Le combat contre la maladie est une science et un art. La connaissance de l’être humain, des pathologies et des médicaments est la clé de la lutte contre la maladie. Mais l’essentiel de l’art médical se pratique au contact des patients qui cherchent un médecin rigoureux, aux connaissances solides, au raisonnement sûr, mais aussi profondément chaleureux et humain. 

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Actualités

Les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale à la rencontre de personnes en situation de handicap

Médecine

Ce 4 décembre, les étudiants de 2e année du Master de spécialisation en médecine générale de l’UNamur ont vécu une journée de formation unique. Ils ont eu l’opportunité d’échanger directement avec des résidents du Château Vert, une institution accueillant des personnes en situation de handicap. Objectif : mieux comprendre leurs attentes envers le médecin généraliste et renforcer la qualité du suivi médical de ces patients aux besoins spécifiques.

Echanges entre des étudiants et des résidents du Château Vert

C’est une rencontre inédite à l’UNamur : pour la première fois, plusieurs résidents du Château Vert ont fait le déplacement jusqu’à la Faculté de médecine pour rencontrer les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale. Un déplacement qui a demandé un réel investissement en temps et en énergie pour les équipes et les résidents du Château Vert. « Les résidents ont fait l’effort de venir jusqu’à nous. C’est un cadeau rare que de pouvoir parler directement avec les patients et leurs aidants », souligne Catherine Magnette, médecin généraliste et organisatrice de la journée. « Qui mieux que le patient lui-même, et éventuellement son aidant proche, peut exprimer ses attentes vis-à-vis de son médecin généraliste ? Il s’agit d’une volonté de remettre le patient au centre en lui donnant cette parole », poursuit-elle.

Trois ateliers pour mieux comprendre et mieux accompagner

La journée s’articulait autour de trois ateliers, proposés dans le cadre du cursus académique du Master de spécialisation en médecine générale :

  • Les troubles “dys”
    Pour comprendre les difficultés d’apprentissage et de communication et adapter les pratiques médicales.
  • Les spécificités du suivi médical des personnes en situation de handicap
    Pour mieux cerner les fragilités mais aussi les compétences des patients, afin d’individualiser la prise en charge. Certaines pathologies ou problématiques médicales sont spécifiques de ces patients et sont peu abordées dans le cursus de base.
  • La rencontre avec les résidents du Château Vert et leurs accompagnants
    Un moment d’échange direct, où les étudiants ont pu poser des questions, écouter les expériences de vie, mais aussi entendre ce que les patients attendent — ou redoutent — dans une consultation médicale.

Des témoignages enrichissants

« J’attends de mon médecin généraliste qu’il soit gentil mais surtout qu’il prenne le temps de bien m’expliquer ce qu’il va faire, pourquoi il me soigne. Qu’il parle lentement car mon cerveau met plus de temps à comprendre que d’autres personnes. C’est très important pour moi de comprendre la situation, » - Cassie (17 ans), résidente du Château Vert. 

Etudiants et résidents du Château Vert

« Moi ce que j’attends du médecin, c’est qu’il se mette à ma place et qu’il puisse comprendre ma douleur même si je ne parviens pas à l’exprimer toujours de manière très précise » - Christelle, résidente au sein du Château Vert. 

« Il est vraiment important que le médecin puisse se mettre à la place de son patient. Par exemple pour mon fils, lui expliquer les examens médicaux qu’il va devoir subir en les mimant au préalable sur son doudou, est vraiment une approche qui fonctionne. Cela le rassure » - Audrey, maman d’Arthur (9 ans), résident du Château Vert. 

Face à ces témoignages, les étudiants ont pu poser leurs questions et échanger tant avec les résidents, les aidants proches, qu’avec les équipes encadrantes. 

Les études de médecine s’intéressent trop peu aux spécificités de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Cette journée permet d’enrichir la formation des futurs médecins à une prise en charge inclusive.

Catherine Magnette Médecin généraliste
Echanges entre étudiants et résidents du Château Vert

Les objectifs pédagogiques de cette journée étaient ainsi multiples :

  • Identifier les spécificités médicales, relationnelles et sociales liées au handicap ;
  • Utiliser ces connaissances pour améliorer le suivi des patients ;
  • Comprendre le rôle des acteurs qui accompagnent la personne à besoin spécifique ;
  • Construire un modèle de prise en charge centré sur le patient, respectueux et collaboratif.

