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24.04.2024 | Inauguration de la FaSEF

La nouvelle Faculté des sciences de l'éducation et de la formation de l'UNamur a été inaugurée le 24 avril 2024. Retrouvez sur cette page les résumés et les enregistrements des conférences de la journée.

La journée en images

 

Quelques photos de la journée

Le programme

Mots d’ouverture

par Sephora Boucenna, doyenne, et Sandrine Biémar, vice-doyenne de la FaSEF

Conférence de Christelle Lison

(Université de Sherbrooke, Canada) La pédagogie universitaire : levier de développement pour les enseignants et les étudiants des établissements d’enseignement supérieur ?

Résumé de la conférence

Aujourd’hui, les établissements d’enseignement supérieur ont plus que jamais le devoir de proposer des formations de qualité, permettant aux étudiants de devenir les

professionnels qui relèveront les défis de demain et trouveront des solutions innovantes dans un monde en perpétuelle évolution. Dans cette perspective, il est important de prendre en compte à la fois les besoins de la société et des acteurs, mais aussi les avancées scientifiques. Nous tenterons, à travers nos propos, de voir comment ces réalités s’inscrivent dans la trajectoire de développement professionnel des enseignants et des étudiants du supérieur.

Christelle Lison est professeure titulaire à l’Université de Sherbrooke, Canada, dans le domaine de la pédagogie de l’enseignement supérieur. Elle a été responsable de plusieurs programmes de formation dans ce domaine.

Les travaux de Christelle Lison sur la pédagogie de l’enseignement supérieur joignent des approches variées et complémentaires : d’une part, une analyse de l’évolution de l’enseignement supérieur, tant sous l’effet des demandes sociales d’une amélioration de la qualité pédagogique des formations, que par la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur, dans un contexte concurrentiel, d’améliorer le recrutement étudiant ; d’autre part, des démarches de recherche-action sur la conception de dispositifs de formation des enseignants du supérieur, qui impliquent les acteurs, les enseignants eux-mêmes, ainsi que les conseillers pédagogiques ou autres nouveaux métiers mobilisés dans ces dispositifs.

Discutant.es :

Wim Vanhoof, doyen de la Faculté d’informatique et Jean-Michel Dogné, doyen de la Faculté de médecine et Florence Hainaut, journaliste.

Panorama des activités de la FaSEF

Session interactive de posters

C'est à Jean Donnay, Charles Duchateau, Évelyne Charlier et Marc Romainville que nous devons l'existence du Département Education et Technologie, qui a donné naissance à la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FaSEF). L’UNamur fait le choix audacieux d’investir dans une nouvelle faculté pour porter avec ambition les nouveaux programmes en partenariat avec l’Hénallux, l’UCLouvain et l’IMEP.

Dès la rentrée 2023, la FaSEF s’implique dans la formation de près de 500 étudiants, inscrits dans les 15 programmes préparant les futurs enseignants préscolaires, primaires et du secondaire inférieur. Dès la rentrée 2025, elle ouvrira 15 autres programmes destinés aux futurs enseignants du secondaire supérieur, positionnant l’UNamur comme un acteur incontournable de la formation initiale des enseignants. Forte de ses convictions sur l’apprentissage tout au long de la vie, la FaSEF poursuit son implication dans la formation continue des enseignants et des cadres de l’enseignement.

La FaSEF est convaincue du rôle capital des services interfacultaires en son sein. Au bénéfice de toutes les facultés et de leurs enseignements, ces services composés de plusieurs cellules, agissent conjointement avec les autres services.

Cette faculté, dédiée aux sciences de l’éducation et de la formation s’inscrit dans une vision au service du développement de l’esprit critique et d’un système éducatif promouvant les droits humains fondamentaux.

Les programmes d’enseignement de la FaSEF : la formation initiale des enseignants et la formation des adultes en reprise d’études.

La formation continue des enseignants et des acteurs de l’enseignement

La recherche en sciences de l’éducation et de la formation

Les services intégrés de la FaSEF : pour les étudiants, pour les enseignants, avec les coordinateurs pédagogiques et autres acteurs de l’accompagnement.

Conférence d’Olivier Maulini

(Université de Genève)Les doubles contraintes et la triple normativité : peut-on rester calme en formant à l’enseignement ?

