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Les études

La Faculté offre des formations de qualité et de proximité insistant sur la rigueur et l'esprit critique au-delà de la connaissance pure. Elle veille à sensibiliser ses futurs experts et décideurs de demain à la responsabilité sociétale, à l'interdisciplinarité et à la dimension internationale. Les programmes de bachelier, de master et de doctorat qu’elle vous propose s’inscrivent dans quatre disciplines majeures :

Etudiants en sciences économiques

Pédagogie : un engagement fort !

La Faculté accorde une importance capitale à l’encadrement et l’accompagnement des étudiants que ce soit en cours du jour ou en horaire décalé. Learning by doing, service learning, hybridation en horaire décalé, … Venez découvrir notre approche pédagogique ainsi que nos différents dispositifs.

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Du jeu vidéo à l’intelligence artificielle, escale au Japon

Communication
Transition numérique
Mathématique
Informatique
Intelligence Artificielle

Près de 10 000 kilomètres séparent la Belgique du Japon, un pays qui fascine, notamment pour sa culture riche et pleine de contrastes. Les chercheurs de l’UNamur entretiennent des liens étroits avec plusieurs institutions nipponnes, notamment dans les domaines de l’informatique, des mathématiques ou encore du jeu vidéo. Coup de projecteur sur quelques-unes de ces collaborations.

Japon

Le Japon est une référence mondiale en matière de jeu vidéo. Nintendo, Sony, Sega… autant d’entreprises qui ont marqué la culture populaire contemporaine. Cette industrie, Fanny Barnabé la connaît bien. Chargée de cours à la Faculté Économie Management Communication sciencesPo (EMCP) et chercheuse à l’Institut de recherche CRIDS/NaDI, elle est spécialisée en game studies, un champ de recherche consacré à l’étude des jeux. Après une thèse de doctorat dédiée au détournement vidéoludique dans l’univers fictionnel de Pokémon, défendue en 2017, elle a réalisé un séjour postdoctoral d’un an au Ritsumeikan Center For Game Studies (Ritsumeikan University, à Kyoto), le plus grand centre de recherche sur le jeu vidéo de l’archipel. Reconnu à l’international, celui-ci a notamment la chance d’accueillir un fonds d’archives exceptionnel et inédit, qu’il doit à une donation du géant Nintendo.

Le Japon : un terreau fertile pour les recherches en game studies

« Ce séjour m’a permis de nouer des contacts durables avec les chercheurs du Centre et de m’insérer un peu plus dans le champ un peu de niche du jeu vidéo japonais », explique Fanny Barnabé. « Le Japon compte des chercheurs et des chercheuses de premier plan, reconnus à l’international, mais également des figures de l’industrie facilement mobilisables, grâce à la place importante qu’occupe le pays en termes de production de jeux vidéo. »

fanny-barnabe-japon

Plusieurs années et travaux de recherche plus tard, Fanny Barnabé s’est rendue une nouvelle fois au Japon à la fin du mois de mai, à l’occasion d’une mission académique. Objectif : présenter les derniers travaux menés à l’UNamur, notamment en ludopédagogie ou « serious game » et, elle l’espère, jeter les bases de nouveaux partenariats et échanges étudiants.

L’IA verte en ligne de mire

La Faculté d’informatique entretient des liens de longue date avec le National Institute of Informatics (NII), un institut de recherche internationalement reconnu situé en plein cœur de Tokyo. Chaque année, des étudiants de Master et des doctorants de la faculté y sont accueillis pour une période de quatre à six mois afin d’y effectuer un stage et de mener à bien des projets de recherche, via un accord de collaboration spécifique (Memorandum Of Understanding agreement, ou MOU). Une expérience très appréciée par les étudiants et les doctorants, tant sur le plan scientifique qu’humain. 

Gilles Perrouin, chercheur et président de la Commission de la recherche de la Faculté d’informatique, accompagne ces étudiants dans la présentation de leur sujet de recherche, souvent axé dans les domaines du génie logiciel, de l’intelligence artificielle (IA) ou, plus récemment, de l’IA verte. « Ce sont des domaines de recherche qui évoluent très vite », précise Gilles Perrouin. « Il existe beaucoup de débats actuellement autour de la consommation énergétique de l’IA. C’est un peu un oxymore de dire qu’on peut faire de l’IA verte. Mais on y travaille via l’exploration de techniques plus malignes lors de la recherche de solutions prometteuses afin d’éviter le recours à l’entraînement systématique du réseau de neurones, très coûteux en énergie », explique le chercheur. La collaboration a donné lieu à l’exploration d’autres domaines de l’IA, tels que la reconnaissance de la langue des signes (professeur Benoît Frénay), en plus des sujets en méthodes formelles et génie logiciel (professeurs Pierre-Yves Schobbens et Xavier Devroey). 

La mission académique à laquelle a également pris part Gilles Perrouin en mai 2025, avait notamment pour objectif de renouveler l’accord de collaboration avec le NII, mais également de susciter de nouveaux partenariats prometteurs dans les domaines du génie logiciel, de l’IA, l’éthique ou la cybersécurité. 

