L'informatique au service du bien-être collectif et du développement personnel.
La Faculté d'informatique a pour vision celle d'un monde dans lequel l'usage intensif et croissant de l'informatique est orienté vers le bien-être collectif et le développement personnel. Sa mission est de contribuer à cette orientation au travers de la formation, la recherche scientifique et le service à la société.
Les études
Choisir d'étudier l'informatique c'est vous garantir un accès immédiat à un métier passionnant aux multiples facettes. Au travers d'une d'offre d'enseignement complète – bachelier, masters, master de spécialisation et doctorat – la Faculté d'informatique vous offre une formation de qualité basée sur la rigueur scientifique et l'esprit critique, tout en insistant sur l'interdisciplinarité et la responsabilité sociétale.
La recherche
La Faculté d'informatique a pour mission d'assurer une recherche scientifique de pointe, ouverte à la création et à l'intégration des connaissances qui nourrit l'enseignement, l'innovation technologique et le débat de société.
Service à la société
La Faculté d'informatique contribue au développement de notre environnement social, économique, technologique et politique par la diffusion des connaissances et le conseil tant au niveau régional, national et international. Par la synergie entre chercheurs et industriels, par la mise à disposition de savoir et de savoir-faire, elle participe à de nombreuses missions de service à la société.
International
L’ouverture de la Faculté d’informatique à l’international est fondamentale pour le développement de ses activités d’enseignement et de recherche.
Organisation
La Faculté d'informatique s'est organisée afin de pouvoir gérer ses missions de manière optimale. Elle compte une centaine de membres au service de l'enseignement, de la recherche et du service à la société.
Le mot du Doyen
L'informatique est une clé de compréhension, de progrès et de responsabilité face aux défis et aux enjeux de notre société.
Animation
Une série d’événements et d’acteurs gravitent autour de la Faculté d’informatique.
À la une
Événements
Soutenance publique de thèse de doctorat en informatique - Liesbet De Vos
SignFCG : A Framework for Operationalising Sign Language Constructions in Computational Construction Grammar.
Abstract
Les langues des signes expriment le sens à travers des productions manuelles et non manuelles qui sont produites de manière séquentielle et simultanée, ce qui fait qu’elles difèrent structurellement des langues vocales. Cependant, de nombreuses théories linguistiques restent biaisées en faveur des structures des langues vocales. Une exception à cela est la grammaire de constructions, une théorie linguistique qui analyse les langues à travers leurs associations de forme et de sens, lesquelles peuvent impliquer des articulations manuelles et non manuelles et combiner des structures spécifiques et schématiques. Bien que la grammaire de constructions soit de plus en plus utilisée pour décrire théoriquement les constructions des langues des signes, les implémentations computationnelles restent rares, ce qui limite son application systématique à des corpus. L’applicabilité théorique de la grammaire de constructions aux langues des signes ne garantit toutefois pas que cette théorie puisse être opérationnalisée computationnellement, ce qui soulève des défis en matière de représentation et de traitement. Cette thèse aborde ces défis en introduisant SignFCG, une extension de Fluid Construction Grammar (FCG). SignFCG introduit des représentations phonétiques pour les articulations manuelles des langues des signes, en tenant compte de leur organisation séquentielle et simultanée. En plus, SignFCG fournit des visualisations d’avatar pour les formes signées, ainsi que des outils pour transformer des annotations linguistiques vers le format proposé. Afin d’étudier les types de constructions qui peuvent être opérationnalisés pour un domaine restreint de la Langue des Signes de Belgique Francophone (LSFB), une grammaire computationnelle se composant de 904 constructions a été développée manuellement à partir de GeoQuery-LSFB, une extension du corpus multilingue GeoQuery créée dans le cadre de cette thèse. La grammaire a été évaluée en compréhension et en production, atteignant une couverture élevée. Une étude utilisateur, basée sur des entretiens semi-structurés avec des chercheurs en langues des signes, a permis d’identifier leurs perceptions de l’utilisabilité de SignFCG et de son adoption potentielle. Les participants ont identifié plusieurs applications prometteuses, notamment l’exploration et la formalisation de constructions ainsi que l’étude de la variation constructionnelle selon différents contextes. L’étude utilisateur a également identifié un besoin de plus grande flexibilité dans la représentation des formes proposée par SignFCG, différents niveaux de détail pouvant être nécessaires pour répondre à différentes questions de recherche. Les contributions de cette thèse se situent à l’intersection de la recherche linguistique sur les langues des signes, de la grammaire de constructions et de la linguistique computationnelle. Pour la grammaire de constructions, elle démontre comment les principes constructionnels peuvent être opérationnalisés pour la modalité visuo-gestuelle et comment la combinaison de structures spécifiques et schématiques au sein des constructions peut faciliter cette opérationnalisation. Pour la linguistique computationnelle, elle démontre la faisabilité d’un traitement bidirectionnel entre les formes signées manuellement et les représentations sémantiques structurées dans un domaine restreint, tout en fournissant des ressources pour de futures recherches. L’extension de FCG aux langues des signes fournit également une base pour explorer d’autres domaines de recherche computationnelle dans lesquels FCG a déjà été utilisé.