Les études

Découvrez la formation en médecine et le Master de spécialisation en médecine générale à l’UNamur 

Face aux pénuries médicales, l’UNamur propose une solution innovante : des stages intégrés dans les zones en difficulté

Étudiants
Santé

L’UNamur a été pionnière en créant, en 2014, un stage en médecine générale, obligatoire pour tous les étudiants bachelier 3. Face à la pénurie croissante de médecins généralistes dans plusieurs zones du territoire belge, l’Université de Namur lance une nouvelle initiative concrète et ambitieuse : l’envoi de stagiaires de niveau bachelier 3 dans les régions médicalement sous-dotées.

Médecine rurale

Ces stages ont pour objectif de sensibiliser les étudiants en médecine à ces régions avec l’espoir que certains puissent y revenir faire leur assistanat voire s’y installer durablement comme médecins généralistes. Cette première immersion sur le terrain permet de créer un lien concret avec les réalités locales et de susciter une véritable dynamique de retour.  

Médecine rurale

Organisé par l’UNamur, ce projet repose sur une collaboration étroite avec les médecins installés dans les zones concernées, qui joueront un rôle central en tant que tuteurs et partenaires de terrain.

La proposition se distingue par sa formule « tout-en-un » : les étudiants bénéficient d’un stage encadré, d’un logement sur place, ainsi que d’un transport organisé lorsque nécessaire. Ce dispositif vise à supprimer tous les freins logistiques pouvant décourager les jeunes d’aller se former dans ces zones.

La première édition de ce stage « all-in » s’est déroulée durant le mois de juin 2025 dans la commune de Florennes, avec le soutien actif des autorités locales. Ce projet pilote marque une étape importante pour valider le modèle proposé.

D’autres communes, comme Libin, Ohey et Bouillon (en collaboration avec Santé Ardenne), ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir le programme en 2026.

Découvrez le projet en images :

Médecine rurale

Un appel au soutien des communes

Pour que cette initiative prenne pleinement forme, le soutien des communes concernées est indispensable. L’implication des autorités locales, notamment pour la mise à disposition de logements et la facilitation des déplacements, conditionne la réussite et la pérennité de ce programme.

L’UNamur appelle donc les communes à s’engager à ses côtés dans cette démarche solidaire et structurante pour le futur du système de soins belge. 

L’UNamur et la Mutualité chrétienne nouent un partenariat pour mieux comprendre la pénurie en médecine générale en milieu rural

Médecine
Géographie
Santé

L’Université de Namur (UNamur) et la Mutualité chrétienne (MC) annoncent une collaboration inédite visant à mieux comprendre et à combattre la pénurie de médecins généralistes en milieu rural. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’Observatoire Universitaire en Médecine Rurale (OUMRu), lancé en 2023 par l’UNamur. 

équipe-unamur-mutualité-chrétienne

Ce partenariat consiste en le cofinancement d’un projet de recherche ambitieux et multidisciplinaire mené par l’UNamur durant 4 ans. Objectifs ? Comprendre les différents mécanismes contribuant à la disparité de l’offre en médecine générale en Wallonie et objectiver les pénuries à l’échelle locale. 

Un partenariat stratégique

Ce projet contribue directement à l’engagement de la MC pour une meilleure accessibilité aux soins. En soutenant la recherche, la MC aide à orienter les politiques de santé vers les besoins réels des territoires. La démarche est un levier précieux pour renforcer une offre de soins équitable et durable, en phase avec les valeurs de solidarité portées par la MC.

Image
Annick Castiaux

« Pour l’UNamur, il est aussi primordial de pouvoir agir sur cette thématique de l’accessibilité aux soins, non seulement dans nos recherches, mais aussi en incluant cette dimension dès la formation des futurs professionnels de la santé et des soins. Grâce à ce partenariat avec la Mutualité chrétienne, nous pourrons compter sur la plus-value d’un écosystème performant en bénéficiant de l’expertise de terrain de la MC. »

Annick Castiaux Rectrice de l’UNamur

Ce projet marque la première collaboration formelle entre l’UNamur et la MC, permettant de mettre en lumière les recherches de l’UNamur auprès des acteurs de terrain et du grand public. L’Observatoire Universitaire en Médecine Rurale, au sein duquel sont réunis médecins généralistes, sociologues et géographes, bénéficiera de l’expertise et du réseau de la MC pour mener à bien ses enquêtes sur le terrain et projets de recherche appliquée.

