SPiN (Science & Philosophy in Namur) est un centre de recherche de l'Institut ESPHIN réunissant philosophes et scientifiques qui interrogent les sciences dans toute leur diversité, en croisant les approches épistémologiques, métaphysiques, politiques et éthiques. 

Pluridisciplinaire et ouvert aux grands enjeux contemporains, SPiN explore les enjeux philosophiques des diverses disciplines des sciences naturelles, sociales, humaines et formelles. 

Ses travaux, à la fois académiques et engagés, visent à mieux comprendre ce que sont les sciences, comment elles fonctionnent, comment les distinguer de ce qu’elles ne sont pas ou encore quels rôles elles jouent dans notre société.

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« Par-delà les gènes » : et si on repensait la notion d’hérédité ?

Sciences, philosophies et sociétés
Philosophie

Sommes-nous prisonniers de notre patrimoine génétique ? La filiation se réduit-elle uniquement aux gènes ? Peut-on échapper à son destin ? Des questions existentielles que nous nous posons tous et auxquelles Gaëlle Pontarotti, chargée de cours et chercheuse au Département Sciences, philosophies et sociétés de l’UNamur, apporte un éclairage inédit dans son livre Par-delà les gènes. Une autre histoire de l’hérédité, paru en octobre dernier aux éditions Gallimard.

Gaëlle Pontarotti

Jusqu’à la fin du XXe siècle, l’hérédité était envisagée par les scientifiques comme une affaire de gènes et de transmission d’ADN. Mais depuis quelques décennies, des travaux révèlent des transmissions non-génétiques, contribuant à expliquer pourquoi les enfants ressemblent en moyenne davantage à leurs parents qu’à d’autres individus d’une population. Parmi celles-ci : des transmissions épigénétiques (modifications de l’activité des gènes sans changer la séquence d’ADN), microbiennes, hormonales ou encore comportementales. Certains biologistes et philosophes parlent désormais d’« hérédité étendue ».

Entre fatalisme et liberté

« L’enjeu est de redessiner le concept d’hérédité, en dépassant la vision strictement génétique qui prévalait jusque-là », explique Gaëlle Pontarotti. « L’objectif de mon livre et de mes recherches est d’articuler différentes formes de transmission et de repenser la compatibilité entre hérédité et liberté transgénérationnelle ».

Car depuis l’Antiquité grecque, tout laisse à penser que nous sommes enfermés dans un destin familial. Mais si l’hérédité dépasse les gènes, quelle est notre marge de manœuvre ? « Tout l’enjeu est de trouver un juste milieu entre fatalisme héréditaire et illusion de toute-puissance face à notre héritage », résume la chercheuse.

Un changement de paradigme aux conséquences multiples

Cette nouvelle conception bouscule notre vision de la filiation et du statut de l’individu. Nous ne sommes plus seulement des objets déterminés par des causes qui nous dépassent : nous redevenons acteurs de ce que nous recevons et transmettons. Elle invite aussi à reconsidérer la place des gènes dans la filiation : le parent est-il fondamentalement celui qui transmet son patrimoine génétique ?

Et si, finalement, notre héritage était aussi ce que nous choisissions d’en faire ?

Couverture du livre "Par-delà les gènes"

Crédit couverture : Éditions Gallimard, visuel de l’ouvrage Par-delà les gènes.

Découvrir le livre

Par-delà les gènes. Une autre histoire de l'hérédité, de Gaëlle Pontarotti — Gallimard (collection Connaissances)

 

SPiN : un nouveau centre de recherche pour penser les sciences autrement

Sciences, philosophies et sociétés

À l’heure où la désinformation, la post-vérité et le complotisme fragilisent la confiance dans les sciences, l’UNamur accueille SPiN (Science & Philosophy in Namur), un nouveau centre de recherche interdisciplinaire qui interroge la place des sciences dans la société. Fondé en septembre dernier par Olivier Sartenaer, professeur de philosophie des sciences à l’UNamur, SPiN rassemble des philosophes et des scientifiques autour d’une vision commune : développer une réflexion critique et accessible sur les sciences dans toute leur diversité.

