La médecine générale est une spécialité clinique orientée vers les soins de première ligne possédant ses propres caractéristiques : activité variée embrassant tous les champs de la médecine, approche globale et longitudinale, centrée sur la personne à tout âge, et intervenant à un stade précoce et indifférencié du développement de la maladie. Le médecin généraliste est l’acteur central de la santé de ses patients et établit une relation de confiance durable et privilégiée avec eux.
La formation
Après 100 ans d’enseignement de la médecine, l’Université de Namur propose, depuis octobre 2024, une opportunité de se spécialiser en médecine générale sur le campus namurois.
Une occasion unique, pour les étudiants, de poursuivre leur cursus au sein d’une Faculté qui fait de la proximité et de la qualité de l’enseignement ses maitres-mots.
Les atouts du master de spécialisation à l’UNamur
Une co-diplômation avec l’UCLouvain
pour unir les forces et les expertises de nos deux universités.
Une sensibilisation à la médecine générale pratiquée en milieu rural
et ses spécificités : intensité de la relation médecin-patient, actes techniques plus fréquents, recours moins importants aux urgences…
Une pédagogie active dont la simulation en santé
par immersion dans des situations simulées les plus proches de la réalité pratique.
Un mentorat par un médecin expérimenté
du choix de l’étudiant qui veille à le préparer efficacement à sa future profession, en restant attentif à l’équilibre entre sa vie professionnelle et privée.
Espace tuteur et maitre de stage
Devenir tuteur
Accueillir un stagiaire de 3e année de bachelier
Durant leur 3e année de bachelier, les étudiants de l’UNamur accompagnent un médecin généraliste sur le terrain pendant 3 semaines.
Ce stage est l’occasion d’établir, pour la première fois, un contact avec un patient, de faire preuve d’écoute, de mettre en pratique le secret professionnel, d’apprécier la façon dont les connaissances théoriques sont mises en pratique, d’appliquer certaines procédures de base, mais aussi de réfléchir à sa future pratique médicale personnelle.
Vous souhaitez accueillir un stagiaire ?
Contactez la Faculté de médecine : administration-medecine@unamur.be
Devenir maitre de stage
Accueillir un assistant en médecine générale
Découvrez les 3 conditions pour devenir maitre de stage.
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La médecine rurale à l’UNamur
L’Observatoire Universitaire en Médecine Rurale (OUMRu)
La pénurie médicale est une problématique majeure de santé publique en milieu rural. L’Observatoire a pour missions de mieux comprendre la raréfaction de l’offre en médecine générale, en particulier dans les zones en pénurie en Wallonie, et d’identifier des pistes de solutions réalistes et concrètes en donnant la parole aux acteurs de terrain.
L’UNamur s’engage face à la pénurie médicale en milieu rural
Pour répondre au défi de la répartition géographique inégale des médecins généralistes, l’UNamur innove en proposant des lieux de stage en milieu rural qui combinent logement, facilités de transports et encadrement par des médecins généralistes expérimentés.
Une immersion dans la médecine générale au cœur de nouvelles régions, pour éveiller l’envie de s’installer en milieu rural.
La littérature met clairement en évidence que la réalisation de stages en milieu rural augmente les chances de nouvelles installations dans ces milieux qui concentrent les grandes zones de pénurie. C’est donc un levier important afin de lutter contre la mauvaise répartition géographique des médecins généralistes et de garantir une accessibilité aux soins.
En collaboration avec le CCFFMG et l’OUMRu, nous développons dans ce cadre des formules « tout-en-un » afin de proposer aux étudiants des dispositifs de stage proposant médecin d’encadrement, logement et transport.
L’« intégration communautaire » est également un aspect important : les étudiants doivent pouvoir échanger avec les patients et les structures médicales de la région. Une valorisation de la région par les acteurs locaux est aussi prise en compte.
Dr Dominique Henrion
Contact
Vous êtes médecin généraliste, responsable politique, acteur d'une région rurale ou simple citoyen ?
N'hésitez pas à prendre contact avec notre chargée de projet
Aurélie Strickaert : aurelie.strickaert@unamur.be
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Actualités
La lutte contre le cancer au cœur des projets Télévie à l’UNamur
La lutte contre le cancer au cœur des projets Télévie à l’UNamur
Ce samedi 18 avril 2026, le Vice-Recteur à la recherche Benoît Champagne et la professeure Anne-Catherine Heuskin, promotrice de projets Télévie, ont représenté la communauté UNamur sur le plateau de la grande soirée Télévie. Ils ont remis à cette occasion un chèque de 20.000 euros pour soutenir cette opération du FRS-FNRS qui collecte les fonds permettant le financement de nombreux projets de recherche dans les universités en Fédération Wallonie-Bruxelles, avec un objectif : améliorer les traitements contre cette maladie qui touche désormais près de 80.000 nouveaux patients et emporte près de 30.000 vies chaque année en Belgique.
La recherche, c’est l’espoir
Si la recherche scientifique a amélioré significativement le taux de guérison de certains cancers durant les dernières décennies, d’autres restent incurables ou récidivent rapidement. À cet égard, les progrès de la recherche scientifique sont un véritable espoir pour tous les patients qui espèrent bénéficier de traitements de plus en plus ciblés et innovants. Focus sur les projets Télévie en cours à l’UNamur.
Améliorer les effets de la radiothérapie et de la protonthérapie
La radiothérapie est un traitement qui concerne aujourd’hui 50 % des patients atteints de cancer. Plusieurs projets sont menés sous la direction de la professeure Anne-Catherine Heuskin, afin d’en optimiser l’efficacité tout en diminuant les effets secondaires dommageables pour les patients.