Objectifs et résultats attendus

Plus précisément, le projet poursuit trois objectifs spécifiques :

  • Comprendre les mécanismes de la disparité de l’offre en médecine générale en Wallonie, et en particulier en province de Namur.
  • Créer un indice d’attractivité des lieux d’implantation de pratique pour les jeunes médecins.
  • Évaluer la perception de l’accessibilité aux soins en médecine générale du point de vue des patients.

Les résultats attendus incluent la création d’indices spécifiques et la formulation de recommandations pour améliorer la situation dans les zones en pénurie. Ces résultats seront valorisés via de multiples canaux : formation académique à l’UNamur, milieu scientifique, secteur médical, politiques, grand public. 

Le projet s’articulera autour de trois phrases complémentaires : 

  1. Évolution du métier de médecin généraliste en milieu rural : Cette phase qualitative inclut des entretiens semi-directifs avec des médecins généralistes pour comprendre les transformations du métier et identifier les facteurs influençant l’attractivité des zones rurales.
  2. Attractivité des lieux d’implantation de pratique pour les jeunes médecins : Un indice d’attractivité sera affiné et implémenté dans un Système d’Information Géographique (SIG) pour évaluer les lieux propices à l’installation des jeunes praticiens.
  3. Accessibilité aux soins pour les patients : Une analyse mixte des données quantitatives et qualitatives permettra de comprendre les perceptions des patients concernant l’accessibilité aux soins en milieu rural.

Le projet a donc la particularité de prendre en compte à la fois le point de vue des patients et des prestataires de soins afin de donner un aperçu à 360 ° de la problématique de la raréfaction de l’offre en médecine générale, et en particulier dans les zones rurales.

Projets de recherche précédents

Ce projet vient prolonger deux recherches déjà réalisées dans le cadre de l’OUMRu :

  1. Indice de ruralité pour la Région Wallonne : De décembre 2023 à avril 2024, la géographe Aliz Hevesi, sous la direction de Catherine Linard (Instituts NARILIS-ILEE), a créé un indice de ruralité à l’échelle infracommunale, pertinent pour évaluer les situations de pénurie au niveau local. Cette recherche a également intégré un travail de définition théorique d’un indice d’attractivité pour les jeunes praticiens.
  2. Perception de l’accessibilité aux soins : De janvier à juin 2025, la sociologue Amélie Pierre (Institut Transitions), en collaboration avec le Docteur Dominique Henrion, coordinateur de l’OUMRu, mène une étude pour évaluer la perception de l’accessibilité aux soins en médecine générale dans différentes régions, en interrogeant un panel de 5.000 citoyens belges via le dispositif « The Social Study » ainsi que des focus groups de patients en province de Namur et de Luxembourg.

À propos de l’UNamur

Fondée en 1831, l’Université de Namur (UNamur) a pour mission l'enseignement, la recherche et le service à la communauté. L’UNamur se compose de : 7 Facultés, 1 Département inter-facultaire, 11 Instituts de recherche et 10 Plateformes technologiques. Elle accueille plus de 7 300 étudiants de 75 nationalités différentes et compte par ailleurs plus de 1 300 membres du personnel. 

logo-université-de-namur

À propos de la Mutualité Chrétienne

Avec 1 125 000 affiliés en zones francophone et germanophone, la MC défend des soins de qualité accessibles à tous. Elle offre des services solidaires, où chacun cotise pour la santé de tous. À travers ses assurances, elle propose un accompagnement professionnel adapté aux besoins. Elle contribue aussi aux politiques de santé et encourage les comportements favorables à la santé.

logo-mutualité-chrétienne

Thomas Balligand : de la médecine à la recherche fondamentale

Médecine
Durable
ODD 3 - Bonne santé et bien-être

Thomas Balligand, désormais chargé de cours à l'UNamur, allie sa passion pour la recherche fondamentale et l'enseignement en histologie et cytologie. Après un parcours diversifié en médecine interne et en recherche, notamment à Harvard, il se consacre à la formation de la prochaine génération de scientifiques tout en poursuivant ses travaux sur les nanobodies et leur potentiel en immunothérapie. Sa volonté d'éveiller la curiosité scientifique chez ses étudiants illumine son nouveau rôle au sein de l'université.

