouvrage « Cinématech », le projet de Benoit Vanderose et Anthony Simonofski se décline aussi sous la forme de « séances du numérique » organisées à l’UNamur. Au programme ? Des films suivis de débats avec des experts et expertes pour comprendre les défis du numérique et stimuler la réflexion collective. Dans ce projet, Anthony Simonofski, et Benoit Vanderose sont accompagnés d’Anne-Sophie Collard, et Fanny Barnabé. Prochain rendez-vous ? Le 12 février pour une diffusion de I, Daniel Blake (Ken Loach) pour parler d’inclusion numérique ! 

A noter aussi sur la même thématique : le projet de recherche en cours - https://arc-projects.unamur.be/di-fic

28 nouveaux projets de recherche financés grâce au FNRS

Prix

Le F.R.S.-FNRS vient de publier les résultats de ses différents appels 2025. Il s’agit des appels « Crédits & Projets » et « WelCHANGE » ainsi que les appels « FRIA » (Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture) et « FRESH » (Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines) visant à soutenir des thèses de doctorat. Résultats pour l’UNamur ? 28 projets sélectionnés témoignant de la qualité et de la richesse de la recherche à l’UNamur. 

Logo FNRS

L’appel « Crédits & Projets » a permis d’obtenir 12 financements pour de nouveaux projets ambitieux. Parmi ceux-ci, notons deux financements « équipement », huit financements « crédits de recherche (CDR) », deux financements « projets de recherche (PDR) » dont un en collaboration avec l’ULB. L’appel de soutien à la recherche doctorale FRIA financera onze bourses de doctorat et l’appel FRESH, trois. 

Deux prestigieux Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) ont également été obtenus.  Ce financement de 3 ans permet de soutenir de jeunes chercheurs permanents désireux de développer un programme de recherche original et novateur en acquérant leur autonomie scientifique au sein de leur département.  

Signalons également les deux projets financés dans le cadre de l’appel « WelCHANGE » ; instrument de financement de projets de recherche ayant des impacts sociétaux potentiels, portés par une promotrice principale ou un promoteur principal relevant des Sciences Humaines et Sociales.

Les résultats en détail

Appel Equipement  

  • Xavier De Bolle, Institut Narilis, Co-promoteur en collaboration avec l’UCLouvain
  • Luca Fusaro, Institut NISM 

Appel Crédits de recherche (CDR) 

  • Marc Hennequart, Institut NARILIS
  • Nicolas Gillet, Institut NARILIS
  • Jean-Yves Matroule, Institut NARILIS
  • Patricia Renard, Institut NARILIS
  • Francesco Renzi, Institut NARILIS
  • Stéphane Vincent, Institut NISM
  • Laurence Meurant, Institut NaLTT
  • Emma-Louise Silva, Institut NaLTT  

Appel Projets de recherche (PDR) 

  • Jérémy Dodeigne, Institut Transitions, Co-promoteur en collaboration avec l’ULB
  • Luc Henrard, Institut NISM; Co-promoteur: Yoann Olivier, Institut NISM 

Fonds pour la formation à la Recherche dans l’Industrie et dans l’Agriculture (FRIA)

  • Emma Bongiovanni - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM
  • Simon Chabot - Promotrice : Carine Michiels, Institut Narilis ; Co-promotrice : Anne-Catherine Heuskin, Institut Narilis
  • Lee Denis - Promotrice : Muriel Lepère, Institut ILEE
  • Maé Desclez - Promoteur : Johan Yans, Institut ILEE ; Co-promoteur : Hamed Pourkhorsandi (Université de Toulouse)
  • Pierre Lombard - Promoteur : Benoît Muylkens, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Amandine Pecquet - Promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis ; Co-promoteur : Damien Coupeau, Institut Narilis
  • Kilian Petit - Promoteur : Henri-François Renard, Institut Narilis ; Co-promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Simon Rouxhet - Promotrice : Catherine Michaux, Institut NISM ; Co-promoteur : Nicolas Gillet, Institut Narilis
  • William Soulié - Promoteur : Yoann Olivier, Institut NISM
  • Elisabeth Wanlin - Promoteur : Xavier De Bolle, Institut Narilis
  • Laura Willam - Promoteur : Frédérik De Laender, Institut ILEE 

Fonds pour la Recherche en Sciences Humaines (FRESH) 

  • Louis Droussin - Promoteur : Arthur Borriello, Institut Transitions ; Co-promoteur : Vincent Jacquet, Institut Transitions
  • Nicolas Larrea Avila - Promoteur : Guilhem Cassan, Institut DeFIPP
  • Victor Sluyters – Promotrice : Wafa Hammedi, Institut NADI
  • Amandine Leboutte - Co-promotrice : Erika Wauthia (UMons) ; Co-promoteur : Cédric Vanhoolandt, Institut IRDENa.

