La chimie est par excellence la science de la transformation de la matière et se situe de ce fait à la croisée des sciences physiques et mathématiques d'une part, et des sciences de la vie, des sciences de la terre et des sciences des matériaux d'autre part. Des laboratoires de pointe, dirigés par des chercheurs de renommée mondiale, sont dédiés à une vaste gamme de domaines, de la chimie organique à la chimie des matériaux, en passant par la chimie analytique et la chimie théorique. 

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Une nouvelle spin-off wallonne (UNamur / UCLouvain/ WEL Research Institute) développe un spray nasal pour prévenir les infections respiratoires virales

Sciences de la vie et de la santé
Durable
ODD 3 - Bonne santé et bien-être
ODD 9 - Industrie, innovation et infrastructure

Créée conjointement par l’Université de Namur et l’UCLouvain, la spin-off Intercept Bio entend franchir une nouvelle étape dans la prévention des infections respiratoires virales. Issue des recherches menées par les équipes du professeur Stéphane Vincent, au Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, et du professeur David Alsteens, au Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain, et Investigateur au WEL Research Institute, la jeune société développe un spray nasal conçu pour agir dès la porte d’entrée des virus respiratoires : les voies nasales.

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L’innovation au cœur d’Intercept Bio repose sur une molécule propriétaire, 9-Ac-SAP, protégée par plusieurs familles de brevets internationaux codétenues par les deux universités. Cette molécule, formulée sous la forme d’un spray nasal, a été pensée pour intercepter les virus avant qu’ils ne puissent s’accrocher aux cellules humaines. Concrètement, elle agit comme un « leurre » moléculaire : au lieu de se fixer à la surface des cellules de l’organisme, le virus rencontre d’abord cette molécule, qui perturbe son adhésion et limite ainsi sa capacité à initier l’infection.

Image
VINCENT Stéphane

Avec le spray nasal, notre objectif est de proposer une approche simple à utiliser, mais fondée sur une compréhension très fine des premières étapes de l’infection virale. Plutôt que d’attendre que le virus soit installé dans l’organisme, nous cherchons à l’empêcher de franchir cette première barrière en intervenant directement au niveau des voies nasales. 

Professeur Stéphane Vincent UNamur, Faculté des sciences, Département de chimie

Le Professeur Stéphane Vincent est membre du Laboratoire de Chimie Bio-Organique (CBO)  et des Instituts NISM et NARILIS de l’UNamur.

Les virus respiratoires évoluent en permanence. En ciblant une étape fondamentale de leur interaction avec les cellules humaines plutôt qu'une protéine virale spécifique, nous espérons développer une solution capable de conserver son efficacité malgré l'apparition de nouveaux variants ou de nouveaux virus émergents.

Professeur David Alsteens UCLouvain, NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology et du WEL Research Institute

Le professeur David Alsteens, du NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain et du WEL Research Institute.

Cette approche est particulièrement originale parce qu’elle ne vise pas un seul virus ni une seule souche. Les travaux précliniques menés à l’UNamur et à l’UCLouvain ont montré une activité antivirale contre plusieurs virus respiratoires majeurs, dont le SARS-CoV-2, les virus de la grippe et le virus respiratoire syncytial. En ciblant une étape très précoce et commune du processus infectieux, c’est-à-dire l’attachement du virus à la cellule hôte, la technologie ouvre la voie à une stratégie préventive complémentaire aux vaccins, aux traitements antiviraux existants et aux mesures de protection classiques.

Le premier produit développé par Intercept Bio, prend la forme d’un spray nasal. Ce mode d’administration répond à une logique simple : intervenir localement, là où de nombreux virus respiratoires commencent leur progression dans l’organisme. Facile à utiliser, non invasif et pensé pour un usage préventif, ce spray pourrait représenter une solution particulièrement pertinente pour les personnes les plus à risque de complications, notamment les patients souffrant de pathologies respiratoires chroniques. 

« Ce spray pourrait être une alternative au vaccin pour les personnes immunodéprimées. Il permettrait d’empêcher d’attraper des maladies respiratoires, la grippe ou d’autres infections en l’appliquant avant d’entrer dans des lieux confinés, comme les transports en commun. Il pourrait aussi être utilisé par une personne infectée pour limiter les risques de transmission du virus aux personnes qui l’entourent », précise David Alsteens, UCLouvain, WEL Research Institute. 

En réduisant le risque d’infection ou d’exacerbation de maladies respiratoires sévères, une solution préventive comme ce spray pourrait contribuer à limiter les complications, les hospitalisations et la pression sur les soins de santé.

illu-spray-nasal-spin-off-intercept-bio

Une collaboration interuniversitaire fructueuse

En 2020, dès le début de l’épidémie du coronavirus, David Alsteens (UCLouvain, WEL Research Institute), utilise sa plateforme de microscopie à force atomique de pointe, unique en Belgique par ses capacités d'étude des interactions entre pathogènes et cellules, pour voir comment le covid s’attache à nos cellules. Très vite, l’équipe UCLouvain-WEL Research Institute découvre l’importance de certains acides sialiques à la surface de nos cellules pour permettre au virus de s’y attacher. Les acides sialiques, des résidus de sucre, sont comme des petits verrous où le virus vient se fixer grâce à ses protéines de surface avant d’entrer dans la cellule hôte. 

Pour tenter de bloquer cette interaction, et donc l’infection des cellules par le virus, David Alsteens se tourne vers le professeur Stéphane Vincent du Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, spécialisé en chimie organique, en glycosciences, en biocatalyse et en enzymologie mécanistique. Son équipe conçoit et synthétise des molécules complexes capables d’interagir avec des cibles biologiques, notamment dans des contextes liés aux infections. Ce dernier produit alors une molécule flanquée d’acides sialiques, la fameuse molécule leurre, qui sature le virus et l’empêchent de se lier aux cellules de son hôte. S’ensuivent des tests sur des souris qui se sont avérés efficaces dans 80 % des cas. Dans le cadre d’Intercept Bio, cet apport a été déterminant pour imaginer, produire et optimiser les molécules à la base de la plateforme technologique.

Intercept Bio illustre également la force de la collaboration interuniversitaire. Le projet est né de la complémentarité entre deux expertises scientifiques de haut niveau : d’une part, la capacité de l’UNamur à concevoir et synthétiser des molécules innovantes inspirées des glycosciences ; d’autre part, l’expertise de l’UCLouvain- WEL Research Institutepour observer, mesurer et comprendre, à l’échelle nanométrique, les interactions entre virus, molécules et cellules. Cette collaboration a permis de passer d’une intuition scientifique à une technologie protégée, validée en préclinique et aujourd’hui portée vers un développement industriel.