Thomas Balligand

L’Université de Namur accueille avec enthousiasme Thomas Balligand, qui a récemment rejoint ses rangs comme chargé de cours. Diplômé en médecine de l'UCLouvain en 2012, Thomas a d’abord fait ses preuves en tant qu'assistant en médecine interne au Grand Hôpital de Charleroi, où il a pu évoluer dans plusieurs spécialités comme la cardiologie, la gastro-entérologie et la pneumologie. Son parcours l’a également conduit au CHU Saint-Luc, où il a approfondi ses connaissances en néphrologie. 

Tout au long de son parcours, Thomas a développé un intérêt marqué pour la recherche. Son parcours académique a débuté lorsqu'il est devenu étudiant chercheur au sein du laboratoire du Prof. Emile Van Schaftingen de l’Institut de Duve, une opportunité offerte aux étudiants en médecine de l'UCLouvain pour les initier à la recherche fondamentale. Cette expérience a été déterminante pour lui, car elle lui a permis de réaliser plus tard que la pratique clinique ne correspondait pas entièrement à ses aspirations. Il a alors décidé de se consacrer à une thèse en recherche fondamentale, travaillant sous la direction du Prof. Stefan Constantinescu à l’institut de Duve pour explorer les voies de signalisation dans l’hématopoïèse, en se concentrant particulièrement sur les syndromes myéloprolifératifs. 

De 2015 à 2019, Thomas a été un chercheur financé à 100 % par le Télévie, ce qui lui a permis de se plonger profondément dans ses travaux de recherche. À la fin de son doctorat, il avait le choix de poursuivre son assistanat en médecine ou de se lancer dans une carrière de chercheur post-doctorant. Il a opté pour la recherche, poursuivant son chemin à Harvard en 2020, où il a travaillé sur des nanobodies avec des applications en biologie appliquée. Cette expérience a conduit à des résultats concrets, illustrés par un article collaboratif avec son collègue Xin Lui, montrant comment les nanobodies se lient aux chaînes légères des immunoglobulines circulantes permettent le développement d’un traitement contre la grippe. Il a ainsi contribué à la création d'une couverture antivirale universelle, capable de s'attaquer à toutes les variantes de la grippe, et pas uniquement aux souches saisonnières. 

En parallèle, Thomas a également exploré l'utilisation des lectines pour cibler des cellules infectées par des virus ou des cellules cancéreuses, soulignant ainsi son intérêt pour les potentielles applications thérapeutiques de ses recherches. En 2024, il a rejoint l’UNamur comme chargé de cours en remplacement d’Yves Poumay, où il transmet ses connaissances en histologie et en cytologie tout en poursuivant ses travaux de recherche fondamentale. 

« Ce qui me passionne, c’est d’amener l’éveil et la curiosité scientifique chez les plus jeunes. J'ai déjà pu encadrer plusieurs étudiants à Boston, des doctorants et des mémorants. J’apprécie le rôle de mentor », explique Thomas Balligand. À l’UNamur, il noue des collaborations avec ses collègues Stéphane Vincent, Yoann Wouters et Xavier De Bolle, et bénéficie d'un financement CDR pour ses projets. 

il va prochainement créer son propre groupe de recherche au sein de l'Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire (URPhyM, NARILIS, UNamur). 

Son ambition est de travailler sur les phénomènes de glycosylation de protéines transmembranaires, notamment pour cibler les cellules cancéreuses ou infectées par des virus à travers ses recherches sur les lectines, ainsi que l’usage de nanobodies dans le domaine de l’immunothérapie. Grâce à son expertise et à sa passion pour la recherche, Thomas Balligand est bien positionné pour faire progresser la recherche à l'UNamur tout en inspirant la prochaine génération de scientifiques. 