Mandat d’Impulsion Scientifique (MIS) 

  • Charlotte Beaudart, Institut Narilis
  • Eli Thoré Institut ILEE 

Appel WelCHANGE  

  • Nathalie Burnay Institut Transitions, en collaboration avec l’UCLouvain
  • Catherine Guirkinger Institut DeFIPP

Félicitations à tous et toutes ! 

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Événements

23

Lucas Chancel : Quelle transition écologique pour quelle société ?

Congrès / Colloque / Conférence

Lucas Chancel : Quelle transition écologique pour quelle société ?

Grand public
Evènement
Environnement
Economie
Sciences humaines et sociales
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23
17:00 - 18:30
Auditoire Adam Smith (Faculté EMCP) - Rempart de la Vierge 8 - 5000 Namur
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Ce 23 mars, Lucas Chancel (Sciences Po Paris) présentera son ouvrage « Énergie et Inégalités : Une histoire politique ». En collaboration avec la Librairie Point Virgule.

Description

Pourquoi l’histoire de l’énergie est-elle intimement liée à celle des inégalités sociales ? Comment penser les débats sur la transition énergétique à l’aune des conflits de répartition des richesses ?

Depuis des millénaires, l’usage de l’énergie façonne les sociétés humaines, structurant leurs hiérarchies et leurs rapports de pouvoir. Sa maîtrise est un vecteur d’émancipation autant qu’elle est un outil de domination. La propriété des ressources et des infrastructures énergétiques est un terrain de luttes sociales, politiques et géostratégiques. Selon qui possède l’énergie, des choix de société radicalement différents peuvent advenir.

Mais comment le lien entre énergie et inégalités s’est-il construit depuis la Préhistoire ? En croisant les résultats de la recherche en histoire économique, en archéologie et sciences du climat, Lucas Chancel s’attache à montrer comment, sur la longue durée, les cadres techniques et politiques qui déterminent les usages de l’énergie s’articulent avec la répartition des richesses entre individus, groupes sociaux et nations.

L’histoire de l’énergie ne peut se résumer à sa dimension technique, ni à la somme des choix politiques passés. Elle ouvre sur une diversité de futurs possibles, où le découplage entre consommation d’énergie, ressources matérielles et prospérité est indissociable de la question de la justice sociale.

Ce livre défend une transition écologique fondée sur une réappropriation collective de l’énergie. En puisant dans les expériences de redistribution des richesses du siècle passé, il esquisse une alternative au désastre écologique et aux inégalités extrêmes, à travers le développement de nouvelles formes de propriété publique et participative au XXIe siècle.

Biographie

Lucas Chancel est professeur à Sciences Po Paris, au sein du Centre de recherche sur les inégalités sociales, et co-directeur du Laboratoire sur les inégalités mondiales à l’École d’économie de Paris. Il a enseigné à l’Université de Harvard aux États-Unis.

27

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences économiques et de gestion - Simon DECHAMPS

Défense de thèse

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences économiques et de gestion - Simon DECHAMPS

Economie
Gestion
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27
17:00 - 20:00
Université de Namur, Auditoire E13 (Faculté EMCP) - Rempart de la Vierge 8 - 5000 Namur
Personne de contact :  Dechamps Simon
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Citizen-Centricity in Digital Governments : Conceptualization, Implementation, Difficulties, Evaluation

Jury

Promoteurs

  • Prof. Anthony Simonofski - Université de Namur
  • Prof. Corentin Burnay - Université de Namur

Autres membres du jury

  • Prof. Annick Castiaux - Université de Namur
  • Prof. Lieselot Daneels - UGhent
  • Prof. Ida Lindgren - Linköping University
  • Prof. Benoît Vanderose - Université de Namur

