The official opening ceremony for the 2026–2027 academic year will take place on September 24, 2026.
Participer, coopérer, impacter, c'était le dénominateur commun des images de la vidéo rétrospective diffusée en introduction de la soirée. L'université est un lieu vivant. Un lieu où l'on enseigne, où l'on cherche, mais aussi où l'on se rencontre, où en permanence le débat s'ouvre et débouche sur des projets concrets, sur des actions collectives.
- Participer activement aux grands défis de notre société.
- Coopérer avec des partenaires académiques, publics, culturels, économiques et associatifs.
- Et produire, grâce à ces collaborations, un impact concret, sur notre territoire comme à l’international.
Mais comment cet impact se traduit-il concrètement dans les missions et les activités d’une université ?
Pour répondre à cette question, cinq grands enjeux de société ont été déclinés : la coopération internationale, la santé, l’innovation économique, la formation et l’environnement.
Pour chacun de ces thèmes, des membres de l’UNamur ont dialogué avec des partenaires extérieurs. Ces échanges illustraient tous une même conviction : face à la complexité des défis actuels, aucune institution ne peut agir seule. C’est en croisant les disciplines, les expériences et les regards que l’on peut faire émerger des solutions utiles et durables.
Dans son allocution en introduction de la cérémonie, le Président du Conseil d’administration, Pierre Crevits, a souligné que les défis financiers auxquels sont confrontées les universités constituent une occasion de renforcer la créativité, l’innovation et l’engagement au service du bien commun.
Thierry Dobbelstein sj, Père Provincial a ensuite pris la parole pour rappeler l’importance de l’engagement, de la coopération et de la réflexion sur nos actions pour contribuer, avec les autres, à construire un monde plus humain.
Le Président du l’Assemblée Générale des Etudiants (AGE) Tom Reculé a aussi appelé les étudiants à poursuivre leur engagement, à renforcer la solidarité et à agir ensemble pour relever les défis sociaux, environnementaux et démocratiques de notre temps.
Dans son discours de clôture de la soirée, la Rectrice, Annick Castiaux, a souligné l’engagement de l’UNamur à participer, coopérer et impacter, en mettant la créativité, l’innovation et le dialogue au service des grands défis de notre temps.
Quelques points forts de son discours :
« L’Université de Namur ne se contente pas d’observer le monde, elle contribue à le transformer. Elle veut continuer à participer à la dynamique wallonne, européenne et internationale. »
« Notre société a besoin, plus que jamais, que tous les acteurs se retroussent les manches et unissent leurs forces et perspectives complémentaires. »
« Les défis de notre temps réclament de manière urgente des solutions créatives, en dehors des sentiers battus. »
« Ensemble, nous pouvons impacter le monde et infléchir les situations préoccupantes. »
Retour plus en détail sur la soirée.
Thématique 1 : Coopération internationale
Dans un contexte géopolitique internationale difficile, comment construire des solidarités académiques ? Au quotidien, l’UNamur renforce sa présence internationale à travers son alliance européenne, UNIVERSEH ainsi que toute une série de réseaux internationaux dans lesquels elle s’investit en particulier dans la recherche qui est, par essence, internationale. L’UNamur, c’est aussi un nombre croissant d’étudiants internationaux venant de partout dans le monde, en particulier en doctorat.
La coopération internationale ne se résume pas à faire circuler des personnes et des connaissances. Elle consiste aussi à construire des solidarités académiques durables, essentielles dans le contexte géopolitique actuel. Ces solidarités se concrétisent par des partenariats entre Nord et Sud en recherche comme dans une série de formations.
Pour en parler, Romain Houssa, professeur à la Faculté EMCP en duplex avec Sahadatou Atta, présidente de la Fédération Nationale des Producteurs d'Anacarde du Bénin (FENAPAB). Une production agricole qui concerne les noix de cajou avec laquelle Romain Houssa et l’UNamur ont noués d’importantes collaborations.
Thématique 2 : Santé
À l’UNamur, la recherche en santé s’appuie sur de nombreuses collaborations. Vous avez peut-être entendu parler de la nouvelle spin-off Intercept Bio, créée conjointement par le professeur Stéphane Vincent, de l’UNamur et le professeur David Alsteens, de l’UCLouvain. L’objectif est de concevoir un spray nasal pour lutter contre les infections respiratoires, en agissant dès la porte d’entrée des virus : les voies nasales.
Citons aussi le projet Venom2, soutenu par le programme spin off la Région wallonne et portés par les Universités de Liège avec le professeur Loïc Quinton et de Namur avec le professeur Gillet. Il explore le potentiel des peptides issus de venins animaux pour développer de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques en oncologie.
