L E S   M É T I E R S   D E S   S C I E N C E S   P O L I T I Q U E S

Les diplômés en sciences politiques sont formés à titre principal pour être des experts de la vie politique. Ils s’occupent de détecter les défis auxquels la société doit faire face, de les analyser, de proposer des solutions réalistes et, au besoin, d’en évaluer les résultats.

Ils le font en mobilisant des connaissances tirées de l’économie, du droit, de l’histoire et de la philosophie. C’est donc leur capacité unique à intégrer et à dépasser ces différents savoirs qui distingue les diplômés de sciences politiques et les place parmi les acteurs les mieux préparés pour comprendre et faire évoluer le monde dans lequel nous vivons.

Voici les principaux secteurs dans lesquels les anciens étudiants de l’Université de Namur évoluent aujourd’hui :

VIE POLITIQUE

Les diplômés participent activement à la vie politique au sein des cabinets ministériels, partis politiques, syndicats, groupes parlementaires, etc. Ils suivent les débats et élaborent des dossiers fouillés sur des questions précises à l’attention des représentants élus.

ADMINISTRATION PUBLIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE

Quel que soit le niveau de pouvoir (fédéral, communautaire, régional, provincial ou communal), les politologues sont aptes à gérer les affaires courantes dans tous les services publics (santé, intérieur, finances, enseignement, affaires étrangères, etc.).

De nombreux diplômés rêvent d’exercer une fonction au sein d’une organisation internationale (Union européenne, OTAN, FAO…). Les concours et les quotas nationaux limitent les opportunités d’emploi dans ce secteur. Néanmoins, la plupart de ces institutions offrent des stages aux jeunes diplômés, ce qui peut, dans certains cas, augmenter les chances d’y décrocher un emploi comme contractuel.

MONDE ASSOCIATIF

Des comités de quartier aux organisations d’aide au développement au sens large, nombreuses sont les associations où les diplômés en sciences politiques peuvent se mettre au service de la chose publique. Ils y exercent des fonctions de recherche, de décision ou de gestion.

AUTRES SECTEURS

Le politologue peut travailler dans les médias ou devenir porte-parole d’une organisation politique, à condition bien sûr qu’il manifeste des aptitudes spécifiques personnelles, voire qu’il bénéficie d’une formation complémentaire. Les grandes entreprises privées (banques, consultance…) apprécient l’ouverture internationale de certains politologues, à qui elles confient des missions où les liens avec l’étranger sont désormais cruciaux.

UN ACTEUR-CLÉ DE LA SOCIÉTÉ

Capable d’utiliser un savoir juridique, sociologique, politique et économique pour élaborer un récit cohérent sur un sujet donné, le politologue dispose d’une large sphère d’action professionnelle. Au moment de décrocher un premier emploi, outre la maîtrise des méthodes d’analyse (qualitatives et quantitatives), la maîtrise des langues et la richesse de l’engagement, notamment dans le monde associatif, seront souvent déterminantes.

DES « INGÉNIEURS » DE L’ACTION PUBLIQUE

Les étudiants en sciences politiques partagent un sens de l’intérêt général poussé, tant à un niveau local que dans une perspective globale. C’est d’ailleurs pour encourager cette ouverture au monde que l’UNamur propose aux étudiants de cette filière d’effectuer un séjour Erasmus dès le troisième bloc de bachelier. Faire évoluer la société nécessite d’en comprendre les rouages les plus fins.

Au terme de leur formation, les politologues maîtrisent le fonctionnement des institutions belges et/ou internationales, ainsi que l’économie et la gestion de la chose publique. Ils sont préparés à élaborer des programmes d’action, à la fois réalistes et respectueux des contraintes, en réponse à des problèmes de société de plus en plus complexes. Les études en sciences politiques développent aussi l’aptitude à communiquer en français et en langue étrangère. Les politologues doivent pouvoir expliquer ce qu’ils font, pourquoi, et défendre avec rigueur les résultats de leur action.