Dès le bachelier, les étudiants en ingénieur de gestion et information et communication ont l’opportunité d’orienter leur diplôme dans une spécialisation ancrée dans les besoins du marché. Une spécificité namuroise qui permet de rester polyvalent tout en évitant le piège de profils trop spécialistes. « Il s’agit vraiment d’une coloration donnée au diplôme de bachelier, qui reste le même peu importe la filière choisie », précisent d’emblée Anthony Simonofski et Fanny Barnabé, professeurs et responsables respectivement des programmes de bachelier en ingénieur de gestion et en information et communication.

Dans ce contexte, deux nouvelles filières viendront compléter les programmes de ces deux bacheliers dès la rentrée de septembre : « Technologies créatives » en Ingénieur de gestion et « Industries culturelles et créatives » en Information et communication.

Comprendre et expérimenter les technologies créatives

 « Pour le programme en ingénieur de gestion, on a historiquement deux filières en bachelier : celle en management de l’information, orientée sur le développement informatique, et celle en Sciences de l’environnement et du vivant, orientée sur les sciences et la durabilité », détaille Anthony Simonofski. Créée avec le programme en information et communication et la Faculté d’informatique, la filière « Technologies créatives » enrichit les programmes existant en proposant d’imaginer et d’expérimenter les usages créatifs des technologies de manière responsable, dans un contexte marqué par de nombreux défis sociétaux

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Anthony Simonofski

La transition numérique et durable génère autant de contraintes que d’opportunités pour les organisations. Pour innover et concevoir de nouvelles solutions, il est nécessaire de développer une pensée créative, surtout à l’heure de l’IA générative. 

Anthony Simonofski Professeur et responsable du programme de bachelier en ingénieur de gestion

A quoi s’attendre au niveau des cours ? « Certains seront orientés sur les nouveaux usages des technologies, sur la compréhension des transitions numérique et durable, et sur les nouvelles technologies créatives, telles que l’IA générative, les technologies immersives (XR) ou encore les technologies liées au jeux vidéo, entre autres », annonce Anthony Simonofski.

Tisser des liens avec l’écosystème créatif namurois

Du côté du bachelier en information et communication, l’idée est de faire évoluer la filière « Culture et audiovisuel » existante, qui portera dès la rentrée de septembre le nom d’« Industries culturelles et créatives ». « Aux côtés des filières plus classiques de "Journalisme et médias d’information" et "Communication des organisations", cette refonte vise à tisser davantage de liens avec le secteur des industries cultuelles et créatives (ICC), qui est un secteur très dynamique et en voie de structuration. De plus, l’écosystème namurois est très stimulant avec des événements comme le KIKK festival ou le FIFF, des réseaux d'acteurs comme wake! ou des institutions de vulgarisation ou de médiation scientifique et culturelle comme le Pavillon, le Confluent des savoirs, le Medialab, etc. », développe Fanny Barnabé. 

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Barnabé_Fanny

Une opportunité unique pour les étudiants de se frotter durant leur formation au monde culturel et créatif avant leur entrée sur le marché du travail.

Fanny Barnabé Professeur et responsable du programme de bachelier en Information et Communication

Si les deux filières sont distinctes en termes de profils et de débouchés, des cours communs seront toutefois organisés pour s’intégrer à cet écosystème et questionner les problématiques de gestion dans les secteurs de la créativité.

L’UNamur au cœur de la créativité numérique en Wallonie

La collaboration entre l’UNamur et le secteur des industries culturelles et créatives se cristallise notamment au travers du label wake! by Digital Wallonia, qui a pour ambition de fédérer les acteurs wallons de la créativité numérique issus de secteurs variés : universités, centres de recherche, lieux créatifs, festivals, entreprises, artistes, fonds d’investissement, etc. L’UNamur a rapidement été l’un des premiers acteurs à nourrir cette dynamique.

Ces nouvelles formations pourront également faciliter la communication entre les industries culturelles et les futurs professionnels : « Le besoin de recherche académique et de formations alignées avec les besoins du secteur des industries créatives numériques est primordial », détaille Delphine Jenart, coordinatrice de wake! pour le KIKK. « Nous avons en effet besoin d’une nouvelle génération d’experts à l’intersection des domaines de la communication et des technologies créatives qui comprennent les enjeux du secteur en matière d’innovation et de créativité et formulent des stratégies. » 

Ces connexions pourront s’incarner par des interventions de professionnels dans les cours mais également par des opportunités de stages ou des projets de mémoire.

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