Giacomo Lopopolo étudie ainsi les conséquences du stress oxydatif généré par la radiothérapie et des lésions qu’il engendre sur les mitochondries des cellules, en particulier dans le traitement du cancer du poumon. Objectif : étudier les doses nécessaires dans les plans de traitement en radiothérapie conventionnelle ou en protonthérapie afin de garantir un traitement efficace tout en améliorant la qualité de vie du patient. Ce projet interdisciplinaire bénéficie également de l’expertise du professeur Thierry Arnould, copromoteur (URBC).
De son côté, Keïla Openge-Navenge tente de décrypter les mécanismes de radiorésistance à l’œuvre dans les tumeurs du sein, du poumon et du cancer colorectal, et en particulier le rôle du métabolisme lipidique, de la ferroptose et des mitochondries au sein des cellules cancéreuses.
Jade Nichols, qui vient de rejoindre l’UNamur, entame un projet Télévie afin de comprendre la réponse apportée par les macrophages, qui jouent un rôle essentiel dans la formation du microenvironnement tumoral, à des irradiations à ultra-haut débit de dose (UHDR), un phénomène jusqu’ici inexploré et dont les résultats pourraient contribuer, à terme, à optimiser les stratégies de traitement qui exploitent à la fois l'irradiation et les réponses immunitaires du patient lui-même.
Comprendre les tumeurs pour mieux les combattre
Au sein de l’URBC, sous la direction de la professeure Carine Michiels, plusieurs projets visent à mieux comprendre les facteurs contribuant au développement de différents types de tumeurs et aux mécanismes mis en place en réponse aux traitements.
Inès Bourriez consacre ses recherches aux cancers cutanés, qui représentent 40 % des cancers diagnostiqués aujourd’hui. Elle s’intéresse à l’impact du vieillissement de la peau et à l’accumulation de cellules dites sénescentes sur le développement des tumeurs et de leur progression.
La compréhension de la réaction des cellules aux radiations fait également l’objet des projets menés par Emma Lambert, d’une part, et Manon Van Den Abbeel d’autre part, grâce à une collaboration avec Anne-Catherine Heuskin au sein du LARN. Manon Van Den Abbeel étudie les conditions d'irradiation induisant une réponse immunitaire la plus importante possible pour contourner les différents mécanismes d’immunosuppression développés au sein des tumeurs, et ainsi renforcer l'immunogénicité des tumeurs et donc leur reconnaissance et leur destruction par le système immunitaire.
Emma Lambert démarre quant à elle un projet sur le glioblastome, tumeur cérébrale agressive et aujourd’hui incurable, afin de mieux comprendre les mécanismes de résistance développés lors de traitements combinés utilisant chimiothérapie, radiothérapie ou protonthérapie.
Quant à Eloïse Rapport, elle s’intéresse à une troisième forme de radiothérapie, utilisant des particules alpha, c’est-à-dire des atomes d’hélium ionisés, afin d’augmenter la mort des cellules cancéreuses au sein de tumeurs. En particulier, elle étudie les différentes formes de mort cellulaire induite et leur éventuelle immunogénicité.
Améliorer le diagnostic du cancer du pancréas
Le cancer du pancréas, en particulier l'adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC), reste l'un des cancers les plus mortels, avec un taux de survie à cinq ans de seulement 13 %. Suite à la nature asymptomatique de la maladie à ses premiers stades, le diagnostic est souvent réalisé à un stade avancé. Cette situation couplée au manque de traitements efficaces et à l'environnement tumoral immunosuppresseur qui limite l'efficacité des thérapies immunitaires, explique le mauvais pronostic du PDAC. La détection précoce de ce type de cancer est donc cruciale, mais les outils diagnostiques actuels ont une sensibilité et une spécificité limitées.
C’est à ce projet que se consacre Emma Thompson, qui a rejoint l’équipe du professeur Marc Hennequart au sein de l’URPhyM. Ce travail explore les altérations métaboliques associées à la progression précoce du PDAC dans le but de découvrir de nouveaux biomarqueurs permettant une détection et une intervention plus précoces, donnant plus de chance de guérison aux patients.
La communauté UNamur mobilisée pour soutenir le Télévie et la lutte contre le cancer
Comme chaque année depuis 23 ans, la communauté UNamur fait la part belle aux événements pour collecter des dons au bénéfice de l’opération Télévie. En 2026, les étudiantes et les étudiants se sont particulièrement investis au travers de trois initiatives.
Le 18 février, l’équipe du kot à projet ImproNam s’est mobilisée une nouvelle fois en affrontant la troupe namuroise Oh My God lors d’un match d’improvisation haut en couleurs, qui a permis de récolter une belle somme de 1 058,02 euros.
« C’est toujours un plaisir de contribuer, à notre échelle, à un projet tel que le Télévie. C’est un évènement qui permet de rassembler toutes les générations » - Calixte Henin Groves, étudiante et présidente de l’ImproNam.
Le 12 mars, l’Assemblée Générale des Étudiants a fait résonner les murs de l’Arsenal lors de la deuxième édition du Grand Blind Test à l’UNamur. Une soirée conviviale, qui a rassemblé une trentaine d’équipes du personnel, des étudiantes et des étudiants autour des meilleurs tubes des 30 dernières années, et a permis de réunir, grâce au soutien des sponsors, 6.338,91 euros.
Enfin, le Cercle Informatique de Namur a consacré son Live Caritatif 24H sur la plateforme Twitch. Au fil des heures, et grâce à la générosité, aux animations et défis relevés par les membres du Cercle, c’est une belle somme de 1.831,91 € qui a pu être reversée au Télévie.