L'équipe de recherche d'Oliver Sartenaer (Centre SPiN, ESPHIN)

De gauche à droite : Doan Vu Duc,  Maxime Hilbert, Charly Mobers, Olivier Sartenaer,  Louis Halflants, Andrea Roselli, Gauvain Leconte-Chevillard, Eve-Aline Dubois.

Si l’UNamur se distingue par la présence d’un département de philosophie des sciences au sein de sa Faculté des sciences, aucun centre de recherche n’était jusqu’ici spécifiquement dédié aux enjeux épistémologiques, éthiques, politiques et métaphysiques des sciences. SPiN vient combler ce vide. 

 

Logo du centre SPiN de l'Institut ESPHIN

« Plusieurs facteurs contingents ont permis la création de SPiN : l’absence d’une structure de recherche spécifiquement dédiée à ces thématiques et l’arrivée quasiment simultanée de quatre jeunes philosophes des sciences. C’est un peu un alignement des planètes », explique Olivier Sartenaer.

A ses côtés, on retrouve Juliette Ferry-Danini (Faculté d’informatique), Thibaut De Meyer (Faculté de philosophie et lettres) et Gaëlle Pontarotti (Faculté des sciences), qui forment le noyau dur de SPiN.

Répondre à une demande sociétale forte

SPiN s’inscrit dans une dynamique de recherche engagée au cœur des débat contemporains. 

Image
Olivier Sartenaer

On ressent un réel besoin d’éclairage des citoyens sur ces questions. C’était important pour nous qu’une structure de recherche reflète cette demande sociétale grandissante et accueille des recherches sur ces thématiques. 

Olivier Sartenaer Professeur de philosophie des sciences à l’UNamur

Les chercheurs de SPiN explorent un large éventail de thématiques, avec en toile de fond une interrogation sur notre rapport à la connaissance scientifique. Parmi ceux-ci :

  • le rapport entre sciences et pseudosciences ;
  • le réductionnisme dans les sciences ;
  • le déterminisme génétique et l’hérédité ;
  • l’éthique médicale et la santé publique (vaccinations, pandémies) ;
  • l’éthologie,
  • le perspectivisme.

Ces recherches sont portées par une équipe interdisciplinaire composée d’enseignants-chercheurs, de doctorants et de postdoctorants issus des différentes facultés de l’UNamur.

Un lieu de rencontre académique…mais aussi citoyen

SPiN organise des séminaires hebdomadaires consacrés aux recherches en cours en philosophie des sciences ainsi que des séminaires liés à des thématiques plus spécifiques : la santé, les sciences du vivant, la cosmologie et les théories de l’émergence et du réductionnisme dans les sciences naturelles.

Mais SPiN ne se limite pas à la sphère académique : le centre entend faire sortir ces questions hors des murs de l’université, au travers d’événements et d’activités accessibles à toutes et tous. Un événement inaugural est d’ores et déjà planifié pour le printemps prochain sur une thématique d’actualité : la méfiance dans les sciences. Plus d’infos à venir ! 

En savoir plus sur le centre de recherche SPiN

« Par-delà les gènes » : et si on repensait la notion d’hérédité ?

Sciences, philosophies et sociétés
Philosophie

Sommes-nous prisonniers de notre patrimoine génétique ? La filiation se réduit-elle uniquement aux gènes ? Peut-on échapper à son destin ? Des questions existentielles que nous nous posons tous et auxquelles Gaëlle Pontarotti, chargée de cours et chercheuse au Département Sciences, philosophies et sociétés de l’UNamur, apporte un éclairage inédit dans son livre Par-delà les gènes. Une autre histoire de l’hérédité, paru en octobre dernier aux éditions Gallimard.