En savoir plus sur les études de médecine à l’Unamur

En savoir plus sur Narilis

Les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale à la rencontre de personnes en situation de handicap

Médecine

Ce 4 décembre, les étudiants de 2e année du Master de spécialisation en médecine générale de l’UNamur ont vécu une journée de formation unique. Ils ont eu l’opportunité d’échanger directement avec des résidents du Château Vert, une institution accueillant des personnes en situation de handicap. Objectif : mieux comprendre leurs attentes envers le médecin généraliste et renforcer la qualité du suivi médical de ces patients aux besoins spécifiques.

Echanges entre des étudiants et des résidents du Château Vert

C’est une rencontre inédite à l’UNamur : pour la première fois, plusieurs résidents du Château Vert ont fait le déplacement jusqu’à la Faculté de médecine pour rencontrer les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale. Un déplacement qui a demandé un réel investissement en temps et en énergie pour les équipes et les résidents du Château Vert. « Les résidents ont fait l’effort de venir jusqu’à nous. C’est un cadeau rare que de pouvoir parler directement avec les patients et leurs aidants », souligne Catherine Magnette, médecin généraliste et organisatrice de la journée. « Qui mieux que le patient lui-même, et éventuellement son aidant proche, peut exprimer ses attentes vis-à-vis de son médecin généraliste ? Il s’agit d’une volonté de remettre le patient au centre en lui donnant cette parole », poursuit-elle.

Trois ateliers pour mieux comprendre et mieux accompagner

La journée s’articulait autour de trois ateliers, proposés dans le cadre du cursus académique du Master de spécialisation en médecine générale :

  • Les troubles “dys”
    Pour comprendre les difficultés d’apprentissage et de communication et adapter les pratiques médicales.
  • Les spécificités du suivi médical des personnes en situation de handicap
    Pour mieux cerner les fragilités mais aussi les compétences des patients, afin d’individualiser la prise en charge. Certaines pathologies ou problématiques médicales sont spécifiques de ces patients et sont peu abordées dans le cursus de base.
  • La rencontre avec les résidents du Château Vert et leurs accompagnants
    Un moment d’échange direct, où les étudiants ont pu poser des questions, écouter les expériences de vie, mais aussi entendre ce que les patients attendent — ou redoutent — dans une consultation médicale.

Des témoignages enrichissants

« J’attends de mon médecin généraliste qu’il soit gentil mais surtout qu’il prenne le temps de bien m’expliquer ce qu’il va faire, pourquoi il me soigne. Qu’il parle lentement car mon cerveau met plus de temps à comprendre que d’autres personnes. C’est très important pour moi de comprendre la situation, » - Cassie (17 ans), résidente du Château Vert. 

Etudiants et résidents du Château Vert

« Moi ce que j’attends du médecin, c’est qu’il se mette à ma place et qu’il puisse comprendre ma douleur même si je ne parviens pas à l’exprimer toujours de manière très précise » - Christelle, résidente au sein du Château Vert. 

« Il est vraiment important que le médecin puisse se mettre à la place de son patient. Par exemple pour mon fils, lui expliquer les examens médicaux qu’il va devoir subir en les mimant au préalable sur son doudou, est vraiment une approche qui fonctionne. Cela le rassure » - Audrey, maman d’Arthur (9 ans), résident du Château Vert. 

Face à ces témoignages, les étudiants ont pu poser leurs questions et échanger tant avec les résidents, les aidants proches, qu’avec les équipes encadrantes. 

Les études de médecine s’intéressent trop peu aux spécificités de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Cette journée permet d’enrichir la formation des futurs médecins à une prise en charge inclusive.

Catherine Magnette Médecin généraliste
Echanges entre étudiants et résidents du Château Vert

Les objectifs pédagogiques de cette journée étaient ainsi multiples :

  • Identifier les spécificités médicales, relationnelles et sociales liées au handicap ;
  • Utiliser ces connaissances pour améliorer le suivi des patients ;
  • Comprendre le rôle des acteurs qui accompagnent la personne à besoin spécifique ;
  • Construire un modèle de prise en charge centré sur le patient, respectueux et collaboratif.