 

équipe-gilles-perrouin-japon
Pierre Poitier (troisième au fond à droite) a rejoint en 2024 l’équipe du professeur Satoh pour son doctorat sur l’IA appliquée à la langue des signes.

Les systèmes dynamiques sous la loupe

Au sein du Département de mathématique, Alexandre Mauroy, professeur et chercheur au Namur Institute for Complex Systems (naXys), travaille avec son collaborateur de longue date et ami Yoshihiko Susuki de la prestigieuse Université de Kyoto sur un projet co-financé par le F.N.R.S et le JSPS (Japon) visant à étudier les systèmes dynamiques. « Il s’agit de phénomènes dits “non-linéaires” qui ne respectent pas les règles de la proportionnalité. Les équations sont donc très difficiles, voire impossibles à résoudre en pratique », explique Alexandre Mauroy. « Pour contourner ce problème, on mobilise des techniques comme la théorie des opérateurs, que l’on étudie dans le cadre de ce projet. » Celui-ci a l’avantage de combiner les aspects théoriques et applications pratiques, notamment dans le domaine des réseaux de distribution électrique. « Ce sont des systèmes complexes, avec des dynamiques lentes et rapides. Un cas intéressant pour lequel les outils mathématiques doivent être adaptés. », poursuit Alexandre Mauroy. Ce premier partenariat positif a déjà permis des séjours de recherche entre les deux pays et promet de nouvelles collaborations dans le futur.

Dans un domaine voisin, Riccardo Muolo effectue depuis 2023 un postdoctorat à l'Institute of Science Tokyo, après avoir mené une thèse de doctorat à l’UNamur sous la supervision du professeur Timoteo Carletti. Dans la lignée des connaissances acquises lors de son doctorat sur la dynamique des réseaux, Riccardo Muolo s'intéresse aujourd’hui à la théorie de la synchronisation des réseaux, un modèle mathématique permettant de comprendre des systèmes très variés : des lucioles aux réseaux électriques en passant par le fonctionnement du cerveau humain : « Par exemple, dans le cerveau, une synchronisation anormale des réseaux neuronaux est associée à des pathologies comme l’épilepsie ou Parkinson. La récente faillite du réseau électrique en Espagne peut également s'analyser au travers de cette théorie », détaille le chercheur. 

Mobilité étudiante 

Les étudiants qui ont soif d’effectuer une partie de leur cursus au Japon ont la possibilité de le faire au moyen de différents accords que l’UNamur a conclus avec des établissements de l’Archipel. C’est le cas avec le National Institute of Informatics (NII), mais aussi avec la Soka University et la Sophia University (Chiyoda), avec lesquelles l’UNamur a signé des accords cadres. 

Cet article est tiré de la rubrique "Far away" du magazine Omalius #35 (Juillet 2025).

Omalius #37

Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #2 Victor Sluÿters, le doctorant qui décrypte les comportements des employés en cas de crise

Prix
Institution

Moisson de récompenses pour le centre de recherche NaDI-CeRCLe ces dernières semaines. Les recherches en management des services de trois jeunes doctorants de la Faculté EMCP ont en effet été reconnues par leurs pairs lors d’événements scientifiques internationaux de premier plan : il s’agit de Floriane Goosse, Victor Sluÿters et Florence Nizette. Cet été, nous vous proposons de découvrir leurs parcours et leurs travaux.  

Victor Sluyters à la conférence QUIS

Début juin, se tenait à Rome la 19e International Research Symposium on Service Excellence in Management (QUIS19), une des conférences les plus importantes dans le domaine du management des services. Une expérience enrichissante à plus d’un titre pour Victor Sluÿters, doctorant au centre de recherche NaDI-CeRCLe, qui s’est vu récompensé du « Best Paper Award », décerné par un jury international parmi plus de 350 articles. 

« Généralement, le prix est remis à une présentation qui s’inscrit dans le thème de la conférence, qui portait cette année sur la transformation numérique et durable. Même si mon projet de recherche suscite pas mal d’engouement actuellement, il s’écartait pas mal de cette thématique. Je ne m’attendais donc pas à être primé. », confie Victor Sluÿters.

Une approche originale de la gestion de crise  

Le papier de thèse de Victor Sluÿters – dont les travaux sont encadrés par les professeurs Wafa Hammedi (UNamur), Yves Van Vaerenbergh (KU Leuven) et Thomas Leclercq (IÉSEG School of Management) – porte sur les violations de données (ou data breach) et leur gestion par les entreprises. Des menaces bien connues et redoutées des organisations pour leurs conséquences potentiellement sévères et étendues. 

Victor Sluÿters s’intéresse plus spécifiquement aux mécanismes psychologiques de la honte qui sous-tendent les comportements des employés en contexte de crise. Cette émotion a des effet forts et durables sur l’engagement, la performance et le bien-être des employés. Les entreprises ont donc tout intérêt à bien comprendre les mécanismes comportementaux à l’œuvre pour mieux faire face à ce type d’événements. C’est cette dimension psychologique fouillée de la gestion de crise, encore relativement peu explorée dans la littérature, qui a convaincu le jury du QUIS.  