Bravo à toutes et à tous !
L’UNamur remercie l’ensemble des étudiantes, étudiants et membres du personnel qui se sont mobilisés au profit de l’opération Télévie sur le campus. L’UNamur remercie également l’ensemble des fournisseurs et sponsors qui s’associent à ces initiatives et contribuent à faire grimper le compteur du Télévie. |
Depuis de nombreuses années, la communauté universitaire, ses alumni et ses partenaires se mobilisent au profit la recherche contre le cancer au travers de l’opération Télévie. L'intégralité des dons collectés est reversée au FNRS.
Un jeu immersif pour renforcer la collaboration interprofessionnelle dans les soins de santé
Un jeu immersif pour renforcer la collaboration interprofessionnelle dans les soins de santé
Ce jeudi 12 mars, les étudiants du master de spécialisation en médecine générale et du master en sciences pharmaceutiques de l’UNamur et en sciences infirmières de l’Henallux se sont réunis pour tester « Le voyage d’Eugène », un jeu immersif créé dans le cadre d’un projet PUNCh (Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement). Cet outil de ludopédagogie a été conçu pour renforcer la communication et la collaboration entre futurs professionnels de la santé. Après une phase de jeu, un débriefing structuré a été proposé aux étudiants afin de transformer l’expérience en apprentissage collectif.
Ce projet PUNCh mené par Hélène Givron, maître de conférences et coordinatrice pédagogique au Département de psychologie de l’Université de Namur, est destiné à répondre aux besoins pédagogiques en formation interprofessionnelle. Le souhait était de concevoir un outil ludique, modulable et réutilisable dans différents contextes, afin de répondre à un enjeu important du terrain.
L’objectif principal de cet atelier était de renforcer la communication et la collaboration interprofessionnelle dans le domaine de la santé. Une équipe multidisciplinaire s’est donc constituée, composée de représentantes et de représentants des différents secteurs : Catherine Magnette (Chargée d’enseignement, département de médecine), Romain Siriez (Coordinateur pédagogique, département de pharmacie) et Laura Demarthe (Assistante, département de psychologie), afin de réunir les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale et de master en sciences pharmaceutiques de l’UNamur et en sciences infirmières (Hénallux) autour de ces problématiques.
Une phase de jeu immersive pour expérimenter la collaboration en milieu hospitalier
L’atelier se basait sur le jeu de plateau « Le voyage d’Eugène », conçu par Christine Laurent (médecin hygiéniste et ludopédagogue) et inspiré du principe de l’escape game, conçu pour faire vivre aux étudiants une expérience immersive et collaborative. Les participants étaient répartis en équipes de trois à quatre joueurs, composées d’un médecin, d’un infirmier et d’un ou deux pharmaciens, afin d’encourager l’interprofessionnalité. Chaque équipe devait progresser dans un scénario en résolvant une succession d’énigmes en 45 minutes, sous l’œil attentif de formateurs. Pour y parvenir, les étudiants devaient collaborer et s’appuyer sur la communication verbale afin d’échanger leurs idées, partager leurs informations et coordonner leurs actions
Cet outil pédagogique mobilise différentes compétences essentielles au travail en équipe, comme l’écoute active, la capacité à formuler clairement ses idées, la coordination des tâches et la prise de décision collective. Chaque énigme constituait un défi nécessitant une réelle coopération entre les membres du groupe car aucune solution ne pouvait être trouvée individuellement.
Un débriefing structuré pour transformer l’expérience en apprentissage
Après la phase de jeu, un temps de débriefing a été organisé avec l’ensemble des participants. Ce moment d’échange visait à discuter de l’expérience vécue durant l’atelier et à amener les étudiants à réfléchir aux notions de collaboration et de communication interprofessionnelle dans le contexte des soins de santé. Le jeu a servi de support pour montrer certaines situations de coopération, mais aussi pour révéler des difficultés de coordination ou de transmission d’informations. Le débriefing a ainsi permis d’engager un dialogue entre les étudiants issus des différentes filières autour des freins et des leviers d’une communication efficace. Les participants ont eu l’opportunité de partager leur ressenti, confronter leurs points de vue et discuter des stratégies favorisant une meilleure collaboration entre professionnels de santé.
Les objectifs pédagogiques de l’atelier étaient bien définis :
- Aborder les compétences nécessaires à la collaboration interprofessionnelle, telles que la communication et la prise de décision collective.
- Identifier les leviers et les freins à la collaboration interprofessionnelle.
- Contribuer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins grâce à une meilleure coordination entre professionnels.
En 1h45, il est sans doute utopique d’espérer atteindre une amélioration des compétences des étudiants. On espère toutefois qu’ils auront une meilleure représentation de la communication interprofessionnelle. On tente de semer des petites graines pour leur futures pratiques collaboratives.
