L’institut NISM fédère les activités de recherche des départements de chimie et de physique de l’Université de Namur. Les recherches au sein de l'institut NISM s’articulent autour de divers sujets de recherche en chimie organique, chimie-physique, chimie des (nano)-matériaux, sciences des surfaces, optique et photonique, physique du solide, tant d'un point de vue théorique qu’expérimental.
Les chercheurs et chercheuses de l’institut ont une expertise reconnue dans le domaine de la synthèse et de la fonctionnalisation de systèmes moléculaires et de matériaux innovants, de 0 à 3 dimensions. Ils et elles développent des outils de modélisation analytique et numérique pour la conception rationnelle de molécules et (nano)-matériaux ayant des architectures spécifiques qui confèrent des propriétés finales fonctionnelles.
Ils s’appuient d’un parc technologique de techniques expérimentales avancées pour l'étude des propriétés, chimiques et physiques, de ces systèmes à l’échelle micro- et nanométrique. Les recherches menées au sein de l’institut s’inscrivent dans le domaine de la recherche tant fondamentale, visant à la compréhension et la prédiction des propriétés de la matière structurée, qu’appliquée, ayant pour objectif le développement de matériaux et dispositifs fonctionnels.
Les axes de recherche de NISM sont actuellement regroupés en quatre pôles, dont les périmètres sont flexibles, à l’image de la transdisciplinarité des thématiques de recherche et de la dynamique collaborative entre pôles.
Chaque pôle est représenté par un(e) scientifique définitif(ve) et un(e) scientifique non-définitif(ve) qui, ensemble aux président(e) et vice-président(e) de l’institut, forment le bureau de l’institut.
Les pôles de recherche de NISM
À la une
Événements
Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences physiques - Lucas Schoenauen
Development and characterisation of a UHDR irradiation station on ALTAÏS: C. elegans as a new potent model for FLASH investigation
Jury
- Prof. Carine MICHIELS (UNamur), présidente
- Prof. Anne-Catherine HEUSKIN (UNamur), secrétaire
- Prof. Stéphane LUCAS (UNamur)
- Dr Rudi LABARBE (IBA)
- Prof. Joao SECO (Deutches Krebsforschungszentrum)
- Prof. Simon GALAS (Université de Monptellier)
Résumé
La radiothérapie constitue aujourd’hui l’un des traitements les plus utilisés contre le cancer. Chaque année, des millions de patients bénéficient d’irradiations visant à détruire les cellules tumorales. Malgré les progrès technologiques réalisés au cours des dernières décennies, le principal défi reste de limiter les dommages causés aux tissus sains situés à proximité de la tumeur. Depuis quelques années, une approche innovante appelée radiothérapie FLASH suscite un intérêt croissant. Cette technique consiste à délivrer la dose de rayonnement en une fraction de seconde, à des débits de dose extrêmement élevés. De nombreuses études suggèrent qu’elle pourrait réduire les effets secondaires tout en conservant l’efficacité du traitement contre la tumeur. Cependant, les mécanismes biologiques à l’origine de cet effet demeurent encore largement méconnus.
Cette thèse s’est attachée à relever deux défis majeurs. Le premier a consisté à développer et caractériser une plateforme expérimentale capable de produire de telles irradiations à ultra-haut débit de dose sur l’accélérateur ALTAÏS de l’Université de Namur. Ce travail a impliqué la conception de dispositifs d’irradiation, la validation dosimétrique des faisceaux et l’établissement de protocoles garantissant des conditions expérimentales fiables et reproductibles. Le second objectif a été d’introduire un nouvel organisme modèle pour l’étude de l’effet FLASH : le ver microscopique Caenorhabditis elegans (C. elegans). Facile à élever, peu coûteux, rapide à étudier et partageant de nombreux mécanismes biologiques avec les organismes plus complexes, ce modèle offre une alternative complémentaire aux modèles animaux traditionnellement utilisés.
Cette thèse a permis de démontrer que C. elegans constitue un modèle pertinent pour l’étude des réponses biologiques aux irradiations à ultra-haut débit de dose. L’analyse des effets de l’irradiation sur son développement et son système nerveux, dans différentes conditions expérimentales, a permis de mettre en évidence son potentiel pour l’étude des mécanismes associés à l’effet FLASH. Les résultats obtenus montrent que ce modèle offre une approche rapide, accessible et complémentaire aux modèles animaux conventionnels. Plus largement, ces travaux contribuent à une meilleure compréhension de la radiothérapie FLASH et fournissent de nouveaux outils expérimentaux pour explorer les mécanismes biologiques sous-jacent. À terme, ces avancées pourraient participer au développement de traitements de radiothérapie plus sûrs, limitant les effets secondaires et améliorant la qualité de vie des patients.
Conférence IBAF 2026
Seize ans après avoir accueilli l’édition 2010, l’UNamur est heureuse de renouer avec cette tradition scientifique et d’accueillir la 11e édition des Rencontres Ion Beam Applications Francophones (IBAF). L’organisation de cette édition sera portée par les scientifiques du Département de physique de l’UNamur actifs dans le domaine de la science des matériaux, de la biophysique et des applications interdisciplinaires des faisceaux d’ions.
Les Rencontres IBAF sont organisées depuis 2003, avec une périodicité de 2 ans depuis 2008, par la Division Faisceaux d’Ions de la Société Française du Vide (SFV), doyenne des sociétés nationales du vide dans le monde qui a célébré en 2025 son 80e anniversaire.
Comme lors des éditions précédentes, IBAF 2026 proposera un programme riche et varié avec des conférences invitées, des communications orales et posters et des sessions techniques. Le tout agrémenté d’une présence industrielle pour favoriser les échanges entre recherche et innovation.
La conférence couvrira un large éventail de thématiques, allant des instruments et techniques de faisceaux d’ions, à la physique des interactions ions-matière, en passant par l’analyse et la modification de matériaux, les applications aux sciences de la vie, aux sciences de la terre et de l’environnement, ainsi qu’aux sciences du patrimoine.