Du laboratoire à la spin-off

La création d’Intercept Bio s’inscrit dans une démarche de valorisation portée conjointement par l’UNamur et l’UCLouvain, avec le soutien du WEL Research Institute, d’UNamur Venture et de la Sopartec, membre du Louvain-Transfer, l’organisme de valorisation de la recherche de l’UCLouvain. Ces structures ont accompagné la maturation du projet, sa structuration, son financement initial et sa gouvernance, aux côtés des chercheurs fondateurs et de l’équipe de management, permettant ainsi de passer d’une recherche fondamentale à une application concrète pour la société. Serge Pampfer, figure expérimentée de l’écosystème biotech belge, accompagne la nouvelle structure en tant qu’administrateur délégué.

intercept-bio-logos-partenaires

Les travaux de recherche et les financements qui ont permis la conception de cette solution, ainsi que le dépôt des brevets associés, ont bénéficié du soutien de plusieurs dispositifs et programmes de financement : les deux bourses ERC, le soutien du WEL Research Institute et de la Fondation Louvain, obtenus par David Alsteens, UCLouvain ; mais aussi le programme EOS (interuniversitaire), le FNRS et le réseau ITN Marie Curie, qui a permis le financement d’un doctorat dans l’équipe Stéphane Vincent. L’ITN, financé dans le cadre du programme FP7 Marie Curie Doctoral Network, a notamment permis de construire la méthodologie initiale développée sur Ebola, qui a contribué aux avancées scientifiques à l’origine de cette technologie. La société aura pour mission de poursuivre les étapes de développement préclinique et clinique, de mobiliser les financements nécessaires aux prochaines phases réglementaires et de préparer, à terme, la mise sur le marché de solutions innovantes destinées à la prévention des infections respiratoires virales. Au-delà de ce premier produit, Intercept Bio ambitionne de développer progressivement un portefeuille de produits fondés sur la même plateforme technologique.

Les experts mondiaux en électroluminescence et optoélectronique réunis à l’UNamur

Chimie

Reconnue comme une conférence de recherche de premier plan dans le domaine de l'électroluminescence organique et des dispositifs émetteurs, les conférences ICEL se tiennent généralement tous les deux ans, depuis leur création à Fukuoka, au Japon, en 1997, par le professeur Tetsuo Tsutsui. Retour sur l’ICEL2026, 15e conférence du nom, à l’UNamur. 

Photo de groupe des participants à l'ICEL2026 - UNamur, Belgique

En mai dernier, l'International Conference on Electroluminescence and Optoelectronic Devices (ICEL 2026), organisée à l’Université de Namur par le Professeur Yoann Olivier, avec le soutien duet le Professeur Benoît Champagne, a offert une excellente occasion d'échanges intellectuels et sociaux aux chercheurs du monde entier impliqués dans la recherche, le développement et la fabrication de matériaux émetteurs de lumière d’échanger sur leurs récentes avancées.  

Cette 15e édition a proposé des conférences plénières aux 125 participants, qu’ils soient chercheurs renommés ou émergents. Un programme dense sur 5 jours, avec 5 exposés de « keynote speakers » internationaux renommés, 20 exposés de conférenciers invités et une trentaine de communications orales sélectionnées par le comité organisateur, ainsi que deux sessions posters réunissant plus de 50 présentations.   

Les participants ont également pu profiter de moments de rencontre et de discussions dans les différentes activités du programme social qui mettait la Ville de Namur, ses lieux emblématiques ainsi que ses commerces à l’honneur : visite des souterrains de la Citadelle, balade historique et/ou gourmande au cœur du piétonnier, visite du Musée Félicien Rops et des caves Grafé-Lecocq, dîner des conférenciers invités au restaurant « Le Balthazar » et dîner de conférence au restaurant « Le Panorama ».   

Un accent particulier a été mis sur la participation active de jeunes chercheurs motivés.  Un large éventail de sujets a été exploré, offrant une perspective complète sur les avancées contemporaines dans le domaine des matériaux, de la physique fondamentale et de leurs applications dans les dispositifs et applications de pointe. 

Un succès commenté par des invités prestigieux

« Un IMMENSE merci – ce fut une conférence vraiment excellente – une science de haut niveau et une merveilleuse ambiance accueillante – exactement comme devraient l’être les conférences ! » – Sir Richard Friend, Université de Cambridge, Royaume-Uni 

« Je tiens à vous féliciter pour cette excellente conférence. J'ai beaucoup apprécié son format (pas trop grand), le fait qu'il s'agisse d'une session unique, son prix abordable, le cadre agréable, ainsi que les nombreuses occasions de discuter avec les autres participants autour d'un café, d'un déjeuner ou d'un rafraîchissement pendant les sessions de posters.   Le niveau scientifique était excellent (ce à quoi je m'attendais pleinement de votre part en tant qu'organisateurs) et le programme offrait une belle diversité. Les activités sociales, le dîner avec les conférenciers invités et le spectaculaire dîner de la conférence ont tous contribué à rendre cette semaine merveilleuse. Ce fut une semaine extraordinaire. » – Prof. Ifor Samuel, Université de St Andrews, Royaume-Uni 

« Ce fut un réel plaisir d’assister à la conférence ICEL. On se sentait vraiment comme en famille et l’ambiance était si chaleureuse qu’elle a complètement compensé le temps froid et ma grippe. Excellente organisation et timing parfait ! », Prof. Illia Serdiuk, Université de Gdansk, Pologne 

« Encore un grand merci pour l’effort d’organisation, la conférence s’est déroulée sans le moindre accroc ! » – Prof. Barry Rand, Université de Princeton, États-Unis 

Le Professeur Barry Rand a d’ailleurs pris la relève, puisqu’il organisera la 16ème édition de la conférence à la prestigieuse Université de Princeton, USA en 2028. 

Merci aux sponsors et partenaires !

Le comité organisateur tient à remercier ses sponsors et partenaires pour leur soutien : Universal Display Corporation, Angstrom Engineering, The Royal Society of Chemistry (RSC), Chemistry Europe, l’Université de Namur, le Namur Institute of Structured Matter (NISM), le Namur Research College (NARC), le C.G.B. (Comité de Gestion du Bulletin) - C.B.B. (Comité van Beheer van het Bulletin), l’Office du Tourisme de la Ville de Namur et les écoles doctorales thématiques CHIM, MAIN et METAMORPHOSE du F.R.S.-FNRS. 

Les sponsors d'ICEL2026

En savoir plus sur ICEL2026

Trois projets MSCA Doctoral Networks sélectionnés : un résultat remarquable pour l’UNamur

Biodiversité
Chimie
Physique et astronomie

C’est une belle reconnaissance pour la recherche à l’UNamur : trois projets Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (DN) viennent d’être octroyés, avec une contribution déterminante de chercheurs namurois ! Le premier, en chimie, implique le professeur Stéphane Vincent ; le deuxième, consacré à la résilience des écosystèmes, associe le professeur Frédérik de Laender ; et le troisième, dans le domaine de la photonique, bénéficie de l’expertise du chercheur qualifié F.RS. - FNRS. Michaël Lobet.

Les chercheurs F. de Laender, M. Lobet, S. Vincent (UNamur) pour leurs projets MSCA DN financés par la Communauté européenne

Sur l’appel MSCA Doctoral Networks 2025, 1 616 propositions ont été soumises et 141 ont été retenues, soit un taux de succès de 9,6%. Dans ce contexte très compétitif, la sélection de trois projets impliquant l’UNamur constitue un signal fort : il confirme l’excellence scientifique des équipes namuroises et leur capacité à construire des partenariats internationaux de haut niveau, au service de la formation doctorale et de l’innovation. Ce sont six thèses de doctorat qui pourront être financées.