Une aventure humaine avant tout 

Au-delà de la reconnaissance scientifique, Victor Sluÿters insiste sur l’aspect humain de son travail de recherche. « On a commencé notre thèse en même temps avec Floriane [Goosse] et Florence [Nizette]. L’entraide est vraiment au rendez-vous entre nous. On a organisé des sessions de relecture très critiques, parfois dures, mais toujours bienveillantes. », glisse le doctorant. « De plus, on a la chance de bénéficier d’un excellent accompagnement de notre promotrice, la Professeure Wafa Hammedi, autant du point de vue de la recherche que du point de vue humain. Et de mon côté, je peux également compter sur le regard et le soutien précieux de mes deux autres co-promoteurs, Yves Van Vaerenbergh et Thomas Leclercq, qui contribuent énormément à enrichir cette aventure. », poursuit le jeune chercheur.  

Image
Photo de Victor Sluyters

À travers le parcours doctoral, on grandit en tant que personne et je leur suis extrêmement reconnaissant pour tout ce qu’ils m’offrent au quotidien ainsi que pour l’atmosphère positive dans laquelle j’ai la chance d’évoluer.

Victor Sluÿters Doctorant au sein du NaDI-CeRCLe

Zoom : La recherche en management des services

Le management des services est un champ de recherche qui s’intéresse aux méthodes, pratiques et outils destinés à concevoir, produire et évaluer la performance d’une activité de services. Le NaDI-CeRCLe fait partie des acteurs de tout premier plan dans ce domaine de recherche particulier.    

Vif succès des chercheurs namurois lors de l’appel « Bourses et Mandats » 2025 du F.R.S.-FNRS

Prix

Le 1er juillet 2025, le F.R.S.-FNRS a publié la liste des lauréats aux différents mandats doctorants et postdoctorants, projets Télévie et co-financement avec le Fonds de recherche du Québec. Parmi ceux-ci, de nombreux chercheurs de l'UNamur ont obtenu un financement. Le taux de classement de l’UNamur, particulièrement élevé, démontre la qualité et l’excellence de la recherche au sein du campus namurois. 

Logo FNRS

Quatre chercheurs ont obtenu un mandat d’aspirant permettant de démarrer une recherche doctorale : 

  • Ludovic DUBOIS et Niccolò PARDINI de la Faculté de philosophie et lettres,
  • Jordan ABRAS de la Faculté d'Économie Management Communication sciencesPo (EMCP)
  • Noah DEVEAUX de la Faculté des Sciences.  

Le succès est aussi au rendez-vous pour les chercheurs postdoctorants dont neuf d’entre eux ont obtenu un mandat de chargé de recherches de 3 ans. 

  • Audrey LEPRINCE, Ciska DE RUYVER, Dmytro STRILETS et Cinzia TOMASELLI de la Faculté des Sciences
  • Nicolas MICHEL, Sébastien VANDENITTE et Manon HOUTART de la Faculté de philosophie et lettres
  • Pierre-Yves HUREL et Sebastian RONDEROS de la Faculté d'Économie Management Communication sciencesPo (EMCP). 

Par ailleurs, deux nouveaux chercheurs qualifiés rejoignent notre université. 

  • Marie DELABY au Département de biologie de la faculté des sciences
  • Matthieu PIGNOT au Département d’histoire de la Faculté de philosophie et lettres

Trois chercheurs namurois ont également obtenu un financement de l’appel Télévie.

  • Marc HENNEQUART pour des recherches visant à mettre en évidence de nouveaux biomarqueurs métaboliques pour une meilleur détection du cancer pancréatique
  • Carine MICHIELS pour des recherches sur la résistance des glioblastomes à la radiothérapie combinée à la chimiothérapie
  • Anne-Catherine HEUSKIN pour des recherches sur la compréhension de la reprogrammation des cellules immunitaires macrophages dans la formation du microenvironnement tumoral. 

Frédéric SILVESTRE (Faculté des sciences, Département de biologie, URBE) a également obtenu un financement pour un projet de collaboration FNRS-FRQ avec l’ULiège et des équipes québécoises de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Montréal. Ce projet a pour objectifs de mettre au point une nouvelle méthode de détermination de l’âge basée sur des modifications moléculaires (horloge épigénétique) chez les bélugas (Delphinapterus leucas) de l’estuaire du Saint-Laurent au Québec et de comprendre le rôle de l’âge sur l’accumulation de contaminants ainsi que sur leur niveau de stress et leur état de santé. Il permettra de prendre de meilleures décisions afin d'améliorer le rétablissement de cette population en voie de disparition.  Dans le cadre de ce projet, deux thèses de doctorats (une à Namur et une à Montréal) sont ouvertes. Les candidats doivent être biologistes (ou diplôme jugé équivalent) avec un intérêt pour les questions de conservation et d'écotoxicologie, et avec de l'expérience en biologie moléculaire (omique) et bioinformatique. 