Ces projets illustrent la manière dont l’Université cherche, enseigne, collabore et partage son expertise afin de renforcer la prévention et de répondre aux enjeux de santé publique.
Le projet mis en lumière porte sur une question particulièrement sensible depuis la pandémie : la réticence vaccinale. Comment restaurer la confiance ? Comment communiquer positivement sur la vaccination ? Et comment la recherche peut-elle soutenir des politiques de santé publique plus efficaces, en Wallonie comme à l’international ?
Pour en parler, Jean-Michel Dogné, Doyen de la Faculté de médecine de l’UNamur et expert en pharmacovigilance, Brigitte Bouton, Inspectrice générale du Département Santé de l’Agence pour une Vie de Qualité en Wallonie et Vincent Yzerbyt, Doyen de la Faculté de Psychologie et Professeur de Psychologie sociale à l’UCLouvain.
Thématique 3 : Economie et innovation
L’UNamur porte ou accompagne de nombreux projets de recherche qui contribuent à la transformation numérique des organisations et des services publics, avec le soutien des pouvoirs publics.
Citons, entre autres, iLabBot un projet de recherche universitaire mené au sein de la Faculté d’informatique avec le Professeur Elio Tucci, en partenariat avec l'entreprise Telespazio Belgium. Son objectif est d’automatiser les processus de production dans les laboratoires pharmaceutiques.
La formation continue est une autre manière de valoriser la recherche à l’attention des acteurs publics ou privés comme dans le certificat en digitalisation des services publics, lancé avec l’ULB et Proximus pour former les responsables de la fonction publique aux enjeux de la transformation numérique.
Mais comment passer d’un résultat de recherche à une innovation sur le terrain ?
Pour explorer cette question, c’est le projet U-BPM mené avec le soutien de la Région wallonne qui est mis à l’honneur. Il étudie la manière dont l’intelligence artificielle peut servir de pont entre les différents métiers au sein d’une entreprise, en particulier au sein de la société Daïmo, active dans les domaines de l’informatique et du management.
Pour en parler, Anthony Simonofski professeur au sein de l’UNamur School of Management et membre du centre de recherche MINDIT et Laurent Dehon, Business Process Consultant au sein de la société Daïmo et ancien de l’UNamur.
Thématique 4 : Enseignement et formation
Former, c’est inviter chacune et chacun à participer activement à ses apprentissages et à devenir acteur de la société.
A l’UNamur on forme aujourd’hui les enseignants de la 1ère maternelle à la Rhéto, au sein d’une 7ème Faculté, la FaSEF (Facultés des Sciences de l’Education et de la Formation). On a aussi reprofilé la formation continue des acteurs de l’enseignement, sous le label de la Salle des Pros.
Pour parler de la formation des enseignantes et des enseignants de demain, Sandrine Biémar, Vice-Doyenne et Professeure au sein de la Faculté des Sciences de l'Education et de la Formation de l'UNamur et et Christophe Cavillot, Délégué coordonnateur du Service général du pilotage des écoles et des centres psycho-médicosociaux au sein de la Fédération Wallonie Bruxelles et ancien de l’UNamur.
Thématique 5 : Environnement
Former, c’est aussi donner à chacune et chacun les moyens de comprendre le monde pour en assurer un futur durable. Comment passer de la conscience environnementale à l’action concrète ?
L’UNamur agit dans ce domaine grâce à de nombreuses collaborations. Citons la dynamique développée en ce sens au sein du domaine d’Haugimont, le partenariat avec le Parc national de l’Entre-Sambre-et-Meuse, les collaborations avec les Cercles des naturalistes de Belgique ou encore les nombreuses activités liées à la transition et au développement durable menées tout au long de l’année sur le campus de l’UNamur.
Ces initiatives poursuivent un double objectif : partager l’expertise scientifique de l’Université et travailler avec les acteurs de terrain pour agir dès aujourd’hui.
C’est cette démarche qu’illustre la collaboration naissante entre l’UNamur et le CREAVES de Namur, le Centre de revalidation des espèces animales vivant à l’état sauvage qui a pour but d’établir le lien entre la santé des écosystèmes, la santé animale et la santé humaine.
Après une vidéo qui présente le projet de collaboration UNamur-CREAVES, pour en parler, Frédéric Silvestre, professeur de biologie et physiologie animale au sein de la Faculté des sciences de l’UNamur, accompagné de Romy van Noppen et de Romain De Jaegere, représentants du CREAVES de Namur.
Tout au long de cette soirée, les trois verbes participer, coopérer, impacter se sont concrétisés à travers des projets, des témoignages et des collaborations. Ils nous montrent une université pleinement engagée dans son époque, attentive aux défis du monde et déterminée à y apporter sa contribution.