Trois projets, trois thématiques de pointe

GlycoAxis – Comprendre comment l’intestin influence l’inflammation du cerveau

Grant #101311186 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Stéphane Vincent - UNamur, Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), en collaboration avec 16 partenaires. 

Coordination : Université Federico II (Naples, Italie) 

Stéphane Vincent - Institut NARILIS

Dans de nombreuses maladies neurologiques, on observe à la fois une inflammation du système nerveux et des déséquilibres du microbiote intestinal. GlycoAxis veut aller au-delà des simples corrélations en identifiant les « messagers » moléculaires qui relient l’intestin, le système immunitaire et le cerveau. Le projet se concentre sur des sucres complexes présents à la surface de certaines bactéries (glycanes), soupçonnés de jouer un rôle clé dans l’activation immunitaire et la neuroinflammation. L’objectif : mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic, d’imagerie ou de biomarqueurs pour la santé cérébrale.

ReDiLeep – Renforcer la résilience des écosystèmes grâce à la diversité des réponses

Grant # 101312530 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Frédérik de Laender - UNamur, Institute of Life, Earth ant Environment (ILEE) en collaboration avec 20 partenaires. 

Coordination : Université de Linköping (Suède).

Frederik de Laender - ILEE

Face au changement climatique, à la pollution ou à la fragmentation des habitats, certains écosystèmes encaissent les chocs… d’autres basculent. ReDiLeep s’intéresse à un levier central de cette résilience : la diversité des réponses, c’est-à-dire le fait que différentes espèces (ou fonctions) ne réagissent pas toutes de la même manière à une perturbation. Le projet vise à mieux mesurer et modéliser ce mécanisme, afin de relier plus directement la recherche aux besoins de la conservation, de la restauration et des politiques publiques en matière de biodiversité.

SPARK – des matériaux programmables pour contrôler la lumière à très haute vitesse

Grant # 101310184 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Michaël Lobet - UNamur, Namur Institute Of Structured Matter (NISM), en collaboration avec 7 partenaires. 

Coordination : Université technologique d’Eindhoven (Pays-Bas) 

Michael Lobet - NISM

Nos communications numériques reposent sur la lumière : fibres optiques, capteurs et circuits photoniques capables de traiter l’information. Mais avec l’explosion des données, de l’IA et l’arrivée de réseaux toujours plus rapides, il devient crucial de contrôler la lumière de façon dynamique, beaucoup plus vite qu’avec les composants actuels, souvent « figés ». SPARK explore une nouvelle piste : associer des métamatériaux spatio-temporels (des structures nanométriques conçues pour façonner la lumière) à une lumière elle-même « structurée » dans l’espace et le temps. À la clé : des technologies photoniques reconfigurables pour le calcul, l’imagerie et les communications ultra-rapides.

Les Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN), c’est quoi ?

En 1996, l’Union européenne créait les MSCA, un ensemble de bourses prestigieuses destinées à financer la recherche.Les Doctoral Networks du programme MSCA financent des réseaux internationaux qui recrutent et forment des doctorantes et doctorants. Leur ambition : combiner recherche de haut niveau et formation structurée, en favorisant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que la mobilité en Europe et au-delà.

Logo "Financé par l'Union européenne"

Un mécénat de Phoenix Capital pour soutenir une recherche en chimie organique de synthèse

Chimie
Sciences de la vie et de la santé

A l’Unité de Chimie Organique (UCO) du Département de chimie de l’UNamur, on étudie les molécules organiques à haute valeur ajoutée. Lionel-Marie Van Geesbergen vient d’y débuter une thèse de doctorat sous la supervision du Professeur Steve Lanners. Après seulement un mois et demi de recherche, le chercheur a déjà un proof of concept.  Une recherche bien prometteuse avec de nombreuses possibilités d’application ! 

Steve lanners et Lionel-Marie Van Geesbergen au laboratoire - logo de Phoenix Capital

En chimie, les réactions de cycloaddition sont parfois difficiles à réaliser.  En effet, deux molécules mélangées ne réagissent souvent pas ensemble, car elles se rencontrent trop rarement pour donner lieu à une réaction efficace. Pourtant, ces réactions sont fondamentales en chimie organique car elles permettent notamment d’assembler rapidement des structures complexes. 

Une façon de contourner ce manque de réactivité est de physiquement rapprocher les molécules en les reliant ensemble par un lien qui peut être coupé quand il a effectué son travail. C’est ce qu’on appelle le « tethering » en anglais, ou agrafage temporaire en français. Cette image est pertinente : la stratégie correspond en effet à fixer deux molécules dans l’espace pour qu’elles n’aient pas le choix que de réagir ensemble. 

Un peu de chimie organique

Dans le contexte de ce projet, la stratégie d’agrafage est appliquée à des précurseurs de cycloaddition peu étudiés : les oxidopyridiniums. L’intérêt de ces composés est qu’ils permettent un accès rapide et sélectif à des produits polycycliques azotés, mais leur utilisation sans agrafage est généralement inefficace.

De façon générale, les molécules polycycliques azotées sont des composés organiques dans lesquels l'azote est présent au sein de la structure cyclique (hétérocycles) ou en tant que substituant. Ces molécules sont omniprésentes en chimie médicinale, en biochimie et en agrochimie.  Elles jouent un rôle clé et structurel fondamental dans la biologie, la pharmacologie et la chimie organique.

De façon plus précise, dans le cadre de ce projet, parmi les familles de molécules qui peuvent ainsi être obtenues, citons par exemple les tropanes, famille d’alcaloïdes bicycliques obtenus de sources naturelles et dont certains (ou leur dérivés) sont utilisés comme médicament. Le buscopan, bien connu, fait partie de cette famille.

Si l’on souhaite aller plus loin, c’est à ce moment-là que rentre en jeu le deuxième objectif de ce projet : appliquer le réarrangement de Beckmann aux produits obtenus par cycloaddition. Cela permet d’introduire un deuxième atome d’azote dans les structures. Ceci ouvre les perspectives vers la synthèse des phlegmadines, un groupe de produits naturels qui pour l’instant n’ont jamais pu être préparés par synthèse organique, alors que leurs propriétés biologiques décrites sont prometteuses. Plus récemment, dans le domaine des recherches en oncologie, des inhibiteurs de KRAS contenant des bicycles diazotés ont été décrits.

Mais à quoi ça sert ?

En prenant du recul, l’objectif est de rendre la synthèse chimique, et donc l’obtention de molécules en grandes quantités, plus durable : les produits-cible sont préparés de façon plus rapide et plus efficace. Ceci accélère la recherche tout en diminuant l’impact sur l’environnement. En effet, moins il y a d’étapes dans la fabrication d’un produit, moins on utilise d’eau, de solvants, de réactifs et de temps : on consomme donc moins d’énergie, on génère moins de déchets et on diminue aussi le coût, tout en étant plus rapide ! 

Lionel-Marie Van Geesbergen avait déjà investigué avec succès ces réactions accélérées par agrafage avec des molécules oxygénées lors de son mémoire de master en chimie à l’UNamur dans le même laboratoire.  Après seulement 1 mois et demi d’investigations, le doctorant a déjà démontré la faisabilité de sa méthode avec des molécules azotées.  Maintenant que l’approche est validée, elle va pouvoir être développée pour en déterminer la portée et les limites.