Témoignages d'étudiants
« J’espère que cette expérience va induire un changement dans la pratique. Le jeu donne des moyens de s’imposer, surtout en tant que jeune médecin lorsque l’on doit s’intégrer dans des équipes avec des personnes qui ont plus d’expérience. Cela permet de s’affirmer et de développer sa confiance en soi. » - Yorick, étudiant en médecine
« On s’attendait à une activité avec un contenu exclusivement « médical » sur base des informations que l’on avait reçues. Cette expérience originale nous sort du cadre des mises en situation habituelles » - Margaux, étudiante en médecine
« J’ai trouvé cet atelier adéquat, ça apporte un plus et c’est très intéressant. Nous n’avons jamais de simulations axées sur la collaboration. Ce serait intéressant d’intégrer cela dans le cursus » - étudiante en sciences infirmières
Un outil polyvalent
Le jeu « Le voyage d’Eugène » a été conçu par le Dr. Christine Laurent, médecin hygiéniste et ludopédagogue avec la collaboration d’Emeline Boreux, graphiste et illustratrice. « Le développement du jeu s’est étalé sur un an et demi, le temps de concevoir une structure suffisamment robuste pour accueillir des énigmes variées et des objectifs pédagogiques multiples. Sa polyvalence repose sur la possibilité de modifier l’énigme centrale, d’adapter les indices et d’orienter le débriefing vers différentes compétences selon les publics. Cet outil peut en effet être transposé à d’autres disciplines, telles que la gestion de projet ou l’ingénierie par exemple », explique Christine Laurent, conceptrice du jeu.
L’interactivité au cœur du cursus de médecine générale
Cette expérience s’inscrit dans le cadre d’une série de journées immersives proposées aux étudiants du Master de spécialisation en médecine générale de l’UNamur. « Les étudiants sont principalement en stage durant leur master. Ils ont toutefois plusieurs journées plus académiques lors desquelles nous nous efforçons de développer des activités interactives », explique Catherine Magnette, Chargée d’enseignement et médecin généraliste. Les prochains ateliers porteront ainsi sur la collaboration interprofessionnelle en cas d’épidémie en maison de repos et sur la collaboration avec les médecins-conseil et médecins du travail.
Les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale à la rencontre de personnes en situation de handicap
Les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale à la rencontre de personnes en situation de handicap
Ce 4 décembre, les étudiants de 2e année du Master de spécialisation en médecine générale de l’UNamur ont vécu une journée de formation unique. Ils ont eu l’opportunité d’échanger directement avec des résidents du Château Vert, une institution accueillant des personnes en situation de handicap. Objectif : mieux comprendre leurs attentes envers le médecin généraliste et renforcer la qualité du suivi médical de ces patients aux besoins spécifiques.
C’est une rencontre inédite à l’UNamur : pour la première fois, plusieurs résidents du Château Vert ont fait le déplacement jusqu’à la Faculté de médecine pour rencontrer les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale. Un déplacement qui a demandé un réel investissement en temps et en énergie pour les équipes et les résidents du Château Vert. « Les résidents ont fait l’effort de venir jusqu’à nous. C’est un cadeau rare que de pouvoir parler directement avec les patients et leurs aidants », souligne Catherine Magnette, médecin généraliste et organisatrice de la journée. « Qui mieux que le patient lui-même, et éventuellement son aidant proche, peut exprimer ses attentes vis-à-vis de son médecin généraliste ? Il s’agit d’une volonté de remettre le patient au centre en lui donnant cette parole », poursuit-elle.
Trois ateliers pour mieux comprendre et mieux accompagner
La journée s’articulait autour de trois ateliers, proposés dans le cadre du cursus académique du Master de spécialisation en médecine générale :
- Les troubles “dys”
Pour comprendre les difficultés d’apprentissage et de communication et adapter les pratiques médicales. - Les spécificités du suivi médical des personnes en situation de handicap
Pour mieux cerner les fragilités mais aussi les compétences des patients, afin d’individualiser la prise en charge. Certaines pathologies ou problématiques médicales sont spécifiques de ces patients et sont peu abordées dans le cursus de base. - La rencontre avec les résidents du Château Vert et leurs accompagnants
Un moment d’échange direct, où les étudiants ont pu poser des questions, écouter les expériences de vie, mais aussi entendre ce que les patients attendent — ou redoutent — dans une consultation médicale.
Des témoignages enrichissants
« J’attends de mon médecin généraliste qu’il soit gentil mais surtout qu’il prenne le temps de bien m’expliquer ce qu’il va faire, pourquoi il me soigne. Qu’il parle lentement car mon cerveau met plus de temps à comprendre que d’autres personnes. C’est très important pour moi de comprendre la situation, » - Cassie (17 ans), résidente du Château Vert.
« Moi ce que j’attends du médecin, c’est qu’il se mette à ma place et qu’il puisse comprendre ma douleur même si je ne parviens pas à l’exprimer toujours de manière très précise » - Christelle, résidente au sein du Château Vert.
« Il est vraiment important que le médecin puisse se mettre à la place de son patient. Par exemple pour mon fils, lui expliquer les examens médicaux qu’il va devoir subir en les mimant au préalable sur son doudou, est vraiment une approche qui fonctionne. Cela le rassure » - Audrey, maman d’Arthur (9 ans), résident du Château Vert.
Face à ces témoignages, les étudiants ont pu poser leurs questions et échanger tant avec les résidents, les aidants proches, qu’avec les équipes encadrantes.
Les études de médecine s’intéressent trop peu aux spécificités de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Cette journée permet d’enrichir la formation des futurs médecins à une prise en charge inclusive.
Les objectifs pédagogiques de cette journée étaient ainsi multiples :
- Identifier les spécificités médicales, relationnelles et sociales liées au handicap ;
- Utiliser ces connaissances pour améliorer le suivi des patients ;
- Comprendre le rôle des acteurs qui accompagnent la personne à besoin spécifique ;
- Construire un modèle de prise en charge centré sur le patient, respectueux et collaboratif.
