Sur l’appel MSCA Doctoral Networks 2025, 1 616 propositions ont été soumises et 141 ont été retenues, soit un taux de succès de 9,6%. Dans ce contexte très compétitif, la sélection de trois projets impliquant l’UNamur constitue un signal fort : il confirme l’excellence scientifique des équipes namuroises et leur capacité à construire des partenariats internationaux de haut niveau, au service de la formation doctorale et de l’innovation. Ce sont six thèses de doctorat qui pourront être financées.

Trois projets, trois thématiques de pointe

GlycoAxis – Comprendre comment l’intestin influence l’inflammation du cerveau

Grant #101311186 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Stéphane Vincent - UNamur, Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), en collaboration avec 16 partenaires. 

Coordination : Université Federico II (Naples, Italie) 

Stéphane Vincent - Institut NARILIS

Dans de nombreuses maladies neurologiques, on observe à la fois une inflammation du système nerveux et des déséquilibres du microbiote intestinal. GlycoAxis veut aller au-delà des simples corrélations en identifiant les « messagers » moléculaires qui relient l’intestin, le système immunitaire et le cerveau. Le projet se concentre sur des sucres complexes présents à la surface de certaines bactéries (glycanes), soupçonnés de jouer un rôle clé dans l’activation immunitaire et la neuroinflammation. L’objectif : mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic, d’imagerie ou de biomarqueurs pour la santé cérébrale.

ReDiLeep – Renforcer la résilience des écosystèmes grâce à la diversité des réponses

Grant # 101312530 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Frédérik de Laender - UNamur, Institute of Life, Earth ant Environment (ILEE) en collaboration avec 20 partenaires. 

Coordination : Université de Linköping (Suède).

Frederik de Laender - ILEE

Face au changement climatique, à la pollution ou à la fragmentation des habitats, certains écosystèmes encaissent les chocs… d’autres basculent. ReDiLeep s’intéresse à un levier central de cette résilience : la diversité des réponses, c’est-à-dire le fait que différentes espèces (ou fonctions) ne réagissent pas toutes de la même manière à une perturbation. Le projet vise à mieux mesurer et modéliser ce mécanisme, afin de relier plus directement la recherche aux besoins de la conservation, de la restauration et des politiques publiques en matière de biodiversité.

SPARK – des matériaux programmables pour contrôler la lumière à très haute vitesse

Grant # 101310184 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Michaël Lobet - UNamur, Namur Institute Of Structured Matter (NISM), en collaboration avec 7 partenaires. 

Coordination : Université technologique d’Eindhoven (Pays-Bas) 

Michael Lobet - NISM

Nos communications numériques reposent sur la lumière : fibres optiques, capteurs et circuits photoniques capables de traiter l’information. Mais avec l’explosion des données, de l’IA et l’arrivée de réseaux toujours plus rapides, il devient crucial de contrôler la lumière de façon dynamique, beaucoup plus vite qu’avec les composants actuels, souvent « figés ». SPARK explore une nouvelle piste : associer des métamatériaux spatio-temporels (des structures nanométriques conçues pour façonner la lumière) à une lumière elle-même « structurée » dans l’espace et le temps. À la clé : des technologies photoniques reconfigurables pour le calcul, l’imagerie et les communications ultra-rapides.

Les Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN), c’est quoi ?

En 1996, l’Union européenne créait les MSCA, un ensemble de bourses prestigieuses destinées à financer la recherche.Les Doctoral Networks du programme MSCA financent des réseaux internationaux qui recrutent et forment des doctorantes et doctorants. Leur ambition : combiner recherche de haut niveau et formation structurée, en favorisant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que la mobilité en Europe et au-delà.

Logo "Financé par l'Union européenne"