Félicitations à eux ! 

Benoit Decerf : Un expert engagé dans l'analyse de la pauvreté à l'UNamur

Portrait
Durable
Bien-être
ODD 1 - Pas de pauvreté

Mesurer la pauvreté et le bien-être, pour mieux comprendre les inégalités de développement entre les pays et mieux évaluer les politiques de développement. Telle est la thématique sur laquelle travaille Benoit Decerf, professeur assistant au sein du Département d’économie et chercheur au sein du centre de recherche en économie du développement de l’UNamur.  Il a participé à améliorer les indicateurs de pauvreté utilisés par la Banque mondiale. 

Benoit Decerf

Benoit Decerf, titulaire d'un doctorat en cotutelle entre l'UCLouvain et l'Université de Bielefeld (Allemagne), a rejoint l’Université de Namur en 2016. Son parcours l'a conduit à une expérience significative en tant que chercheur, notamment de 2020 à 2025, lorsqu'il a été détaché auprès du centre de recherche de la Banque Mondiale à Washington DC. Dans ce cadre, il a contribué au développement d’outils destinés à mesurer la pauvreté et le bien-être. Objectifs ? Mieux comprendre les inégalités de développement entre les pays et mieux évaluer les politiques de développement. 

Image
Benoit Decerf

Historiquement, le développement a été mesuré de manière purement monétaire, d’abord par le revenu moyen, puis en essayant de prendre en compte les inégalités de revenus, que ce soit via des indicateurs d’inégalités ou via des indicateurs de pauvreté se focalisant sur les moins bien lotis. Par la suite, plusieurs philosophes ont souligné l'importance de la santé, de l'éducation et d'autres dimensions du bien-être qui se mesurent difficilement avec des unités monétaires.

Benoit Decerf Chercheur au Centre de recherche en économie du développement (CRED)

« En effet, il parait difficile de chiffrer en euros l’état de santé d’une personne. Pour répondre aux limites des indicateurs monétaires, des alternatives telles que le Human Development Index ou les mesures de pauvreté multidimensionnelle ont été proposées pour inclure des aspects comme l'espérance de vie et l'accès à l'éducation », poursuit-il. Au sein du centre de recherche en économie du développement, le travail de Benoit Decerf s’inscrit dans ces efforts d’amélioration des indicateurs de développement.

Son passage par la Banque Mondiale lui a permis de participer à l’amélioration des indicateurs utilisés par cette institution. « En plus de mesurer la pauvreté extrême, définit par le seuil de 2,15 dollars par jour par personne, que les Nations Unies souhaiteraient voir passer sous la barre des 3% de la population mondiale d'ici 2030, la Banque Mondiale mesure également la "prospérité partagée". Ce concept se veut plus inclusif que la pauvreté, en prenant en compte les revenus de tout le monde et pas seulement des pauvres, mais maintient l’importance des inégalités en pondérant plus fortement les revenus des moins bien lotis », explique le chercheur en économie. Avec ses co-auteurs, Benoit Decerf a dès lors proposé un nouvel indicateur, le Prosperity Gap, qui se veut à la fois simple à expliquer et soucieux des inégalités. 

Cet exemple illustre bien l’approche pragmatique suivie dans ses recherches. Plutôt que de chercher l’indicateur idéal, Benoit Decerf cherche à partir des indicateurs existants, en identifiant leurs limites principales, et en cherchant à les améliorer tout en prenant en compte les contraintes auxquelles font face les praticiens. 

Inscriptions dans le secondaire : comprendre le mécanisme de choix des parents

Benoit Decerf travaille également sur le système d'inscription dans les écoles secondaires. Il analyse les mécanismes d'allocation des places, basés sur des algorithmes, en s'interrogeant sur leur capacité à respecter les priorités des parents, ainsi que sur les incitations et les comportements qu'ils engendrent pour les parents au moment où ils doivent transmettre leurs préférences entre les écoles. Il étudie donc la manipulabilité de ces algorithmes, afin de comprendre leurs implications sur le processus de choix des parents. 

Enseignement : Une plateforme sur la théorie des jeux

Au-delà de la recherche, Benoit Decerf enseigne notamment la théorie des jeux dans le cadre de la formation de premier cycle à l'UNamur. À travers un enseignement par projets, il a lancé la Game Theory Platform, une plateforme internet permettant aux étudiants d'expérimenter les concepts de théorie des jeux en jouant les uns contre les autres. Ce projet a été financé par un fond PUNCH en 2018, en collaboration avec le CS Lab asbl, une association de la faculté d'informatique dédiée à l'innovation technologique et au support informatique. 