Résumé de la conférence :

Si la montée de l’incertitude met l’enseignement sous pression, que dire de sa formation ? D’abord, les doubles contraintes sont devenues son lot : entre trop et pas assez d’assurance, elle doit orienter sans endoctriner, questionner sans dérouter, sécuriser sans infantiliser, outiller sans prolétariser. La complexité démocratique affecte autant la légitimation des pratiques pédagogiques que celles des valeurs et des savoirs censés les étayer. Les trois normativités - du terrain, de l’autorité scolaire et des sciences de l’éducation- risquent alors de se contrarier. Les mots fédérateurs sont inclusion, partenariat et alternance, mais les rapports de force peuvent donner le sentiment d’un fossé crispant (car inassumé) entre fragmentation réelle et unité imaginée. Comment rester calme dans ces conditions ? Peut-être en prenant acte des facteurs d’emballement, pour leur opposer la quête résolue (donc patiente) de professionnalisation.

Olivier Maulini est professeur ordinaire à l’Université de Genève dans le domaine de l'« Analyse du métier d’enseignant·e ». Il dirige l'Institut universitaire de formation pour l'enseignement (IUFE) et le Laboratoire de recherche Innovation-Formation-Éducation (LIFE). Dans les travaux d’Olivier Maulini sur le métier enseignant et sur la formation au métier enseignant, un leitmotiv apparaît clairement : la tension règne ! Tension créée par des injonctions paradoxales, des doubles contraintes, des ambivalences ou des conflits d’intérêts. Face à ce constat issu de ses recherches, nourries du regard critique et pluridisciplinaire des sciences de l’éducation, Olivier Maulini ne cède pas aux simplismes et aux oppositions stériles, mais propose une plongée dans la complexité de la réflexion sur le métier enseignant et la formation des enseignants, afin d’éclairer les relations entre au moins quatre logiques : la logique des environnements, celle des organisations, celle des groupes sociaux et celle des individus (Maulini, Sorel et Wittorski, 2015).

Discutants :

Oscar Bernal, professeur à la Faculté de sciences économiques, sociales et de gestion et Sabine Henry, doyenne de la Faculté de sciences et Florence Hainaut, journaliste.

Conférence de Michel Fabre

(professeur émérite de l’université de Nantes) L’expérience française des sciences de l’éducation : enjeux épistémologiques, politiques et institutionnels

Résumé de la conférence :

La France a une tradition déjà ancienne des sciences de l’éducation avec une première étape d’institutionnalisation, à la fin du XIXe siècle, marquée par les noms d’Émile Durkheim, d’Henri Marion, de Fernand Buisson et une seconde étape, en 1967, sous l’impulsion de Gaston Mialaret (Caen) Jean Château (Bordeaux) et Maurice Debesse (Paris). On s’attachera à élucider les enjeux de cette deuxième institutionnalisation. Enjeux épistémologiques d’abord question de l’unité des sciences de l’éducation et de leur validité scientifique. Enjeux institutionnels ensuite qu’en est-il de leur reconnaissance universitaire, de leur place dans l’enseignement supérieur et la formation des enseignants ? Enjeux politiques enfin : quel rapport les Sciences de l’éducation entretiennent-elles avec les politiques scolaires, les réformes et d’une manière générale, l’espace public ?

Michel Fabre, philosophe français, professeur émérite de l'université de Nantes, spécialiste de philosophie de l'éducation. Il a dirigé le Centre de Recherche en Education de Nantes (CREN). Les travaux de Michel Fabre proposent une réflexion philosophique et épistémologique dans le champ de l’éducation, sur l’apprentissage par problématisation, les savoirs scolaires, la formation et la pédagogie. Il s’inspire de philosophes tels que John Dewey, Gaston Bachelard, Hans Jonas et Michel Meyer. Dans ses derniers travaux, il tente de définir une éducation au politique qui ouvre aux élèves, futurs citoyens, la compréhension des problèmes « pernicieux » (wicked problems) dans le contexte de l’anthropocène.

Discutants :

René Robaye, professeur à la Faculté de droit, Christophe Flament, doyen de la Faculté de philosophie et lettres et Florence Hainaut, journaliste.

Inauguration officielle

par Annick Castiaux, rectrice de l’UNamur