Un projet soutenu par la société Phoenix Capital

Ce projet de thèse de doctorat a débuté en janvier 2026.  Il sera soutenu pendant 4 ans par la société Phoenix Capital. Basée à Vérone (Italie), active à Milan, Rome, Luxembourg, Lausanne, Houston et San Francisco, Phoenix Capital est un centre de conseil en gestion, d'innovation et de finance d'entreprise qui offre aussi des services technologiques et opérationnels pour le développement commercial et la rationalisation des processus et des projets.

Phoenix Capital group logo

En tant que moteur de l'innovation et du développement en Europe et aux États-Unis, Phoenix Capital développe de nombreuses synergies avec des universités en Italie et à l'international, favorisant l'excellence dans l'enseignement.

En soutenant ce projet de recherche, Phoenix Capital encourage la recherche scientifique et les technologies de pointe développées par l'UNamur dans le domaine de la chimie organique synthétique.

Giovanna Saraconi - CEO Phoenix Group

Nous sommes fiers de soutenir le programme de doctorat en chimie de quatre ans de l'université de Namur. Investir dans la recherche est un choix stratégique à long terme pour Phoenix Capital et s'inscrit dans notre manifeste éthique en matière de soutien aux jeunes talents. Nous en sommes de plus en plus convaincus, surtout aujourd'hui, compte tenu du contexte international dans lequel nous opérons. 

Giovanna Saraconi - CEO Phoenix Group

C'est dans les universités que naissent les idées susceptibles d'améliorer la vie des gens, de rendre les chaînes d'approvisionnement plus compétitives et d'accélérer la transition vers des modèles de production durables. Au cœur de cette vision se trouvent les jeunes talents qui cultivent une passion pour la science : des chercheurs qui, avec curiosité et rigueur, transforment les questions d'aujourd'hui en solutions de demain. Construire des ponts entre les universités et les entreprises signifie leur donner des outils, du temps et de la confiance. C'est ainsi que nous entendons contribuer à un écosystème d'innovation plus fort, plus inclusif et plus responsable.

Les chercheurs du laboratoire de Chimie Organique de Synthèse (COS)

Steve Lanners

Steve Lanners a fait ses études de chimie à l’Université Louis Pasteur, puis à l’ECPM à Strasbourg (promo 2001). Après un séjour de recherche à l’ETH (avec le Prof. Erick Carreira) ou il synthétise un fragment du polycétide anticanéreux tédanolide, il effectue son doctorat à l’ECPM sous la direction du Prof. Guy Solladié et Dr. Gilles Hanquet (défendu en 2005) pour y développer la synthèse d’un polycétide à activité antimybactérien : la pamamycine-607. 

Steve Lanners

Après 3 ans de recherches post-doctorales en flow chemistry et synthèse de produits naturels à l’Université de Cambridge, avec le Prof. Steven Ley, il débute aux FUNDP où il reprend le laboratoire de Chimie Organique de Synthèse (COS) pour y développer des projets de synthèse de produits naturels, de développement de nouvelles réactions, et de chimie médicinale, tout en occupant diverses fonctions au sein du Département de Chimie, et en s’attelant à améliorer constamment l’enseignement de la chimie organique à l’UNamur.

Lionel-Marie Van Geesbergen

Après avoir terminé son bachelier en juin 2022, Lionel-Marie Van Geesbergen a décidé de poursuivre un master en sciences chimiques dans la même institution, l’Université de Namur. Au cours de ce master, et plus particulièrement lors de son mémoire réalisé sous la supervision du Prof. Steve Lanners, il a participé au développement d’une voie de synthèse de molécules complexes utilisant une stratégie innovante : « l’agrafe temporaire ».

Lionel-Marie Van Geesbergen

Dans le cadre de son stage, il a ensuite contribué, en collaboration avec Syensqo, à un projet de valorisation de sous-produits issus de l’industrie des polymères au sein du laboratoire du Prof. Gwilherm Evano de l’Université libre de Bruxelles. Ces expériences lui ont permis d’obtenir son master en juin 2024. À la suite de l’obtention de son diplôme, il a participé à l’encadrement et à la formation, en chimie, des étudiants de premier cycle en pharmacie et en sciences biomédicales, tant lors des séances d’exercices que des travaux pratiques. En janvier 2026, il choisit de revenir dans l’équipe du Prof. Lanners afin d’entamer une thèse de doctorat et de poursuivre les recherches initiées lors de son mémoire, en les orientant vers la synthèse de molécules azotées complexes à fort potentiel pharmaceutique.

Une nouvelle spin-off wallonne (UNamur / UCLouvain/ WEL Research Institute) développe un spray nasal pour prévenir les infections respiratoires virales

Sciences de la vie et de la santé
Durable
ODD 3 - Bonne santé et bien-être
ODD 9 - Industrie, innovation et infrastructure

Créée conjointement par l’Université de Namur et l’UCLouvain, la spin-off Intercept Bio entend franchir une nouvelle étape dans la prévention des infections respiratoires virales. Issue des recherches menées par les équipes du professeur Stéphane Vincent, au Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, et du professeur David Alsteens, au Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain, et Investigateur au WEL Research Institute, la jeune société développe un spray nasal conçu pour agir dès la porte d’entrée des virus respiratoires : les voies nasales.

copyright-adobe-stock-Intercept-bio-spin-off

L’innovation au cœur d’Intercept Bio repose sur une molécule propriétaire, 9-Ac-SAP, protégée par plusieurs familles de brevets internationaux codétenues par les deux universités. Cette molécule, formulée sous la forme d’un spray nasal, a été pensée pour intercepter les virus avant qu’ils ne puissent s’accrocher aux cellules humaines. Concrètement, elle agit comme un « leurre » moléculaire : au lieu de se fixer à la surface des cellules de l’organisme, le virus rencontre d’abord cette molécule, qui perturbe son adhésion et limite ainsi sa capacité à initier l’infection.

Image
VINCENT Stéphane

Avec le spray nasal, notre objectif est de proposer une approche simple à utiliser, mais fondée sur une compréhension très fine des premières étapes de l’infection virale. Plutôt que d’attendre que le virus soit installé dans l’organisme, nous cherchons à l’empêcher de franchir cette première barrière en intervenant directement au niveau des voies nasales. 

Professeur Stéphane Vincent UNamur, Faculté des sciences, Département de chimie

Le Professeur Stéphane Vincent est membre du Laboratoire de Chimie Bio-Organique (CBO)  et des Instituts NISM et NARILIS de l’UNamur.

Les virus respiratoires évoluent en permanence. En ciblant une étape fondamentale de leur interaction avec les cellules humaines plutôt qu'une protéine virale spécifique, nous espérons développer une solution capable de conserver son efficacité malgré l'apparition de nouveaux variants ou de nouveaux virus émergents.

Professeur David Alsteens UCLouvain, NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology et du WEL Research Institute

Le professeur David Alsteens, du NanoBioPhysics lab et membre du Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de l’UCLouvain et du WEL Research Institute.