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Du jeu vidéo à l’intelligence artificielle, escale au Japon

Communication
Transition numérique
Mathématique
Informatique
Intelligence Artificielle

Près de 10 000 kilomètres séparent la Belgique du Japon, un pays qui fascine, notamment pour sa culture riche et pleine de contrastes. Les chercheurs de l’UNamur entretiennent des liens étroits avec plusieurs institutions nipponnes, notamment dans les domaines de l’informatique, des mathématiques ou encore du jeu vidéo. Coup de projecteur sur quelques-unes de ces collaborations.

Japon

Le Japon est une référence mondiale en matière de jeu vidéo. Nintendo, Sony, Sega… autant d’entreprises qui ont marqué la culture populaire contemporaine. Cette industrie, Fanny Barnabé la connaît bien. Chargée de cours à la Faculté Économie Management Communication sciencesPo (EMCP) et chercheuse à l’Institut de recherche CRIDS/NaDI, elle est spécialisée en game studies, un champ de recherche consacré à l’étude des jeux. Après une thèse de doctorat dédiée au détournement vidéoludique dans l’univers fictionnel de Pokémon, défendue en 2017, elle a réalisé un séjour postdoctoral d’un an au Ritsumeikan Center For Game Studies (Ritsumeikan University, à Kyoto), le plus grand centre de recherche sur le jeu vidéo de l’archipel. Reconnu à l’international, celui-ci a notamment la chance d’accueillir un fonds d’archives exceptionnel et inédit, qu’il doit à une donation du géant Nintendo.

Le Japon : un terreau fertile pour les recherches en game studies

« Ce séjour m’a permis de nouer des contacts durables avec les chercheurs du Centre et de m’insérer un peu plus dans le champ un peu de niche du jeu vidéo japonais », explique Fanny Barnabé. « Le Japon compte des chercheurs et des chercheuses de premier plan, reconnus à l’international, mais également des figures de l’industrie facilement mobilisables, grâce à la place importante qu’occupe le pays en termes de production de jeux vidéo. »

fanny-barnabe-japon

Plusieurs années et travaux de recherche plus tard, Fanny Barnabé s’est rendue une nouvelle fois au Japon à la fin du mois de mai, à l’occasion d’une mission académique. Objectif : présenter les derniers travaux menés à l’UNamur, notamment en ludopédagogie ou « serious game » et, elle l’espère, jeter les bases de nouveaux partenariats et échanges étudiants.

L’IA verte en ligne de mire

La Faculté d’informatique entretient des liens de longue date avec le National Institute of Informatics (NII), un institut de recherche internationalement reconnu situé en plein cœur de Tokyo. Chaque année, des étudiants de Master et des doctorants de la faculté y sont accueillis pour une période de quatre à six mois afin d’y effectuer un stage et de mener à bien des projets de recherche, via un accord de collaboration spécifique (Memorandum Of Understanding agreement, ou MOU). Une expérience très appréciée par les étudiants et les doctorants, tant sur le plan scientifique qu’humain. 

Gilles Perrouin, chercheur et président de la Commission de la recherche de la Faculté d’informatique, accompagne ces étudiants dans la présentation de leur sujet de recherche, souvent axé dans les domaines du génie logiciel, de l’intelligence artificielle (IA) ou, plus récemment, de l’IA verte. « Ce sont des domaines de recherche qui évoluent très vite », précise Gilles Perrouin. « Il existe beaucoup de débats actuellement autour de la consommation énergétique de l’IA. C’est un peu un oxymore de dire qu’on peut faire de l’IA verte. Mais on y travaille via l’exploration de techniques plus malignes lors de la recherche de solutions prometteuses afin d’éviter le recours à l’entraînement systématique du réseau de neurones, très coûteux en énergie », explique le chercheur. La collaboration a donné lieu à l’exploration d’autres domaines de l’IA, tels que la reconnaissance de la langue des signes (professeur Benoît Frénay), en plus des sujets en méthodes formelles et génie logiciel (professeurs Pierre-Yves Schobbens et Xavier Devroey). 

La mission académique à laquelle a également pris part Gilles Perrouin en mai 2025, avait notamment pour objectif de renouveler l’accord de collaboration avec le NII, mais également de susciter de nouveaux partenariats prometteurs dans les domaines du génie logiciel, de l’IA, l’éthique ou la cybersécurité. 

 

équipe-gilles-perrouin-japon
Pierre Poitier (troisième au fond à droite) a rejoint en 2024 l’équipe du professeur Satoh pour son doctorat sur l’IA appliquée à la langue des signes.

Les systèmes dynamiques sous la loupe

Au sein du Département de mathématique, Alexandre Mauroy, professeur et chercheur au Namur Institute for Complex Systems (naXys), travaille avec son collaborateur de longue date et ami Yoshihiko Susuki de la prestigieuse Université de Kyoto sur un projet co-financé par le F.N.R.S et le JSPS (Japon) visant à étudier les systèmes dynamiques. « Il s’agit de phénomènes dits “non-linéaires” qui ne respectent pas les règles de la proportionnalité. Les équations sont donc très difficiles, voire impossibles à résoudre en pratique », explique Alexandre Mauroy. « Pour contourner ce problème, on mobilise des techniques comme la théorie des opérateurs, que l’on étudie dans le cadre de ce projet. » Celui-ci a l’avantage de combiner les aspects théoriques et applications pratiques, notamment dans le domaine des réseaux de distribution électrique. « Ce sont des systèmes complexes, avec des dynamiques lentes et rapides. Un cas intéressant pour lequel les outils mathématiques doivent être adaptés. », poursuit Alexandre Mauroy. Ce premier partenariat positif a déjà permis des séjours de recherche entre les deux pays et promet de nouvelles collaborations dans le futur.