Les études

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Face aux pénuries médicales, l’UNamur propose une solution innovante : des stages intégrés dans les zones en difficulté

Étudiants
Santé

L’UNamur a été pionnière en créant, en 2014, un stage en médecine générale, obligatoire pour tous les étudiants bachelier 3. Face à la pénurie croissante de médecins généralistes dans plusieurs zones du territoire belge, l’Université de Namur lance une nouvelle initiative concrète et ambitieuse : l’envoi de stagiaires de niveau bachelier 3 dans les régions médicalement sous-dotées.

Médecine rurale

Ces stages ont pour objectif de sensibiliser les étudiants en médecine à ces régions avec l’espoir que certains puissent y revenir faire leur assistanat voire s’y installer durablement comme médecins généralistes. Cette première immersion sur le terrain permet de créer un lien concret avec les réalités locales et de susciter une véritable dynamique de retour.  

Médecine rurale

Organisé par l’UNamur, ce projet repose sur une collaboration étroite avec les médecins installés dans les zones concernées, qui joueront un rôle central en tant que tuteurs et partenaires de terrain.

La proposition se distingue par sa formule « tout-en-un » : les étudiants bénéficient d’un stage encadré, d’un logement sur place, ainsi que d’un transport organisé lorsque nécessaire. Ce dispositif vise à supprimer tous les freins logistiques pouvant décourager les jeunes d’aller se former dans ces zones.

La première édition de ce stage « all-in » s’est déroulée durant le mois de juin 2025 dans la commune de Florennes, avec le soutien actif des autorités locales. Ce projet pilote marque une étape importante pour valider le modèle proposé.

D’autres communes, comme Libin, Ohey et Bouillon (en collaboration avec Santé Ardenne), ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir le programme en 2026.

Découvrez le projet en images :

Médecine rurale

Un appel au soutien des communes

Pour que cette initiative prenne pleinement forme, le soutien des communes concernées est indispensable. L’implication des autorités locales, notamment pour la mise à disposition de logements et la facilitation des déplacements, conditionne la réussite et la pérennité de ce programme.

L’UNamur appelle donc les communes à s’engager à ses côtés dans cette démarche solidaire et structurante pour le futur du système de soins belge. 

L’UNamur et la Mutualité chrétienne nouent un partenariat pour mieux comprendre la pénurie en médecine générale en milieu rural

Médecine
Géographie
Santé

L’Université de Namur (UNamur) et la Mutualité chrétienne (MC) annoncent une collaboration inédite visant à mieux comprendre et à combattre la pénurie de médecins généralistes en milieu rural. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’Observatoire Universitaire en Médecine Rurale (OUMRu), lancé en 2023 par l’UNamur. 

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Ce partenariat consiste en le cofinancement d’un projet de recherche ambitieux et multidisciplinaire mené par l’UNamur durant 4 ans. Objectifs ? Comprendre les différents mécanismes contribuant à la disparité de l’offre en médecine générale en Wallonie et objectiver les pénuries à l’échelle locale. 

Un partenariat stratégique

Ce projet contribue directement à l’engagement de la MC pour une meilleure accessibilité aux soins. En soutenant la recherche, la MC aide à orienter les politiques de santé vers les besoins réels des territoires. La démarche est un levier précieux pour renforcer une offre de soins équitable et durable, en phase avec les valeurs de solidarité portées par la MC.

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Annick Castiaux

« Pour l’UNamur, il est aussi primordial de pouvoir agir sur cette thématique de l’accessibilité aux soins, non seulement dans nos recherches, mais aussi en incluant cette dimension dès la formation des futurs professionnels de la santé et des soins. Grâce à ce partenariat avec la Mutualité chrétienne, nous pourrons compter sur la plus-value d’un écosystème performant en bénéficiant de l’expertise de terrain de la MC. »

Annick Castiaux Rectrice de l’UNamur

Ce projet marque la première collaboration formelle entre l’UNamur et la MC, permettant de mettre en lumière les recherches de l’UNamur auprès des acteurs de terrain et du grand public. L’Observatoire Universitaire en Médecine Rurale, au sein duquel sont réunis médecins généralistes, sociologues et géographes, bénéficiera de l’expertise et du réseau de la MC pour mener à bien ses enquêtes sur le terrain et projets de recherche appliquée.