Gaëlle Pontarotti

Jusqu’à la fin du XXe siècle, l’hérédité était envisagée par les scientifiques comme une affaire de gènes et de transmission d’ADN. Mais depuis quelques décennies, des travaux révèlent des transmissions non-génétiques, contribuant à expliquer pourquoi les enfants ressemblent en moyenne davantage à leurs parents qu’à d’autres individus d’une population. Parmi celles-ci : des transmissions épigénétiques (modifications de l’activité des gènes sans changer la séquence d’ADN), microbiennes, hormonales ou encore comportementales. Certains biologistes et philosophes parlent désormais d’« hérédité étendue ».

Entre fatalisme et liberté

« L’enjeu est de redessiner le concept d’hérédité, en dépassant la vision strictement génétique qui prévalait jusque-là », explique Gaëlle Pontarotti. « L’objectif de mon livre et de mes recherches est d’articuler différentes formes de transmission et de repenser la compatibilité entre hérédité et liberté transgénérationnelle ».

Car depuis l’Antiquité grecque, tout laisse à penser que nous sommes enfermés dans un destin familial. Mais si l’hérédité dépasse les gènes, quelle est notre marge de manœuvre ? « Tout l’enjeu est de trouver un juste milieu entre fatalisme héréditaire et illusion de toute-puissance face à notre héritage », résume la chercheuse.

Un changement de paradigme aux conséquences multiples

Cette nouvelle conception bouscule notre vision de la filiation et du statut de l’individu. Nous ne sommes plus seulement des objets déterminés par des causes qui nous dépassent : nous redevenons acteurs de ce que nous recevons et transmettons. Elle invite aussi à reconsidérer la place des gènes dans la filiation : le parent est-il fondamentalement celui qui transmet son patrimoine génétique ?

Et si, finalement, notre héritage était aussi ce que nous choisissions d’en faire ?

Couverture du livre "Par-delà les gènes"

Crédit couverture : Éditions Gallimard, visuel de l’ouvrage Par-delà les gènes.

Découvrir le livre

Par-delà les gènes. Une autre histoire de l'hérédité, de Gaëlle Pontarotti — Gallimard (collection Connaissances)

 

SPiN : un nouveau centre de recherche pour penser les sciences autrement

Sciences, philosophies et sociétés

À l’heure où la désinformation, la post-vérité et le complotisme fragilisent la confiance dans les sciences, l’UNamur accueille SPiN (Science & Philosophy in Namur), un nouveau centre de recherche interdisciplinaire qui interroge la place des sciences dans la société. Fondé en septembre dernier par Olivier Sartenaer, professeur de philosophie des sciences à l’UNamur, SPiN rassemble des philosophes et des scientifiques autour d’une vision commune : développer une réflexion critique et accessible sur les sciences dans toute leur diversité.

L'équipe de recherche d'Oliver Sartenaer (Centre SPiN, ESPHIN)

De gauche à droite : Doan Vu Duc,  Maxime Hilbert, Charly Mobers, Olivier Sartenaer,  Louis Halflants, Andrea Roselli, Gauvain Leconte-Chevillard, Eve-Aline Dubois.

Si l’UNamur se distingue par la présence d’un département de philosophie des sciences au sein de sa Faculté des sciences, aucun centre de recherche n’était jusqu’ici spécifiquement dédié aux enjeux épistémologiques, éthiques, politiques et métaphysiques des sciences. SPiN vient combler ce vide. 

 

Logo du centre SPiN de l'Institut ESPHIN

« Plusieurs facteurs contingents ont permis la création de SPiN : l’absence d’une structure de recherche spécifiquement dédiée à ces thématiques et l’arrivée quasiment simultanée de quatre jeunes philosophes des sciences. C’est un peu un alignement des planètes », explique Olivier Sartenaer.

A ses côtés, on retrouve Juliette Ferry-Danini (Faculté d’informatique), Thibaut De Meyer (Faculté de philosophie et lettres) et Gaëlle Pontarotti (Faculté des sciences), qui forment le noyau dur de SPiN.

Répondre à une demande sociétale forte

SPiN s’inscrit dans une dynamique de recherche engagée au cœur des débat contemporains. 