Cette approche est particulièrement originale parce qu’elle ne vise pas un seul virus ni une seule souche. Les travaux précliniques menés à l’UNamur et à l’UCLouvain ont montré une activité antivirale contre plusieurs virus respiratoires majeurs, dont le SARS-CoV-2, les virus de la grippe et le virus respiratoire syncytial. En ciblant une étape très précoce et commune du processus infectieux, c’est-à-dire l’attachement du virus à la cellule hôte, la technologie ouvre la voie à une stratégie préventive complémentaire aux vaccins, aux traitements antiviraux existants et aux mesures de protection classiques.

Le premier produit développé par Intercept Bio, prend la forme d’un spray nasal. Ce mode d’administration répond à une logique simple : intervenir localement, là où de nombreux virus respiratoires commencent leur progression dans l’organisme. Facile à utiliser, non invasif et pensé pour un usage préventif, ce spray pourrait représenter une solution particulièrement pertinente pour les personnes les plus à risque de complications, notamment les patients souffrant de pathologies respiratoires chroniques. 

« Ce spray pourrait être une alternative au vaccin pour les personnes immunodéprimées. Il permettrait d’empêcher d’attraper des maladies respiratoires, la grippe ou d’autres infections en l’appliquant avant d’entrer dans des lieux confinés, comme les transports en commun. Il pourrait aussi être utilisé par une personne infectée pour limiter les risques de transmission du virus aux personnes qui l’entourent », précise David Alsteens, UCLouvain, WEL Research Institute. 

En réduisant le risque d’infection ou d’exacerbation de maladies respiratoires sévères, une solution préventive comme ce spray pourrait contribuer à limiter les complications, les hospitalisations et la pression sur les soins de santé.

illu-spray-nasal-spin-off-intercept-bio

Une collaboration interuniversitaire fructueuse

En 2020, dès le début de l’épidémie du coronavirus, David Alsteens (UCLouvain, WEL Research Institute), utilise sa plateforme de microscopie à force atomique de pointe, unique en Belgique par ses capacités d'étude des interactions entre pathogènes et cellules, pour voir comment le covid s’attache à nos cellules. Très vite, l’équipe UCLouvain-WEL Research Institute découvre l’importance de certains acides sialiques à la surface de nos cellules pour permettre au virus de s’y attacher. Les acides sialiques, des résidus de sucre, sont comme des petits verrous où le virus vient se fixer grâce à ses protéines de surface avant d’entrer dans la cellule hôte. 

Pour tenter de bloquer cette interaction, et donc l’infection des cellules par le virus, David Alsteens se tourne vers le professeur Stéphane Vincent du Laboratoire de Chimie Bio-Organique de l’UNamur, spécialisé en chimie organique, en glycosciences, en biocatalyse et en enzymologie mécanistique. Son équipe conçoit et synthétise des molécules complexes capables d’interagir avec des cibles biologiques, notamment dans des contextes liés aux infections. Ce dernier produit alors une molécule flanquée d’acides sialiques, la fameuse molécule leurre, qui sature le virus et l’empêchent de se lier aux cellules de son hôte. S’ensuivent des tests sur des souris qui se sont avérés efficaces dans 80 % des cas. Dans le cadre d’Intercept Bio, cet apport a été déterminant pour imaginer, produire et optimiser les molécules à la base de la plateforme technologique.

Intercept Bio illustre également la force de la collaboration interuniversitaire. Le projet est né de la complémentarité entre deux expertises scientifiques de haut niveau : d’une part, la capacité de l’UNamur à concevoir et synthétiser des molécules innovantes inspirées des glycosciences ; d’autre part, l’expertise de l’UCLouvain- WEL Research Institutepour observer, mesurer et comprendre, à l’échelle nanométrique, les interactions entre virus, molécules et cellules. Cette collaboration a permis de passer d’une intuition scientifique à une technologie protégée, validée en préclinique et aujourd’hui portée vers un développement industriel.

Du laboratoire à la spin-off

La création d’Intercept Bio s’inscrit dans une démarche de valorisation portée conjointement par l’UNamur et l’UCLouvain, avec le soutien du WEL Research Institute, d’UNamur Venture et de la Sopartec, membre du Louvain-Transfer, l’organisme de valorisation de la recherche de l’UCLouvain. Ces structures ont accompagné la maturation du projet, sa structuration, son financement initial et sa gouvernance, aux côtés des chercheurs fondateurs et de l’équipe de management, permettant ainsi de passer d’une recherche fondamentale à une application concrète pour la société. Serge Pampfer, figure expérimentée de l’écosystème biotech belge, accompagne la nouvelle structure en tant qu’administrateur délégué.

intercept-bio-logos-partenaires

Les travaux de recherche et les financements qui ont permis la conception de cette solution, ainsi que le dépôt des brevets associés, ont bénéficié du soutien de plusieurs dispositifs et programmes de financement : les deux bourses ERC, le soutien du WEL Research Institute et de la Fondation Louvain, obtenus par David Alsteens, UCLouvain ; mais aussi le programme EOS (interuniversitaire), le FNRS et le réseau ITN Marie Curie, qui a permis le financement d’un doctorat dans l’équipe Stéphane Vincent. L’ITN, financé dans le cadre du programme FP7 Marie Curie Doctoral Network, a notamment permis de construire la méthodologie initiale développée sur Ebola, qui a contribué aux avancées scientifiques à l’origine de cette technologie. La société aura pour mission de poursuivre les étapes de développement préclinique et clinique, de mobiliser les financements nécessaires aux prochaines phases réglementaires et de préparer, à terme, la mise sur le marché de solutions innovantes destinées à la prévention des infections respiratoires virales. Au-delà de ce premier produit, Intercept Bio ambitionne de développer progressivement un portefeuille de produits fondés sur la même plateforme technologique.

Les experts mondiaux en électroluminescence et optoélectronique réunis à l’UNamur

Chimie

Reconnue comme une conférence de recherche de premier plan dans le domaine de l'électroluminescence organique et des dispositifs émetteurs, les conférences ICEL se tiennent généralement tous les deux ans, depuis leur création à Fukuoka, au Japon, en 1997, par le professeur Tetsuo Tsutsui. Retour sur l’ICEL2026, 15e conférence du nom, à l’UNamur. 

Photo de groupe des participants à l'ICEL2026 - UNamur, Belgique

En mai dernier, l'International Conference on Electroluminescence and Optoelectronic Devices (ICEL 2026), organisée à l’Université de Namur par le Professeur Yoann Olivier, avec le soutien duet le Professeur Benoît Champagne, a offert une excellente occasion d'échanges intellectuels et sociaux aux chercheurs du monde entier impliqués dans la recherche, le développement et la fabrication de matériaux émetteurs de lumière d’échanger sur leurs récentes avancées.  

Cette 15e édition a proposé des conférences plénières aux 125 participants, qu’ils soient chercheurs renommés ou émergents. Un programme dense sur 5 jours, avec 5 exposés de « keynote speakers » internationaux renommés, 20 exposés de conférenciers invités et une trentaine de communications orales sélectionnées par le comité organisateur, ainsi que deux sessions posters réunissant plus de 50 présentations.   