Dans un domaine voisin, Riccardo Muolo effectue depuis 2023 un postdoctorat à l'Institute of Science Tokyo, après avoir mené une thèse de doctorat à l’UNamur sous la supervision du professeur Timoteo Carletti. Dans la lignée des connaissances acquises lors de son doctorat sur la dynamique des réseaux, Riccardo Muolo s'intéresse aujourd’hui à la théorie de la synchronisation des réseaux, un modèle mathématique permettant de comprendre des systèmes très variés : des lucioles aux réseaux électriques en passant par le fonctionnement du cerveau humain : « Par exemple, dans le cerveau, une synchronisation anormale des réseaux neuronaux est associée à des pathologies comme l’épilepsie ou Parkinson. La récente faillite du réseau électrique en Espagne peut également s'analyser au travers de cette théorie », détaille le chercheur. 

Mobilité étudiante 

Les étudiants qui ont soif d’effectuer une partie de leur cursus au Japon ont la possibilité de le faire au moyen de différents accords que l’UNamur a conclus avec des établissements de l’Archipel. C’est le cas avec le National Institute of Informatics (NII), mais aussi avec la Soka University et la Sophia University (Chiyoda), avec lesquelles l’UNamur a signé des accords cadres. 

Cet article est tiré de la rubrique "Far away" du magazine Omalius #35 (Juillet 2025).

Omalius #37

Faculté EMCP : trois chercheurs primés - #2 Victor Sluÿters, le doctorant qui décrypte les comportements des employés en cas de crise

Prix
Institution

Moisson de récompenses pour le centre de recherche NaDI-CeRCLe ces dernières semaines. Les recherches en management des services de trois jeunes doctorants de la Faculté EMCP ont en effet été reconnues par leurs pairs lors d’événements scientifiques internationaux de premier plan : il s’agit de Floriane Goosse, Victor Sluÿters et Florence Nizette. Cet été, nous vous proposons de découvrir leurs parcours et leurs travaux.  

Victor Sluyters à la conférence QUIS

Début juin, se tenait à Rome la 19e International Research Symposium on Service Excellence in Management (QUIS19), une des conférences les plus importantes dans le domaine du management des services. Une expérience enrichissante à plus d’un titre pour Victor Sluÿters, doctorant au centre de recherche NaDI-CeRCLe, qui s’est vu récompensé du « Best Paper Award », décerné par un jury international parmi plus de 350 articles. 

« Généralement, le prix est remis à une présentation qui s’inscrit dans le thème de la conférence, qui portait cette année sur la transformation numérique et durable. Même si mon projet de recherche suscite pas mal d’engouement actuellement, il s’écartait pas mal de cette thématique. Je ne m’attendais donc pas à être primé. », confie Victor Sluÿters.

Une approche originale de la gestion de crise  

Le papier de thèse de Victor Sluÿters – dont les travaux sont encadrés par les professeurs Wafa Hammedi (UNamur), Yves Van Vaerenbergh (KU Leuven) et Thomas Leclercq (IÉSEG School of Management) – porte sur les violations de données (ou data breach) et leur gestion par les entreprises. Des menaces bien connues et redoutées des organisations pour leurs conséquences potentiellement sévères et étendues. 

Victor Sluÿters s’intéresse plus spécifiquement aux mécanismes psychologiques de la honte qui sous-tendent les comportements des employés en contexte de crise. Cette émotion a des effet forts et durables sur l’engagement, la performance et le bien-être des employés. Les entreprises ont donc tout intérêt à bien comprendre les mécanismes comportementaux à l’œuvre pour mieux faire face à ce type d’événements. C’est cette dimension psychologique fouillée de la gestion de crise, encore relativement peu explorée dans la littérature, qui a convaincu le jury du QUIS.  

Une aventure humaine avant tout 

Au-delà de la reconnaissance scientifique, Victor Sluÿters insiste sur l’aspect humain de son travail de recherche. « On a commencé notre thèse en même temps avec Floriane [Goosse] et Florence [Nizette]. L’entraide est vraiment au rendez-vous entre nous. On a organisé des sessions de relecture très critiques, parfois dures, mais toujours bienveillantes. », glisse le doctorant. « De plus, on a la chance de bénéficier d’un excellent accompagnement de notre promotrice, la Professeure Wafa Hammedi, autant du point de vue de la recherche que du point de vue humain. Et de mon côté, je peux également compter sur le regard et le soutien précieux de mes deux autres co-promoteurs, Yves Van Vaerenbergh et Thomas Leclercq, qui contribuent énormément à enrichir cette aventure. », poursuit le jeune chercheur.  