Présidente du jury

  • Prof. Sophie Béreau - Université de Namur
28

Séminaire "Methods" | Approches computationnelles du changement sémantique

Séminaire

Séminaire "Methods" | Approches computationnelles du changement sémantique

Pédagogie
Langues
Intelligence artificielle
28
12:45 - 14:00
Université de Namur - rue de Bruxelles, 61 - 5000 Namur
Personne de contact :  Santos Nelson

"Methods" est une série de séminaires organisés par l'Institut Transitions de l'Université de Namur dans le but de favoriser la collaboration interdisciplinaire et l'échange de connaissances. Tous les séminaires se déroulent sous forme hybride.

Oratrice : Barbara McGilivray - Senior Lecturer in Digital and Computational Humanities at King's College London

Le changement sémantique, c'est-à-dire l'évolution du sens des mots au fil du temps, offre des informations cruciales sur les processus historiques, culturels et linguistiques. La langue agit comme un miroir des changements sociétaux, reflétant l'évolution des valeurs, des normes et des progrès technologiques. Comprendre comment le sens des mots évolue nous permet de retracer ces transformations et d'acquérir une compréhension plus approfondie de notre passé lointain et récent.

Ce séminaire explore la manière dont les méthodes computationnelles révolutionnent notre capacité à analyser le changement sémantique dans les textes historiques, relevant ainsi un défi majeur dans le domaine des humanités numériques. Si les méthodes computationnelles avancées nous permettent d'analyser de vastes ensembles de données et de mettre au jour des modèles auparavant inaccessibles, rares sont les algorithmes de traitement du langage naturel qui tiennent pleinement compte de la nature dynamique du langage, en particulier de la sémantique, qui est essentielle pour la recherche en sciences humaines. À mesure que les systèmes d'IA se développent pour mieux comprendre le contexte historique et la dynamique du langage, l'annotation et l'interprétation humaines restent essentielles pour saisir les nuances du langage et son contexte culturel.

Dans cette présentation, je montrerai comment les approches computationnelles et centrées sur l'humain peuvent être combinées efficacement pour examiner le changement sémantique et ses liens avec les développements culturels et technologiques. Je présenterai des exemples illustrant comment le changement sémantique peut être analysé à travers les dimensions temporelles, culturelles et textuelles.

Les séminaires "Methods"

Le séminaire sur les méthodes est une série de séminaires organisés à l'Université de Namur dans le but de favoriser la collaboration interdisciplinaire et l'échange de connaissances. Tous les séminaires se déroulent sous forme hybride.

Cette série de séminaires se concentre sur les approches méthodologiques avancées, en particulier dans les domaines du traitement du langage naturel (NLP), de l'intelligence artificielle (IA), de l'analyse vidéo et d'images, et de l'analyse multimodale.

Pour rester informé des détails des prochains séminaires, merci de vous inscrire à notre liste de diffusion ci-dessous.

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Recherche

Les nombreuses équipes de recherche de la Faculté visent à produire une recherche d'excellence où la qualité prime sur la quantité. En concentrant leurs efforts de recherche dans des domaines de pointe, elles produisent une recherche scientifique, ouverte aux rapprochements interdisciplinaires, ayant un impact sociétal, à l’échelle nationale et internationale. Les recherches menées dans la Faculté nourrissent son enseignement et sa capacité à innover. 

International

En plus de l’internationalisation de la vie facultaire (cours et autres activités, étudiants, enseignants), la Faculté offre en Bachelier et en Master des opportunités de mobilité sous la forme de programmes d’échange “cours” (séjour Erasmus Belgica, Erasmus + et hors Europe) ainsi que sous la forme de stages en entreprise et autres organisations à l’étranger ! 

International photos etudiants

Le mot du Doyen

Plus de portraits
Les étudiants sont au cœur de notre métier, ils sont notre joie, notre fierté. En travaillant ensemble, de manière franche, créative et constructive, nous ferons en sorte de la faire briller tant à l’UNamur qu’en dehors de nos murs.
Pietro Zidda
Doyen de la Faculté Economie Management Communication sciencesPo (EMCP)
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