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Covid-19 : le comprendre et le combattre

Dès le mois de mars 2020, l'Université de Namur a mis ses infrastructures et ses compétences au service de la lutte contre le Covid-19. Grâce au soutien des donatrices, donateurs, mécènes et sponsors, les équipes scientifiques de l'UNamur innovent, au sein de partenariats avec les acteurs de terrain en Belgique et à l'étranger, afin de mieux comprendre la maladie et de permettre à terme une meilleure prise en charge des patients.

Les sept projets financés ou cofinancés en 2020 et 2021 grâce à la collecte de fonds sont présentés ci-dessous. 

cami"Ces projets sont de parfaites illustrations du rôle que joue la recherche universitaire dans notre société. Les chercheuses et les chercheurs de l'UNamur se mobilisent au bénéfice de la santé publique. Leur capacité d'innovation, dans des conditions matérielles et humaines complexes, font la fierté de notre université. Merci à toutes celles et à tous ceux qui, par leur don, ont contribué à ces projets et nous donnent concrètement les moyens de faire la différence dans la lutte contre le Covid-19.

Carine Michiels, Vice-Rectrice à la recherche 

Laboratoire SANA : une action solidaire, pionnière et efficace

b muyEn solidarité avec les équipes médicales en Belgique et dans le monde entier, l'équipe de Benoît Muylkens (URVI, Institut NARILIS) a développé une technique alternative de dépistage du Covid-19, qui a apporté une réponse à la situation de blocage occasionnée par la pénurie mondiale des réactifs utilisés habituellement pour dépister cette maladie. Le protocole SANA a permis l'augmentation du testing quotidien en Belgique, avec la création de plusieurs plateformes en support aux hôpitaux en Wallonie et à Bruxelles. SANA, c'est une équipe de scientifiques volontaires15.000 tests de dépistage entre mars et juin 2020, un protocole diffusé en open access dans 28 pays sur 5 continents, un support inespéré apporté aux homes, centres pour personnes handicapées et patients en dialyse en région namuroise, ainsi que la création d'une plateforme de testing en coopération avec la Bolivie. En lire plus... 

Protocole LAMP : le dépistage des malades dans les pays du Sud

team lampGrâce aux recherches d'Olivier De Backer et de son équipe (URPhyM, Institut NARILIS), un deuxième protocole de dépistage du SARS-CoV-2 a été publié par l'UNamur. Le protocole LAMP, validé scientifiquement grâce à une collaboration avec le laboratoire SANA, est basé sur une méthode d'amplification d'un segment du génome du virus à température constante. Une technique qui ne nécessite pas d’autre équipement qu’une centrifugeuse et une étuve ou bain-marie thermostatique et qui répond à une nécessité : contribuer au dépistage des populations dans des logo provincerégions rencontrant un dénuement matériel, éloignées des grands laboratoires technologiques. LAMP, c'est un projet mené par une équipe scientifique bénévole, avec le soutien notamment de la Province de Namur (programme PISI), et communiqué dans 20 pays au Sud.  En lire plus ici et ici

Des écouvillons flexibles, aussi pour les enfants

img sluLe soutien du public a aussi permis l’achat, en 2020, d’une imprimante 3D dans le cadre du projet interdisciplinaire piloté par Stéphane Lucas (LARN, Institut NISM - en photo), Benoît Muylkens (URVI, Institut NARILIS) et Philippe Eloy (CHU UCL Namur, site Godinne) portant sur la mise au point de nouveaux écouvillons, ce dispositif indispensable aux prélèvements nasopharyngés tombé en pénurie mondiale en mars 2020. Il en résulte le design de prototypes flexibles, susceptibles de s’adapter aux déviations de la cloison nasale et adaptables à la morphologie des enfants et des adolescents qui sont logfrnsactuellement prélevés avec des dispositifs prévus pour les adultes. Financé par un Crédit Urgent de Recherche du FNRS, ce projet a permis via l’impression 3D la création d’écouvillons reproductibles à l’infini, confortables et avec d'excellentes capacités de collecte. Il ouvre des pistes dans le domaine de la coopération internationale, dans un contexte de pénurie, mais aussi dans le domaine vétérinaire. En lire plus sur ce projet ici et ici