Les études
Découvrez la formation en médecine et le Master de spécialisation en médecine générale à l’UNamur
Face aux pénuries médicales, l’UNamur propose une solution innovante : des stages intégrés dans les zones en difficulté
Face aux pénuries médicales, l’UNamur propose une solution innovante : des stages intégrés dans les zones en difficulté
L’UNamur a été pionnière en créant, en 2014, un stage en médecine générale, obligatoire pour tous les étudiants bachelier 3. Face à la pénurie croissante de médecins généralistes dans plusieurs zones du territoire belge, l’Université de Namur lance une nouvelle initiative concrète et ambitieuse : l’envoi de stagiaires de niveau bachelier 3 dans les régions médicalement sous-dotées.
Ces stages ont pour objectif de sensibiliser les étudiants en médecine à ces régions avec l’espoir que certains puissent y revenir faire leur assistanat voire s’y installer durablement comme médecins généralistes. Cette première immersion sur le terrain permet de créer un lien concret avec les réalités locales et de susciter une véritable dynamique de retour.
Organisé par l’UNamur, ce projet repose sur une collaboration étroite avec les médecins installés dans les zones concernées, qui joueront un rôle central en tant que tuteurs et partenaires de terrain.
La proposition se distingue par sa formule « tout-en-un » : les étudiants bénéficient d’un stage encadré, d’un logement sur place, ainsi que d’un transport organisé lorsque nécessaire. Ce dispositif vise à supprimer tous les freins logistiques pouvant décourager les jeunes d’aller se former dans ces zones.
La première édition de ce stage « all-in » s’est déroulée durant le mois de juin 2025 dans la commune de Florennes, avec le soutien actif des autorités locales. Ce projet pilote marque une étape importante pour valider le modèle proposé.
D’autres communes, comme Libin, Ohey et Bouillon (en collaboration avec Santé Ardenne), ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir le programme en 2026.
Découvrez le projet en images :
Un appel au soutien des communes
Pour que cette initiative prenne pleinement forme, le soutien des communes concernées est indispensable. L’implication des autorités locales, notamment pour la mise à disposition de logements et la facilitation des déplacements, conditionne la réussite et la pérennité de ce programme.
L’UNamur appelle donc les communes à s’engager à ses côtés dans cette démarche solidaire et structurante pour le futur du système de soins belge.
La lutte contre le cancer au cœur des projets Télévie à l’UNamur
La lutte contre le cancer au cœur des projets Télévie à l’UNamur
Ce samedi 18 avril 2026, le Vice-Recteur à la recherche Benoît Champagne et la professeure Anne-Catherine Heuskin, promotrice de projets Télévie, ont représenté la communauté UNamur sur le plateau de la grande soirée Télévie. Ils ont remis à cette occasion un chèque de 20.000 euros pour soutenir cette opération du FRS-FNRS qui collecte les fonds permettant le financement de nombreux projets de recherche dans les universités en Fédération Wallonie-Bruxelles, avec un objectif : améliorer les traitements contre cette maladie qui touche désormais près de 80.000 nouveaux patients et emporte près de 30.000 vies chaque année en Belgique.
La recherche, c’est l’espoir
Si la recherche scientifique a amélioré significativement le taux de guérison de certains cancers durant les dernières décennies, d’autres restent incurables ou récidivent rapidement. À cet égard, les progrès de la recherche scientifique sont un véritable espoir pour tous les patients qui espèrent bénéficier de traitements de plus en plus ciblés et innovants. Focus sur les projets Télévie en cours à l’UNamur.
Améliorer les effets de la radiothérapie et de la protonthérapie
La radiothérapie est un traitement qui concerne aujourd’hui 50 % des patients atteints de cancer. Plusieurs projets sont menés sous la direction de la professeure Anne-Catherine Heuskin, afin d’en optimiser l’efficacité tout en diminuant les effets secondaires dommageables pour les patients.
Giacomo Lopopolo étudie ainsi les conséquences du stress oxydatif généré par la radiothérapie et des lésions qu’il engendre sur les mitochondries des cellules, en particulier dans le traitement du cancer du poumon. Objectif : étudier les doses nécessaires dans les plans de traitement en radiothérapie conventionnelle ou en protonthérapie afin de garantir un traitement efficace tout en améliorant la qualité de vie du patient. Ce projet interdisciplinaire bénéficie également de l’expertise du professeur Thierry Arnould, copromoteur (URBC).
De son côté, Keïla Openge-Navenge tente de décrypter les mécanismes de radiorésistance à l’œuvre dans les tumeurs du sein, du poumon et du cancer colorectal, et en particulier le rôle du métabolisme lipidique, de la ferroptose et des mitochondries au sein des cellules cancéreuses.
Jade Nichols, qui vient de rejoindre l’UNamur, entame un projet Télévie afin de comprendre la réponse apportée par les macrophages, qui jouent un rôle essentiel dans la formation du microenvironnement tumoral, à des irradiations à ultra-haut débit de dose (UHDR), un phénomène jusqu’ici inexploré et dont les résultats pourraient contribuer, à terme, à optimiser les stratégies de traitement qui exploitent à la fois l'irradiation et les réponses immunitaires du patient lui-même.
Comprendre les tumeurs pour mieux les combattre
Au sein de l’URBC, sous la direction de la professeure Carine Michiels, plusieurs projets visent à mieux comprendre les facteurs contribuant au développement de différents types de tumeurs et aux mécanismes mis en place en réponse aux traitements.
Inès Bourriez consacre ses recherches aux cancers cutanés, qui représentent 40 % des cancers diagnostiqués aujourd’hui. Elle s’intéresse à l’impact du vieillissement de la peau et à l’accumulation de cellules dites sénescentes sur le développement des tumeurs et de leur progression.