Jury
- Prof. Katrien BEULS - Université de Namur, Belgique
- Prof. Bruno DUMAS - Université de Namur, Belgique
- Prof. Anthony CLEVE - Université de Namur, Belgique
- Prof. Laurence MEURANT - Université de Namur, Belgique
- Prof. Paul VAN EECKE - Artificiel Intelligence Laboratory, Vrije Universiteit Brussel, Belgique
- Dr. Remi VAN TRIJP - Sony Computer Science Laboratories, France
- Dr. Michael FILHOL - LISN, CNRS, France
CFIES 2026 - 9è colloque international sur l'enseignement de la statistique
Le Colloque Francophone International sur l'Enseignement de la Statistique rassemblera durant trois jours les enseignants et les chercheurs des disciplines concernées : la statistique évidemment, mais aussi les mathématiques, les sciences de l'éducation, l'ingénierie des connaissances, la didactique de la statistique, l'informatique, sans oublier les disciplines utilisatrices de l'outil statistique, tant du côté des sciences exactes que des sciences humaines ou de la santé, ainsi que les entreprises désirant former leur personnel aux techniques statistiques.
Une des forces du colloque est de rassembler des acteurs de la formation tout au long de la vie.
Les thèmes de ce prochain colloque permettront d'aborder des questions en lien avec l’enseignement de la statistique face aux innovations/transformations techniques et technologiques dans une approche historique et contemporaine.
Le colloque est d'ailleurs organisé, et ce pour la première fois, en collaboration avec le groupe "Socio-histoire de la Statistique et des Probabilités".
Soutenance publique de thèse de doctorat en informatique - Maxime André
Understanding data manipulation in evolving microservices
Abstract
Au cours des quinze dernières années, le style architectural des microservices est devenu un modèle dominant, en particulier pour la conception d'applications basées sur le cloud dans le continuum cloud. Porté par les méthodes de développement agiles, il a été adopté par de nombreux acteurs de l'industrie logicielle moderne, notamment des communautés open-source ainsi que des entreprises de développement logiciel telles que Netflix, Spotify et Amazon. Contrairement au style architectural monolithique, il est loué pour ses qualités de modularité, d'hétérogénéité, de déployabilité, de collaboration et d'automatisation. Faciliter l'évolution logicielle est l'une des principales motivations de l'adoption des architectures microservices. Paradoxalement, de récentes études observent l'inverse, en particulier en ce qui concerne la couche de manipulation des données. Aujourd'hui, elle est considérée comme l'un des défis les plus pressants. En effet, ce style impacte la couche de données, la rendant hétérogène et distribuée. En pratique, les développeurs rencontrent des difficultés à obtenir une vue holistique du système, à comprendre les concepts de données associés, à mesurer l'impact des changements et à propager les modifications subséquentes tout en préservant les relations inter-microservices et inter-données, qui sont parfois implicites. Ces défis conduisent souvent à une surcharge manuelle importante lors des tâches d'évolution, pour lesquelles les développeurs souffrent d'un manque de soutien. Cette thèse vise à combler ces lacunes en proposant de nouvelles méthodes, techniques et outils. Plus précisément, elle combine des techniques d'analyse statique et dynamique des programmes pour opérer la rétro-ingénierie des microservices et de leur couche de manipulation des données, identifier les concepts de données et localiser les fragments de code associés, tout en tenant compte de leur nature hétérogène et distribuée. Elle visualise ensuite les informations extraites d'un point de vue multicouche. Enfin, elle introduit des techniques permettant d'analyser l'évolution orientée sur les données des microservices dans une perspective historique.
Le jury
- Prof. Dr. Katrien BEULS - Président du jury, UNamur, Belgique
- Prof. Dr. Anthony CLEVE - Promoteur, UNamur, Belgique
- Prof. Dr. Xavier DEVROEY - Membre interne, UNamur, Belgique
- Prof. Dr. Etienne RIVIERE - Co-Promoteur, UCLouvain, Belgique
- Prof. Dr. Massimiliano DI PENTA - Membre externe, University of Sannio, Italie
- Prof. Dr Michele LANZA – Membre externe, Università della Svizzera Italiana, Suisse
Evènement gratuit sur inscription.