Comprendre la réponse immunitaire du corps contre le virus

benmuLorsqu’une cellule est infectée, elle active une réponse immunitaire innée : des enzymes ciblent le code génétique du virus afin de le faire muter, c’est-à-dire y introduire des modifications qui le rendent non viable et l’empêchent de se multiplier. Dans le cas des infections au SARS-CoV-2, certaines études ont démontré que les formes les plus graves de la maladie, qui emmènent les patients aux soins intensifs, sont dues en partie à un déficit de cette immunité innée. Ce projet de recherche, piloté par Benoît Muylkens (en photo, en haut) et Damien Coupeau (en photo, en bas) au sein de l'URVI (Institut NARILIS), a pour objectif de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le cadre de cette réponse immunitaire. Ce travail img dcoupest effectué grâce à des cultures cellulaires correspondant aux cellules cibles du coronavirus, où il se réplique abondamment. Ceci permettra d’étudier très précisément le rôle et la réaction des différents acteurs au sein de la cellule. Décrypter ces mécanismes, c’est aussi identifier les raisons de leur variabilité et constater les dysfonctionnements du système avec, à terme, la perspective d’une prise en charge précoce des personnes risquant de développer une forme très sévère de la maladie, en raison à la fois d’une charge virale élevée et d’une déficience de leur réponse immunitaire. S’intéresser à ce phénomène de l’immunité innée doit aussi permettre de déboucher sur des découvertes qui seront valables dans le cadre d’autres infections virales respiratoires. Ce projet résulte d’une collaboration entre l’UNamur et le CHU UCL Namur, site Godinne (Olivier Denis, Pierre Bogaerts et Te-Din Daniel Huang).  

Covimoa : un échantillon sanguin pour détecter le SARS-CoV-2 et évaluer la réponse immunitaire

img jdouxSi le Covid-19 est habituellement diagnostiqué via un frottis nasopharyngé soumis à un test PCR, les études menées par Jonathan Douxfils (en photo) et son équipe du Département de pharmacie ont démontré qu’un échantillon sanguin permettait également de détecter la présence du virus SARS-CoV-2, même à des taux extrêmement faibles, pourvu que l’on dispose de la technologie nécessaire. Grâce aux machines disponibles au sein de la spin-off QUALIblood, de nouvelles recherches sont possibles, avec la perspective encourageante d’une prise en charge anticipée, nuancée et personnalisée des patients en fonction de leur profil sérologique et de la mesure de la virémie. Le projet « Covimoa » poursuit un triple objectif. D’abord, étudier le lien entre la virémie (taux de présence du virus) et la réponse immunitaire (taux d’anticorps) exprimées dans le sang des patients afin d’objectiver si, par exemple, un patient atteint d’une forme sévère présente une virémie élevée et une réponse immunitaire faible. Sur base de cette hypothèse, analyser ensuite la corrélation entre la virémie et la sévérité de la maladie, pour s’en servir comme biomarqueur prédictif du risque d’une évolution grave de celle-ci chez certains patients. Enfin, tenter de détecter la présence du virus dans un échantillon de sang minime (comme une goutte de sang prélevée au bout du doigt) afin de faciliter l’évaluation de la séroprévalence (taux de personne ayant des anticorps contre le virus) au sein de la population. Cette étude est menée sur base d’échantillons sanguins de patients aux profils variés qui ont été suivis durant toute la durée de leur hospitalisation à la clinique Saint-Pierre à Ottignies et à la clinique Saint-Luc à Bouge. Elle résulte d’une étroite collaboration avec Jean-Louis Bayart et Julien Favresse, tous deux pharmaciens biologistes, l’un à Ottignies, l’autre à Bouge, ainsi qu’avec Hélène Haguet (doctorante au Département de pharmacie) et Clara David (chercheuse chez QUALIblood).  

