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SEANCE ACADEMIQUE EN HOMMAGE A JACQUES FIERENS

Le professeur Jacques Fierens a l’habitude de dire de lui-même : « Je suis philosophe (où j’essaie de l’être) par amour. Je suis juriste par accident. Je suis avocat par vocation ».

 Quelques mots

Depuis la rédaction de sa thèse défendue en 1992, intitulée Droit et pauvreté, Jacques Fierens se dit encore et toujours hanté par cette question, quelle que soit la casquette qu’il porte : le droit protège-t-il les faibles ou les forts ? Depuis des millénaires, deux réponses diamétralement opposées s’affrontent à ce sujet. Il y a ceux qui soutiennent que le droit défend l’étranger, la veuve et l’orphelin contre toutes les violences qui peuvent leur être faites (Hammourapi, Rousseau, Lacordaire…) et il y a ceux qui ont vu avant tout dans le droit le moyen par lequel les grands et les puissants asservissent les petits et les humbles (Thrasymaque de Chalcédoine, Machiavel, Marx…). Qu'ils aient croisé la route de Jacques Fierens dans le cadre de ses activités universitaires, dans l'exercice de son métier d'avocat ou encore à l’occasion de ses engagements dans le monde associatif, les auteurs du Liber Amicorum qui lui sera remis à l’occasion de son éméritat ont tenté de répondre à cette question à partir de leur discipline, de leur spécialité, de leur engagement ou tout simplement à partir de leur point de vue de citoyen.

 

Si, dans ses écrits, Jacque Fierens a semblé donné raison à Thrasymaque, soulignant que le droit protège et favorise avant tout les doués, les battants, les gagnants, les intelligents, les riches et les puissants, il n’a eu de cesse, dans son action, de tenter d’inverser la tendance en prenant à cœur de défendre les enfants, les plus démunis, les immigrés, les exclus, etc.

 

La Faculté de Droit de l’Université de Namur, qui a bénéficié de sa science, de ses enseignements et de la richesse de ses nombreux projets et activités, entend rendre hommage à un homme exceptionnel qui ne s’est pas contenté de penser pour faire évoluer le droit mais qui l’a constamment mobilisé pour la défense des plus vulnérables. Que chacun puisse s’inspirer de ses écrits et de ses combats pour, à son tour, se servir du droit au bénéfice de ceux qui en ont le plus besoin, en s’armant de patience, en recommençant encore et encore, tel un Sisyphe heureux, et en ne baissant jamais les bras face à l’adversité.

 

Et si le droit pouvait « simplement aider à préparer les conditions du sourire, de l'amitié ou, peut-être, de l'amour », comme Jacques Fierens semble le penser, ce serait déjà ça, n’est-ce pas ?

 

Merci Jacques.

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