Objectifs et résultats attendus

Plus précisément, le projet poursuit trois objectifs spécifiques :

  • Comprendre les mécanismes de la disparité de l’offre en médecine générale en Wallonie, et en particulier en province de Namur.
  • Créer un indice d’attractivité des lieux d’implantation de pratique pour les jeunes médecins.
  • Évaluer la perception de l’accessibilité aux soins en médecine générale du point de vue des patients.

Les résultats attendus incluent la création d’indices spécifiques et la formulation de recommandations pour améliorer la situation dans les zones en pénurie. Ces résultats seront valorisés via de multiples canaux : formation académique à l’UNamur, milieu scientifique, secteur médical, politiques, grand public. 

Le projet s’articulera autour de trois phrases complémentaires : 

  1. Évolution du métier de médecin généraliste en milieu rural : Cette phase qualitative inclut des entretiens semi-directifs avec des médecins généralistes pour comprendre les transformations du métier et identifier les facteurs influençant l’attractivité des zones rurales.
  2. Attractivité des lieux d’implantation de pratique pour les jeunes médecins : Un indice d’attractivité sera affiné et implémenté dans un Système d’Information Géographique (SIG) pour évaluer les lieux propices à l’installation des jeunes praticiens.
  3. Accessibilité aux soins pour les patients : Une analyse mixte des données quantitatives et qualitatives permettra de comprendre les perceptions des patients concernant l’accessibilité aux soins en milieu rural.

Le projet a donc la particularité de prendre en compte à la fois le point de vue des patients et des prestataires de soins afin de donner un aperçu à 360 ° de la problématique de la raréfaction de l’offre en médecine générale, et en particulier dans les zones rurales.

Projets de recherche précédents

Ce projet vient prolonger deux recherches déjà réalisées dans le cadre de l’OUMRu :

  1. Indice de ruralité pour la Région Wallonne : De décembre 2023 à avril 2024, la géographe Aliz Hevesi, sous la direction de Catherine Linard (Instituts NARILIS-ILEE), a créé un indice de ruralité à l’échelle infracommunale, pertinent pour évaluer les situations de pénurie au niveau local. Cette recherche a également intégré un travail de définition théorique d’un indice d’attractivité pour les jeunes praticiens.
  2. Perception de l’accessibilité aux soins : De janvier à juin 2025, la sociologue Amélie Pierre (Institut Transitions), en collaboration avec le Docteur Dominique Henrion, coordinateur de l’OUMRu, mène une étude pour évaluer la perception de l’accessibilité aux soins en médecine générale dans différentes régions, en interrogeant un panel de 5.000 citoyens belges via le dispositif « The Social Study » ainsi que des focus groups de patients en province de Namur et de Luxembourg.

À propos de l’UNamur

Fondée en 1831, l’Université de Namur (UNamur) a pour mission l'enseignement, la recherche et le service à la communauté. L’UNamur se compose de : 7 Facultés, 1 Département inter-facultaire, 11 Instituts de recherche et 10 Plateformes technologiques. Elle accueille plus de 7 300 étudiants de 75 nationalités différentes et compte par ailleurs plus de 1 300 membres du personnel. 

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À propos de la Mutualité Chrétienne

Avec 1 125 000 affiliés en zones francophone et germanophone, la MC défend des soins de qualité accessibles à tous. Elle offre des services solidaires, où chacun cotise pour la santé de tous. À travers ses assurances, elle propose un accompagnement professionnel adapté aux besoins. Elle contribue aussi aux politiques de santé et encourage les comportements favorables à la santé.

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Thomas Balligand : de la médecine à la recherche fondamentale

Médecine
Durable
ODD 3 - Bonne santé et bien-être

Thomas Balligand, désormais chargé de cours à l'UNamur, allie sa passion pour la recherche fondamentale et l'enseignement en histologie et cytologie. Après un parcours diversifié en médecine interne et en recherche, notamment à Harvard, il se consacre à la formation de la prochaine génération de scientifiques tout en poursuivant ses travaux sur les nanobodies et leur potentiel en immunothérapie. Sa volonté d'éveiller la curiosité scientifique chez ses étudiants illumine son nouveau rôle au sein de l'université.