Comprendre l’hésitation vaccinale : un premier projet en médecine générale à l’UNamur

La pandémie de Covid-19 a donné lieu à la mise sur pied, dans des conditions inédites, d’une campagne de vaccination de la population belge. Si l’arrivée des vaccins a suscité l’espoir, elle a aussi généré des questions, des hésitations, voire des craintes de la part du public. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces craintes, entre autres les nombreux messages contradictoires véhiculés par les médias concernant les données d’efficacité et d’innocuité ; les changements de stratégies de vaccination et les messages qui sont peut-être confus à son sujet ; la remise en question du lien entre le médecin généraliste et ses patients étant donné la nécessité de centres de vaccination et de consultations à distance.

img dhenrGrâce à une collaboration entre l’UNamur et les médecins généralistes de la région namuroise (Garde Médicale Namuroise), Dominique Henrion (en photo, en haut) et Martin Desseilles (en photo, en bas) ont lancé au sein de la Faculté de médecine un projet de recherche visant à étudier les facteurs déterminant le choix de vaccination de la population, ainsi que le rôle joué dans celui-ci par le médecin généraliste. L’étude portera sur un échantillon de répondants de tous âges et aux profils variés, favorables, hésitants ou opposés au vaccin contre le Covid-19. Le panel est sollicité depuis le mois d’avril via les martdessréseaux sociaux (diffusion en ligne du questionnaire), les salles d’attente des médecins généralistes et du centre de vaccination de Namur, avec l’aide d’enquêteurs. La recherche tentera d’objectiver l’influence et l’impact réels des discours (autorités, professionnels de la santé, médias, réseaux sociaux) et des événements (crise au sujet d’un vaccin particulier) sur les mécanismes d’adhésion du public. Cette recherche-action en santé publique et en médecine générale constitue une première à l’UNamur. Elle mobilisera également, en interdisciplinarité, d’autres chercheurs et chercheuses du Département de psychologie de la Faculté de médecine (Hélène Givron, Yulia Salnikova), en médecine de famille (Simon Absil), en sociologie (Nathalie Burnay, Céline Decleire) et en économie (Catherine Guirkinger et Jean-Philippe Platteau) issus des Instituts Transitions, naXys et DeFiPP. Ces résultats permettront entre autres d’évaluer l’importance des sources d’information déterminant les choix de vaccination, le rôle des médecins généralistes dans le choix de vaccination pour ainsi adapter l’enseignement dispensé aux futurs médecins afin d’améliorer la qualité des soins et la santé de la population. Sensible aux situations des populations vulnérables et aux questions de genre, cette recherche devrait également permettre d’aider les autorités sanitaires et politiques à mieux cerner les spécificités éventuelles de certains publics vulnérables et également en termes de genre.

QUAND LE COVID ATTAQUE LE SYSTÈME NERVEUX

imgngiLe « Covid long » correspond à une variété de signes cliniques et de symptômes que l’on voit apparaître chez une proportion assez importante des personnes infectées et dont les conséquences sont parfois très invalidantes, alors même que le virus n’est plus présent dans leur organisme. Les études ont montré que les patients ayant souffert d’une forme sévère de la maladie avaient développé une production d’autoanticorps, c’est-à-dire des anticorps qui, au lieu de s’attaquer au virus, contribuent à désorganiser le système immunitaire. 

img cnParmi les cibles des autoanticorps, on trouve certaines protéines présentes au sein des cellules neuronales qui constituent la base de notre système nerveux. Le projet piloté par Nicolas Gillet (virologie, en photo en haut) et Charles Nicaise (neurobiologie, en photo en bas) porte sur l’étude des mécanismes qui conduisent à la génération de ces autoanticorps au sein des neurones. Concrètement, des cellules neuronales sont d’abord cultivées in vitro au sein du Laboratoire Neurodégénérescence et Régénération (URPhyM, Institut NARILIS) de Charles Nicaise et son équipe. Elles sont ensuite infectées par le SARS-CoV-2 et la réponse immunitaire innée produite par les cellules est alors scrutée par Nicolas Gillet et son équipe au sein de l’URVI (Institut NARILIS), avec une hypothèse : qu’un dysfonctionnement de la réponse innée apportée par les neurones contre le SARS-CoV-2 contribue, dans une certaine mesure, à la production des autoanticorps dont la présence caractérise un Covid long et sévère.

 

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