La compréhension de la réaction des cellules aux radiations fait également l’objet des projets menés par Emma Lambert, d’une part, et Manon Van Den Abbeel d’autre part, grâce à une collaboration avec Anne-Catherine Heuskin au sein du LARN. Manon Van Den Abbeel étudie les conditions d'irradiation induisant une réponse immunitaire la plus importante possible pour contourner les différents mécanismes d’immunosuppression développés au sein des tumeurs, et ainsi renforcer l'immunogénicité des tumeurs et donc leur reconnaissance et leur destruction par le système immunitaire.
Emma Lambert démarre quant à elle un projet sur le glioblastome, tumeur cérébrale agressive et aujourd’hui incurable, afin de mieux comprendre les mécanismes de résistance développés lors de traitements combinés utilisant chimiothérapie, radiothérapie ou protonthérapie.
Quant à Eloïse Rapport, elle s’intéresse à une troisième forme de radiothérapie, utilisant des particules alpha, c’est-à-dire des atomes d’hélium ionisés, afin d’augmenter la mort des cellules cancéreuses au sein de tumeurs. En particulier, elle étudie les différentes formes de mort cellulaire induite et leur éventuelle immunogénicité.
Améliorer le diagnostic du cancer du pancréas
Le cancer du pancréas, en particulier l'adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC), reste l'un des cancers les plus mortels, avec un taux de survie à cinq ans de seulement 13 %. Suite à la nature asymptomatique de la maladie à ses premiers stades, le diagnostic est souvent réalisé à un stade avancé. Cette situation couplée au manque de traitements efficaces et à l'environnement tumoral immunosuppresseur qui limite l'efficacité des thérapies immunitaires, explique le mauvais pronostic du PDAC. La détection précoce de ce type de cancer est donc cruciale, mais les outils diagnostiques actuels ont une sensibilité et une spécificité limitées.
C’est à ce projet que se consacre Emma Thompson, qui a rejoint l’équipe du professeur Marc Hennequart au sein de l’URPhyM. Ce travail explore les altérations métaboliques associées à la progression précoce du PDAC dans le but de découvrir de nouveaux biomarqueurs permettant une détection et une intervention plus précoces, donnant plus de chance de guérison aux patients.
La communauté UNamur mobilisée pour soutenir le Télévie et la lutte contre le cancer
Comme chaque année depuis 23 ans, la communauté UNamur fait la part belle aux événements pour collecter des dons au bénéfice de l’opération Télévie. En 2026, les étudiantes et les étudiants se sont particulièrement investis au travers de trois initiatives.
Le 18 février, l’équipe du kot à projet ImproNam s’est mobilisée une nouvelle fois en affrontant la troupe namuroise Oh My God lors d’un match d’improvisation haut en couleurs, qui a permis de récolter une belle somme de 1 058,02 euros.
« C’est toujours un plaisir de contribuer, à notre échelle, à un projet tel que le Télévie. C’est un évènement qui permet de rassembler toutes les générations » - Calixte Henin Groves, étudiante et présidente de l’ImproNam.
Le 12 mars, l’Assemblée Générale des Étudiants a fait résonner les murs de l’Arsenal lors de la deuxième édition du Grand Blind Test à l’UNamur. Une soirée conviviale, qui a rassemblé une trentaine d’équipes du personnel, des étudiantes et des étudiants autour des meilleurs tubes des 30 dernières années, et a permis de réunir, grâce au soutien des sponsors, 6.338,91 euros.
Enfin, le Cercle Informatique de Namur a consacré son Live Caritatif 24H sur la plateforme Twitch. Au fil des heures, et grâce à la générosité, aux animations et défis relevés par les membres du Cercle, c’est une belle somme de 1.831,91 € qui a pu être reversée au Télévie.
Bravo à toutes et à tous !
L’UNamur remercie l’ensemble des étudiantes, étudiants et membres du personnel qui se sont mobilisés au profit de l’opération Télévie sur le campus. L’UNamur remercie également l’ensemble des fournisseurs et sponsors qui s’associent à ces initiatives et contribuent à faire grimper le compteur du Télévie. |
Depuis de nombreuses années, la communauté universitaire, ses alumni et ses partenaires se mobilisent au profit la recherche contre le cancer au travers de l’opération Télévie. L'intégralité des dons collectés est reversée au FNRS.
Un jeu immersif pour renforcer la collaboration interprofessionnelle dans les soins de santé
Un jeu immersif pour renforcer la collaboration interprofessionnelle dans les soins de santé
Ce jeudi 12 mars, les étudiants du master de spécialisation en médecine générale et du master en sciences pharmaceutiques de l’UNamur et en sciences infirmières de l’Henallux se sont réunis pour tester « Le voyage d’Eugène », un jeu immersif créé dans le cadre d’un projet PUNCh (Pédagogie Universitaire Namuroise en Changement). Cet outil de ludopédagogie a été conçu pour renforcer la communication et la collaboration entre futurs professionnels de la santé. Après une phase de jeu, un débriefing structuré a été proposé aux étudiants afin de transformer l’expérience en apprentissage collectif.
Ce projet PUNCh mené par Hélène Givron, maître de conférences et coordinatrice pédagogique au Département de psychologie de l’Université de Namur, est destiné à répondre aux besoins pédagogiques en formation interprofessionnelle. Le souhait était de concevoir un outil ludique, modulable et réutilisable dans différents contextes, afin de répondre à un enjeu important du terrain.
L’objectif principal de cet atelier était de renforcer la communication et la collaboration interprofessionnelle dans le domaine de la santé. Une équipe multidisciplinaire s’est donc constituée, composée de représentantes et de représentants des différents secteurs : Catherine Magnette (Chargée d’enseignement, département de médecine), Romain Siriez (Coordinateur pédagogique, département de pharmacie) et Laura Demarthe (Assistante, département de psychologie), afin de réunir les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale et de master en sciences pharmaceutiques de l’UNamur et en sciences infirmières (Hénallux) autour de ces problématiques.
