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Le centre PReCISE de l’Institut NaDI au service des trains

18.04.18

Ponctualité, sécurité, maintenance, réparation des équipements… Les enjeux des opérateurs ferroviaires sont considérables.

Le projet INoGRAMS (INnovations for a Global RAil Management System) s'est ainsi penché sur des solutions innovantes pour améliorer la compétitivité d'ALSTOM. L'une des multinationales leader dans les systèmes de transport intégrés et promotrice de la mobilité durable.

Une étude interdisciplinaire à laquelle participent les chercheurs Patrick Heymans, Gilles Perrouin, et Marco Willemart du Namur Digital Institute (NaDI).

Un code ferroviaire

Cette recherche, soutenue par le pôle de compétitivité wallon Logistic In Wallonia, inclut de nombreux partenaires (voir encadré). Dont le centre de recherche PReCISE (Research Center on Information Systems Engineering) de l’UNamur.

« Ce centre a pour thématique principale le génie logiciel, indique Patrick Heymans. Une science qui s’intéresse aux méthodes destinées à améliorer les outils logiciels, selon le type de projet en question et ses enjeux ».

Un projet associant chercheurs et industriels

Coordonné par la société ALSTOM, le projet INoGRAMS rassemble l’UNamur, l’UCL et l’UMONS. Ainsi que le Centre d'Excellence en Technologies de l'Information et de la Communication (CETIC), et le centre de recherche MULTITEL (UMons-UCL).

Du côté industriel, collaborent à l’étude les sociétés Infrabel, Trasys, ACIC, Q3S, Transurb Technirail, M3 System Belgium, et CE+T Technics.

Concernant la société ALSTOM, ses grands défis demeurent l‘interopérabilité et l’internationalisation ferroviaire. « En clair, quand les trains voyagent d’un pays à un autre, les normes ferroviaires à respecter varient. Et même si ces règles tendent à s’uniformiser au fil des années, il existe toujours des différences » précise le Pr. Heymans.

Le travail des chercheurs de l’UNamur au sein de ce projet a donc consisté à mieux identifier les parties communes et variables de ces systèmes, selon le pays.

« Notre but est que les systèmes développés par ALSTOM, c’est-à-dire les équipements installés au sein d’une locomotive et ceux placés le long des voies, s’adaptent aux différentes normes » ajoute le Dr. Gilles Perrouin.

Un gain de productivité pour les entreprises

Cette « gestion de la variabilité » s’est réalisée grâce à des outils logiciels appelés configurateurs. Le résultat de 15 ans de recherches menées au Centre PReCISE.

« Les problèmes de gestion de la variabilité ne se limitent pas au domaine ferroviaire, et sont fréquents au monde industriel. Les sociétés se confrontent généralement au même souci : face à une grande masse d’options, lesquelles choisir? Ils ont alors besoin d’un logiciel qui les aidera à faire le tri ».

Dans le cas d'ALSTOM, les points de variabilités sont multiples : dans quel pays le train roulera-t-il ? Quels sont les normes en application ? Ce train sera-t-il un train de marchandises ou de voyageurs ? Quel modèle de train utilisera-t-on ? etc.

A ce jour, 3 démonstrateurs logiciels ont été développés : « L’un d’eux vise notamment à valider l’ensemble des logiciels implantés dans une locomotive, informe le Dr. Perrouin. Le configurateur informe en effet les ingénieurs si les options choisies sont compatibles ou non avec les contraintes du projet. Et/ou si la version des logiciels est valide ».

Ces outils offrent de nombreux avantages, comme alléger le temps de travail, éviter les erreurs humaines, et diminuer les coûts de certification. Ils permettent donc surtout d’améliorer la qualité des résultats.

A la suite du projet INoGRAMS, une nouvelle étude a été mise sur les rails: DIGITRANS. Elle représente une autre occasion pour ALSTOM de collaborer avec l’UNamur, ainsi qu’avec sa spin-off SkalUP créée il y a 2 ans à l’initiative du Pr. Heymans.

Ce nouveau projet cherche à développer de nouveaux services et outils. Permettant ainsi aux gestionnaires d’infrastructure et aux opérateurs ferroviaires d’augmenter la disponibilité des infrastructures et la qualité du service à l’usager.

C.S

Pour plus d’informations :

Patrick Heymans, responsable du projet