Image
Photo de Victor Sluyters

À travers le parcours doctoral, on grandit en tant que personne et je leur suis extrêmement reconnaissant pour tout ce qu’ils m’offrent au quotidien ainsi que pour l’atmosphère positive dans laquelle j’ai la chance d’évoluer.

Victor Sluÿters Doctorant au sein du NaDI-CeRCLe

Zoom : La recherche en management des services

Le management des services est un champ de recherche qui s’intéresse aux méthodes, pratiques et outils destinés à concevoir, produire et évaluer la performance d’une activité de services. Le NaDI-CeRCLe fait partie des acteurs de tout premier plan dans ce domaine de recherche particulier.    

Vif succès des chercheurs namurois lors de l’appel « Bourses et Mandats » 2025 du F.R.S.-FNRS

Prix

Le 1er juillet 2025, le F.R.S.-FNRS a publié la liste des lauréats aux différents mandats doctorants et postdoctorants, projets Télévie et co-financement avec le Fonds de recherche du Québec. Parmi ceux-ci, de nombreux chercheurs de l'UNamur ont obtenu un financement. Le taux de classement de l’UNamur, particulièrement élevé, démontre la qualité et l’excellence de la recherche au sein du campus namurois. 

Logo FNRS

Quatre chercheurs ont obtenu un mandat d’aspirant permettant de démarrer une recherche doctorale : 

  • Ludovic DUBOIS et Niccolò PARDINI de la Faculté de philosophie et lettres,
  • Jordan ABRAS de la Faculté d'Économie Management Communication sciencesPo (EMCP)
  • Noah DEVEAUX de la Faculté des Sciences.  

Le succès est aussi au rendez-vous pour les chercheurs postdoctorants dont neuf d’entre eux ont obtenu un mandat de chargé de recherches de 3 ans. 

  • Audrey LEPRINCE, Ciska DE RUYVER, Dmytro STRILETS et Cinzia TOMASELLI de la Faculté des Sciences
  • Nicolas MICHEL, Sébastien VANDENITTE et Manon HOUTART de la Faculté de philosophie et lettres
  • Pierre-Yves HUREL et Sebastian RONDEROS de la Faculté d'Économie Management Communication sciencesPo (EMCP). 

Par ailleurs, deux nouveaux chercheurs qualifiés rejoignent notre université. 

  • Marie DELABY au Département de biologie de la faculté des sciences
  • Matthieu PIGNOT au Département d’histoire de la Faculté de philosophie et lettres

Trois chercheurs namurois ont également obtenu un financement de l’appel Télévie.

  • Marc HENNEQUART pour des recherches visant à mettre en évidence de nouveaux biomarqueurs métaboliques pour une meilleur détection du cancer pancréatique
  • Carine MICHIELS pour des recherches sur la résistance des glioblastomes à la radiothérapie combinée à la chimiothérapie
  • Anne-Catherine HEUSKIN pour des recherches sur la compréhension de la reprogrammation des cellules immunitaires macrophages dans la formation du microenvironnement tumoral. 

Frédéric SILVESTRE (Faculté des sciences, Département de biologie, URBE) a également obtenu un financement pour un projet de collaboration FNRS-FRQ avec l’ULiège et des équipes québécoises de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Montréal. Ce projet a pour objectifs de mettre au point une nouvelle méthode de détermination de l’âge basée sur des modifications moléculaires (horloge épigénétique) chez les bélugas (Delphinapterus leucas) de l’estuaire du Saint-Laurent au Québec et de comprendre le rôle de l’âge sur l’accumulation de contaminants ainsi que sur leur niveau de stress et leur état de santé. Il permettra de prendre de meilleures décisions afin d'améliorer le rétablissement de cette population en voie de disparition.  Dans le cadre de ce projet, deux thèses de doctorats (une à Namur et une à Montréal) sont ouvertes. Les candidats doivent être biologistes (ou diplôme jugé équivalent) avec un intérêt pour les questions de conservation et d'écotoxicologie, et avec de l'expérience en biologie moléculaire (omique) et bioinformatique. 

Félicitations à eux ! 

Benoit Decerf : Un expert engagé dans l'analyse de la pauvreté à l'UNamur

Portrait
Durable
Bien-être
ODD 1 - Pas de pauvreté

Mesurer la pauvreté et le bien-être, pour mieux comprendre les inégalités de développement entre les pays et mieux évaluer les politiques de développement. Telle est la thématique sur laquelle travaille Benoit Decerf, professeur assistant au sein du Département d’économie et chercheur au sein du centre de recherche en économie du développement de l’UNamur.  Il a participé à améliorer les indicateurs de pauvreté utilisés par la Banque mondiale. 

