Développement du Namur Nanosafety Centre

La plateforme pluridisciplinaire "Namur Nanosafety Centre" a pour principale mission le développement de technologies visant à comprendre et évaluer objectivement les risques liés à l'utilisation des nanomatériaux afin de répondre aux questions que se posent à leur sujet les grandes entreprises, les PME et, de manière plus générale, la société civile belge dans son ensemble.

Illustration nanosafetyDes nanomatériaux à haut potentiel, un enjeu de santé publique

Le potentiel économique et innovateur des nanomatériaux manufacturés atteint, en 2015, les mille milliards de dollars. Les nanomatériaux trouvent leur champ d'application majeur dans des secteurs  comme le transport, l'électronique, l'aéronautique, l'industrie du textile, l'agroalimentaire, les sciences biomédicales, la santé, les sciences des matériaux... Alors que leur production et leur utilisation sont en croissance constante, les grandes entreprises industrielles, les PME, les autorités et la société civile en général s'interrogent sur la toxicité potentielle de ces matériaux. Le règlement REACH mis en place par la Commission Européenne demande aux entreprises d'évaluer et de gérer les risques que peuvent poser leurs produits utilisant des nanomatériaux. Le 27 mai 2014, un Arrêté Royal a été publié. Celui-ci vise à établir un registre des substances manufacturées à l'état nanoparticulaire mises sur le marché en Belgique.

Une approche pluridisciplinaire et une expertise reconnue en Europe

C'est dans ce contexte et pour répondre à la question fondamentale de la toxicité des nanomatériaux qu'a été lancée la plateforme pluridisciplinaire "Namur Nanosafety Centre", dans le cadre du programme d'excellence "NANOTOXICO". Dès le lancement du premier projet en 2006, l'Université de Namur a montré l'efficacité de son approche pluridisciplinaire de la nanotoxicité. L'expertise du "Namur Nanosafety Centre" est aujourd'hui reconnue à l'échelle européenne. Il est un partenaire privilégié de plusieurs projets européens en nanotoxicologie. Il bénéficie en outre du soutien de la Région wallonne.

Soutenir le tissu économique wallon

Le développement de la plateforme du "Namur Nanosafety Centre" permettra aux grandes entreprises et aux PME de s'adresser de manière accrue à l'Université de Namur afin d'évaluer les risques liés à l'élaboration de leurs produits et d'appréhender à leur juste valeur les contraintes réglementaires européennes et belges en la matière. Ce projet aura donc un impact concret pour les entreprises wallonnes utilisant des nanomatériaux manufacturés.

Les pilotes du projetS Lucas, O Toussaint, JM Dogné

La plateforme "Namur Nanosafety Centre" est pilotée par une équipe de trois personnes qui illustrent son caractère pluridisciplinaire. Stéphane Lucas, Docteur et professeur en physique, maître en gestion ; Olivier Toussaint, Docteur en biologie et maître de recherches FNRS, fondateur du projet et expert auprès de la Communauté européenne ; Jean-Michel Dogné, Docteur et professeur en pharmacie, directeur du Département de pharmacie de l'Université de Namur et expert auprès de l'Agence Européenne du Médicament.

Budget

Un budget de 1 250 000 € sur 4 ans, qui  inclut :

- la mise en place d'un laboratoire labellisé "Bonne Pratique de Laboratoire" répondant aux normes de la réglementation européenne, afin de développer des procédures standardisées et proposer des services de qualité aux entreprises nécessitant une évaluation de leurs produits (150 000 €) ; cette étape est indispensable pour pérenniser la plateforme et l'offre de services pour les entreprises.

- l'acquisition d'un système PCR en temps réel de nouvelle génération pour des analyses à haut débit d'expression de gènes impliqués dans les mécanismes de toxicité des nanomatériaux (200 000 €) ;

- l'acquisition d'un appareil "haute technologie" pour la détection des nanomatériaux afin d'améliorer significativement la sensibilité de détection des nanomatériaux dans des produits de consommation courante (300 000 €) ;

- l'acquisition d'un dispositif multi échantillon permettant d'analyser une grande quantité d'organes ayant été exposés aux nanomatériaux (200 000 €) ;

- le développement de l'outillage utilisé pour l'évaluation de l'effet des nanomatériaux sur le sang afin de proposer aux entreprises produisant ou important des nanomatériaux des tests adaptés pour satisfaire un niveau élevé de protection des consommateurs et de la santé (200 000 €) ;

- la mise en place des prestations de service et l'engagement de personnel (200 000 €).

La fiche du projet disponible en PDF ici.

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