Une phase de jeu immersive pour expérimenter la collaboration en milieu hospitalier
L’atelier se basait sur le jeu de plateau « Le voyage d’Eugène », conçu par Christine Laurent (médecin hygiéniste et ludopédagogue) et inspiré du principe de l’escape game, conçu pour faire vivre aux étudiants une expérience immersive et collaborative. Les participants étaient répartis en équipes de trois à quatre joueurs, composées d’un médecin, d’un infirmier et d’un ou deux pharmaciens, afin d’encourager l’interprofessionnalité. Chaque équipe devait progresser dans un scénario en résolvant une succession d’énigmes en 45 minutes, sous l’œil attentif de formateurs. Pour y parvenir, les étudiants devaient collaborer et s’appuyer sur la communication verbale afin d’échanger leurs idées, partager leurs informations et coordonner leurs actions
Cet outil pédagogique mobilise différentes compétences essentielles au travail en équipe, comme l’écoute active, la capacité à formuler clairement ses idées, la coordination des tâches et la prise de décision collective. Chaque énigme constituait un défi nécessitant une réelle coopération entre les membres du groupe car aucune solution ne pouvait être trouvée individuellement.
Un débriefing structuré pour transformer l’expérience en apprentissage
Après la phase de jeu, un temps de débriefing a été organisé avec l’ensemble des participants. Ce moment d’échange visait à discuter de l’expérience vécue durant l’atelier et à amener les étudiants à réfléchir aux notions de collaboration et de communication interprofessionnelle dans le contexte des soins de santé. Le jeu a servi de support pour montrer certaines situations de coopération, mais aussi pour révéler des difficultés de coordination ou de transmission d’informations. Le débriefing a ainsi permis d’engager un dialogue entre les étudiants issus des différentes filières autour des freins et des leviers d’une communication efficace. Les participants ont eu l’opportunité de partager leur ressenti, confronter leurs points de vue et discuter des stratégies favorisant une meilleure collaboration entre professionnels de santé.
Les objectifs pédagogiques de l’atelier étaient bien définis :
- Aborder les compétences nécessaires à la collaboration interprofessionnelle, telles que la communication et la prise de décision collective.
- Identifier les leviers et les freins à la collaboration interprofessionnelle.
- Contribuer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins grâce à une meilleure coordination entre professionnels.
En 1h45, il est sans doute utopique d’espérer atteindre une amélioration des compétences des étudiants. On espère toutefois qu’ils auront une meilleure représentation de la communication interprofessionnelle. On tente de semer des petites graines pour leur futures pratiques collaboratives.
Témoignages d'étudiants
« J’espère que cette expérience va induire un changement dans la pratique. Le jeu donne des moyens de s’imposer, surtout en tant que jeune médecin lorsque l’on doit s’intégrer dans des équipes avec des personnes qui ont plus d’expérience. Cela permet de s’affirmer et de développer sa confiance en soi. » - Yorick, étudiant en médecine
« On s’attendait à une activité avec un contenu exclusivement « médical » sur base des informations que l’on avait reçues. Cette expérience originale nous sort du cadre des mises en situation habituelles » - Margaux, étudiante en médecine
« J’ai trouvé cet atelier adéquat, ça apporte un plus et c’est très intéressant. Nous n’avons jamais de simulations axées sur la collaboration. Ce serait intéressant d’intégrer cela dans le cursus » - étudiante en sciences infirmières
Un outil polyvalent
Le jeu « Le voyage d’Eugène » a été conçu par le Dr. Christine Laurent, médecin hygiéniste et ludopédagogue avec la collaboration d’Emeline Boreux, graphiste et illustratrice. « Le développement du jeu s’est étalé sur un an et demi, le temps de concevoir une structure suffisamment robuste pour accueillir des énigmes variées et des objectifs pédagogiques multiples. Sa polyvalence repose sur la possibilité de modifier l’énigme centrale, d’adapter les indices et d’orienter le débriefing vers différentes compétences selon les publics. Cet outil peut en effet être transposé à d’autres disciplines, telles que la gestion de projet ou l’ingénierie par exemple », explique Christine Laurent, conceptrice du jeu.
L’interactivité au cœur du cursus de médecine générale
Cette expérience s’inscrit dans le cadre d’une série de journées immersives proposées aux étudiants du Master de spécialisation en médecine générale de l’UNamur. « Les étudiants sont principalement en stage durant leur master. Ils ont toutefois plusieurs journées plus académiques lors desquelles nous nous efforçons de développer des activités interactives », explique Catherine Magnette, Chargée d’enseignement et médecin généraliste. Les prochains ateliers porteront ainsi sur la collaboration interprofessionnelle en cas d’épidémie en maison de repos et sur la collaboration avec les médecins-conseil et médecins du travail.
Les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale à la rencontre de personnes en situation de handicap
Les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale à la rencontre de personnes en situation de handicap
Ce 4 décembre, les étudiants de 2e année du Master de spécialisation en médecine générale de l’UNamur ont vécu une journée de formation unique. Ils ont eu l’opportunité d’échanger directement avec des résidents du Château Vert, une institution accueillant des personnes en situation de handicap. Objectif : mieux comprendre leurs attentes envers le médecin généraliste et renforcer la qualité du suivi médical de ces patients aux besoins spécifiques.
