Jean-Philippe Ducart

Jean-Philippe Ducart se lance dans les candidatures en droit à Namur en 1984. Il les envisage au départ comme une passerelle vers le journalisme mais, en deux ans sur les bancs des Facultés, il acquiert le goût du droit. Il poursuit ses études à l’UCL où il obtient la licence en droit en 1989 et un Diplôme d’études européennes en 1990.

Jean-Philippe DucartAprès un DES en droit de l’environnement à Saint-Louis, il se lance sur le marché de l’emploi. Sa formation de juriste lui est indispensable au quotidien.

Vos études de droit vous conduisent dans un premier temps aux FUNDP.

Je voulais tenter l’université : j’ai visité plusieurs sites et Namur m’est apparu comme un bon compromis : une université à taille humaine, dans une vraie ville !


Quel souvenir vous laisse votre passage à Namur ?

Un excellent souvenir ! Nous n’étions pas trop livrés à nous-mêmes, bien encadrés, la taille des auditoires était raisonnable... Les étudiants sortant de Namur avaient la réputation d’avoir un bagage technique important : j’ai pu le vérifier par moi-même, nous étions bien armés en arrivant à l’UCL, bien préparés pour les licences.

Les candis droit, c’était le temps des études et des guindailles ?

Namur m’a permis de trouver un juste équilibre entre les études et les loisirs. Les guindailles étaient organisées autour de moments forts : une soirée par semaine, la Saint-Nicolas, ... Celles-ci rythmaient la vie estudiantine et notre groupe de montois était fidèle au poste ! La détente était importante à côté du programme chargé que nous avions : cours le matin, travaux pratiques l’après-midi auxquels la présence était obligatoire.

Des souvenirs précis ?

L’accueil des anciens, très convivial. La présence de nombreux néerlandophones, avec lesquels nous avions beaucoup de contacts : ils étaient bien intégrés et appréciés.

Du côté des professeurs, c’est Jacques Beaufays qui m’a sans doute le plus marqué : il m’a fait découvrir la philosophie, il m’en a donné le goût alors que je n’avais pas à priori d’intérêt particulier pour cette matière.

Quel est votre parcours après vos études ?

J’ai fait mon service militaire puis travaillé quelques mois chez un avocat à Wavre. Certains aspects du métier d’avocat n’étaient pas faits pour moi, le travail de recherche, les procédures, etc. Je suis alors entré dans une fédération professionnelle, le Groupement belge des banques d’épargne, en tant que conseiller juridique, grâce à mon diplôme d’études européennes. Ces deux années m’ont permis de devenir bilingue. Je suis parti ensuite au CRIOC (Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs), toujours comme conseiller juridique où j’ai commencé à m’occuper de la défense des intérêts des consommateurs. Après six ans, Test-Achats est venu frapper à la porte : j’ai sauté sur l’occasion !

Quelle est votre fonction chez Test-Achats ?

Je travaille dans le service « lobby-presse » : 1/3 de mon temps est consacré au lobby et 2/3 aux contacts avec la presse. Ces deux fonctions sont complémentaires : il s’agit d’informer les consommateurs, de les sensibiliser à certaines problématiques et, du côté des responsables politiques, nous essayons aussi d’attirer l’attention sur ces problématiques et de les inciter à prendre des mesures dans le sens d’une meilleure protection des consommateurs... Informer, sensibiliser et faire pression, ce sont les trois vocations de Test-Achats.

Quelle est votre implication dans le choix des études menées par Test-Achats?

Nous intervenons à tous moments. Nous sommes à l’intersection d’une série de services et nous assurons le lien entre l’interne et l’externe : nous alimentons le travail interne en important ce qui se discute à l’extérieur. La presse nous interpelle aussi de temps à autre, elle attire notre attention sur des dossiers dans lesquels Test-Achats ne s’est pas encore positionné.

Quelles sont les qualités d’un bon porte-parole ?

Ah ! Une importante capacité de synthèse, nous digérons énormément d’informations, une bonne mémoire, une bonne résistance physique, en particulier au stress, une excellente organisation, une grande disponibilité. La presse vous mange tout cru, à toute heure ! Mais ce boulot me passionne... Je me trouve au carrefour du droit, du journalisme, dans le domaine de la défense des consommateurs et j’ai le sentiment d’être en prise sur la réalité : que demander de plus ?

Êtes-vous occasionnellement porte-parole de la qualité de l’enseignement des FUNDP ?

Oui, régulièrement !