Dans le cadre de sa recherche doctorale, Laure Morimont – sous la supervision du Professeur Jonathan Douxfils (Directeur de l’URPC et membre du Département de pharmacie) – a travaillé à la mise au point d’un test sanguin permettant d’évaluer le risque thrombotique associé à la prise d’une pilule contraceptive. Ce test, le nAPCsr (Normalized activated protein C sensitivity ratio), mesure le degré de résistance à la protéine C activée, un inhibiteur naturel de la coagulation.
En croisant le nAPCsr d’un échantillon de patientes sous contraceptifs oraux ou non avec les données de risque réel de thrombose issues d’études de pharmacovigilance, l’équipe de Laure Morimont a pu développer et valider un modèle de prédiction solide démontrant une corrélation significative entre le risque thrombotique estimé par le nAPCsr pour une pilule donnée et l’incidence réelle de thromboses observées dans la population.
Sur base de ce modèle et des seuils de référence établis, le nAPCsr peut ensuite être utilisé pour évaluer le profil de risque individuel d’une patiente. Le test génère un score allant de 0 à 10, permettant de situer la patiente par rapport à ces valeurs de référence et d’apprécier son éligibilité à une pilule contraceptive donnée. « Si les résultats au test restent dans les normes de référence, la patiente est considérée comme éligible à toute pilule contraceptive et le médecin peut prescrire celle souhaitée en toute sécurité. En revanche, si son score s’écarte de celles-ci, il peut réaliser un bilan plus poussé ou orienter la patiente vers une pilule considérée comme moins à risque. A terme, notre but est d’aider le corps médical dans son choix de prescription », souligne Laure Morimont.
Disponible dès à présent dans plusieurs établissements hospitaliers wallons pour un coût approximatif de 70 euros, le test fait actuellement l’objet de discussions en vue d’un remboursement partiel ou total par les assurances maladies