Forts de 50 ans de passion,
prêts pour les défis de demain

Une idée : celle d’intégrer une formation académique rompue aux méthodes économiques modernes avec un message humaniste et d’ouverture au monde. Un homme : le Père Camille-Jean JOSET, porteur de cette idée.

Dans les années 1950, il conçoit un programme complet de licence en Sciences économiques avec quelques amis et anciens élèves. Ce programme commence en 1961, en même temps qu’une candidature en Sciences politiques et sociales. La reconnaissance légale vient avec la loi du 9 avril 1965. La première promotion, qui sort en 1966, comprend 14 étudiants. Leur nombre a depuis lors considérablement augmenté.

L’originalité du programme en économie et en gestion de Namur repose sur une formation cohérente et ouverte, avec une large base de cours et travaux pratiques en sciences humaines, droit et méthodes quantitatives (mathématique, statistique, informatique) et une spécialisation très progressive dans l’orientation que choisit l’étudiant.

Son but est de pourvoir ce dernier de bonnes connaissances théoriques et d’une grande maîtrise des techniques d’analyse, de manière à le rendre capable de décortiquer les problèmes et de tester les solutions proposées, tant dans le domaine de la politique économique que dans celui de la gestion d’entreprises ou d’organismes du secteur non-marchand.

Dès l’origine, ce programme s’étend sur cinq années. L’harmonisation des études universitaires dans un cadre européen en modifie graduellement la structure, à partir de septembre 2004. Aux deux années de candidature en Sciences économiques et de gestion, suivies de trois années de maîtrise en Sciences économiques ou en Sciences de gestion, se substitue une nouvelle architecture : trois années de baccalauréat en Sciences économiques et de gestion, suivies de deux années de master en Sciences économiques ou en Sciences de gestion.
Le deuxième cycle n’en conserve pas moins ses principales composantes : outre des cours généraux et des séminaires, il comporte des cours à option, organisés ou non en modules, un séjour d’un semestre à l’étranger et la rédaction d’un mémoire de fin d’études.

Depuis 1999-2000, la Faculté a élargi son offre de programmes en organisant une formation en cinq ans d’Ingénieur de gestion. L’ « option Informatique » qu’elle avait ouverte en candidature, en 1976, s’y est intégrée en 2004. Depuis lors, la formation d’Ingénieur de gestion (trois années de baccalauréat et deux années de master) propose deux filières : l’une en Management de l’information et l’autre en Technologie et gestion.

L’ouverture internationale de Namur n’a cessé de s’accentuer. Le séjour dans une université ou en entreprise étrangère au premier semestre de la dernière année de maîtrise fait depuis le début, partie du programme de la Faculté. Les étudiants de master ont aujourd'hui le choix entre une vingtaine de destinations en Europe et une dizaine en dehors d'Europe. Les programmes européens de mobilité permettent également à nos étudiants d’effectuer leur troisième année de bachelier dans une université étrangère en Allemagne, en Italie, en Irlande ou aux Pays-Bas. Un programme similaire existe avec l’Universiteit Antwerpen. L’accueil de nombreux étudiants étrangers, d’Europe ou d’ailleurs, est aussi une caractéristique de l’ouverture internationale de la Faculté.
Réorganisée en 2004 également, la formation en Sciences politiques et en Sciences sociales inclut deux baccalauréats de trois années : Sciences politiques (orientation générale) et Information et Communication.

Dans les années 80, de nouveaux programmes ont été lancés par la Faculté : une licence en Sciences de gestion pour les diplômés universitaires, réalisable en deux ans (ce programme sera transformé plus tard en master 60 précédé d'une Année préparatoire au master (APM); une licence en Sciences économiques et en Sciences de gestion à horaire décalé pour les diplômés de l’enseignement supérieur engagés dans la vie professionnelle, organisée en trois ans. Ce programme donnera naissance au département FASEG (Formation pour Adultes en Sciences Economiques et de Gestion) qui organise aujourd'hui 5 programmes à horaire décalé.

Des programmes de troisième cycle voient successivement le jour à partir de 1996, dans des créneaux de spécialisation de la Faculté :

  • Le master complémentaire en Économie Internationale et Développement bénéficie de l’appui de la Commission de Coopération interuniversitaire au Développement et du Conseil Interuniversitaire de la Communauté française dans le cadre de la Convention Action Nord avec le Gouvernement fédéral du Royaume de Belgique.
  • Le master complémentaire en Informatique et innovation (Business Analysis & Governance IT), fruit d'une collaboration entre le département des sciences de gestion (dont le management de l'information constitue l'une des spécialités) et la faculté des sciences informatiques.

Depuis sa création, la Faculté mène un ensemble de recherches qui n’ont cessé de s’étoffer, notamment grâce à la création de quatre centres : le Center for Research on Consumption and Leisure (CeRCLe), le Center for Research in Finance and Management (CeReFiM), le Centre de Recherche en Économie du Développement (CRED), le Centre de Recherche en Economie Régionale et Politique Economique (CERPE). Les chercheurs de la Faculté participent également à deux centres interdisciplinaires : le Research Center in Information Systems Engineering (PReCISE) et le Centre de Recherche Information, Droit et Société (CRIDS). Sans oublier la création récente de deux chaires de recherche : la Chaire Tocqueville en politiques de sécurité et la Chaire AGEAS en gestion des risques.

Des travaux scientifiques sont réalisés dans d’autres domaines comme le marketing touristique, la recherche opérationnelle, l’économétrie, le droit économique, la sociologie des organisations et de la santé, la psychologie sociale et l’étude de la vie politique. Grâce à ses ressources propres et à des collaborations interuniversitaires, la faculté prépare des jeunes à la recherche scientifique. Elle délivre des doctorats en Sciences économiques et en Sciences de gestion. Chaque année, elle accueille des chercheurs belges et étrangers de haut niveau, désireux de nouer des collaborations avec ses équipes et ses centres.

Grâce au plan stratégique qu'elle vient d'établir et qui a été communiqué à l'occasion de ses 50 ans en 2012, la Faculté se tourne donc résolument vers l’avenir tout en étant fière de son passé. Consciente de ses forces et de ses faiblesses, vigilante face aux opportunités mais aussi des menaces qui se présentent dans un environnement universitaire belge et international en pleine mutation, c'est un projet à la fois ambitieux, fédérateur et réaliste qui doit porter la Faculté vers de nouveaux sommets.