Image
Olivier Sartenaer

On ressent un réel besoin d’éclairage des citoyens sur ces questions. C’était important pour nous qu’une structure de recherche reflète cette demande sociétale grandissante et accueille des recherches sur ces thématiques. 

Olivier Sartenaer Professeur de philosophie des sciences à l’UNamur

Les chercheurs de SPiN explorent un large éventail de thématiques, avec en toile de fond une interrogation sur notre rapport à la connaissance scientifique. Parmi ceux-ci :

  • le rapport entre sciences et pseudosciences ;
  • le réductionnisme dans les sciences ;
  • le déterminisme génétique et l’hérédité ;
  • l’éthique médicale et la santé publique (vaccinations, pandémies) ;
  • l’éthologie,
  • le perspectivisme.

Ces recherches sont portées par une équipe interdisciplinaire composée d’enseignants-chercheurs, de doctorants et de postdoctorants issus des différentes facultés de l’UNamur.

Un lieu de rencontre académique…mais aussi citoyen

SPiN organise des séminaires hebdomadaires consacrés aux recherches en cours en philosophie des sciences ainsi que des séminaires liés à des thématiques plus spécifiques : la santé, les sciences du vivant, la cosmologie et les théories de l’émergence et du réductionnisme dans les sciences naturelles.

Mais SPiN ne se limite pas à la sphère académique : le centre entend faire sortir ces questions hors des murs de l’université, au travers d’événements et d’activités accessibles à toutes et tous. Un événement inaugural est d’ores et déjà planifié pour le printemps prochain sur une thématique d’actualité : la méfiance dans les sciences. Plus d’infos à venir ! 

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23

De la méfiance envers les sciences

Congrès / Colloque / Conférence
Affiche conférence

Pour sa conférence inaugurale, le centre SPiN (Science & Philosophy in Namur) s'entourera d’une juriste et chercheuse au Centre de Bioéthique de l’Université de Namur, Claire Rommelaere, et d’une philosophe des sciences de l’Université de Montréal, Aude Bandini, afin de porter un regard critique sur le thème de la “méfiance envers les sciences”. L’urgence d’aborder cette thématique s’impose à notre époque où, en dépit d’un taux de confiance envers les sciences globalement stable, les repères du débat public demeurent fréquemment brouillés par la désinformation.

Ayant la chance de pouvoir observer les philosophes des sciences dans leur habitat naturel depuis près de quinze ans, Claire Rommelaere partagera ses réflexions sur la question de savoir s’il faut ou non se fier à celles et ceux qui pensent les sciences.

De son côté, Aude Bandini se confrontera à un problème majeur que nous sommes tous amenés à rencontrer à l'heure où la masse des connaissances disponibles est telle qu'il est impossible de les acquérir par soi-même. En effet, le caractère socialement distribué de la connaissance ne nous laisse généralement pas d'autre choix que de nous en remettre, y compris sur des questions très importantes (comme la santé), à l'autorité d'experts. Or, lorsque l'on s'en remet ainsi à autrui et que l'on suit des recommandations dont, en raison de notre ignorance, nous n'avons pas les moyens d'évaluer le bien-fondé, nous nous plaçons dans une relation de "dépendance épistémique" qui entre en tension avec nos aspirations à l'autonomie intellectuelle, et nous force à nous poser une question dont la réponse pourrait s'avérer insupportable : l'autonomie intellectuelle n'est-elle rien de plus qu'un mythe ?

Conférence animée par la journaliste Maïté Warland.

Programme :

  • 17h30-18h30 | Drink au Quai 22 (Rue du Séminaire 22 à 5000 Namur)
  • 18h30 | Claire Rommelaere
    De la méfiance envers les philosophes des sciences
  • 19h | Aude Bandini
    L'autonomie intellectuelle face à l'autorité de la science : un casse-tête pour l'épistémologie sociale

Inscriptions pour le 16 avril au plus tard.

Gratuit.

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