Les participants ont également pu profiter de moments de rencontre et de discussions dans les différentes activités du programme social qui mettait la Ville de Namur, ses lieux emblématiques ainsi que ses commerces à l’honneur : visite des souterrains de la Citadelle, balade historique et/ou gourmande au cœur du piétonnier, visite du Musée Félicien Rops et des caves Grafé-Lecocq, dîner des conférenciers invités au restaurant « Le Balthazar » et dîner de conférence au restaurant « Le Panorama ».   

Un accent particulier a été mis sur la participation active de jeunes chercheurs motivés.  Un large éventail de sujets a été exploré, offrant une perspective complète sur les avancées contemporaines dans le domaine des matériaux, de la physique fondamentale et de leurs applications dans les dispositifs et applications de pointe. 

Un succès commenté par des invités prestigieux

« Un IMMENSE merci – ce fut une conférence vraiment excellente – une science de haut niveau et une merveilleuse ambiance accueillante – exactement comme devraient l’être les conférences ! » – Sir Richard Friend, Université de Cambridge, Royaume-Uni 

« Je tiens à vous féliciter pour cette excellente conférence. J'ai beaucoup apprécié son format (pas trop grand), le fait qu'il s'agisse d'une session unique, son prix abordable, le cadre agréable, ainsi que les nombreuses occasions de discuter avec les autres participants autour d'un café, d'un déjeuner ou d'un rafraîchissement pendant les sessions de posters.   Le niveau scientifique était excellent (ce à quoi je m'attendais pleinement de votre part en tant qu'organisateurs) et le programme offrait une belle diversité. Les activités sociales, le dîner avec les conférenciers invités et le spectaculaire dîner de la conférence ont tous contribué à rendre cette semaine merveilleuse. Ce fut une semaine extraordinaire. » – Prof. Ifor Samuel, Université de St Andrews, Royaume-Uni 

« Ce fut un réel plaisir d’assister à la conférence ICEL. On se sentait vraiment comme en famille et l’ambiance était si chaleureuse qu’elle a complètement compensé le temps froid et ma grippe. Excellente organisation et timing parfait ! », Prof. Illia Serdiuk, Université de Gdansk, Pologne 

« Encore un grand merci pour l’effort d’organisation, la conférence s’est déroulée sans le moindre accroc ! » – Prof. Barry Rand, Université de Princeton, États-Unis 

Le Professeur Barry Rand a d’ailleurs pris la relève, puisqu’il organisera la 16ème édition de la conférence à la prestigieuse Université de Princeton, USA en 2028. 

Merci aux sponsors et partenaires !

Le comité organisateur tient à remercier ses sponsors et partenaires pour leur soutien : Universal Display Corporation, Angstrom Engineering, The Royal Society of Chemistry (RSC), Chemistry Europe, l’Université de Namur, le Namur Institute of Structured Matter (NISM), le Namur Research College (NARC), le C.G.B. (Comité de Gestion du Bulletin) - C.B.B. (Comité van Beheer van het Bulletin), l’Office du Tourisme de la Ville de Namur et les écoles doctorales thématiques CHIM, MAIN et METAMORPHOSE du F.R.S.-FNRS. 

Les sponsors d'ICEL2026

En savoir plus sur ICEL2026

Trois projets MSCA Doctoral Networks sélectionnés : un résultat remarquable pour l’UNamur

Biodiversité
Chimie
Physique et astronomie

C’est une belle reconnaissance pour la recherche à l’UNamur : trois projets Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (DN) viennent d’être octroyés, avec une contribution déterminante de chercheurs namurois ! Le premier, en chimie, implique le professeur Stéphane Vincent ; le deuxième, consacré à la résilience des écosystèmes, associe le professeur Frédérik de Laender ; et le troisième, dans le domaine de la photonique, bénéficie de l’expertise du chercheur qualifié F.RS. - FNRS. Michaël Lobet.

Les chercheurs F. de Laender, M. Lobet, S. Vincent (UNamur) pour leurs projets MSCA DN financés par la Communauté européenne

Sur l’appel MSCA Doctoral Networks 2025, 1 616 propositions ont été soumises et 141 ont été retenues, soit un taux de succès de 9,6%. Dans ce contexte très compétitif, la sélection de trois projets impliquant l’UNamur constitue un signal fort : il confirme l’excellence scientifique des équipes namuroises et leur capacité à construire des partenariats internationaux de haut niveau, au service de la formation doctorale et de l’innovation. Ce sont six thèses de doctorat qui pourront être financées.

Trois projets, trois thématiques de pointe

GlycoAxis – Comprendre comment l’intestin influence l’inflammation du cerveau

Grant #101311186 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Stéphane Vincent - UNamur, Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), en collaboration avec 16 partenaires. 

Coordination : Université Federico II (Naples, Italie) 

Stéphane Vincent - Institut NARILIS

Dans de nombreuses maladies neurologiques, on observe à la fois une inflammation du système nerveux et des déséquilibres du microbiote intestinal. GlycoAxis veut aller au-delà des simples corrélations en identifiant les « messagers » moléculaires qui relient l’intestin, le système immunitaire et le cerveau. Le projet se concentre sur des sucres complexes présents à la surface de certaines bactéries (glycanes), soupçonnés de jouer un rôle clé dans l’activation immunitaire et la neuroinflammation. L’objectif : mieux comprendre ces mécanismes et ouvrir la voie à de nouveaux outils de diagnostic, d’imagerie ou de biomarqueurs pour la santé cérébrale.

ReDiLeep – Renforcer la résilience des écosystèmes grâce à la diversité des réponses

Grant # 101312530 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Frédérik de Laender - UNamur, Institute of Life, Earth ant Environment (ILEE) en collaboration avec 20 partenaires. 

Coordination : Université de Linköping (Suède).

Frederik de Laender - ILEE

Face au changement climatique, à la pollution ou à la fragmentation des habitats, certains écosystèmes encaissent les chocs… d’autres basculent. ReDiLeep s’intéresse à un levier central de cette résilience : la diversité des réponses, c’est-à-dire le fait que différentes espèces (ou fonctions) ne réagissent pas toutes de la même manière à une perturbation. Le projet vise à mieux mesurer et modéliser ce mécanisme, afin de relier plus directement la recherche aux besoins de la conservation, de la restauration et des politiques publiques en matière de biodiversité.

SPARK – des matériaux programmables pour contrôler la lumière à très haute vitesse

Grant # 101310184 du 01/01/2027 au 31/12/2031 - Projet porté par Michaël Lobet - UNamur, Namur Institute Of Structured Matter (NISM), en collaboration avec 7 partenaires. 

Coordination : Université technologique d’Eindhoven (Pays-Bas) 

Michael Lobet - NISM

Nos communications numériques reposent sur la lumière : fibres optiques, capteurs et circuits photoniques capables de traiter l’information. Mais avec l’explosion des données, de l’IA et l’arrivée de réseaux toujours plus rapides, il devient crucial de contrôler la lumière de façon dynamique, beaucoup plus vite qu’avec les composants actuels, souvent « figés ». SPARK explore une nouvelle piste : associer des métamatériaux spatio-temporels (des structures nanométriques conçues pour façonner la lumière) à une lumière elle-même « structurée » dans l’espace et le temps. À la clé : des technologies photoniques reconfigurables pour le calcul, l’imagerie et les communications ultra-rapides.