Benoit Decerf

Benoit Decerf, titulaire d'un doctorat en cotutelle entre l'UCLouvain et l'Université de Bielefeld (Allemagne), a rejoint l’Université de Namur en 2016. Son parcours l'a conduit à une expérience significative en tant que chercheur, notamment de 2020 à 2025, lorsqu'il a été détaché auprès du centre de recherche de la Banque Mondiale à Washington DC. Dans ce cadre, il a contribué au développement d’outils destinés à mesurer la pauvreté et le bien-être. Objectifs ? Mieux comprendre les inégalités de développement entre les pays et mieux évaluer les politiques de développement. 

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Benoit Decerf

Historiquement, le développement a été mesuré de manière purement monétaire, d’abord par le revenu moyen, puis en essayant de prendre en compte les inégalités de revenus, que ce soit via des indicateurs d’inégalités ou via des indicateurs de pauvreté se focalisant sur les moins bien lotis. Par la suite, plusieurs philosophes ont souligné l'importance de la santé, de l'éducation et d'autres dimensions du bien-être qui se mesurent difficilement avec des unités monétaires.

Benoit Decerf Chercheur au Centre de recherche en économie du développement (CRED)

« En effet, il parait difficile de chiffrer en euros l’état de santé d’une personne. Pour répondre aux limites des indicateurs monétaires, des alternatives telles que le Human Development Index ou les mesures de pauvreté multidimensionnelle ont été proposées pour inclure des aspects comme l'espérance de vie et l'accès à l'éducation », poursuit-il. Au sein du centre de recherche en économie du développement, le travail de Benoit Decerf s’inscrit dans ces efforts d’amélioration des indicateurs de développement.

Son passage par la Banque Mondiale lui a permis de participer à l’amélioration des indicateurs utilisés par cette institution. « En plus de mesurer la pauvreté extrême, définit par le seuil de 2,15 dollars par jour par personne, que les Nations Unies souhaiteraient voir passer sous la barre des 3% de la population mondiale d'ici 2030, la Banque Mondiale mesure également la "prospérité partagée". Ce concept se veut plus inclusif que la pauvreté, en prenant en compte les revenus de tout le monde et pas seulement des pauvres, mais maintient l’importance des inégalités en pondérant plus fortement les revenus des moins bien lotis », explique le chercheur en économie. Avec ses co-auteurs, Benoit Decerf a dès lors proposé un nouvel indicateur, le Prosperity Gap, qui se veut à la fois simple à expliquer et soucieux des inégalités. 

Cet exemple illustre bien l’approche pragmatique suivie dans ses recherches. Plutôt que de chercher l’indicateur idéal, Benoit Decerf cherche à partir des indicateurs existants, en identifiant leurs limites principales, et en cherchant à les améliorer tout en prenant en compte les contraintes auxquelles font face les praticiens. 

Inscriptions dans le secondaire : comprendre le mécanisme de choix des parents

Benoit Decerf travaille également sur le système d'inscription dans les écoles secondaires. Il analyse les mécanismes d'allocation des places, basés sur des algorithmes, en s'interrogeant sur leur capacité à respecter les priorités des parents, ainsi que sur les incitations et les comportements qu'ils engendrent pour les parents au moment où ils doivent transmettre leurs préférences entre les écoles. Il étudie donc la manipulabilité de ces algorithmes, afin de comprendre leurs implications sur le processus de choix des parents. 

Enseignement : Une plateforme sur la théorie des jeux

Au-delà de la recherche, Benoit Decerf enseigne notamment la théorie des jeux dans le cadre de la formation de premier cycle à l'UNamur. À travers un enseignement par projets, il a lancé la Game Theory Platform, une plateforme internet permettant aux étudiants d'expérimenter les concepts de théorie des jeux en jouant les uns contre les autres. Ce projet a été financé par un fond PUNCH en 2018, en collaboration avec le CS Lab asbl, une association de la faculté d'informatique dédiée à l'innovation technologique et au support informatique. 

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Cours préparatoires

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Un programme pour chaque discipline

Durant la fin du mois d’août et début septembre, l’UNamur propose aux élèves de rhéto des cours préparatoires adaptés à leur future formation.

Ces sessions de révisions sont spécialement conçues pour accompagner les élèves dans leur transition vers l’université. En renforçant leurs bases dans les matières clés de leur future discipline, elles leur permettent d’aborder leur première année avec confiance. 

Ces cours préparatoires sont aussi une excellente opportunité pour découvrir le campus, rencontrer de futurs camarades et se familiariser avec les méthodes d’apprentissage propres à l’enseignement supérieur.

Une préparation au concours d’entrée en médecine

Pour les élèves qui souhaitent commencer les études de médecine, deux sessions sont également organisées selon un calendrier spécifique pour préparer le concours d’entrée.

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Rentrée académique 2025-2026

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Au programme pour tous et toutes

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11h00 | Célébration de la rentrée à la Cathédrale Saint-Aubain (Place Saint-Aubain - 5000 Namur) puis accueil des étudiants par les Cercles.

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Cérémonie officelle de rentrée académique 2025-2026

Institution
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