C’est une rencontre inédite à l’UNamur : pour la première fois, plusieurs résidents du Château Vert ont fait le déplacement jusqu’à la Faculté de médecine pour rencontrer les étudiants du Master de spécialisation en médecine générale. Un déplacement qui a demandé un réel investissement en temps et en énergie pour les équipes et les résidents du Château Vert. « Les résidents ont fait l’effort de venir jusqu’à nous. C’est un cadeau rare que de pouvoir parler directement avec les patients et leurs aidants », souligne Catherine Magnette, médecin généraliste et organisatrice de la journée. « Qui mieux que le patient lui-même, et éventuellement son aidant proche, peut exprimer ses attentes vis-à-vis de son médecin généraliste ? Il s’agit d’une volonté de remettre le patient au centre en lui donnant cette parole », poursuit-elle.
Trois ateliers pour mieux comprendre et mieux accompagner
La journée s’articulait autour de trois ateliers, proposés dans le cadre du cursus académique du Master de spécialisation en médecine générale :
- Les troubles “dys”
Pour comprendre les difficultés d’apprentissage et de communication et adapter les pratiques médicales. - Les spécificités du suivi médical des personnes en situation de handicap
Pour mieux cerner les fragilités mais aussi les compétences des patients, afin d’individualiser la prise en charge. Certaines pathologies ou problématiques médicales sont spécifiques de ces patients et sont peu abordées dans le cursus de base. - La rencontre avec les résidents du Château Vert et leurs accompagnants
Un moment d’échange direct, où les étudiants ont pu poser des questions, écouter les expériences de vie, mais aussi entendre ce que les patients attendent — ou redoutent — dans une consultation médicale.
Des témoignages enrichissants
« J’attends de mon médecin généraliste qu’il soit gentil mais surtout qu’il prenne le temps de bien m’expliquer ce qu’il va faire, pourquoi il me soigne. Qu’il parle lentement car mon cerveau met plus de temps à comprendre que d’autres personnes. C’est très important pour moi de comprendre la situation, » - Cassie (17 ans), résidente du Château Vert.
« Moi ce que j’attends du médecin, c’est qu’il se mette à ma place et qu’il puisse comprendre ma douleur même si je ne parviens pas à l’exprimer toujours de manière très précise » - Christelle, résidente au sein du Château Vert.
« Il est vraiment important que le médecin puisse se mettre à la place de son patient. Par exemple pour mon fils, lui expliquer les examens médicaux qu’il va devoir subir en les mimant au préalable sur son doudou, est vraiment une approche qui fonctionne. Cela le rassure » - Audrey, maman d’Arthur (9 ans), résident du Château Vert.
Face à ces témoignages, les étudiants ont pu poser leurs questions et échanger tant avec les résidents, les aidants proches, qu’avec les équipes encadrantes.
Les études de médecine s’intéressent trop peu aux spécificités de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Cette journée permet d’enrichir la formation des futurs médecins à une prise en charge inclusive.
Les objectifs pédagogiques de cette journée étaient ainsi multiples :
- Identifier les spécificités médicales, relationnelles et sociales liées au handicap ;
- Utiliser ces connaissances pour améliorer le suivi des patients ;
- Comprendre le rôle des acteurs qui accompagnent la personne à besoin spécifique ;
- Construire un modèle de prise en charge centré sur le patient, respectueux et collaboratif.
Les études
Découvrez la formation en médecine et le Master de spécialisation en médecine générale à l’UNamur
Face aux pénuries médicales, l’UNamur propose une solution innovante : des stages intégrés dans les zones en difficulté
Face aux pénuries médicales, l’UNamur propose une solution innovante : des stages intégrés dans les zones en difficulté
L’UNamur a été pionnière en créant, en 2014, un stage en médecine générale, obligatoire pour tous les étudiants bachelier 3. Face à la pénurie croissante de médecins généralistes dans plusieurs zones du territoire belge, l’Université de Namur lance une nouvelle initiative concrète et ambitieuse : l’envoi de stagiaires de niveau bachelier 3 dans les régions médicalement sous-dotées.
Ces stages ont pour objectif de sensibiliser les étudiants en médecine à ces régions avec l’espoir que certains puissent y revenir faire leur assistanat voire s’y installer durablement comme médecins généralistes. Cette première immersion sur le terrain permet de créer un lien concret avec les réalités locales et de susciter une véritable dynamique de retour.
Organisé par l’UNamur, ce projet repose sur une collaboration étroite avec les médecins installés dans les zones concernées, qui joueront un rôle central en tant que tuteurs et partenaires de terrain.
La proposition se distingue par sa formule « tout-en-un » : les étudiants bénéficient d’un stage encadré, d’un logement sur place, ainsi que d’un transport organisé lorsque nécessaire. Ce dispositif vise à supprimer tous les freins logistiques pouvant décourager les jeunes d’aller se former dans ces zones.
La première édition de ce stage « all-in » s’est déroulée durant le mois de juin 2025 dans la commune de Florennes, avec le soutien actif des autorités locales. Ce projet pilote marque une étape importante pour valider le modèle proposé.
D’autres communes, comme Libin, Ohey et Bouillon (en collaboration avec Santé Ardenne), ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir le programme en 2026.
Découvrez le projet en images :
Un appel au soutien des communes
Pour que cette initiative prenne pleinement forme, le soutien des communes concernées est indispensable. L’implication des autorités locales, notamment pour la mise à disposition de logements et la facilitation des déplacements, conditionne la réussite et la pérennité de ce programme.
L’UNamur appelle donc les communes à s’engager à ses côtés dans cette démarche solidaire et structurante pour le futur du système de soins belge.