Les Marie Skłodowska-Curie Doctoral Networks (MSCA-DN), c’est quoi ?

En 1996, l’Union européenne créait les MSCA, un ensemble de bourses prestigieuses destinées à financer la recherche.Les Doctoral Networks du programme MSCA financent des réseaux internationaux qui recrutent et forment des doctorantes et doctorants. Leur ambition : combiner recherche de haut niveau et formation structurée, en favorisant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle ainsi que la mobilité en Europe et au-delà.

Logo "Financé par l'Union européenne"

Un mécénat de Phoenix Capital pour soutenir une recherche en chimie organique de synthèse

Chimie
Sciences de la vie et de la santé

A l’Unité de Chimie Organique (UCO) du Département de chimie de l’UNamur, on étudie les molécules organiques à haute valeur ajoutée. Lionel-Marie Van Geesbergen vient d’y débuter une thèse de doctorat sous la supervision du Professeur Steve Lanners. Après seulement un mois et demi de recherche, le chercheur a déjà un proof of concept.  Une recherche bien prometteuse avec de nombreuses possibilités d’application ! 

Steve lanners et Lionel-Marie Van Geesbergen au laboratoire - logo de Phoenix Capital

En chimie, les réactions de cycloaddition sont parfois difficiles à réaliser.  En effet, deux molécules mélangées ne réagissent souvent pas ensemble, car elles se rencontrent trop rarement pour donner lieu à une réaction efficace. Pourtant, ces réactions sont fondamentales en chimie organique car elles permettent notamment d’assembler rapidement des structures complexes. 

Une façon de contourner ce manque de réactivité est de physiquement rapprocher les molécules en les reliant ensemble par un lien qui peut être coupé quand il a effectué son travail. C’est ce qu’on appelle le « tethering » en anglais, ou agrafage temporaire en français. Cette image est pertinente : la stratégie correspond en effet à fixer deux molécules dans l’espace pour qu’elles n’aient pas le choix que de réagir ensemble. 

Un peu de chimie organique

Dans le contexte de ce projet, la stratégie d’agrafage est appliquée à des précurseurs de cycloaddition peu étudiés : les oxidopyridiniums. L’intérêt de ces composés est qu’ils permettent un accès rapide et sélectif à des produits polycycliques azotés, mais leur utilisation sans agrafage est généralement inefficace.

De façon générale, les molécules polycycliques azotées sont des composés organiques dans lesquels l'azote est présent au sein de la structure cyclique (hétérocycles) ou en tant que substituant. Ces molécules sont omniprésentes en chimie médicinale, en biochimie et en agrochimie.  Elles jouent un rôle clé et structurel fondamental dans la biologie, la pharmacologie et la chimie organique.

De façon plus précise, dans le cadre de ce projet, parmi les familles de molécules qui peuvent ainsi être obtenues, citons par exemple les tropanes, famille d’alcaloïdes bicycliques obtenus de sources naturelles et dont certains (ou leur dérivés) sont utilisés comme médicament. Le buscopan, bien connu, fait partie de cette famille.

Si l’on souhaite aller plus loin, c’est à ce moment-là que rentre en jeu le deuxième objectif de ce projet : appliquer le réarrangement de Beckmann aux produits obtenus par cycloaddition. Cela permet d’introduire un deuxième atome d’azote dans les structures. Ceci ouvre les perspectives vers la synthèse des phlegmadines, un groupe de produits naturels qui pour l’instant n’ont jamais pu être préparés par synthèse organique, alors que leurs propriétés biologiques décrites sont prometteuses. Plus récemment, dans le domaine des recherches en oncologie, des inhibiteurs de KRAS contenant des bicycles diazotés ont été décrits.

Mais à quoi ça sert ?

En prenant du recul, l’objectif est de rendre la synthèse chimique, et donc l’obtention de molécules en grandes quantités, plus durable : les produits-cible sont préparés de façon plus rapide et plus efficace. Ceci accélère la recherche tout en diminuant l’impact sur l’environnement. En effet, moins il y a d’étapes dans la fabrication d’un produit, moins on utilise d’eau, de solvants, de réactifs et de temps : on consomme donc moins d’énergie, on génère moins de déchets et on diminue aussi le coût, tout en étant plus rapide ! 

Lionel-Marie Van Geesbergen avait déjà investigué avec succès ces réactions accélérées par agrafage avec des molécules oxygénées lors de son mémoire de master en chimie à l’UNamur dans le même laboratoire.  Après seulement 1 mois et demi d’investigations, le doctorant a déjà démontré la faisabilité de sa méthode avec des molécules azotées.  Maintenant que l’approche est validée, elle va pouvoir être développée pour en déterminer la portée et les limites.

Un projet soutenu par la société Phoenix Capital

Ce projet de thèse de doctorat a débuté en janvier 2026.  Il sera soutenu pendant 4 ans par la société Phoenix Capital. Basée à Vérone (Italie), active à Milan, Rome, Luxembourg, Lausanne, Houston et San Francisco, Phoenix Capital est un centre de conseil en gestion, d'innovation et de finance d'entreprise qui offre aussi des services technologiques et opérationnels pour le développement commercial et la rationalisation des processus et des projets.

Phoenix Capital group logo

En tant que moteur de l'innovation et du développement en Europe et aux États-Unis, Phoenix Capital développe de nombreuses synergies avec des universités en Italie et à l'international, favorisant l'excellence dans l'enseignement.

En soutenant ce projet de recherche, Phoenix Capital encourage la recherche scientifique et les technologies de pointe développées par l'UNamur dans le domaine de la chimie organique synthétique.

Giovanna Saraconi - CEO Phoenix Group

Nous sommes fiers de soutenir le programme de doctorat en chimie de quatre ans de l'université de Namur. Investir dans la recherche est un choix stratégique à long terme pour Phoenix Capital et s'inscrit dans notre manifeste éthique en matière de soutien aux jeunes talents. Nous en sommes de plus en plus convaincus, surtout aujourd'hui, compte tenu du contexte international dans lequel nous opérons. 

Giovanna Saraconi - CEO Phoenix Group

C'est dans les universités que naissent les idées susceptibles d'améliorer la vie des gens, de rendre les chaînes d'approvisionnement plus compétitives et d'accélérer la transition vers des modèles de production durables. Au cœur de cette vision se trouvent les jeunes talents qui cultivent une passion pour la science : des chercheurs qui, avec curiosité et rigueur, transforment les questions d'aujourd'hui en solutions de demain. Construire des ponts entre les universités et les entreprises signifie leur donner des outils, du temps et de la confiance. C'est ainsi que nous entendons contribuer à un écosystème d'innovation plus fort, plus inclusif et plus responsable.

Les chercheurs du laboratoire de Chimie Organique de Synthèse (COS)

Steve Lanners

Steve Lanners a fait ses études de chimie à l’Université Louis Pasteur, puis à l’ECPM à Strasbourg (promo 2001). Après un séjour de recherche à l’ETH (avec le Prof. Erick Carreira) ou il synthétise un fragment du polycétide anticanéreux tédanolide, il effectue son doctorat à l’ECPM sous la direction du Prof. Guy Solladié et Dr. Gilles Hanquet (défendu en 2005) pour y développer la synthèse d’un polycétide à activité antimybactérien : la pamamycine-607. 