Thomas Balligand

L’Université de Namur accueille avec enthousiasme Thomas Balligand, qui a récemment rejoint ses rangs comme chargé de cours. Diplômé en médecine de l'UCLouvain en 2012, Thomas a d’abord fait ses preuves en tant qu'assistant en médecine interne au Grand Hôpital de Charleroi, où il a pu évoluer dans plusieurs spécialités comme la cardiologie, la gastro-entérologie et la pneumologie. Son parcours l’a également conduit au CHU Saint-Luc, où il a approfondi ses connaissances en néphrologie. 

Tout au long de son parcours, Thomas a développé un intérêt marqué pour la recherche. Son parcours académique a débuté lorsqu'il est devenu étudiant chercheur au sein du laboratoire du Prof. Emile Van Schaftingen de l’Institut de Duve, une opportunité offerte aux étudiants en médecine de l'UCLouvain pour les initier à la recherche fondamentale. Cette expérience a été déterminante pour lui, car elle lui a permis de réaliser plus tard que la pratique clinique ne correspondait pas entièrement à ses aspirations. Il a alors décidé de se consacrer à une thèse en recherche fondamentale, travaillant sous la direction du Prof. Stefan Constantinescu à l’institut de Duve pour explorer les voies de signalisation dans l’hématopoïèse, en se concentrant particulièrement sur les syndromes myéloprolifératifs. 

De 2015 à 2019, Thomas a été un chercheur financé à 100 % par le Télévie, ce qui lui a permis de se plonger profondément dans ses travaux de recherche. À la fin de son doctorat, il avait le choix de poursuivre son assistanat en médecine ou de se lancer dans une carrière de chercheur post-doctorant. Il a opté pour la recherche, poursuivant son chemin à Harvard en 2020, où il a travaillé sur des nanobodies avec des applications en biologie appliquée. Cette expérience a conduit à des résultats concrets, illustrés par un article collaboratif avec son collègue Xin Lui, montrant comment les nanobodies se lient aux chaînes légères des immunoglobulines circulantes permettent le développement d’un traitement contre la grippe. Il a ainsi contribué à la création d'une couverture antivirale universelle, capable de s'attaquer à toutes les variantes de la grippe, et pas uniquement aux souches saisonnières. 

En parallèle, Thomas a également exploré l'utilisation des lectines pour cibler des cellules infectées par des virus ou des cellules cancéreuses, soulignant ainsi son intérêt pour les potentielles applications thérapeutiques de ses recherches. En 2024, il a rejoint l’UNamur comme chargé de cours en remplacement d’Yves Poumay, où il transmet ses connaissances en histologie et en cytologie tout en poursuivant ses travaux de recherche fondamentale. 

« Ce qui me passionne, c’est d’amener l’éveil et la curiosité scientifique chez les plus jeunes. J'ai déjà pu encadrer plusieurs étudiants à Boston, des doctorants et des mémorants. J’apprécie le rôle de mentor », explique Thomas Balligand. À l’UNamur, il noue des collaborations avec ses collègues Stéphane Vincent, Yoann Wouters et Xavier De Bolle, et bénéficie d'un financement CDR pour ses projets. 

il va prochainement créer son propre groupe de recherche au sein de l'Unité de Recherche en Physiologie Moléculaire (URPhyM, NARILIS, UNamur). 

Son ambition est de travailler sur les phénomènes de glycosylation de protéines transmembranaires, notamment pour cibler les cellules cancéreuses ou infectées par des virus à travers ses recherches sur les lectines, ainsi que l’usage de nanobodies dans le domaine de l’immunothérapie. Grâce à son expertise et à sa passion pour la recherche, Thomas Balligand est bien positionné pour faire progresser la recherche à l'UNamur tout en inspirant la prochaine génération de scientifiques. 

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Les études en médecine à l'UNamur

Au Département de médecine de l’UNamur, vous entamez les trois premières années du bachelier dans un environnement reconnu pour l’exigence et la proximité des enseignants. La formation associe bases biomédicales, raisonnement clinique et dimension humaine. Sur le campus, vous pouvez aussi suivre le master de spécialisation en médecine générale, codiplômé avec l’UCLouvain. 

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