Steve Lanners

Après 3 ans de recherches post-doctorales en flow chemistry et synthèse de produits naturels à l’Université de Cambridge, avec le Prof. Steven Ley, il débute aux FUNDP où il reprend le laboratoire de Chimie Organique de Synthèse (COS) pour y développer des projets de synthèse de produits naturels, de développement de nouvelles réactions, et de chimie médicinale, tout en occupant diverses fonctions au sein du Département de Chimie, et en s’attelant à améliorer constamment l’enseignement de la chimie organique à l’UNamur.

Lionel-Marie Van Geesbergen

Après avoir terminé son bachelier en juin 2022, Lionel-Marie Van Geesbergen a décidé de poursuivre un master en sciences chimiques dans la même institution, l’Université de Namur. Au cours de ce master, et plus particulièrement lors de son mémoire réalisé sous la supervision du Prof. Steve Lanners, il a participé au développement d’une voie de synthèse de molécules complexes utilisant une stratégie innovante : « l’agrafe temporaire ».

Lionel-Marie Van Geesbergen

Dans le cadre de son stage, il a ensuite contribué, en collaboration avec Syensqo, à un projet de valorisation de sous-produits issus de l’industrie des polymères au sein du laboratoire du Prof. Gwilherm Evano de l’Université libre de Bruxelles. Ces expériences lui ont permis d’obtenir son master en juin 2024. À la suite de l’obtention de son diplôme, il a participé à l’encadrement et à la formation, en chimie, des étudiants de premier cycle en pharmacie et en sciences biomédicales, tant lors des séances d’exercices que des travaux pratiques. En janvier 2026, il choisit de revenir dans l’équipe du Prof. Lanners afin d’entamer une thèse de doctorat et de poursuivre les recherches initiées lors de son mémoire, en les orientant vers la synthèse de molécules azotées complexes à fort potentiel pharmaceutique.

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Événements

11
2026

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences chimiques - Gilles Henon

Défense de thèse

Soutenance publique de thèse de doctorat en sciences chimiques - Gilles Henon

Chimie
11
2026 15:00 - 18:00
Université de Namur, auditoire CH01 - Sentier Thomas - 5000 Namur

MtSerB2 a structural testbed for PPI-directed discovery: structure-based virtual screening against the ACT domain interface of an essential Mycobacterium tuberculosis phosphoserine phosphatase

Jury

  • Prof. Steve LANNERS (UNamur), Président
  • Prof. Johan WOUTERS (UNamur), Secrétaire
  • Prof. Pierre FRANCOTTE (ULiège)
  • Dr Marie HAUFROID (UCB)
  • Prof. Lionel POCHET (UNamur)

Résumé

Actuellement, Mycobacterium tuberculosis demeure le deuxième agent infectieux le plus meurtrier au monde, responsable de 1,6 million de décès en 2021. La lourdeur et le coût du traitement actuel (6 mois et 4 000 euros), couplés à l'émergence alarmante de souches antibiorésistantes, soulignent l'urgence absolue de développer de nouvelles molécules thérapeutiques. Ce travail se concentre sur la phosphosérine phosphatase de Mycobacterium tuberculosis (MtSerB2), une enzyme essentielle à la biosynthèse de la sérine et vitale à la survie du pathogène. De surcroît, cette protéine joue un rôle déterminant dans l'invasion de l'hôte (via ses interactions avec le facteur NF-κB et le cytosquelette cellulaire), ce qui érige MtSerB2 en cible thérapeutique de premier plan pour le développement de nouveaux antituberculeux puissants.

L'une des stratégies novatrices explorées dans cette thèse repose sur la déstabilisation de l'architecture protéique (disruption de l'architecture protéique). L'objectif est de concevoir une molécule capable de perturber la conformation de l'enzyme, entraînant ainsi la perte de son activité catalytique. Il est attendu que cette nouvelle classe de molécules présente une sélectivité nettement supérieure pour MtSerB2 par rapport à son homologue humain, la human phosphosérine phosphatase (hPSP).

À cette fin, la phosphosérine phosphatase de Mycobacterium avium (MaSerB) a d'abord été exploitée comme système modèle, justifié par une identité de séquence de 83 % avec MtSerB2 et par sa propension à cristalliser rapidement. Dans un premier temps, un criblage virtuel ciblant des médicaments déjà disponibles sur le marché a été mené afin d’identifier des inhibiteurs potentiels de MaSerB. Des essais enzymatiques basés sur la détection au vert de malachite

ont ensuite été réalisés pour évaluer le pouvoir inhibiteur des différents candidats. Les résultats ont mis en évidence une sélectivité accrue de ces composés pour les protéines dimériques (MtSerB2 et MaSerB) par rapport à l'enzyme humaine hPSP.

Fait remarquable, les tests enzymatiques ultérieurs menés directement sur MtSerB2 ont révélé des profils de réponse divergents par rapport à ceux observés avec le modèle MaSerB. Afin d'élucider les bases moléculaires de ces différences, la structure de la protéine à l'état lié (ligand bound state) est actuellement en cours d'investigation. Dans cette optique, des complexes protéine-inhibiteur ont été cristallisés et seront analysés par diffraction des rayons X.

18
2026

2nd symposium on Protein Disorder, Interactions, and Dynamics (PDID)

Congrès / Colloque / Conférence
Congrès / Colloque / Conférence
-
Faculté des sciences Institut Narilis

2nd symposium on Protein Disorder, Interactions, and Dynamics (PDID)

Chimie
18
2026 08:30 - 18:00
Université de Namur, Auditoire Pedro Arrupe (PA02) - Rue Joseph Grafé 2 (Faculté des Sciences) / rue Grangagnage, Sentier Thomas - 5000 Namur

After a successful 1st edition that notably gathered figures renowned for discovering and conceptualising intrinsically disordered proteins – Drs. Vladimir N. Uversky, Peter Tompa, and Sonia Longhi – we are pleased to announce that the 2nd edition of the One-Day Symposium on Protein Disorder, Interactions, and Dynamics (PDID 2026) will be held on Friday the 18th of December 2026 at the University of Namur (UNamur), Namur, Belgium.

PDID 2026 - poster

The PDID symposium is finally back in 2026!

Organised every two years by the Belgian Biophysical Society (BBS) and the Laboratoire de Chimie Physique des Biomolécules (CPB), the PDID symposium is a human-sized and convivial event for exchanging new ideas and meeting leading experts in the field in the typical Belgian city of Namur, the capital of Wallonia located at the confluence of the rivers Meuse and Sambre.

We are welcoming people from any scientific background who are especially interested in diving into the world of biomolecules dynamics as well as exploring their unique behaviours, comprising structural transition, interaction network, protein-ligand interaction, self-assembly, amyloid fibrillation, condensation, phase separation and transition. Through the lens of biophysics, biochemistry, bioinformatics, and molecular biology, the program aims at covering both experimental and computational approaches for the characterisation of such intricate and elusive systems in health-related, biotechnological, and biomaterial contexts.

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Direction

Carmela APRILE

Directrice du département

Annick Bonmariage

Secrétaire